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26 décembre 2007

La guerre des mondes

b1e4e107380d588765bc0ddfbcb3f6df.jpgHey, c'est Noël, et qu'est-ce qu'ils nous proposent à la troisième chaîne de la télé au Portugal(1)? La Guerre des Mondes, de Steven Spielberg (2005). Cette adaptation (assez libre il faut le dire) du fameux roman de H.G. Wells est assez proche du film d'horreur, en tout cas ce n'est ni l'hémoglobine (qui coule à flots) ni l'angoisse qui font défaut. Pas très peace and love tout ça, pas très Joyeux Noël - Feliz Natal, comme on dit ici. Mais une partie de l'histoire du fim m'a quand même un peu intéressée car j'ai pu, sans forcer, établir un intéressant parallèle entre cette guerre-là (celle des horribles envahisseurs avides du sang des humain-e-s) et une autre guerre, réaliste cette fois: celle, impitoyable, que les humain-e-s livrent sans cesse aux animaux. Dans le film, nous voyons des foules terrifiées, paniquées, affolées, fuyant devant ceux de l'autre monde, les tout puissants, (presque totalement) indestructibles, omniprésents et détenteurs de pouvoirs qui nous sont inconnus. Exactement ce que nous représentons pour les animaux. Nous avons tous pouvoirs sur eux par notre technologie, notre savoir, notre omniprésence, et nous en usons bien mal, avides que nous sommes de viande, de fourrure et d'argent. Les mauvais de la Guerre des Mondes ne se conduisent-ils pas comme l'humanité avec les animaux? La scène où le père, sa fille (deux des héros du film) et une tierce personne se cachent dans les méandres d'une cave pour échapper aux destructeurs n'a pas été sans me rappeler ce que doivent, par exemple, vivre de petites souris pour échapper à des humain-e-s qui les chercheraient pour les tuer. D'autres passages m'ont évoqué des scènes de chasse (fuite éperdue face à la mort certaine), et à l'instar des personnages de l'histoire qui n'ont pas du tout envie de se faire bouffer, aucun animal n'a envie d'être mangé. Tout comme les affreux envahisseurs, c'est un carnage que nous commettons, encore et encore - chaque année en France seulement, plus d'un milliard d'animaux sont tués pour être mangés, plus ceux massacrés pour leur fourrure, pour nous distraire, ou dans les labos...
Comme il est dommage que ce film ne dise pas que oui, la Guerre des Monde existe, mais d'une autre manière, et qu'il ne tient qu'à nous de faire la paix...
Et cette période de Noël et de Nouvel An me semble particulièrement propice au changement! Puisqu'il est de coutume de bien commencer la nouvelle année par des voeux, le plus sage d'entre eux serait d'arrêter de manger les animaux (si ce n'est déjà fait). Le fête sans bout de cadavre dans son assiette, c'est quand même tellement plus sincère! Ce n'est ni triste ni glauque, bien au contraire, c'est enfin un peu de vraie joie et d'altruisme. Puisse 2008 voir se finir la guerre des mondes...

(1) bien sûr, personne n'est obligé de matter la télé - c'est même le plus souvent très fortement déconseillé! mais comme j'avais bien aimé le livre (lu il y a longtemps), j'avais un peu envie de voir le film... Vu la violence du film, j'avoue que j'ai malgré tout assez regretté.

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