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26 mai 2007

The Oxford Centre for Animal Ethics

28557b97a5705f8e728fa9868f4d74bd.jpgGrande découverte en lisant le premier des trois grands articles du dernier numéro des Cahiers antispécistes (n°28, mai 2007) : la création de The Oxford Centre for Animal Ethics. Kézako? C'est un centre de hautes études sur l’éthique et les animaux, créé et dirigé par le grand théologien anglais et défenseur des animaux, Andrew Linzey. Ce théologien remarquable s’élève contre l’interprétation anthropocentrique du message évangélique. Il est un acteur de premier plan du mouvement pour les droits des animaux et un homme qui œuvre en faveur d’un nouveau christianisme, dans lequel les humains se donneraient pour mission de relayer l’amour de Dieu pour toutes les créatures.
Le numéro 28 des Cahiers antispécistes (CA) contient la traduction de larges extraits de son livre Animal Gospel : un moyen de découvrir la dimension théologique de son œuvre, et l’évolution des Églises et des chrétiens qu’il s’efforce de promouvoir.
Vraiment, Andrew Linzey délivre un message d'amour et de paix remarquable. L'article des CA est à lire ! Par exemple, Andrew Linzey explique qu'il est gêné sur un point avec le philosophe Peter Singer : "la libération animale [selon Singer] consiste à accepter une "considération égale des intérêts" des animaux et des humains. A mon sens, ce que nous devons aux animaux est plus qu'une égalité de considération, d'attention ou de traitement. Les pauvres, les sans pouvoirs, les défavorisés, les opprimés, ne devraient pas avoir une égale priorité morale mais une plus grande priorité morale."
Et j'ai beaucoup aimé le passage où il explique qu'un de ses ouvrages d'officine pour le bien-être animal est utilisé par d'innombrables paroisses, lesquelles organisent maintenant une fois par an une célébration avec des animaux, les invitant littéralement dans l'église ! Il raconte : "Parfois bien sûr, ces animaux mettent la pagaille. Mais là encore c'est une pagaille symbolique. Les animaux peuvent mettre la pagaille, et la mettent effectivement, dans notre culte centré sur nous-mêmes."
Personnellement, je trouve que c'est un message intéressant, fort, révolutionnaire (pour la religion chrétienne), et qu'il est important de connaître, qu'on soit chrétien ou non.
Tout ceci me rappelle la prise de tête que j'ai eu à Noël dernier avec ma famille (chrétienne), qui n'admettait absolument pas qu'un repas de Noël puisse avoir lieu sans cadavre sur la table... Et ça m'évoque encore ma belle-soeur (chrétienne), pour qui Dieu aurait créé les animaux uniquement pour que les humains les mangent et les dominent. Un beau cadeau pour le prochain Noël de toutes et tous : un livre d'Andrew Linzey - quel dommage qu'il ne soit pas (encore ?) traduit en français ! Alors, en attendant, peut-être une photocopie de cet article des CA? (et il reste deux autres articles à lire dans ce numéro 28 !)
c/o Gothière
19, rue de la Chèvre - 57000 Metz
Un article trouvé sur internet*, reprenant des écrits et des pensées d'Andrew Linzey à propos de la chasse :
LA CHASSE COMPARÉE AU VIOL ET À LA TORTURE
AHIMSA - PRINTEMPS 2004


Dans un communiqué du Christian Socialist Movement (2003), ce chrétien [
Andrew Linzey] a déclaré qu'en tant que sport, la chasse est indéfendable moralement et qu'elle doit être complètement interdite : "imposer de la souffrance lors d'un sport est mal. Ainsi, la chasse se classe parmi ces actes moralement inaceptables tels que le viol, l'abus des enfants et la torture. Nous ne parlons pas, par exemple, de la "nécessité du viol" ou de la "nécessité de la torture" ou de la "nécessité de l'abus des enfants", pourquoi le ferions nous quand on inflige délibérément de la souffrance aux animaux ? C'est tout à fait mal de causer délibérément de la souffrance pour des raisons d'amusement ou de sport. Tous les actes de cruauté envers les animaux diminuent notre humanité. Certain actes sur des êtres vulnérables, innocents et sans défense, humains comme animaux, sont moralement inaceptables. Il y a quelques chose de spécialement odieux dans le fait de se réjouir de la souffrance d'êtres sensibles comme les animaux. La chasse est d'une violence extrême et donc indéfendable moralement".
* Un truc assez délirant : sur la même page web, il y a une pub pour... des lunettes de tir de chasse !

19 mai 2007

Vous reprendrez bien du kangourou?

medium_kangourou.jpgTant qu'on ne considérera que les animaux du point de vue de leur espèce, et non individuellement, leur massacre continuera - non seulement dans les abattoirs, mais aussi en pleine nature. Pour preuve, cet article paru aujourd'hui dans le journal Libération, qui traite de la viande de kangourou. Article où on apprend qu'abattre les kangourous d'une balle en pleine tête ne serait, finalement, pas trop criticable - parce qu'évidemment, sur des millions de kangourous ainsi abattus, tous sont tués sur le coup par des tireurs d'élite ultra compétents. Et les kangourous n'étant que des bestiaux, leur vie ne compte pas, on ne parle donc pas de meurtre - au mieux, on se demande si cette espèce-là de kangourou est menacée, non elle ne l'est pas (encore), alors allons-y franchement, tuons allègrement.
Vraiment, cet article est riche d'informations sur la façon dont notre société considère les animaux. Mais mieux encore: les réactions des lecteurs! Là, c'est vraiment du délire. On y rencontre des phrases comme:
L'homme doit gérer les ressources avec intelligence, les kangourous ne sont donc pas des animaux, encore moins des individus sensibles, ce sont des ressources, comme du charbon ou du pétrole.
Un autre s'exclame: La viande de kangourou est tres bonne , cela change du boeuf, agneau ,etc etc et que l'on ne me dise pas que cela est barbare. Ha ba si, je vais pas me gêner: justement si, tout cela est extrèmement barbare et cruel.
Vraiment, ça vaut le coup de lire tout cela, c'est tellement révélateur - du coup, pour en garder la trace (et j'ai pas corrigé les fautes), j'ai tout passé (article + commentaires) en PDF: Le_kangourou_au_gout_du_jour.pdf. Quelques voix s'élèvent quand même en faveur des animaux, mais vraiment pas beaucoup! Heureusement qu'elles sont là quand même.
Par ailleurs, des gens et des assos se mobilisent en faveur des kangourous, par exemple qui appellent au boycott du cuir de kangourou (et du cuir en général), ou Peta qui est de la partie (l'article est en anglais, j'ai trouvé un texte en français sur un blog, et il doit en exister d'autres).
Et puis, parmi les lecteurs-trices qui écrivent à Libé, je voudrais citer Solaire:
Arrêtons tous ces massacres d'animaux innocents destinés à la consommation !...
Je ne saurais mieux dire...

16 mai 2007

Carton rouge pour l'OL et Lyon Plus...

Carton rouge (et 200 000 mauvais points supplémentaires) pour l'Olympique Lyonnais qui, pour la clôture d'un match du championnat de France, a offert à son public un spectacle pitoyable : deux lions + un dompteur sur la pelouse...

Le journal gratuit Lyon Plus a affiché (jeudi 10 mai 07) à sa une une photo de cette exhibition de domination : la photo d'un lion en train de sauter dans un cercle de feu, sous-titre : Rugir de plaisir !
La même photo est reproduite à l'intérieur (p. 19) mais cette fois vue d'ensemble : une énorme cage entièrement grillagée, dedans un lion saute à travers un 6 enflamé, à ses côté un dompteur, fouet à la main. Commentaire du journal : Un feu d'artifice et un spectacle de fauves ont conclu la soirée d'hier. Frédéric Edelstein, du cirque Pinder, s'est produit avec deux lions dans une cage montée dans le rond central. Il a notamment fait sauter les fauves à travers un "6" en feu.
Un spectacle vraiment dommage, et on a même du mal à imaginer tout ce que ces lions ont du avaler comme soumission, renoncement et stress pour sauter dans un 6 en feu! N'importe quoi ! Ils seraient mieux en train de dormir dans leur savane - et si les joueurs de l'OL aiment tant les 6 en feu, ils n'ont qu'à sauter à travers eux-mêmes ! Fort à parier qu'un tel spectacle attirerait beaucoup plus de monde et réjouirait bien plus les foules que ces 2 lions l'ont jamais fait ! et rappelez-moi, il a quoi à la main, le dompteur ? ha oui : un fouet !... Question : est-ce que le spectacle sera encore meilleur si les joueurs sautent à travers le 6 enflammé motivés par quelques coups de fouet ? ça mérite réflexion, non?... En tout cas, le cirque avec des animaux, beurk.
Hé, je viens de comprendre: OL = olympique lyonnais, lyonnais, lyon, lion... Ha, ha, ha, c'est vraiment trop drôle ! quel humour, quel esprit, on se demande où ils vont chercher tout ça tiens.

05 mai 2007

Une chanson comme on aime

medium_lalabolduc.jpgBravo le concert de Lalabolduc hier soir ! Y'a une telle énergie qui se dégage de ces deux musiciennes (et créatrices, compositrices, actrices !) que ça emporte le public ! Perso, j'ai surtout retenu la chanson L'assiette, dont, joie, j'ai retrouvé les paroles sur leur site - juste dommage qu'il n'y ait pas cette chanson on line, comme d'autres le sont. En tout cas, bravo, et merci encore à Lalabolduc d'exister ! Sur leur site, y'a aussi moyen de voir tous leurs concerts à venir, ne les loupez pas si elles passent près de chez vous.

L'assiette

I- Mais qu’est-ce que t’as dans ton assiette,
T’as des bouts, t’as des miettes,
De gras, de peaux et de tuyaux,
Quel délice ton veau Marigot.

Mais qu’est-ce qui fond dans ta casserole,
Un cimetière, une nécropole,
Toi, tu te guides à la fourchette,
Sans penser que c’est un squelette.

C’est pourtant pas difficile,
D’manger sans être incivile,
D’aimer les goûts, les couleurs,
Sans que nos plats baignent dans l’horreur.

II- Mais qu’est-ce que t’as dans ton panier,
T’as des tranches, t’as des steaks
Des bouts de cadavres désossés,
Mon boucher les choisit sur pieds.

Mais que recèle ton emballage ?
Le résultat d’un charcutage,
Au terme d’une vie de batterie,
Tu assaisonnes la barbarie.

C’est pourtant pas difficile,
D’cuisiner sans être docile,
De n’plus associer à la fête,
La mise en plats des petites bêtes.

III- Mais qu’est-ce que t’as dans ton frigo,
Des intestins, des escargots,.
Qu’importe la mode ou la façon,
Sous le persil, morts, ils le sont.

Mais qu’est-ce qui pend au fond d’ta cave,
Une cuisse coupée, j’te croyais brave,
Oui, mais ici c’est d’tradition,
Tous les ans on tue le cochon.

C’est pourtant pas difficile,
D’manger sans être imbécile,
De comprendre que la douleur,
Se mange en sandwich à toute heure.

IV- Mais qu’est-ce que t’as au fond de loeil,
Une peau d’saucisson qui t’aveugle,
Essaye pour voir la peau d’oignon,
Ca fera moins pleurer l’mouton .

Mais qu’est-ce que t'as dans le gosier ?
Un foie gras qui veut pas passer,
Essaye avec un entonnoir,
Solidarité au canard.

C’est pourtant pas difficile,
D’inventer des mets subtiles,
Sans hacher, piquer, larder,
La chair de ceux qu’on a élevés.

V- Mais qu'est-ce que t’as dans l’estomac,
Pourquoi tu tolères encore ça ?
Le système concentrationnaire,
Ne nourrit pas la Terre entière.

Mais qu’est-ce que t’as dans la caboche,
Pour manger encore d’la bidoche ?
Tu défends l’état de nature,
Mais Cro Magnon n’a pas de voiture.

C’est pourtant pas difficile,
De n’pas rester des fossiles,
En arrêtant l’abattage,
De ceux qui n’ont pas notr’ langage.

Refrain coda
Je m’sens ma foi plus tranquille,
Quand je sens que j’n’annihile,
Pas les créatures sensibles,
Sous prétexte qu’elles sont digestibles.