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24 février 2007

Losing tomorrow

medium_losing_tomorrow.2.jpgAlors là, vraiment, si vous ne voulez plus vous voiler la face mais agir, n'hésitez pas une seconde : regardez le film Losing tomorrow de Patrick Rouxel. Ce documentaire absolument remarquable explique de façon claire et détaillée le fonctionnement de l'industrie du bois en Indonésie. Le comment, mais aussi le pourquoi.
medium_losing-tomorrow.jpg Comment ? en abattant totalement la forêt (coupes à blanc) soit avec un équipement perfectionné par de grosses entreprises, soit illégalement par des milliers d'hommes qui se tuent au travail autant qu'ils tuent leur patrimoine national. Et tous ces ouvriers travaillent dans des conditions épouvantables, sans aucune protection, pour un salaire de misère (3€/jour), au risque de se couper à tout moment un pied, une main, et de se ruiner définitivement la santé et le dos en quelques années...

Pourquoi ? bien sûr, pour le fric, pour quelques personnes qui s'enrichissent dans le court terme sur le dos de milliers de travailleurs et sur le massacre de la forêt, dont il ne restera peut-être bientôt plus rien... Mais aussi pour nous. Parce que la forêt et ses arbres magnifiques sont entièrement transformés et envoyés à travers le monde, et chez nous, sous la forme de meubles, de contre-plaqué, de papier et de papier toilette ! Alors, avant d'acheter une chaise de jardin, une porte ou une armoire en bois, il faut vraiment s'interroger sur la provenance de ce bois. Et être prêt-e à y renoncer si c'est du bois exotique (parce que le massacre des forêts, c'est aussi en Afrique, en Chine, partout dans le monde). Il faut réfléchir, comparer, exiger la provenance, et boycotter tout ce bois tropical. La demande créé l'offre, n'est-ce pas ! Refuser d'acheter du bois exotique n'est pas un sacrifice, c'est au contraire une chance unique de sauver les forêts tropicales, leurs écosystèmes et les milliers d'animaux qui y vivent. Des centaines d'Orang-Outang vivent en sursis dans la forêt Indonésienne, et leur sort est totalement lié au commerce du bois. L'association Walhi qui lutte sur le terrain appelle également au boycotte du bois exotique. Pour que nos loisirs, nos plaisirs, nos achats ne soient pas synonymes de massacre et d'exploitation ! Et nous devons aussi lutter pour que les collectivités, les municipalités, n'achètent pas du bois exotique ; nous organiser et lutter contre ce commerce.
Ce n'est ni simple ni facile, mais devons le savoir, en tenir compte, et le faire savoir.

Losing Tomorrow est un documentaire très fort, qui remue et ne laisse pas indifférent.
Ce film a été recompensé aux festivals : - 2 prix au Festival International du Film Ornithologique de Ménigoute
“PRIX DE LA PROTECTION DE LA NATURE”
PRIX DU JURY”
-International Wildlife Film Festival 2005, Missoula, Montana, USA.
-Japan Wildlife Film Festival, August 2005, Toyama, Japan.
-Festival International du Film Ecologique, Octobre 2005, Bourges, France.

04 février 2007

Veg mag février 07, n°5

medium_couv_VEGMAG_5.jpgAyé, le numéro 5 de février 07 de Vegétarien Magazine vient de paraître. A retenir, l'article concernant les tests sur les animaux et le dossier sur le zinc dans l'alimentation, les brèves sont souvent intéressantes aussi (on regrette même qu'il n'y en ait pas plus !). Le truc dommage, c'est la liste des cosmétiques non testés sur animaux, parce qu'elle n'est pas du tout exhaustive et que ça n'est marqué nul part ! Il y manque même des marques phares, comme Weleda. Ne pas hésiter à consulter la liste complète diffusée par One Voice !
Ce numéro 5 a été tiré à 21 000 exemplaires, diffusés en France (3,8€) et notamment en Belgique, Luxembourg et Suisse, n'hésitez pas à vous le procurer et à envoyer vos réactions à la revue.
Bonne lecture ! 

24 janvier 2007

mauvaise nouvelle pour les poissons

medium_hamecons_torture.jpgLe Monde nous l'apprend : le gouvernement français, qui décidémment ne sait pas quoi faire de son fric, a décidé d'augmenter le budget alloué à la Fédération nationale de la pêche, qui envisage de mettre en place à partir de 2008 une grande campagne de communication destinée à la promotion de ses activités (tuer des poissons) et à la modernisation de son image (qu'elle cherche avec succès à ne pas associer à une tuerie de poissons). Parmi les autres nouvelles, la baisse du prix du permis de pêche. Bref, tout sera mis en oeuvre pour augmenter le massacre de ces animaux !
La chasse, plein de gens trouvent ça pas bien, mais la pêche ! Allons, un sport si paisible ! Dans la pêche, le sang ne coule (presque) pas, les poissons ne crient pas (pratique), on ne tue pas des humains (pas comme les stupides "accidents de chasse")...
Mais, fait étrange, il semblerait que les poissons soient des animaux, pas des objets, ni des trucs ou des machins destinés à divertir les humains ? Etonnant !... Comme les autres animaux, ils ressentiraient du plaisir et de la douleur - peut-être même qu'être sorti de l'eau brutalement accroché par la mâchoire leur ferait mal ! Les poissons communiqueraient entre eux et ils auraient même un système social...
Et on ne nous dit rien, et on nous incite à les massacrer ?
Ha si, pendant que j'y pense, y'a une chouette brochure très instructive sur le thème, qui s'appelle : Poissons, une sensibilité hors de portée des pêcheurs (tu m'étonnes !), c'est un texte de  Joan Dunayer, vous pouvez consulter en ligne un excellent résumé ou même commander la brochure.
Et si on suggérait au gouvernement d'investir notre argent dans la découverte des poissons et de leur univers ?

17 janvier 2007

Journée sans fourrure

Deux brèves du journal gratuit Lyon Plus de lundi
(15 janvier 07) :

Dans plusieurs villes, première édition de la Journée sans Fourrure ! ça aurait dû faire la Une, mais bon, un encard en haut de page c'est déjà un début. Même si pour beaucoup (heureusement) c'est tous les jours sans fourrure, ça vaut le coup de se concentrer un jour entier dans cette lutte, qui signifie chaque année la mort de 50 millions d'animaux ! Y'avait même un contact, celui de l'association fourrure-torture. Un site à visiter pour voir la vraie face du monde de la fourrure, maintenue bien cachée par une bonne propagande.
 
Et puis encore une brève : cette année 2007, ça fait 100 ans que la chasse à courre existe en France. Beurk ! Voici un bel exemple de "patrimoine vivant" (sic. du site officiel de la société de vénerie) qu'on aimerait plutôt savoir mort ! L'esclavage aussi, à son époque, ça a été un "patrimoine vivant" ! Pas de quoi en être bien fier... Heureusement, là aussi, on apprend que cette pratique est "de plus en plus attaquée par les association de défence des animaux".
Peut-être que bientôt on célèbrera le premier anniversaire de la fin de la chasse à courre en France (qui a été interdite au Royaume-Uni l'an dernier !), puis de la chasse tout court, puis de la fourrure - et puis, tant qu'on y est à être utopiste, l'anniversaire de la naissance d'un monde végétarien!
Pour rendre ces précieuses et mémorables dates concrètes au plus vite, on va pas baisser les bras, y'a un bon programme pour 2007 pour rendre libres des millions d'animaux !
 
 
 

16 décembre 2006

Noël, vous l'aimez avec ou sans sang?

medium_dessin_loen.jpgComme cadeau de Noël, j'ai demandé à ma famille... un repas de Noël vegan ! pour que tout le monde soit à la fête, et que ce soit une vraie fête, sans animal tué ; une fête du partage entre humain-e-s et animaux. C'est la seule chose que je demandais mais j'y tenais de tout mon coeur. Pour ne pas laisser ma famille démunie face à une demande si extravagante, je proposais bien sûr de préparer tout le repas (genre seitan mariné cuit au four avec des marrons, des petits légumes, j'avais même trouvé une recette de bûche de Noël végane !) Ils n'avaient plus qu'à mettre les pieds sous la table, quand même pas mal non ? Bien sûr, ma demande impliquait aussi que personne n'amène de la viande ou du poisson.
Noël n'est pas encore là et pourtant j'écris au passé - parce que ce cadeau m'a été refusé. Pourtant, il y a deux ans l'idée était bien passée (pendant des heures j'avais préparé un repas qui avait régalé tout le monde !). Alors ? Deux Noëls vegans en trois ans ça fait trop, même si ça se passe bien et qu'on se régale ? Ou bien je me suis trompée et il y a deux ans ce n'était pas si terrible que ça (mais on m'avait bien laissé croire le contraire alors) ? Peut-être... medium_foie_gras.jpg Mais surtout, on m'a expliqué : pas question que ça devienne une habitude familiale de ne plus manger de viande en ta présence. Finies, les excentricités, les mauvaises habitudes ! Rappel à l'ordre, donc. Je me sens un peu comme une enfant  dont il ne faut pas céder aux caprices - sauf que ce n'est absolument pas un caprice et en plus que j'ai quitté le domicile familial depuis plus de vingt ans et que j'y repasse très rarement. Tellement rarement que finalement ça faisait à peine deux semaines par an où la famille mangeait pas ou bien moins de viande, en tout cas il est vrai presque jamais en ma présence, je leur en suis reconnaissante - ça fait toujours ça d'animaux tués en moins. J'avoue que j'ai eu la faiblesse de m'y habituer. Rappel à l'ordre : ma fille, pas question que tu fasses la loi dans la famille. A Noël, on mange de la viande, sinon ce n'est pas une vraie fête, m'a-t-on dit.
Comme je suis parfois un peu emportée et que j'ai tendance à être émotionnelle sur ce sujet en particulier, j'ai déclaré que si il y avait de la viande au repas de Noël, je ne viendrais pas ! La réponse a été claire : alors il vaut mieux que tu ne viennes pas.
Que faire ? Comme toujours et comme dans bien des familles, le vrai dialogue n'a jamais été à l'honneur chez nous. On n'échange pas mais on impose son point de vue, surtout quand on est le père. Ca a été dit, rien à discuter : de la viande il y aura, point. Pas de blah-blah, pas de cadeau repas de Noël sans viande qui tienne - d'ailleurs, pas terrible comme cadeau, a-t-on estimé à ma place. C'est vrai que c'est tellement plus sympa d'offrir des BD ou n 'importe quel truc acheté, même cher (fabriqué en Chine bien sûr) ! Pas de remise en question, pas de sacrifice, pas de renoncement, pas à réfléchir, il suffit de faire comme tout le monde de foncer dans un magasin d'ouvrir son porte-monnaie d'allonger les billets et un paquet cadeau s'il-vous-plaît-merci- au-revoir-et-joyeux-Noël. On m'a patiemment expliqué qu'on respectait mon point de vue mais je devais aussi respecter le leur. Mais respecter quoi ? Le meurtre inutile des animaux ? Non, je n'ai aucune envie de respecter cela ! Quoi, mais nos belles traditions ? Nos cultures, nos habitudes, nos petits plaisirs, le foie gras et le saumon fumé ? Je suis désolée, mais du point de vue des animaux il n'y a aucune justification à tout cela. Est-il juste de défendre certaines traditions néfastes ?
Oui, ma famille respecte mes choix, mais ne comprend rien à mes motivations - et n'a surtout vraiment jamais voulu les connaître ! Qu'on respecte mon végétalisme, quelle importance ? C'est arrêter de manger les animaux qui compte ! Et lorsque je les entends dire en toute bonne conscience que les animaux, il ne faut pas leur faire de mal, j'ai juste envie de hurler...
Mais je n'ai pas pour autant l'envie de m'embrouiller avec ma famille. D'abord, je n'aime pas les conflits, ensuite ça ne sauverait aucun animal car ils en mangeraient toujours autant, voire ça leur donnerait une image négative du végétalisme, ce que j'ai quand même réussi à plus ou moins éviter jusqu'à aujourd'hui. Donc j'ai fait marche arrière. Je me suis désolidarisée des animaux. J'ai menti. J'ai dit que si je ne venais pas, ça n'aurait rien à voir avec l'histoire du repas, viande ou pas viande, que se serait parce que j'aurai trop de boulot. Parce que les trains seront complets. Parce que n'importe quoi d'autre. Et ça les a rassurés et ils se sont lâchés. Ma soeur m'a avoué qu'elle avait été inquiète de voir que je devenais extrémiste, fanatique, elle a même pensé que j'étais tombée dans une secte. J'ai écouté sans rien dire, juste des larmes dans mon coeur. Ma famille est très conventionnelle, ne m'a jamais écoutée ni comprise - et ce n'est à Noël que ça va changer...
Et je n'irai pas dans ma famille pour les fêtes de Noël. Trop de boulot. Les trains affichent complet. Ils mangeront de la dinde sans moi. Et surtout, je n'aurais pas à entendre leurs blagues - ha, quelle peur je leur ai fait, leur laisser croire que j'étais si fanatique que je ne viendrais pas si il y avait de la viande sur la table ! Mais voyons, je plaisantais, c'était pour du faux ! Comme tous les animaux qui sont saignés pour les fêtes, sans doute.

09 décembre 2006

Helmut F. Kaplan

medium_helmut_f._Kaplan.jpgVoilà un nom à retenir, quelqu'un qui a l'air bien intéressant : Helmut F. Kaplan est philosophe, auteur et enseignant à l'Université de Salzburg, et est porte-parole des animaux ! Et en plus, il ne mâche pas ses mots. Ainsi, dans le dernier numéro d'Alliance Végétarienne (le numéro 86), j'ai découvert ses écrits :
Il n'y a rien de plus abject que d'ordinaires consommateurs de viande qui sortent de la salle de concert pour aller au restaurant. Ils se font passer pour des gens cultivés et, l'instant d'après, ils engloutissent des cadavres d'animaux massacrés. Ils affectent d'être des gens bien, ils simulents des moeurs raffinés quand, en réalité, ils sont soumis à l'égoïsme le plus monstrueux et le plus honteux.
Ce qui s'avère tout à fait exact du point de vue des animaux ; mais qui veut penser à ce que vivent les animaux ?
medium_helmut_F._Kaplan_livre.jpg Une petite recherche sur google m'a permis de lire sa "lettre ouverte à toutes les organisations de protection/libération animale", dans laquelle il prône l'installation de systèmes de vidéo-surveillance dans les abattoirs : il s'agirait d'abord de forcer les abattoirs à respecter les termes juridiques quant à l'abattage des animaux, et ensuite peut-être la révélation à travers cette campagne des cruautés illégales dans les abattoirs amèneront aussi les hommes à remettre en question les cruautés que la loi permet. Il a raison, car prendre conscience de ce que manger de la viande implique (les élevages et les abattoirs) fait souvent réfléchir. J'ai recontré plusieurs personnes qui sont devenues végétariennes (et le sont restées) après avoir vu le documentaire de Brigitte Bardot sur les dessous de la viande (on pense ce qu'on veut de BB, cette série télévisée diffusée dans les années 80 était bien intéressante !).
Il a écrit plusieurs livres pour son combat pour les animaux, mais je n'ai pas trouvé de traductions françaises. Si vous avez des pistes... Helmut F. Kaplan a un site, mais il est en allemand (comme ses livres !) - si vous lisez l'allemand, n'hésitez pas !

07 novembre 2006

Végétariens Magazine en kiosque

medium_vege_magazine_n_1.2.jpgAyé, le premier numéro de Végétariens Magazine vient de paraître en kiosque* : un bon moyen de parler du végétarisme façon grand public... Le thème est abordé un peu par tous les biais (santé, environnement, interviews, actualité, etc.) et y'en a pour tous les goûts, mais avec toujours au centre la préoccupation des animaux - et il y en a tellement pour tous les goûts que, perso, je ne me retrouve pas forcément dans tout, évidemment !
L'essentiel, c'est Végétariens Magazine n'oublie pas que si le végétarisme est bon pour notre santé, ça l'est encore plus pour celle des animaux, d'ailleurs, "la revue Végétariens Magazine est réalisée par des végétariens qui ne sont motivés que par des objectifs éthiques". 
Le sommaire est varié, pour en juger par vous-même, achetez-le à votre marchand-e de journaux,  ça encouragera l'équipe à sortir un prochain numéro !
Dans ce numéro 2, j'ai retenu :
- l'interview de Janez Drnovsek, président de la Slovénie et végétarien (pour les animaux)
- la petite chronique sur la souffrance des homards et le Groupe pour la Libération des Homards
- l'article Quand le végétarisme devient un jeu d'enfant : un jeu vidéo où il est question de libérer des animaux des labos, des abattoirs, et de distribuer du tofu et du lait de soja !
- l'entretien avec le médecin Jérôme Bernard-Pellet
La revue coûte 3,8euros, l'abonnement (11 numéros par an) est de 39,6euros. Cette revue n'est soutenue par aucun grand groupe de presse : pour vivre, elle dépend de nous (et d'un peu de pub aussi) ! 
 
* plus exactement, c'est le numéro 2 de novembre 2006, le numéro 1 n'était apparemment pas sorti en kiosque : pour info, vous pouvez télécharger le numéro 1 en PDF (vegmag1.pdf)