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27 septembre 2010

MacCaca

Bonne nouvelle: une pub anti-mac Do et pro-végétarisme vient de sortir aux States! Même si elle est basée uniquement sur la santé des humains et fait totalement l'impasse sur le fait que manger de la viande est bien pire pour la santé des animaux, on est content quand même.
"Financée par une association de médecins, le Physicians Committee for Responsible Medicine, la publicité a commencé à être diffusée [vendredi 18 septembre 2010] à la télévision américaine, en commençant par la capitale Washington où le nombre de fast-food est particulièrement important. McDonald’s prétend avoir un menu « diététique », et dépense « des milliards de dollars pour nous convaincre que c’est vrai » souligne Susan Levin, diététicienne en chef de l’association, qui visiblement n'est pas encore convaincue."
Bien sûr, Mac Do n'est pas très content et, plein de mauvaise foi, s'acharne contre ce spot de 39 secondes! A la limite, c'est l'inverse qui eut été inquiétant (au moins là, tout est normal).
"Pour mémoire, en 2003, le journaliste Morgan Spurlock avait aussi expérimenté sur lui les effets de l’alimentation McDonald’s. Dans le documentaire Super Size Me*, il a décrit comment, en 30 jours seulement de menus McDo, il avait pris 11 kilos, déréglé son foie, détraqué sa libido, accru son taux de cholestérol et commençait à sombrer dans la dépression. Il n'avait pas prolongé l'expérience jusqu'à voir si elle le conduirait vraiment à la morgue."
* Super Size Me est un documentaire à voir ou à revoir!!!

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20 septembre 2010

Une surprise à Madrid : deux magasins végans!

blog-magasin2.jpgDe passage à Madrid, ô surprise et joie : nous découvrons une boutique 100% végane, au nom d'ailleurs éloquent, Planeta Vegano. Située au coeur de la ville, dans le quartier Lavapiés, vous y trouverez un choix remarquable d'aliments végans secs, frais et surgelés, mais aussi quelques chaussures, des cosmétiques, des aliments pour chats et chiens, des T-shirts, des livres et des badges. Les vendeurs (un couple) sont du genre très sympas, à répondre aux questions les plus stupides avec un gentil sourire. Mais ce qu'on a aussi beaucoup aimé dans cet espace, ce sont les affiches dénonçant l'exploitation des animaux ou en faveur du véganisme. Bref, un espace certes commercial, mais dont l'esprit est positivement en faveur de la libération animale.

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Parmi les aliments, la gamme complète des céréales et des graines, des huiles, beaucoup de sucreries (confitures, chocolats - dont du chocolat blanc vegan -, glaces (vendues par boîte ou à l'unité), pâtes à tartiner... ), des pâtés et boissons végétaux, mais aussi beaucoup de "fausses viandes" et de fromages végétaux, non seulement délicieux, mais dont l'aspect aide sans doute les viandards à franchir le pas vers une alimentation non sanglante.
Bref, on est fan et, vous l'aurez compris, on vous recommande d'aller dépenser des sous à Planeta Vegano si vous êtes de passage à Madrid !

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Affiche à (et de) Planeta Vegano

Une autre boutique végane, Vegan Store (pas trouvé de site), existe aussi à Madrid, mais nous devons reconnaître que l'accueil pas hyper sympa du personnel nous a un peu refroidit... Le lieu était aussi plus commercial (pas d'affiches), et on y trouvait plus d'encens, de tisanes, etc... Bref, c'était moins bien.

Mais quand même, quelle surprise! Et tout ça au pays de la corrida et du jambon.
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Ces deux boutiques sont récentes (moins d'un an chacune) et prouvent que les mentalités changent. Il y a d'ailleurs eu pas mal de passage lors de notre visite, et j'espère vraiment qu'elles sont vouées à perdurer et à se développer, parce que ne pas cautionner l'exploitation des animaux est quand même vraiment plus facile quand, pratiquement, on peut trouver des produits végans.

 vegan-store.jpgPlaneta Vegano
Lavapies Ave María 42, Madrid, 28012 Madrid - Espagne
+34 91 250 2002
Ouverture:
Lun - Sam: 10:00 - 21:30
Dim: Fermé

Vegan Store
Calle San Vicente Ferrer, 21, 28004 Madrid - Espagne

915-213-914

13 septembre 2010

De passage à Evora, en route pour l'Afrique

hirondelles-5847244d19.jpgLe nez en l'air, nous sommes restés ce soir scotchés un bon moment à observer les dizaines de milliers de petits passereaux en train de se regrouper sur les grands platanes d'Evora, au Portugal. Beaucoup arrivaient encore, et leur petite silhouette se découpait vivement sur le ciel déjà sombre et agrémenté d'un croissant de lune. Etonnament, nous avons  beaucoup hésité à les identifier: mis à part les énormes vols d'étourneaux bien connus, quels oiseaux se regroupent ainsi en dortoir énormes pour migrer? J'ai eu la réponse au retour sur Internet : l'hirondelle. Pas si étonnant que nous ne l'ayions pas reconnue, car lors de ses déplacements migratoires, elle vole en battant continuellement des ailes, alors que d'ordinaire elle effectue beaucoup de vols planés. Son cri aussi diffère: elle ne chante plus ni ne gazouille, mais pousse de petits cris stridents un peu à la façon des moineaux (c'est son cri de contact).
Ces oiseaux de 20grammes commencent leur long voyage jusqu'en Afrique. C'est tout simplement hallucinant! Outre la distance, ils vont traverser la Méditerranée et le Sahara!
hirondelle.trajet.migratoire.jpg"Le Cameroun, le Congo, le Gabon, le Centrafrique; sont les pays que choisissent les hirondelles qui nichent en France (soit des distances de 5 à 7000Kms) contrairement aux hirondelles russes et anglaises qui préfèreront les pays au sud de l'équateur (soit des distances souvent supérieures à 10000Kms). Dans ces pays, elles profiteront des nombreux insectes présents (si toutefois on n'aura pas décidé de tout anéantir par des pesticides dévastateurs)." (source: oiseaux.net) Pour rigoler, souvenons-nous que "pendant des siècles, les scientifiques ont cru les hirondelles capables de passer la période hivernale, sous l'eau ou enfouie dans la vase." Un peu à la façon des tortues donc!
Pour rappel, les hirondelles sont toutes protégées, et leur nombre ne cesse de chuter depuis les années 70 - à priori, ce serait lié aux pesticides et à la destruction de leurs habitats. Elles ont aussi de plus en plus de mal à trouver de la boue dans notre environnement aseptisé, et ne peuvent donc plus construire leurs nids.
La destruction d'une nichée d'hirondelle peut valoir une amende allant jusqu'à 12 000€ mais beaucoup de gens les détruise quand même, par angoisse de la grippe aviaire ou pour garder le mur propre sous le nid. Très important ça, le mur propre!  Car vous savez: une hirondelle, ça chie, comme vous et moi. Mais les oiseaux ne se cachent pas, ni ne polluent des litres d'eau potables pour diluer toute leur merde, et ça leur est fatal. Ce qui est sûr, c'est que dans un monde complètement vidé de tous ses habitants, il n'y aura plus de maladies et que les murs resteront nickels pour toujours.
En attendant ce monde qu'on n'est pas pressé de voir venir, nous avons savouré avec délices la présence de ces milliers d'oiseaux vigoureux ce soir à Evora, mais en nous éloignant un petit peu quand même : les trottoirs étaient couverts de cacas d'hirondelles, et ça continuait de tomber dru!

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Champa, l'éléphante esclave sauvée

champa 1.jpg"L'histoire de Champa ressemble tristement à celle des autres éléphants esclaves. Lorsqu’elle été repérée par WSOS, elle avait 38 ans. Elle promenait des touristes depuis le parking d’un hôtel très fréquenté, situé sur l’autoroute qui relie Delhi à Agra. C’est sur cette route aussi que des dizaines d’ours dansaient… Champa boitait et gémissait à chaque pas. Une blessure à sa patte avait été camouflée sous des dessins colorés, comme le font tous les propriétaires d’éléphants. Les touristes ne se rendaient compte de rien. Son propriétaire a expliqué qu’un morceau de métal lui avait pénétré dans le pied, entre deux ongles, peu de temps auparavant. La blessure était profonde, brûlante et enflée. L’éléphante a donc été tout de suite mise sous antibiotiques. (...) Malheureusement, ses propriétaires sont loin de tels sentiments. Ils ont donc continué à la faire travailler dans les rues polluées de Agra au lieu de lui accorder le repos qui seul aurait permis la guérison de sa blessure… Aujourd’hui, 9 ans après, sa blessure la fait toujours souffrir et a pris des proportions inquiétantes. L’abcès a enflé jusqu’au genou et a largement rempli un seau de pu lorsqu’il a été drainé…"
Emue par tant de détresse, l'association One Voice s'est mobilisée non seulement pour sauver Champa, mais a le projet d'élargir ce sauvetage à d'autres éléphants. Ainsi, l'association souhaite créer un sanctuaire dédié au sauvetage des éléphants esclaves, où "les éléphants bénéficieraient de soins vétérinaires adaptés et de toute l’affection dont ils ont besoin. Ils pourraient y prendre le temps de jouer, de se reposer et manger à leur faim…" Après un appel à dons, Champa a effectivement pu être sauvée, et enfin libérée de son martyr. Désormais, elle se repose et est  soignée dans un espace loué, en attendant que le sanctuaire soit effectif. Vu son état de santé pitoyable, il était vraiment temps que son cauchemar cesse: pieds infectés, ensanglantés en permanence, douloureux, mais aussi - et plus grave - elle souffre de sénilité précoce, conséquence directe d’avoir été constamment obligée de travailler, et d’avoir travaillé trop dur.
Cette histoire est terriblement émouvante. C'est dommage que la façon dont les éléphants sont dressés n'est pas décrite: j'avais lu (il faut que je retrouve dans quel livre - j'ajouterai la citation plus tard) que les bébés éléphants sont isolés, battus sévèrement, affamés et terrorisés par un homme pendant plusieurs semaines, jusqu'à ce qu'un autre homme - leur futur cornac (ou maître) - les libère. Leur cornac les câlinera, apaisera et nourrira enfin, et les éléphanteaux lui voueront alors jusqu'à leur mort un amour infaillible. C'est leur sauveur. Ce dont ils ne se rendent pas compte, c'est que l'homme qui leur a fait tant de mal était payé par leur futur cornac. Hé oui, c'est par ce système particulièrement sordide que le cornac s'assure de la soumission et de l'amour de "son" (ou de "ses") éléphantE(s)!
On ne peut que saluer le projet de One Voice de créer un sanctuaire pour sauver des éléphants de l'esclavage :
"Selon les statistiques officielles, ils seraient également 4 000 à y vivre en captivité. Mais en réalité, leur chiffre est plutôt de l’ordre de 5 000 tant ils sont nombreux à être détenus illégalement. Considérés comme du bétail, ils sont exploités pour divers travaux, tels que le déplacement des rondins de bois, le transport de charges, celui des touristes, ou la publicité. Les éléphants sont obligés de marcher de longues heures sur le goudron brûlant (50°C en été), dans des rues noires de monde et de voitures et même sur les autoroutes, sous la contrainte souvent d’un ankush (sorte de crochet utilisé par les cornacs)… Leurs pieds sensibles, inadaptés à une marche prolongée sur du bitume, se fissurent, sont brûlés, se blessent, s’infectent, mais ils doivent continuer à travailler. Là où ils doivent porter du bois, c’est leur trompe qui s’abîme. Elle devient douloureuse, saigne et parfois ses terminaisons nerveuses sont mises à nues. Quand on sait l’importance que joue cet organe dans la vie sociale des éléphants, on comprend que leur souffrance va bien au-delà des blessures physiques."
En espérant que ce sanctuaire sera le point de départ de la fin de l'esclavage des éléphants en Inde. Après tout, pourquoi cela serait-il impossible? Le fait que ce soit une tradition (arghhh) rendra sans doute la tâche plus ardue, mais certainement pas illégitime! Souvenons-nous qu'il n'y a désormais plus "d'ours danseurs" en Inde!
Outre l'obstacle que peut représenter le poids des traditions, il faut aussi penser à la reconversion des cornacs - comme celle des Kalandars, les propriétaires des ours danseurs, fut prise en compte, ce qui représente un point crucial de la réussite de ce genre de projets. Mais il y a aussi le coût assez phénoménale de la prise en charge d'un éléphant : entre la nourriture (jusqu'à 100kg/jour), les soins, le sanctuaire à louer ou à acheter, en tous cas à entretenir, et le personnel à payer = 60€/jour. C'est quand même beaucoup et ça me laisse toujours un peu perplexe ces sauvetages qui coûtent de petites fortunes. Mais bien sûr, si j'étais Champa je trouverais que ma vie n'a pas de prix!

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Champa sauvée

Et au passage, je ne salue pas les touristes (occidentaux ou indiens) qui profitent de leur séjour en Inde pour s'offrir une tite ballade à dos d'éléphant (ou de chameau, de cheval, d'âne, de vache ou de buffle)*, et tellement indifférent au sort de l'animal qui les véhicule. L'article de One Voice nous informe que, aussi incroyable que cela paraisse, ils ne se rendaient même pas compte de la souffrance de Champa, qui pourtant boitait et gémissait à chaque pas! Mais du moment que la ballade est sympa et exotique, hein, l'éléphant, on s'en fout non?

 

* et qui veulent manger de la viande, banalisant ainsi sa consommation dans un pays favorable au végétarisme, et qui s'offrent parfois bien d'autres ravages autour d'eux, vis-à-vis des humains ou des animaux non humains.

Photos One Voice. Champa au travail et Champa sauvée.

10 septembre 2010

Regard animal

regard animal couv.pngUn nouveau magazine vient de paraître!  Ça s'appelle Regard Animal, et ça l'air bien intéressant - en tout cas, toute initiative qui oeuvre à changer la façon dont les humainEs considèrent les animaux est la bienvenue.
J'écris "à l'air" parce que je dois bien avouer que je ne l'ai pas encore eu entre les mains. Le premier numéro est paru en septembre 2010, avec un sommaire varié: un dossier sur l'histoire des rapports homme/animal par Marc-Alain Descamps, une interview de l'Alliance Anticorrida, un article sur le respect de l’animal, vers un changement culturel en Chine ? par Emmanuelle Klei, plus, entre autres articles, des nouvelles associatives, une rubrique adoption, etc.
Regard Animal se trouve par correspondance (6 mois (3 n°) pour 14€, 1 an (6 n°) pour 28€) ou dans les boutiques qui le relaient (j'imagine que pour l'instant, il ne doit pas encore y en avoir des centaines).

Regard Animal se veut le média porte-parole de la condition animale auprès du grand public. Il relaiera le travail des associations. Il encouragera les initiatives solidaires et partagera les bonnes nouvelles, les avancées et les solutions. Il partira à la recherche de toutes les réflexions actuelles sur l’intelligence, la sensibilité et la beauté animale, nous aidera à comprendre les liens entre bien-être humain et animal, entre respect de la planète et respect de ses habitants.
Et tout cela sur un ton ouvert et positif. Nulle image de souffrance dans nos pages, nous voulons être lus par tous, respecter la sensibilité de chacun.

Il ne reste qu'à espérer que  Regard Animal a un bel avenir devant lui, et que toutes les formes d'exploitation des animaux seront prises en compte dans ses colonnes.
A suivre et à soutenir donc, et merci d'avance à toutes les personnes qui l'ont eu entre les mains de laisser ici un commentaire par rapport à ce magazine qui semble innovateur et prometteur!