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21 janvier 2012

Demande de subvention

En Europe, l'élevage ne survit que grâce aux aides financières. Voici donc une lettre qu'Insolente Veggie nous propose d'envoyer à la Commission Européenne et à la DDAF, il n'y a aucune raison que ça ne marche pas. Merci de m'informer en cas de réponse.
Ne pas oublier de rectifier les zones en bleu.

Vos coordonnées

Commission européenne
Direction générale de l'agriculture et du développement rural
130, Rue de la Loi
B - 1049 Bruxelles
Belgique

Date

 

objet: demande de subvention

            Madame, Monsieur,

           J'ai créé un nouveau produit révolutionnaire que je voudrais lancer sur le marché, mais pour cela, j'ai besoin d'un soutien public, notamment financier.

           Ce produit sera un aliment totalement inutile à la santé humaine, et qui pourra même être dangereux. Il aura la propriété de favoriser les cancers (notamment le cancer colorectal) et les maladies cardio-vasculaires. La production de ce produit sera extrêmement polluante. Je désire donc fabriquer ce produit en très grande quantité, de façon à ce que chaque personne en consomme deux fois par jour, je prévois en conséquence que nous serons plusieurs centaines de milliers à le fabriquer pour satisfaire la demande. Ce produit sera vendu très cher aux consommateurs. Pour qu'ils puissent s'en  procurer, il faudra bien sûr que le gouvernement leur attribue des aides financières à la consommation. Je vous demanderais également d'appuyer par du lobbying la distribution ce ce produit.

           Bien entendu, ce produit ne permettra pas à ses fabricants de vivre décemment, donc mes collègues producteurs et moi aurions besoin d'aides de l'Etat, qui se porteraient à plusieurs centaines de millions d'euros par an.

            Veuillez m'indiquer rapidement si vous me soutenez dans ce projet, je pense que m'apporter une aide financière serait équitable puisque vous soutenez l'industrie de la viande, qui est dans une situation totalement similaire. Merci de m'indiquer également la procédure à suivre.

            Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutation respectueuses.

  Signature

(copie également envoyée à la DDAF)

15 janvier 2012

Les joies de la fourrure

En 2008, plus de 65 millions d'animaux ont été massacrés pour leur fourrure. La cible préférée de l'industrie de la fourrure est aujourd'hui la clientèle jeune et peu informée de la souffrance des animaux due à cette industrie. La fourrure se retrouve essentiellement sur les cols et accessoires bon marchés.
La fourrure n'est pas un produit anodin :
c'est la peau d'un animal qui a eu une vie de merde
et qui est mort dans d'atroces souffrances
uniquement pour rapporter du fric aux industriels
(qui font croire que c'est un produit anodin).

fourrure

fourrure

fourrure

http://insolente0veggie.over-blog.com/categorie-11752439.html

21:23 Publié dans animaux | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : fourrure

03 janvier 2012

Sur la route du retour

Fin décembre 2011, mon compagnon et moi embarquons à Lisbonne dans notre petit véhicule utilitaire aménagé pour revenir en France, soit un périple de 2000km à travers le Portugal, l’Espagne et une partie de la France. Au long de ce petit périple, qui a quand même duré 4 jours, avec une panne mécanique le 3ème jour et pas mal (trop) de tensions nerveuses, des centaines d’animaux ont croisé notre route, et ce sont quelques unes de ces rencontres que j’ai envie de partager ici.
Les premières ont été celles d’oiseaux, d’une multitude d’oiseaux d’espèces différents essentiellement vus au Portugal et en Espagne. En France nous considérons que les cigognes blanches sont l’emblème de l’Alsace, mais – outre le fait qu’il y en a aussi en Aquitaine – de grandes colonies vivent encore au Portugal et en Espagne, où leurs nids immenses surplombent pylônes de lignes à haute tension, églises, arbres, cheminées et même panneaux de directions autoroutiers surplombant les routes (en gros, tout ce qui est haut et un peu large et plat au sommet). Etant donné le climat clément donc la présence de nourriture (hélas de petits animaux), les oiseaux ne migrent pas et nous avons assisté à leurs vols gracieux ou pu les voir sur les nids. Et c’est pas plus mal qu’ils ne migrent pas, parce que ça leur évite de se faire massacrer dans leurs quartiers d’hiver africain et par des chasseurs tout au long de la migration.
Au Portugal, toujours, un vol de pies bleues a croisé notre route, et c’est toujours un vrai bonheur d’observer ces très beaux oiseaux ibériques, rares et discrets. Un peu plus loin, ce sont des vanneaux huppés qui étaient dans les champs, mais il nous a fallu du temps pour comprendre qu’eux et les étranges « pingouins » volants ne faisaient qu’un ! Hé oui, le vanneau huppé en vol ressemble à un pingouins, en tous cas pour les ornithologues profanes que nous sommes.
Sur une aire d’autoroute complètement insignifiante, nous avons assisté en trente minutes à un palmarès d’oiseaux sous un olivier : des merles, des étourneaux, un tarier pâtre (c’est joli comme tout), des bergeronnettes grises, des mésanges charbonnières, des moineaux, un rouge-queue noir !

pie.bleue.juda.4g.jpg pie bleu et vanneau huppé

vanneau.huppe.dico.2g.jpgvanneau.huppe.gecu.2g.jpg

Mais c’est la honte et le malaise que j’ai rencontrées au milieu de l’Espagne, en la présence d’un chien visiblement paumé errant le long d’une autoroute et pour lequel je ne me suis pas arrêtée. Parce que je n’ai pas eu la présence d’esprit et que le temps de réaliser ce que je venais de voir – un galgo abandonné – nous étions déjà « trop loin » pour nous arrêter. Parce que ce n’est pas facile de s’arrêter sur la bande d’arrêt d’urgence - et pourtant, urgence il y avait ! – même sur une autoroute bien fluide. Parce que mon égoïsme profond a eu le dessus sur mes belles intentions. Les heures suivantes ont été plombées par ce rendez-vous peut-être raté avec un galgo perdu auquel nous n’avons pas offert la possibilité d’être secouru.
L’arrivée en Catalogne a été marquée comme les années précédentes par l’odeur. L’odeur des milliers et des milliers de cochons enfermés et souffrant mille maux dans les antichambres de la mort, à savoir les énormes élevages concentrationnaires qui pullulent sur les verdoyantes collines dont ils ne profiteront jamais. La Catalogne peut être fière d’avoir aboli la corrida, mais le beaucoup reste à y faire pour les animaux, et on pourrait sans doute lancer un concours de souffrances des cochons entre la Bretagne et la Catalogne. Est-ce que la Bretagne pue autant la merde de cochon que la Catalogne ? Tout l’air en est imbibé.
IMG_8791.jpgC’est par dizaine que nous croisons les convois. Camions lourds peinant en côtes pleins de cochons entassés en partance pour l’abattoir, vides et rapides une fois leur sale besogne accomplie. Il paraît que beaucoup de vegans vivent à Barcelone, luttent-ils pour les cochons ? En France aussi nous croisons pas mal de convois, appesantis de vaches ou d’animaux fantômes dont on ne devine la présence que par l’odeur ou la configuration du camion. En France aussi, et dans le monde entier, les campagnes abritent des millions d’élevages concentrationnaires où les animaux endurent les pires souffrances – promiscuité et surpopulation, puanteur, chaleur, froid, monotonie et dépression, médicamentation forcée, manque de soins, gavage, mutilations, séparations, inséminations forcées, obscurité, abandon – simplement pour satisfaire notre gourmandise et par respect des traditions culinaires.
IMG_8795.jpgMais les élevages se font discrets, de l’odeur certes mais pas de bruit, des bâtiments de béton ou de briques sans éclats, rien qui dépasse, tout est dans l’ordre. Ils restent cependant reconnaissables aux fenêtres fermées, aux cylindres remplis d'aliment (toujours le même repas) distribué automatiquement dans les mangeoires infectes.
Vision fugitive : par une fenêtre ouverte d’un élevage catalan un énorme cochon rose apparaît, hissé de toute sa force pour ce coup d’œil au monde extérieur et une goulée d’air frais.
Qui est-il ?
Avec un peu d’habitude et d’envie, à chaque instant la présence des animaux se révèle, parfois dans la joie, plus souvent dans la peine de l'exploitation.
Mais qui veut les voir, qui veut savoir ?