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06 février 2008

CA n°29 : abolition de la viande

106a11fa36507850feef48e7ac6d2791.jpgUn superbe numéro, ce n°29 des Cahiers antispécistes ! A peine reçu, déjà lu et blogué, notamment l'article principal sur l'abolition de la viande, d'Estiva Reus et Antoine Comiti. Clair, direct, bien argumenté, c'est vraiment un bon texte qui explique en toute logique en quoi l'abolition de la viande est la réponse la plus directe et la plus efficace pour en finir avec les souffrances énormes que subissent des millions (milliards...) d'animaux dévorés par les humain-e-s - et de façon absolument inutile, puisqu'on peut très bien vivre sans viande.
Bref, j'attends avec impatience le jour où la viande sera abolie. Mais c'est vrai que ça risque quand même d'être long... alors je me dis que je suis déjà très heureuse d'avoir, de mon vivant, connu ce mouvement (ceci dit, j'aurais été incomparablement plus heureuse de vivre dans un monde où l'abolition de la viande serait effective).
Jusqu'où l'horreur ira-t-elle avant que les consciences collectives se prononcent en faveur de l'abolition de la viande? Il y a longtemps que toutes les bornes ont été dépassées...
Les autres articles sont très bons aussi, et celui sur Albert Schweitzer donne bien envie de découvrir plus avant cet auteur. C'est clair qu'en France ses pensées envers les animaux n'ont pas forcément été les plus relayées, mais ce n'est pas très étonnant : j'ai déjà lu des articles entiers, des dossiers même, consacrés par exemple à Gandhi, sans la moindre référence à son végétarisme ou à son engagement pour les animaux. Et ces "oublis" (incroyables quand on connaît à quel point Gandhi s'est préocuppé du sort réservé aux animaux) contribue à maintenir la toute puissante exploitation des animaux...
Bref, le CA n°29 est très bien, félicitation, et à vos commandes !
Ci-dessous, le sommaire et la présentation (merci L214).

Sommaire

p. 2 Présentation du numéro 29
La Rédaction

Dossier « abolition de la viande »

p. 3 Abolir la viande
Estiva Reus et Antoine Comiti

p. 33 La réglementation protégeant les animaux dans les élevages
Sebastien Arsac

p. 37 Ma journée
Ingrid Newkirk

Hors dossier

p. 39 Le principe d'égale considération et l'intérêt des animaux nonhumains à rester en vie : réponse au professeur Sunstein
Gary Francione

p. 63 Albert Schweitzer et l'éthique envers les animaux
Jean Nakos

p. 71 Trois livres et un colloque
La Rédaction

Présentation du numéro 29

Et si l'abolition de la viande devenait un objectif fédérateur du mouvement animaliste mondial ? Certes, il faut continuer de décrire, de faire sentir et de dénoncer les souffrances et les privations endurées par les animaux. Il faut continuer de demander l'interdiction des pratiques jugées les plus atroces. Continuer de faire valoir la réalité et l'importance de la sentience. De remettre en cause le spécisme. De promouvoir le végétalisme. Mais cela ne suffit pas. Il est devenu maintenant incohérent de ne pas exprimer clairement la revendication politique d'interdiction de la viande. On a eu tort de supposer – sans savoir – que la société ne serait pas encore prête à l'entendre.

C'est à cette revendication qu'est consacré le dossier du numéro 29 des Cahiers. Tout d'abord à travers un article d'Antoine Comiti et Estiva Reus. Les auteurs y exposent en quoi, selon eux, la demande d'abolition de la viande est à la fois nécessaire et recevable dans le monde tel qu'il est aujourd'hui. Deux textes plus courts complètent ce dossier. Dans le premier, Sébastien Arsac fait le point sur la réglementation concernant les animaux d'élevage en Europe. Dans le second, Ingrid Newkirk nous transporte dans le monde futur d'où les abattoirs auront disparu.

Hors-dossier, Jean Nakos nous initie à la vie et à l'œuvre d'Albert Schweitzer.

Nous publions également, de Gary Francione, « Le principe d'égale considération et l'intérêt des animaux nonhumains à rester en vie » : un texte qui offre une bonne vision d'ensemble de la pensée de cet auteur.

Enfin, un court article fait état de publications récentes et d'un colloque parisien qui tout quatre témoignent de l'attention croissante portée à la question animale.

Commentaires

Questions bêtes sur l'abolition de la viande.

- Est-ce que la culture intensive de végétaux qui va s'en suivre induira une amplification irréversible de la déforestation et de l'appauvrissement des sols?

- L'emploi ainsi accru de pesticide ne va t'il contaminer l'environnement?

- Le coût des transports des céréales, etc. dans les pays ou l'agriculture est difficile ne va t'il pas induire des famines ? (Afrique saharienne et subsaharienne, etc.).

Écrit par : francois | 09 avril 2008

Salut François,
voici quelques éléments de réponse :

- c'est l'élevage intensif qui est à l'origine de déforestations massives : soit pâturage direct, soit culture de soja pour nourrir les animaux qui sont mangés par les humains.
Actuellement, en forêt tropicale amazonienne, sur 7 hectares défrichés, 6 le sont directement pour l'élevage, et le bétail en question finit dans nos assiettes.

- si on mangeait directement les végétaux qui nourrissent les animaux pour bâtir nos corps, plusieurs millions d'êtres humains seraient sauvés de la famine. A l'heure actuelle, maïs et soja (OGM et largement arrosés de pesticides) sont presque exclusivement cultivés pour nourrir les animaux d'élevage.
Un proverbe très exact dit : "nourrir la vache du riche avec le grain du pauvre."

- il serait déjà intéressant d'arrêter d'exploiter des pays du Tiers-Monde pour les obliger à exporter nourriture pour bétail et animaux vers chez les pays riches, juste pour voir ce que ça donnerait. Peut-être que les paysans auraient alors la possibilité de cultiver de quoi se nourrir eux-mêmes...

Il existe un livret passionnant sur le sujet de l'équilibre alimentaire mondial lié au végétarisme (et au déséquilibre actuel lié au "viandisme"), téléchargeable sur :
http://www.vegetarisme.fr/docs/QuandLaVacheDuRiche.pdf

De toutes façons, toutes ces questions fort légitimes d'un point de vue purement anthropocentriques ne peuvent pas justifier les massacres gigantesques d'animaux qui ont lieu actuellement. Un monde nouveau est à inventer, et il y aurait largement de la place pour tous (animaux humains et non humains), paisiblement, si on arrêtait d'être aussi monstrueusement égoïstes...

Écrit par : Aléa | 09 avril 2008

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