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10 septembre 2008

En vrac...

Houlà, ça fait vraiment longtemps que j'ai pas écrit sur le blog ! J'invoquerai l'excuse des vacances, du séjour prolongé au Portugal - la mer, les geckos, les restos veg, les paysages magnifiques... autant de choses qui emènent loin des ordinateurs, il faut bien avouer. Mais la rentrée approche, tiens voici un ordi connecté, et si j'en profitais pour écrire quelques lignes - histoire de me remettre dans l'ambiance ?
Et je découvre une nouvelle de grande importance ! Les 10 militants autrichiens, incarcérés sans preuve aucune, ont  enfin été libérés ! Enfin ! Même si, apparemment, le matériel saisi (ordinateurs, fichiers, listings) ne leur a toujours pas été rendu, cette libération est un grand soulagement. Mais nous devons rester vigilant-e-s, et mobilisé-e-s, car il est certain que ces arrestations, fouilles, incarcérations, commises avec tant de violences, ne sont dues ni au hasard ni à des erreurs. Il s'agit bel et bien de tentatives d'intimidations envers ce mouvement qui lutte pour les animaux, et qui commence à être trop actif, trop bien organisé, bref, qui commence à déranger l'ordre établi - lequel ne se laissera certainement pas chambouler sans réagir, nous en avons d'ores et déjà une preuve cuisante.
Sinon, le Portugal (pour y revenir), c'est toujours aussi classe pour les végés : plein de restos vegans et/ou végétariens, et puis dans tous les supermarchés (même des petits dans des bleds), on trouve tofu, seitan, parfois du tempeh (en bocal), protéines de soja, yaourts au soja, boissons de soja (plusieurs arômes), parfois boissons de riz et d'avoine aussi, et plein d'autres choses encore - levure de bière, sauce soja, biscuits vegans, etc. Sur les marchés, les fruits et légumes sont bien moins chers qu'en France (mais le fameux "pouvoir d'achat" est aussi bien plus faible), et l'abondance est de mise.
On peut acheter ici du seitan en blocs de 250, 500 et même 1kg ! et à 4,5€ le kilo, c'est vraiment super accessible. même pour les Portugais-e-s. Les blocs se coupent en tranches, en cubes ou en lamelles, à faire mariner, frire, dorer, hacher, etc. C'est vraiment un produit qui manque en France. Et le tofu aussi se trouve en gros blocs (là aussi, jusqu'à 1kg) pas chers.
Côté restos, nos préférés de tous sont Tao* à Lisbonne, et Paradoxo** à Cascais, surtout pour la fabuleuse tarte au chocolat (2€ la part) et le fromage vegan. Comme la plupart des restos veg, ils fonctionnent sur le mode du self-service, et on peut manger pour 5€ (petite assiette), compter 8 à 10€ pour un repas vraiment conséquent, avec dessert et boisson (tous les deux offrent de la tisane gratuitement et à volonté). A lisbonne, il faut aussi noter Oriente, un resto 100% vegan avec buffet à volonté à partir de 9,70€ - et très bon, en plus. Mais comme je suis goinfre, les restos à volonté c'est pas mon truc, parce qu'à chaque fois je m'en suis rendue presque malade - de tant bouffer, pour bien "en profiter" ! Bon, à chaque fois, ça reste correct, vu que je n'y suis allée que deux fois.
J'apprécie énormément le côté simple et relativement populaire de la plupart des restos veg au Portugal, ça rend la nourriture veg plus accessible à toutes et tous, ça ne reste pas réserver aux grandes occasions. A quand des selfs-services vegans en France???

 

* Tao
Restaurant quasi macrobiotique et presque végétarien
à vue de nez, 90% vegan, parfois un peu de fromage ou de lait; mais prudence et méfiance: parfois il y a du poisson dans une sorte de purée de manioc...
10, Rua dos Douradores - Lisboa
/ tél : 218850045
ouvert de 12h à 16h, du lundi au vendredi (fermé samedi et dimanche)

** Paradoxo
100% vegan, avec une tourte de légume couverte de fromage vegan
91, av. Costa Pinto, 2750 Cascais
Tel : 214 843 004
Ouvert du lundi au samedi, de 12h à 16h




Commentaires

j'aurrais voulus savoir si la distribution de repas vegetarien et la recup + cuisine se fesais toujours sur lyon
je voudrais y participer etant dans le mouvement freegans
sa serai sympas de partager et de s'entre aider
merci de me contactez si besoin en es

Écrit par : alex69 | 14 septembre 2008

Bien c'est chouette, c'est vraiment cool la vie comme ça.
Vacances à l'étranger, restos, extase devant les prix bas.
Cela me met très mal à l'aise : profiter du différentiel du niveau des prix entre 2 pays, profiter de la richesse d'un revenu d'un pays avec les prix d'un autre pays, sans tenir d'aucune équité sociale, aucune parité de pouvoir d'achat... profiter des prix bas alors que les salaires du pays en question sont faibles et ne permettent pas aux habitants de profiter des restos comme les touristes devenus soudainement plus riches loin du niveau des prix de leur pays de résidence habituelle.
C'est bien de penser aux animaux, mais les humains alors, ce sont des animaux aussi. Et je vois que la souffrance économique des portugais, on s'en soucie bien moins que la souffrance des animaux non humains.
J'ai un goût bien amer dans la bouche.

Écrit par : craterion | 01 octobre 2008

Salut Craterion!
Merci pour ta remarque, fort pertinence, parce que moi aussi je trouve ça dégueulasse de profiter d'un niveau de vie plus bas que le sien pour faire ripaille. La France est l'un des 8 pays dominants le monde, on ne devrait jamais l'oublier. Malgré les apparences, j'y pense.
Aussi, je tiens à mieux expliquer mes propos.
D'abord, soulignons qu'il s'agit du Portugal, pays qui fait partie de l'Europe et qui est un pays riche, même si ce n'est pas l'un des plus riches d'Europe. Ensuite, je tiens à préciser que la situation économique du Portugal m'importe beaucoup, peut-être aussi parce que mon compagnon est portugais. Mon "extase" devant les prix bas (comme tu l'écris avec justesse) est sans doute liée au fait que, actuellement rmistes (moi et mon ami), nous n'avons guère les moyens d'aller dans un resto en France. Même aller au café, on évite. Alors, au Portugal, on se lâche un peu... C'est sans doute aussi lié au contexte, à la joie facile d'être dans son pays natal.
Par ailleurs, je n'ai pas l'impression qu'en allant cinq fois ou six au resto en quelques semaines, je participe tellement à l'exploitation du Portugal ou des portugais-e-s. En y réfléchissant, c'est plutôt mon enthousiasme à consommer qui est déplacé...
Dans mon expérience de vie, j'ai eu l'occasion incroyable d'aller en Inde assez longtemps. Dans ce pays où la misère te saute à la gorge en permanence, nos bons euros (c'est ironique, je précise) nous permettent bien des folies... Le thé nous est pour ainsi dire gratuit. Les chapatis, pareil. Et des vieillards, des enfants, crèvent quasiment de faim devant ton resto. Je me suis sentie très mal. Pourtant, j'y allais dans un cadre associatif (environnemental).
Est-ce pour apaiser ma conscience que, depuis ce voyage, j'aide au parrainage d'enfants démunis en Inde? Ou est-ce parce que je souhaite un monde moins inéquitable, moins douloureux, que je suis une adepte du moins-consommer (d'autres diraient "décroissance"), et du véganisme?
Peut-être ne vois-tu pas le lien entre le véganisme et la lutte contre la misère humaine, aussi rappelé-je que pour nourrir tous les animaux dits "de boucherie" il faut importer des millions de tonnes de soja et de maïs... que ça monopolise des surfaces immenses de terres arables... qu'on défriche les forêts vierges pour cela... sans parler des pollutions et de la consommation d'eau et d'énergie liées à l'élevage. Plusieurs articles récents ont fait le lien entre la consommation de viande et la faim dans le monde (le Monde, Libération, le Nouvel Observateur... ).
Même si ma première motivation de ne pas manger des animaux est de refuser de les faire souffrir et tuer, savoir que ce choix participe à moins détruire le monde, à moins affamer d'autres personnes, ne gâche rien, bien au contraire. En fait, ce serait une raison suffisante pour choisir le végétalisme, au moins le végétarisme.
Alors, tu me vois désolée que ma note ait pu te choquer, parce que finalement, on peut penser et agir à la fois pour les animaux humains et non-humains. Et c'est ce que j'essaie de faire... J'espère avoir un peu enlevé de ton amertume.
Mais dans ta remarque, une chose me chiffonne cependant. Si je n'avais pas fait l'éloge du végétarisme, si j'avais simplement fait le récit d'un voyage touristique tout ordinaire, avec dégustation de morue et de poulet, m'aurais-tu fait un commentaire dans le même esprit?
N'hésite pas à répondre à ma réponse!

Écrit par : Aléa | 03 octobre 2008

Et bien, tiens puisse qu'on parle d'amertume je trouve ça bien plus amèr de retrouver des propos comme le tien, craterion. D'où te permets-tu de parler de "profiter" de "aucune parité", qu'en sais-tu de la personne qui écrit cet article? D'où te permets-tu de dégueuler des propos bien arrogants comme "Et je vois que la souffrance économique des portugais, on s'en soucie bien moins que la souffrance des animaux non humains." tu ne vois rien du tout, j'ai bien l'impression. Cela me parait bien présomptueux de prétendre juger des gens que tu ne connais pas (me trompe-je?), et leur imputer des intentions. Et d'ailleurs, qu'en sais-tu si les prix pratiqués dans ces restos sont hors de portée du portugais smicard? Bref... pour faire la morale je pense que tu es mal parti dans ce ton là...

Écrit par : cretinion | 18 octobre 2008

Bonjour Aléa,
merci de tes éclaircissements, et pourtant, je suis toujours autant choqué. Car dans cet article je n'ai pas vu l'éloge du végétalisme, mais celui d'une consommation de laquelle on se délecte, dans laquelle on se vautre peut-être. Moi non plus je n'ai pas les moyens d'aller dans un resto, hé bien je n'y vais pas, je n'arrive pas à me faire à l'idée d'exploiter des travailleurs mal payés qui se crèvent à la tâche. La restauration est en effet un dur métier. Je n'exerce pas ce métier, mais un autre où il faut travailler dur pour gagner très peu, alors je connais le prix de la sueur et des efforts.
Naturellement des commentaires sur la bonne bidoche n'en auraient été que plus glauques. Je pense d'ailleurs que je n'aurais même pas pu mettre un commentaire sur de tels comportements. Je n'ai pas précisé dans mon premier message que je mange végétalien aussi, car vraiment ce n'est pas le thème qui m'a sauté aux yeux dans l'article. Au premier degré oui bien sûr, c'est le thème de l'article. Mais en toile de fond, le goût qui reste dans la bouche c'est "je m'en mets plein la lampe au pays de cocagne".
Et ça je n'arrive pas à l'avaler. Un peu comme les cadavres.
Bien sûr que manger végétalien épargne les matières agricoles et est un bon moyen de relâcher la pression sur les agriculteurs des pays exploités par l'inégalité des pouvoirs d'achat. Biensûr que parrainer contrebalance un peu la situation.
Mais s'extasier de la différence de niveau de prix dans un pays où il n'existe pas de revenu minimum à ma connaissance, non désolé, je ne peux pas marcher là-dedans.

Écrit par : Craterion | 27 octobre 2008

salut Craterion, cool que tu refuses aussi de manger des animaux et de contribuer à leur exploitation!
Mais je voudrais bien insister sur le fait qu'au Portugal nous allons dans de petits restos, où le personnel (que je connais parfois) ne se crève pas à la tâche (pas plus que le conducteur du métro que je prends, ou que celui du vendeur de journaux par exemple), et qui t'as dit qu'ils étaient mal payés? Pour le Portugal, ils gagnent correctement leur vie, proportionnellement mieux que moi en France.
Si j'avais un resto veg, ça ne me poserait aucun problème que des Japonais (en admettant qu'ils aient un pouvoir d'achat supérieur au mien) viennent y manger, même deux fois par jour tous les jours si ça leur chante. Au contraire, je serais bien contente que ça fasse tourner la boutique - et je serais heureuse de leur faire plaisir, sans avoir l'impression de me faire exploiter à mort par eux...
D'autre part, je te signale qu'au Portugal, mais aussi en France, j'achète souvent mes fruits et légumes au marché. Et oui, je dis bien : au marché. Là où les gens doivent se lever à 5h du matin, voire plus tôt encore, pour vendre le dur fruit de leur labeur et en tirer trois sous (à moins que ce ne soient des revendeurs, mais là aussi réveil à 5h). Au Portugal, j'ai même une fois exploité un papy en lui achetant du persil, alors que le bonhomme, dans la discussion, m'a dit ne toucher que 60€ mensuel de retraite. Sur le coup, je n'ai même pas pensé à lui filer de la thune en plus, mais je ne me doutais pas que sous son air de vendeur de légumes il faisait la manche, ni qu'en lui achetant sa marchandise je l'exploitais.
Et la semaine dernière, j'ai bien contente de trouver en France des patates à 0,6€/kg, et là non plus, en en prenant 2kg, je n'ai étrangement pas eu l'impression d'abuser du marchand...
Peut-être, pour éviter cela, devrais-je acheter tous mes fruits et légumes en grande surface? Mais quiz alors du personnel qui y bosse? Caissière, c'est pas un métier top il me semble.
J'ai encore la possibilité (mais j'avoue que je ne l'ai pas encore sérieusement envisagée) de me laisser mourir de faim.
Sinon, tu me dis que tu as un métier où "il faut travailler dur pour gagner très peu, alors je connais le prix de la sueur et des efforts." Mais connais-tu le smétiers que j'ai fait, mon mode de vie, mes activités? Tu me semble bien prompt à juger et à me considérer comme un profiteuse de bas étage (même si j'avoue hélas exploiter sans vergogne des marchands de fruits et légumes, en plus des restaurateurs portugais).

Écrit par : Aléa | 27 octobre 2008

Et bien, juste pour que ça se sache, suffit de faire quelques petites recherches sur google pour se rendre compte qu'au Portugal il existe bel et bien un smic, oui. Je n'essaye pas avec ça de justifier quoique ce soit, mais à peine de corriger les imprécisions dans ton discours. Pour être plus précis encore, il est de 426,00€ depuis le 1er janvier 2008. Pour l'année prochaine, normalement, il devra augmenter de 5.6%, soit 450,00€. Voilà, tu le sais maintenant.

"Car dans cet article je n'ai pas vu l'éloge du végétalisme, mais celui d'une consommation de laquelle on se délecte, dans laquelle on se vautre peut-être.
Moi non plus je n'ai pas les moyens d'aller dans un resto, hé bien je n'y vais pas, je n'arrive pas à me faire à l'idée d'exploiter des travailleurs mal payés qui se crèvent à la tâche."
Dans l'article, tu n'as peut-être pas vu l'éloge du "végétalisme", mais sachant que c'est le thème central de ce blog, il faut quand même pas être très futé pour comprendre le rapport...
Alors, dis-moi, toi quand tu manges, tu ne manges jamais en dehors de chez toi? Tu achètes toute la nourriture que tu consommes? Hé bien, pourquoi acceptes-tu d'exploiter le personnel des magasins où tu achètes (voire marchés)? Les transporteurs? Les primeurs? Les sans-papiers qui peut-être font le ménage des marchés, supérettes, super-marchés, hyper-marchés? Hé bien ma foi, dure, dure tâche la tienne! Et lorsque tu manges, tu détestes toujours la bouffe? Tu fais exprès de faire des repas dégueulasses pour ne pas les aimer? Car si tu estimes que se délecter avec de la nourriture et se vautrer dessus est forcément quelque chose de moralement injustifiable, ma foi, tu dois passer tous tes moments à lutter pour des causes éthiques? Tu ne t'accordes aucun plaisir dans la vie. Moi je dis chapeau, c'est en effet une démarche appréciable. Bravo.

Écrit par : cretinion | 28 octobre 2008

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