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15 décembre 2012

Quand ELLE part en vrille

 

ELLE, bouchers, viandeELLE, bouchers, viandeColère et incompréhension : c’est ce que j’ai ressenti à la lecture de l’article de Florence Besson, « Bien en bouchers ! » du le 21 septembre dernier (cf. images à gauche).

Colère, car si Florence Besson nous assure que les « nouveaux bouchers » distinguent « la viande d’élevages innommables, où les animaux sont abattus dans des usines à cauchemars », elle omet de préciser qu’il est totalement impossible que les Français ne consomment que des animaux ayant été élevés dans des conditions optimales sans réduire drastiquement leur consommation de viande. Les « élevages innommables » ont un objectif précis : fournir de la viande quotidiennement à 62 millions de Français. Car ce sont bien ces millions de poules, veaux, vaches, cochons, lapins, canards et cailles en batterie qui permettent de consommer de la viande chaque jour, pas les quelques animaux élevés avec une meilleure prise en compte de leurs besoins biologiques et physiologiques. Pour pouvoir répondre à la demande actuelle de viande en France aujourd’hui, plus de 80% des animaux sont élevés en bâtiments fermés, parqués en cage ou sur des caillebotis sans accès à l’extérieur. Tant mieux si certains bouchers proposent de la viande provenant d’animaux ayant eu une vie moins pire, mais ils seraient bien incapables de répondre à la demande. Colère, donc, car passer cela sous silence n’incite pas à réduire sa consommation de viande, et laisse croire que manger de loin en loin une côte de bœuf à 150€ ne cautionne pas l’industrie de la viande, alors que choisir de ne plus manger de viande est la seule chose qui peut avoir un impact sur les souffrances des animaux d’élevage.

Colère, encore, car Besson ne mentionne pas les aspects négatifs liés à l’élevage. La France n’a pourtant pas suffisamment de prés ni de « céréales faites sur place » pour nourrir les millions d’animaux actuellement engraissés au soja ou au maïs, en grande partie importés. Et pourtant, 50% des céréales produites en France finissent déjà dans les mangeoires. Or soja et céréales sont des denrées hautement nutritives, directement consommables par les humains. Sachant qu’il faut 7 à 10 kg de végétaux pour faire 1 kg de viande de bœuf et qu’à l’heure actuelle plus d’un milliard d’êtres humains souffrent de malnutrition, taire ces données est se faire complice de leurs souffrances. Ou bien, ne pas s’informer mais écrire sur la viande est de l’amateurisme. Colère, car l’élevage consomme des quantités astronomiques d’eau, est source de pollution des sols et des eaux, de déforestation, d’émission de gaz à effet de serre (18% selon la FAO), de pluies acides, des marées vertes en Bretagne[1]… Besson nous sert un vrai conte de fées en écrivant que « les néo-butchers offrent un espoir, celui de se nourrir sans faire de mal ni à nous-mêmes ni à la nature » !

Colère, toujours, car Besson veut nous persuader que les bouchers « aiment » les animaux. Une phrase me vient à l’esprit « La liberté c’est l’esclavage, l’ignorance c’est la force ». Georges Orwell, qui connaissait l’importance du choix des mots, avait donc eu une vision prémonitoire en décrivant la « novlangue » et les « mots trompeurs » dans son chef-d’œuvre, 1984. Avec ces mots trompeurs qui changent totalement de sens en novlangue, Orwell inventait de nouveaux slogans : « La liberté c’est l’esclavage, l’ignorance c’est la force » ! Et Besson d’ajouter « tuer est aimer », « la viande est pleine de vie », « la viande revit ». Non ! La viande est la chair morte d’un animal qui voulait vivre et qui a été tué ! Les animaux d’élevage semblent omniprésents dans l’article de Besson, mais en réalité ils en sont absents : seule leur viande compte aux yeux de l’auteure et des bouchers. Les animaux sentients[2], ceux qui ressentent du plaisir et de la souffrance, qui ont des désirs, des buts, une volonté propres et une vie mentale subjective, n’existent pas pour Besson qui ne conçoit leur existence qu’à travers ses intérêts personnels gustatifs.

Et si c’est bien parce que des gens « aiment les bêtes » et ont envie de voir des animaux vivants que le Salon de l’agriculture[3] est effectivement le plus populaire, nous pouvons nous demander : qu’en serait-il du Salon de l’abattage ? Besson et les bouchers parlent d’« abattoirs familiaux », semant la confusion, puisque légalement seule la viande d’animaux abattus dans un abattoir est commercialisable[4]. Mettre en avant ces « abattoirs familiaux », c’est rendre invisibles les 917 millions de volailles, 25 millions de porcs, 8 millions d’ovins, 5 millions de bovins, 1 million de caprins et 17 000 chevaux qui – issus d’élevages bios ou conventionnels – sont chaque année « aimés » à une cadence infernale[5] dans les 318 abattoirs français pour animaux de boucherie et dans les 1 520 abattoirs pour volailles[6].

Indignation devant l’indécence de Besson qui clame sa fascination pour « ces amas de chair, de muscles, ce sang, ces ventres chauds des vaches », qui « redécouvre l’érotisme dans le carnivore », fantasme sur un bout de barbaque et des bouchers « musclés » et « virils », « si sexy dans leur tablier blanc ». De grâce, épargnez-nous ces fantasmes érotiques de domination sur les animaux et de soumission à la virilité ! Et Besson touche à l’indécence en écrivant « c’est viril, c’est rassurant, ce retour à Cro-Magnon » ! Comment peut-on oser rayer ainsi d’un trait des milliers d’années de civilisation, d’avancées technologiques, politiques et éthiques, dont ont bénéficié des milliards d’hommes et de femmes ? Souhaite-elle vraiment le retour à l’infanticide, à l’esclavage, aux grossesses subies, aux balbutiements de la médecine, j’en passe et des meilleures ? Non, sans doute, alors pourquoi des phrases aussi inconséquentes ?

Car quitte à vouloir fantasmer sur des corps d’hommes, pourquoi ne pas le faire avec les body bulders végétaliens[7] qui, eux, ne versent pas dans la barbarie ? Et qui nous prouvent qu’on peut être en excellente santé avec une alimentation totalement exempte de produits animaux et qui ne nécessite pas de verser le sang.



[1] Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site http://www.viande.info/

[2] Pour en savoir plus sur la sentience des animaux : http://www.cahiers-antispecistes.org/spip.php?article281&var_recherche=sentience

[3] Salon de l’agriculture qui ne donne aucune information sur les élevages intensifs ni sur l’abattage des animaux, mais présente une vision bucolique et fausse de l’exploitation des animaux.

[4] Pour en savoir plus sur la législation : http://www.oaba.fr/

Pourquoi Besson ne mentionne-t-elle pas les nombreux bouchers qui s’insurgent contre l’abattage familial ? http://www.leprogres.fr/jura/2011/06/07/les-bouchers-en-colere-contre-l-abattage-familial

[5] Un coup d’œil sur la page suivante est très instructif à ce sujet : http://www.planetoscope.com/elevage-viande/1172-nombre-d-animaux-tues-pour-fournir-de-la-viande-dans-le-monde.html

[6] Source : http://www.one-voice.fr/alimentation-et-vetements-sans-barbarie/labattage-conventionnel/

[7] À toutes fins utiles, voir le site : http://www.veganbodybuilding.com/

10:10 Publié dans animaux | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : elle, viande, bouchers

13 juin 2012

En France, l'élevage est positif pour l'environnement (mais en France seulement)

C’était inespéré. La multinationale Sodexo, géant de l’alimentaire, a dénoncé des méfaits liés à la consommation de viande. En juin 2012, Sodexo a publié et diffusé deux affiches relatant explicitant pour l’une que « la production d’un kilo de viande de veau pollue autant qu’un trajet autombile de 200 km ! Le méthane rejeté par les bovins dans l’atmosphère est un gaz à effet de serre 20 fois plus impactant que le CO2 », et pour l’autre que « le carnivore européen moyen aura mangé, dans sa vie… 760 poulets, 20 porcs, 29 moutons, 5 bœufs ! En 40 ans, la consommation est passée de 56 à 89 kilos par personne et par an en Europe, et de 89 à 124 kilos aux Etats-Unis… mais également de 4 à 54 kilos en Chine ».

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Ces deux affiches, qui n’ont été utilisées que dans une cinquantaine des 700 restaurants d’entreprise français exploités par l’entreprise, n’ont pas échappé à un éleveur du Pays de la Loire qui a sonné l’alerte : une condamnation unanime et immédiate de ces affiches a été lancée par la FNSEA (Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles), le FNB (Fédération Nationale Bovine), la FNSEA 44, Jeunes Agriculteurs 44 et la FRSEA (Fédération Régionale des Syndicats d'Exploitants Agricole), et une centaine d’éleveurs[1] a manifesté devant un centre Sodexo pour manifester sa colère au sujet des affiches «anti viande». Et Sodexo de trembler et présenter des excuses via un communiqué de presse, reconnaissant platement avoir eu connaissance de « nouveaux éléments venant infirmer des affirmations contenues dans ces affiches ».

Car les agriculteurs et leurs représentants n’ont pas manqué d’arguments ! Voyez plutôt, ils ont dénoncé « une campagne de communication calomnieuse»[2], « inacceptable et [qui] concerne toutes les viandes »[3] ! Quel infamie ! Une campagne dont le «procédé» est «déplorable», affirme Xavier Beulin, président de la FNSEA, lequel précise d’ailleurs que «l'élevage français est une fierté de notre agriculture et de notre pays», et qui souligne les «démarches de qualité et de protection de l'environnement» menées par les éleveurs[4]. Si Monsieur Beulin ne s’étend guère plus sur la façon dont les éleveurs protègent l’environnement, c’est que c’est inutile : puisqu’il vous le dit ! Chaque aliment que nous consommons a un impact environnemental, et de plus en plus de rapports scientifiques dénoncent les méfaits environnementaux liés à la production de viande, mais sachez que la France est le seul pays au monde où la viande a un impact positif sur l’environnement. Donc, les bovins français émettent zéro gaz à effet de serre (GES). Etonnamment, aucun scientifique ne semble s’intéresser à cet extraordinaire phénomène.

Et peu importe qu’un rapport de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) de 2006 rapporte que l’élevage est responsable de 18% des émissions annuelles des GES dans le monde[5] : visiblement, la France ne fait pas partie du monde.

Inutile également de préciser que l’élevage extensif et le soja exporté comme aliment du bétail sont la première cause de la déforestation selon Alain Karsenty, économiste au Centre de coopération internationale pour le développement et expert auprès de la Banque mondiale[6], ni que suite à une enquête de 3 ans, Greenpeace affirme en 2009 que l’élevage bovin est responsable à 80% de la destruction de la forêt amazonienne[7]. On ne va quand même pas chipoter parce qu’avec 4,5 millions de tonnes de soja importés chaque année, la France est le premier importateur européen (22% du soja exporté par le Brésil lui est destiné)[8], ni sur le fait que ce soja d’importation est en grande partie génétiquement modifié[9]. Broutilles.

Pourquoi s’attarder sur le fait que la France est le premier pays émetteur d’ammoniac en Europe[10], et que ces émissions, qui sont à 95% d’origine agricole et dont 80% proviennent des élevages, génèrent 300 millions de tonnes de déjections animales par an[11]. La pluie s’acidifie au contact de l’ammoniaque présent dans l’air (gaz très soluble dans l’eau), perturbe la photosynthèse et les « pluies acides » détruisent les éléments nutritifs du sol causant le dépérissement forestier. Un rapport de 1999 sur l’état des forêts en Europe indiquait que 20% des terres sont très acides, 2/3 des forêts sont endommagées et 21,4% ont subi une défoliation d’au moins 25%[12]. Les lacs, les fleuves, les ruisseaux et les rivières sont eux aussi altérés par les pluies acides : on observe une réduction et une disparition d’espèces aquatiques, très sensibles au changement de pH[13].

Quant à la Bretagne, elle remercie l’industrie de la viande car la population d’animaux d’élevage produit au minimum l’équivalent de la pollution organique de 60 millions d’habitants (soit les excréments de la population française répandus sans traitement sur le sol breton). Ce n’est pas par hasard que la Bretagne est une région désormais réputée pour le charme de ses marées d’algues vertes toxiques.

L’élevage français consomme également des quantités invraisemblables d’eau (mais peu importe, tout le monde a vu que le printemps 2012 a été particulièrement pluvieux, bon d’accord ça n’a pas permis de restaurer les nappes phréatiques qui souffrent d’une diminution générale de la pluviométrie, mais on ne va pas s’arrêter sur les détails).

Comme Monsieur Beulin, nous restons subjugués par tant de bienfaits environnementaux directement liés à l’élevage français, qu’il ne faudrait surtout pas «stigmatiser» par des faits objectifs.

Et encore, nous ne parlons ici que des aspects environnementaux – passons sous silence le fait que, dans un monde où  des millions de personnes crèvent littéralement de faim, des millions de tonnes de soja et de céréales cultivés dans les pays pauvres engraissent les animaux d’élevage destinés à nourrir les habitants des pays les plus riches. Taisons aussi les conséquences néfastes de la consommation de viande sur la santé humaine : contaminations, augmentation de certains cancers et de l’ostéoporose (ce dernier fait commence à être ébruité jusque chez nous, mais que fait le lobby laitier ?), des maladies cardiovasculaires, de l’obésité...

Mais à quoi bon s’attarder sur autant de faits anecdotiques, l’essentiel n’est-il pas de ne pas froisser la sensibilité des éleveurs ?

C’est ce qu’à appris Sodexo. Ce géant mondial de l’alimentaire, présent dans 80 pays avec un chiffre d’affaire pour 2009-2010 de 15,3 Mds €, implanté sur 33 543 sites (entreprises, administrations, écoles, université, hôpitaux, résidences pour personnes âgées, sites militaires, etc. ) s’est écrasé face à une poignée d’agriculteurs mécontents. Peut-être qu’avoir été désigné en 2010 comme faisant partie des entreprises les plus éthiques, selon des critères de responsabilités citoyennes, de gouvernance et d'innovation au service de tous les publics,[14] lui a fait croire qu’on pouvait briser la loi de l’omerta et déranger certains lobbies.

La dénonciation n’a donc duré que l’espace d’un instant, les affiches ont disparu et tout est rentré dans l’ordre dans le meilleur des mondes : dormons en paix, les éleveurs veillent pour nous.

Mais pour celles et ceux qui auraient envie de se réveiller, il est encore temps: consultez l'excellent site viande-info, devenez veg et... contactez Sodexo pour exprimer votre désarroi d'un tel retournement de situation.



[1] http://www.agri44.fr/mobile/article-actualite.php?id=1736&num_page=1

[2] http://www.agri44.fr/mobile/article-actualite.php?id=1736&num_page=1

[3] http://www.agri44.fr/mobile/article-actualite.php?id=1736&num_page=1

[4] http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/polemique-autour-daffiches-anti-viande-fnsea-accuse-sodexo-11-06-2012-58231

[5] FAO, Livestock Long Shadow, 2006, p. 112.

[6] Laurence Caramel, « Lutte contre la déforestation : attention aux mirages », Le Monde, 27 octobre 2009.

[7] http://www.greenpeace.org/france/fr/campagnes/forets/fiches-thematiques/en-amazonie/

[8] Aurélie Billon, ENESAD ; Emmanuelle Neyroumande, Cyrille Deshayes, WWF-France , « Vers plus d’indépendance en soja d’importation pour l’alimentation animale en Europe – cas de la France », janvier 2009, page 12‑13.

[9] http://www.brest-ouvert.net/article1164.html

[11] Étude pilote sur les déchets agricoles, IFEN –SCEES, mars 2005, p.53

[13] US Environmental Protection Agency, Effects of Acid Rain - Surface Waters and Aquatic Animals.

[14] http://fr.wikipedia.org/wiki/Sodexo

 

04 février 2012

Froid: sos pour tout le monde

Le froid fait la une de la presse et chacun en parle à tout instant - un froid spectaculaire, intense, réel, et une sensation de froid accentuée par un vent puissant et glacé. Nous voici début février, normal qu'il fasse froid bien sûr, c'est l'hiver quand même! N'empêche, ça caille sec, on s'emmitouffle et l'armada lourde est sortie du fond des placards; ça a presque un petit côté folklorique - pourvu qu'on puisse dormir au chaud et manger à sa faim.
Ce qui est loin d'être le cas de tous.
Les humains d'une part: au 4 février, les journaux annoncent 220 morts de froid en Europe. Les députés lancent un appel pour que des décisions politico-économiques soient prises d'urgence. Ce blog n'a ien sûr pas vocation à prendre parti pour tel ou tel bord politique (même si, avec la jeunesse, j'e.... le FN), mais comment évoquer cette actualité glaciale sans rappeler un discours de Sarkozy qui promettait, en 2006, que lui élu "plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir, et d'y mourrir de froid, parce que le froid à l'hébergement, parce que le droit à l'hébergement, c'est une obligation humaine" - allocution qu'il eut été dommage d'oublier et qu'on ne se lasse pas de revoir, spécialement ces jours-ci.
Dans ce froid saisissant nous pouvons aider les SDF, par exemple en soutenant une association caritative.
Si malheureusement les gens à la rue souffrent et meurent du froid, les animaux en souffrent et ne meurent également. Silencieusement, dans l'ombre d'un fourré, au pied d'un arbre, dans le creux d'un fossé. Chaque hiver, des millions d'oiseaux périssent lors des vagues de froid, et les mois de février et mars sont les plus durs car les stocks de nourriture disponibles ont été épuisés.
Ce matin, aux côté de l'appel aux députés, un autre article paraissait dans Libération: "Les animaux souffrent aussi du froid". Il nous rappelait que lors des grands froids comme celui qui traverse actuellement l'Europe, les animaux meurent essentiellement de faim et que nous pouvons les aider.

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Pour les oiseaux, le plus simple est de leur donner des graines, dont différentes variétés nourriront différentes espèces: tournesol et cacahuète (crues et surtout sans sel), millet, chanvre, avoine... De la graisse (végétale non salée) est aussi le bienvenu, et le mélange graisse+graine est le top. Les jardineries et les grandes surfaces vendent des graines et des boules de graisse (mais parfois il s'agit de graisse animale, tuer une vache pour nourir des mésanges???), et c'est souvent bien mois cher d'acheter des sacs de 5kg en jardinerie qu'un kg en grande surface. Beaucoup d'oiseaux, dont les merles et les grives, aiment les pommes et les poires, pensez à en mettre à leur disposition (les "trop mûres" étant les meilleures!).
Ne pas donner d'aliments salés ni de pain (peu calorique, il "bourre" sans nourrir et gonfle dans l'estomac).
Les mêmes magasins vendent des mangeoires, faciles à faire pour peut qu'on sache manier une scie, un marteau et tenir un clou. La nourriture peut être donnée dans les jardins, privés mais aussi publics, les parcs, les forêts, sur les balcons, et même les bords de fenêtre.
Si vous avez un jardin ou un balcon, pensez aussi à mettre plusieurs fois par jour de l'eau chaude: beaucoup d'oiseaux souffrent de la soif en hiver.
Beaucoup d'actions sont possibles pour sauver de la mort les animaux en ces jours difficiles, ne vous en privez surtout pas!
Le même article soulignait aussi que les animaux d'élevage et les animaux domestiques souffrent du froid. N'oublions pas que des milliers de chats abandonnés subissent l'hiver, et que des éleveurs abandonnent quasiment les animaux dans les prés en hiver. Pour les chats, One Voice propose une action concrète : chatipi. Et vous pouvez aussi tout simplement nourrir les chats vivant dans la rue (il existe d'excellentes (je les ai goûtées) croquettes véganes) et leur construire des abri.

09:59 Publié dans animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : oiseaux, hiver

15 janvier 2012

Les joies de la fourrure

En 2008, plus de 65 millions d'animaux ont été massacrés pour leur fourrure. La cible préférée de l'industrie de la fourrure est aujourd'hui la clientèle jeune et peu informée de la souffrance des animaux due à cette industrie. La fourrure se retrouve essentiellement sur les cols et accessoires bon marchés.
La fourrure n'est pas un produit anodin :
c'est la peau d'un animal qui a eu une vie de merde
et qui est mort dans d'atroces souffrances
uniquement pour rapporter du fric aux industriels
(qui font croire que c'est un produit anodin).

fourrure

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http://insolente0veggie.over-blog.com/categorie-11752439.html

21:23 Publié dans animaux | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : fourrure

03 janvier 2012

Sur la route du retour

Fin décembre 2011, mon compagnon et moi embarquons à Lisbonne dans notre petit véhicule utilitaire aménagé pour revenir en France, soit un périple de 2000km à travers le Portugal, l’Espagne et une partie de la France. Au long de ce petit périple, qui a quand même duré 4 jours, avec une panne mécanique le 3ème jour et pas mal (trop) de tensions nerveuses, des centaines d’animaux ont croisé notre route, et ce sont quelques unes de ces rencontres que j’ai envie de partager ici.
Les premières ont été celles d’oiseaux, d’une multitude d’oiseaux d’espèces différents essentiellement vus au Portugal et en Espagne. En France nous considérons que les cigognes blanches sont l’emblème de l’Alsace, mais – outre le fait qu’il y en a aussi en Aquitaine – de grandes colonies vivent encore au Portugal et en Espagne, où leurs nids immenses surplombent pylônes de lignes à haute tension, églises, arbres, cheminées et même panneaux de directions autoroutiers surplombant les routes (en gros, tout ce qui est haut et un peu large et plat au sommet). Etant donné le climat clément donc la présence de nourriture (hélas de petits animaux), les oiseaux ne migrent pas et nous avons assisté à leurs vols gracieux ou pu les voir sur les nids. Et c’est pas plus mal qu’ils ne migrent pas, parce que ça leur évite de se faire massacrer dans leurs quartiers d’hiver africain et par des chasseurs tout au long de la migration.
Au Portugal, toujours, un vol de pies bleues a croisé notre route, et c’est toujours un vrai bonheur d’observer ces très beaux oiseaux ibériques, rares et discrets. Un peu plus loin, ce sont des vanneaux huppés qui étaient dans les champs, mais il nous a fallu du temps pour comprendre qu’eux et les étranges « pingouins » volants ne faisaient qu’un ! Hé oui, le vanneau huppé en vol ressemble à un pingouins, en tous cas pour les ornithologues profanes que nous sommes.
Sur une aire d’autoroute complètement insignifiante, nous avons assisté en trente minutes à un palmarès d’oiseaux sous un olivier : des merles, des étourneaux, un tarier pâtre (c’est joli comme tout), des bergeronnettes grises, des mésanges charbonnières, des moineaux, un rouge-queue noir !

pie.bleue.juda.4g.jpg pie bleu et vanneau huppé

vanneau.huppe.dico.2g.jpgvanneau.huppe.gecu.2g.jpg

Mais c’est la honte et le malaise que j’ai rencontrées au milieu de l’Espagne, en la présence d’un chien visiblement paumé errant le long d’une autoroute et pour lequel je ne me suis pas arrêtée. Parce que je n’ai pas eu la présence d’esprit et que le temps de réaliser ce que je venais de voir – un galgo abandonné – nous étions déjà « trop loin » pour nous arrêter. Parce que ce n’est pas facile de s’arrêter sur la bande d’arrêt d’urgence - et pourtant, urgence il y avait ! – même sur une autoroute bien fluide. Parce que mon égoïsme profond a eu le dessus sur mes belles intentions. Les heures suivantes ont été plombées par ce rendez-vous peut-être raté avec un galgo perdu auquel nous n’avons pas offert la possibilité d’être secouru.
L’arrivée en Catalogne a été marquée comme les années précédentes par l’odeur. L’odeur des milliers et des milliers de cochons enfermés et souffrant mille maux dans les antichambres de la mort, à savoir les énormes élevages concentrationnaires qui pullulent sur les verdoyantes collines dont ils ne profiteront jamais. La Catalogne peut être fière d’avoir aboli la corrida, mais le beaucoup reste à y faire pour les animaux, et on pourrait sans doute lancer un concours de souffrances des cochons entre la Bretagne et la Catalogne. Est-ce que la Bretagne pue autant la merde de cochon que la Catalogne ? Tout l’air en est imbibé.
IMG_8791.jpgC’est par dizaine que nous croisons les convois. Camions lourds peinant en côtes pleins de cochons entassés en partance pour l’abattoir, vides et rapides une fois leur sale besogne accomplie. Il paraît que beaucoup de vegans vivent à Barcelone, luttent-ils pour les cochons ? En France aussi nous croisons pas mal de convois, appesantis de vaches ou d’animaux fantômes dont on ne devine la présence que par l’odeur ou la configuration du camion. En France aussi, et dans le monde entier, les campagnes abritent des millions d’élevages concentrationnaires où les animaux endurent les pires souffrances – promiscuité et surpopulation, puanteur, chaleur, froid, monotonie et dépression, médicamentation forcée, manque de soins, gavage, mutilations, séparations, inséminations forcées, obscurité, abandon – simplement pour satisfaire notre gourmandise et par respect des traditions culinaires.
IMG_8795.jpgMais les élevages se font discrets, de l’odeur certes mais pas de bruit, des bâtiments de béton ou de briques sans éclats, rien qui dépasse, tout est dans l’ordre. Ils restent cependant reconnaissables aux fenêtres fermées, aux cylindres remplis d'aliment (toujours le même repas) distribué automatiquement dans les mangeoires infectes.
Vision fugitive : par une fenêtre ouverte d’un élevage catalan un énorme cochon rose apparaît, hissé de toute sa force pour ce coup d’œil au monde extérieur et une goulée d’air frais.
Qui est-il ?
Avec un peu d’habitude et d’envie, à chaque instant la présence des animaux se révèle, parfois dans la joie, plus souvent dans la peine de l'exploitation.
Mais qui veut les voir, qui veut savoir ?

01 août 2011

Dix ans déjà

Août 2001: ça fait donc dix ans déjà qu'est paru cet excellent article dans Le Monde diplomatique.
A relire...

SILENCE, ON SOUFFRE !

Pitié pour la condition animale

« La tragédie du jour suivant, écrivait Edward Gibbon (1) à propos des spectacles romains, consista dans un massacre de cent lions, d’autant de lionnes, de deux cents léopards et de trois cents ours. » Le temps de ces spectacles odieux est révolu (même si divers combats de coqs ou de taureaux font penser qu’on pourrait encore remplir un cirque avec des amateurs de sang). Mais la vérité, si l’on consent à la regarder en face, est que notre société fait preuve d’une plus grande et plus secrète cruauté. Aucune civilisation n’a jamais infligé d’aussi dures souffrances aux animaux que la nôtre, au nom de la production rationnelle « au coût le plus bas ». Pour sept cents fauves massacrés un jour de fête dans l’Empire romain, ce sont des millions d’animaux que nos sociétés condamnent à un long martyre.

Par Armand Farrachi

N’ayons pas peur des mots : la France est couverte de camps de concentration et de salles de torture. Des convois de l’horreur la sillonnent à tout instant et en tous sens. Pour cause d’élevage intensif, les fermes, devenues des « exploitations », se sont reconverties en centres de détention à régime sévère, et les « fillettes » de Louis XI passeraient pour de véritables hangars face aux dispositifs où l’on enferme des créatures que la nature avait conçues pour la lumière, pour le mouvement et pour l’espace.

En France, 50 millions de poules pondeuses -à qui l’on a souvent tranché le bec au fer rouge- sont incarcérées à vie dans des cages minuscules où elles ne peuvent ni dormir ni étendre les ailes, mais seulement absorber une nourriture éventuellement issue de fosses septiques et de boues d’épuration... Les truies sont sanglées jour et nuit dans des stalles qui leur interdisent toute espèce de mouvement, et ce pendant deux ans et demi... Des veaux de 145 kg sont enchaînés dans l’obscurité en cases de 0,81 m... Des poulets, dits « de chair », ont les flancs si hypertrophiés que leurs os ne les portent plus et qu’il leur est impossible de se déplacer. Au moyen d’un tube de 40 centimètres enfoncé dans l’oesophage, des appareils pneumatiques font avaler chaque jour 3 kilos de maïs brûlant (l’équivalent de 15 kilos pour un humain) à des canards et à des oies immobilisés dans des « cercueils » grillagés, puisque, de toute façon, ils ne peuvent plus se tenir debout. Pour finir cette existence qui a surtout le mérite d’être brève, beaucoup seront transportés dans des conditions effroyables, entassés sans nourriture, sans soins, sans eau, au cours de voyages proprement étouffants, interminables et souvent fatals. Qui a vu cela ne l’oublie plus jamais.

En Chine, où il est courant d’ébouillanter et d’écorcher vifs les animaux, des ours sauvages sont enfermés jusqu’à ce que mort s’ensuive dans des cages où ils ne peuvent pas même s’asseoir et où ils perdent jusqu’à l’usage de leurs membres. Une sonde est en permanence enfoncée dans leur foie pour y prélever la bile, utilisée en médecine traditionnelle. En Occident, la « communauté scientifique » fignole des animaux d’un genre nouveau : sans poils ni plumes ni graisse, aveugles et dotés de quatre cuisses, manifestement conçus pour le bonheur au grand air ! Il serait long, et pénible, de multiplier les exemples.

Pour ces millions, pour ces milliards d’animaux, le simple fait de vivre, depuis la naissance jusqu’à la mort, est un supplice de chaque seconde, et ces régimes épouvantables leur sont infligés pour des raisons si mesquines qu’on a peine à croire que des êtres humains puissent s’en prévaloir sans honte : une chair plus blanche, quelques centimes gagnés sur un oeuf, un peu de muscle en plus autour de l’os. « Cruelles friandises », disait Plutarque (2).

Quant aux animaux sauvages, pour n’en dire qu’un mot, on se doute qu’ils ne sont guère épargnés par le piège, le fusil, le poison, le trafic, la pollution ou la destruction de leur habitat. 8 500 espèces de vertébrés sont menacées d’extinction à court terme. L’homme est seul responsable de cette extermination qui ne peut être comparée qu’aux extinctions massives du mésozoïque. Au Cameroun, les grands singes sont actuellement victimes de ce qui mérite pleinement d’être appelé une destruction systématique, comparable à une sorte de génocide. Et, dans le domaine de la protection des animaux sauvages, ce n’est certes pas la France qui pourra donner des leçons, elle qui montre tant de zèle à légaliser le braconnage.

On a vu récemment de monstrueuses hécatombes (3), de terribles holocaustes (4) où les animaux étaient non pas « euthanasiés », comme on le dit pudiquement, mais massacrés et brûlés par milliers, par millions en Grande-Bretagne, victimes d’une maladie le plus souvent sans réelle gravité (la fièvre aphteuse), mais coupables de gêner le commerce et de déprécier la marchandise. Il faut d’ailleurs savoir que les abattages continuent après l’épizootie et que 450 000 vaches saines sont actuellement sacrifiées en France à « l’assainissement du marché ». Ce traitement, déjà révoltant quand il s’agit de lait ou de choux-fleurs, est-il admissible sur des êtres sensibles, affectueux et craintifs, et qui ne demandent qu’à vivre ? Rares ont été les professionnels qui se sont plaints d’autre chose que du montant ou de la rapidité de versement des primes au moyen desquelles on s’acharne à maintenir coûte que coûte une agriculture de cauchemar : un système d’indemnités après sinistre, une prime à la torture et à la pollution ? Qui n’a pensé aux pires horreurs médiévales en voyant ces crémations en masse, ces charniers remplis à la pelleteuse ? A quelle horreur veut-on nous préparer en appelant « sensiblerie » ou « zoophilie » toute compassion à l’égard de la condition animale ?

Ces condamnés sans langage

Les sentiments et les affaires n’ont jamais fait bon ménage, mais il semble quand même qu’on ait franchi les limites du supportable. Un producteur fait-il encore la différence entre une créature qui souffre et un objet manufacturé, quand il appelle un veau « le produit de la vache » ? Et alors qu’on entend de plus en plus souvent parler d’« organes vitaux » pour les voitures et de « pièces détachées » pour les corps ?

Il est vrai que partout des hommes, des femmes, des enfants sont victimes de l’injustice, de l’arbitraire, de la misère ou de mauvais traitements, que l’humiliation du prochain est un principe universel, que trop d’innocents croupissent en prison. Mais les souffrances s’additionnent sans s’exclure. « Dans le combat pour la vie, écrit Raoul Vanegeim, tout est prioritaire. » Peut-on être heureux quand on sait que d’autres êtres vivants, quels qu’ils soient, gémissent ?

Ceux que la souffrance animale laisse indifférents, fait sourire ou hausser les épaules au nom des « priorités » devraient se demander si leur réaction ne ressemble pas à celle des adeptes de l’inégalité, partisans de l’esclavage jusqu’au début du XIXe siècle, ou des adversaires du vote des femmes voilà à peine plus de cinquante ans. Au Cambodge, au Rwanda, dans les Balkans et ailleurs, n’a-t-on pas fait valoir également une « priorité » entre les plus proches voisins de nationalité, de religion, de « race » ou de sexe pour renvoyer les victimes à l’étrangeté, et si possible à l’animalité, afin de les éliminer plus facilement ?

Notre compassion est-elle si limitée qu’il faille établir des hiérarchies subjectives entre ceux qui méritent d’être sauvés en premier lieu, puis en second, puis plus du tout ? Faudra-t-il attendre qu’il n’y ait plus un seul Européen dans le malheur avant de se soucier des Africains, ou que tous les humains soient comblés pour s’occuper des animaux ? A quel odieux « choix de Sophie » serions-nous alors sans cesse confrontés ?

Claude Lévi-Strauss a écrit : « L’homme occidental ne peut-il comprendre qu’en s’arrogeant le droit de séparer radicalement l’humanité de l’animalité, en accordant à l’une tout ce qu’il retirait à l’autre, il ouvrait un cycle maudit, et que la même frontière, constamment reculée, servirait à écarter des hommes d’autres hommes, à revendiquer au profit de minorités toujours plus restreintes le privilège d’un humanisme corrompu aussitôt que né pour avoir emprunté à l’amour-propre son principe et sa notion ? (...) L’unique espoir pour chacun d’entre nous de n’être pas traité en bête par ses semblables est que tous ses semblables, lui le premier, s’éprouvent immédiatement comme des êtres souffrants. »

Au risque de choquer, demandons-le franchement : pourquoi les hommes auraient-ils le droit de se conduire avec les non-humains comme des barbares avec des innocents, et faudra-t-il toujours être l’inquisiteur, le démon, l’esclavagiste ou l’oppresseur d’un autre ? Quelle vie est a priori méprisable ? Tant que certains se croiront autorisés à maltraiter un être sensible parce qu’il porte des cornes ou des plumes, nul ne sera à l’abri.

La cause des animaux a beaucoup avancé, dans les faits comme dans les mentalités. Rien qu’en France, des dizaines d’associations la défendent, et jamais elle n’a rassemblé dans le monde autant de militants. Quatre-vingt-dix pour cent des Français se déclarent prêts à payer 15 centimes de plus un oeuf de poule libre. Même la législation évolue. Mais peu, et lentement. Et les phénomènes d’extinction massive et d’élevage intensif rattrapent vite les quelques avancées, non pour des motifs sentimentaux ou philosophiques (car l’opinion s’indigne sincèrement des brutalités envers les animaux), mais, encore une fois, pour cette même raison économique, qui s’oppose obstinément à la sensibilité individuelle.

Aux innombrables condamnés sans langage qui espèrent de nous des gestes qui ne viendront pas, nous n’avons à offrir que de bien piètres signes. On ne s’attend pas à ce que les Français deviennent tous végétariens ni, comme certains le demandent, que les droits humains soient étendus au singe. Mais quelle honte y aurait-il à faire un pas dans le sens de la compassion, à créer par exemple un secrétariat d’Etat à la condition animale comme il y en a un à l’économie solidaire ? La Belgique n’a pas craint de le faire. La Pologne a renoncé au gavage ; la Grande-Bretagne envisage d’interdire la chasse à courre. Malgré sa politique agricole, l’Europe s’est déjà timidement mais réellement penchée sur la question de l’élevage, de la chasse, de l’expérimentation et du bien-être. Tôt ou tard, on s’indignera massivement que des hommes aient pu torturer des animaux, même pour des raisons économiques, comme on s’indigne aujourd’hui des massacres romains, des bûchers, du chevalet et de la roue. N’est-il pas préférable que le plus tôt soit le mieux ?

Armand Farrachi.

(1) Edward Gibbon (1737-1794), historien anglais, auteur en particulier d'un livre très célèbre: Histoire du déclin de la chute de l'Empire romain, en 1976.
(2) Plutarque (49-125), biographe et moraliste grec, auteur en particulier des Vies parallèles.
(3) De gruc hékatombé qui veut dire : "sacrifice de cent (hédakon) boeufs (bous)".
(4) Du grec holocaustum, "brûlé tout entier".

 

 

20 septembre 2010

Une surprise à Madrid : deux magasins végans!

blog-magasin2.jpgDe passage à Madrid, ô surprise et joie : nous découvrons une boutique 100% végane, au nom d'ailleurs éloquent, Planeta Vegano. Située au coeur de la ville, dans le quartier Lavapiés, vous y trouverez un choix remarquable d'aliments végans secs, frais et surgelés, mais aussi quelques chaussures, des cosmétiques, des aliments pour chats et chiens, des T-shirts, des livres et des badges. Les vendeurs (un couple) sont du genre très sympas, à répondre aux questions les plus stupides avec un gentil sourire. Mais ce qu'on a aussi beaucoup aimé dans cet espace, ce sont les affiches dénonçant l'exploitation des animaux ou en faveur du véganisme. Bref, un espace certes commercial, mais dont l'esprit est positivement en faveur de la libération animale.

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Parmi les aliments, la gamme complète des céréales et des graines, des huiles, beaucoup de sucreries (confitures, chocolats - dont du chocolat blanc vegan -, glaces (vendues par boîte ou à l'unité), pâtes à tartiner... ), des pâtés et boissons végétaux, mais aussi beaucoup de "fausses viandes" et de fromages végétaux, non seulement délicieux, mais dont l'aspect aide sans doute les viandards à franchir le pas vers une alimentation non sanglante.
Bref, on est fan et, vous l'aurez compris, on vous recommande d'aller dépenser des sous à Planeta Vegano si vous êtes de passage à Madrid !

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Affiche à (et de) Planeta Vegano

Une autre boutique végane, Vegan Store (pas trouvé de site), existe aussi à Madrid, mais nous devons reconnaître que l'accueil pas hyper sympa du personnel nous a un peu refroidit... Le lieu était aussi plus commercial (pas d'affiches), et on y trouvait plus d'encens, de tisanes, etc... Bref, c'était moins bien.

Mais quand même, quelle surprise! Et tout ça au pays de la corrida et du jambon.
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Ces deux boutiques sont récentes (moins d'un an chacune) et prouvent que les mentalités changent. Il y a d'ailleurs eu pas mal de passage lors de notre visite, et j'espère vraiment qu'elles sont vouées à perdurer et à se développer, parce que ne pas cautionner l'exploitation des animaux est quand même vraiment plus facile quand, pratiquement, on peut trouver des produits végans.

 vegan-store.jpgPlaneta Vegano
Lavapies Ave María 42, Madrid, 28012 Madrid - Espagne
+34 91 250 2002
Ouverture:
Lun - Sam: 10:00 - 21:30
Dim: Fermé

Vegan Store
Calle San Vicente Ferrer, 21, 28004 Madrid - Espagne

915-213-914