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20 décembre 2010

Noël approche, régalons-nous!

C'est le moment de s'empiffrer... éthiquement! Noël approche, et il faut bien reconnaître que ce qui était au départ un moment où on se devait d'aussi penser aux autres s'est mué en occasion incontournable de se goinfrer. Je n'aurais pas ici la prétention de prétendre que je jeûne ou que je me nourris de carottes rapées pendant ces fêtes-de-fin-d'année... Mais au moins, je puis affirmer que certains de mes repas festifs, sans doute plus élaborés et copieux qu'à d'autres moments de l'année, ne feront pas souffrir les animaux, ni n'obligeront des humainEs à des boulots sanguinaires (égorger des animaux, par exemple), ni ne détruiront encore un petit peu plus la planète.
Il y a à peine dix jours, un épicier incrédule auquel je parlais de mon végétarisme (et encore, je n'ai même pas osé lui dire que je suis en fait végane, tellement à ses yeux je paraissais déjà pour une sorte d'extra-terrestre) découvrait que même au "pays du foie gras" il était possible de passer Noël et Nouvel an sans se remplir de chairs mortes.
Vive Noël sans sang !!!

affiche-Noël-sans-Sang-2010.jpg

crème de marrons.jpgLes plats et les douceurs végans ne manquent pas pour sortir de l'ordinaire (évidemment déjà savoureusement végan). Munie de mes meilleures lunettes, je me plonge dans le déchiffrement des étiquettes et découvre  avec joie que la plupart des truffes sont véganes, de même que les marrons glacés, l'incontournable crème de marrons (industrielle dans sa si belle boîte, ou artisanale bien sûr!), et les orangettes; et cette année nous nous offrirons une super glace végane.
stroganoff3.jpgMais avant le dessert (ou alors, à la place de la glace, une bûche vegane maison?), nous nous régalerons d'un strogonoff (seitan, champignons, oignons, crème de soja, miam), ou alors de tempeh frit et de tempuras. Parmi les féculents et les légumes possibles, les châtaines sont au top du hit parade, ainsi que les patates douces ou de petites patates sautées bien dorées. D'excellents légumes colorés et de saison sont le potimarron, le brocoli, les betteraves et les carottes, mais le panais blanc est aussi à l'honneur - par contre, pas de pitié pour les endives, que je chasserai sans remord d'une table festive (même si en d'autres occasions, j'aime bien). faux-gras-gaia.jpgEt puis bien sûr, le faux gras est à l'honneur! Depuis environ 30 ans que je n'ai pas mangé de foie gras (j'avoue: j'ai dû en manger une ou deux fois dans ma vie, mais c'était avant de savoir les tortures que la production de foie gras infligeait aux animaux), je suis bien incapable de dire si oui ou non le faux gras ressemble à ce concentré de souffrances communément appelé foie gras, mais c'est là vraiment la dernière chose intéressante! C'est bon, très bon même, et surtout c'est éthiquement recevable - aucun animal torturé à mort pour chaque bouchée de fondant faux gras!
Quant au dessert, ce sera finalement une excellente glace tofutti.
glace tofutti 1.jpgPeut-être que je pense un peu trop à me régaler à Noël, mais c'est aussi le plaisir de partager un excellent repas sans souffrances et faire découvrir à ses proches de nouvelles saveurs et douceurs n'est pas inintéressant non plus - pour peu d'avoir la chance que ses proches soient un peu réceptifs, évidemment.
Se régaler sans faire souffrir les animaux, sans obliger glace tofutti 2.gifdes humainEs à accomplir de sales boulots (gaver et égorger des animaux, par exemple), et sans détruire encore un petit peu plus la planète, finalement, c'est déjà pas mal altruiste, non?

04 décembre 2010

France Inter sponsorisé par la souffrance animale

Depuis quelques semaines, j'avais quelque peu pris l'habitude d'écouter par ci par là France Inter. Entre les émissions, j'avais régulièrement droit d'être exaspérée par les spots pro-foie-gras, une sorte de pub basée sur je ne sais trop quel bricolage de récupération voulant à tout prix associer la vente de foie gras à saint Machin (Médard, Bernard, non: Martin! ce n'est pourtant pas faute de l'avoir entendue), un pauvre bougre qui fût, paraît-il, charitable et pauvre, et dont la nom sert honteusement à vendre un pur produit de la souffrance qui en plus coûte une fourtune!
Hé bien, maintenant, je me tape en plus la propagande du CIV (centre d'information des viandes)! A longueur de journée, des braves gens cherchent à me convaincre des bienfaits de la bidoche, de sa traçabilité (le veau né en Espagne, élevé en Italie, tué en Pologne, mangé en France -sans commentaire), et de son non impact sur l'environnement. L'élevage, une industrie pollueuse? Tûtûtût! Que nennie! "Nos vaches passent plusieurs par semaines par an dans un joli pré et mangent de la bonne nènèrbe, et ce même pré absorbe tout le métane qu'elles produisent NATURELLEMENT".
Si la brave dame ne ment pas, elle nous dit à peine 1% de la vraie info, et elle passe sous silence les millions de vaches qui ne voient jamais un bout de terre ou d'herbe, leur souffrance n'existe pas bien sûr (hein, les vaches souffrent? ça alors, quel scoop!), et aucun chiffre sur la pollution (là encore, plongez-vous dans bidoche), et puis si c'est "naturel", ouf, tout va bien (la peste et le choléra aussi sont naturels, soit dit en passant). Sans même avoir aucun chiffre en tête, une seconde de réflexion suffit à me faire dire que si les vaches n'étaient pas là (jamais nées -pour être tuées) la prairie, ou la forêt, absorberait du CO2 émis par une autre source de pollution (au pif: les bagnoles), ce qui serait mieux. Je ne sais pas si je suis très claire, mais en gros: mieux vaut supprimer les sources de pollution plutôt que de chercher à les compenser. En étant végane, je pollue beaucoup, beaucoup moins qu'en mangeant ses vaches, même si elles bouffent de l'herbe.
Avec tout ça, j'en ai eu vraiment plus que marre d'écouter des émissions entre de la propagande viandiste, et France Inter, c'est terminé. Mais je me demande bien quel impact ça va avoir tout ça sur le meurtre massif des animaux... Ceci dit, il ne faut pas perdre de vue que si le CIV nous mattraque le cerveau, c'est qu'il doit se sentir un tout petit petit peu "en danger" quelque part. Je mets des guillemets parce que malheureusement le mot me semble trop fort, mais bon, une vague odeur de roussi veg planerait-elle sur les bénéfices sanglants de cette institution? Allez, je me fais plaisir et je me dis que oui.
Bon sinon, j'ai informé France Inter de cette note, peut-être qu'ils laisseront un commentaire? Je serai curieuse de le lire.

vaches-L214.jpg
- ce dont le CIV ne parlera jamais -
- ce que le CIV ne montrera jamais -