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23 janvier 2010

L'Inde, paradis des vaches ?

Elles sont tellement magnifiques, ces vaches indiennes, on dirait de vraies déesses - en tout cas, je trouve ! Entre leurs oreilles gigantesques et leur regard si doux, il y a quand même de quoi fondre... portrait-1.jpgCe que ne font bien sûr pas du tout tous les Indiens, et l'Inde est bien loin d'être le paradis des vaches. Encore une idée toute faite qui s'écroule, dommage, on l'aimait bien celle-là !
Traditionnellement, les vaches sont sacrées pour les hindous(1) qui les considèrent comme leur mère, pour ce qu'ils peuvent en retirer : le lait bien sûr (blanc, pur, sacré), mais aussi l'urine (usage médical et cosmétique) et la bouse (combustible et fertilisant). Pour les hindous, seule la consommation de la viande de vaches est taboue. Si les hindous considèrent que le végétarisme aide à leur élévation spirituelle, c'est une affaire personnelle et les animaux ne sont pas pris en compte pour eux-mêmes. Lors de certaines fête, comme Diwali, ils pratiquent des sacrifices animaux :  chèvres, boucs ou moutons sont égorgés. Tuer une vache est par contre considéré comme un meurtre.
Et pourtant, le plus grand cheptel de vaches est actuellement en Inde, avec 482 millions de têtes, dont au moins 284 millions de bovins laitiers, pour une production de lait de 100 millions de tonnes. L'Inde concentre 21 % du bétail mondial de buffles et de bovins. Mais les Indiens consomment tellement de laitages qu’ils doivent en importer, et la France est le premier fournisseur de l’Inde en lait. Car les Indiens, comme les Chinois, abandonnent progressivement leur régime alimentaire traditionnel, majoritairement à base de protéines végétales, pour rejoindre le modèle occidental basé sur une très forte consommation de protéines animales : laitages, oeufs, viandes. Pour le plus grand malheur des animaux et pour a richesse des industrielle, la Vache qui rit et le foie gras font leur entrée en Inde.
Pour les besoins de la production laitière, en Inde comme en Occident, les veaux sont généralement ôtés à leur mère dès la naissance afin de s’accaparer le lait. Les vaches sont abattues ou jetée à la rue dès que leur production diminue, ou si elles sont stériles. Insémination artificielle, séparation des petits et des mères, abattage des petits, promiscuité, mauvais traitements... en tous points, les conditions d’élevage des animaux liées à l’industrie laitière sont aussi éprouvantes et terribles qu’en Occident, et que les élevages soient encore généralement familiaux et de taille modeste n’y change rien (mais là aussi ça change, et les fermes industrielles font leur entrée, souvent avec le soutien financier et logistique de l'Occident). Une différence entre l'Inde et l'Occident, est que les gens mettent souvent à la rue les vaches dont ils ne veulent plus (stériles, malades, moins productives, etc). Histoire de ne pas les tuer - directement, au moins. Elles auront alors le choix entre mourrir lentement de faim, de maladie, après une collision avec une voiture (et causer un accident), ou bien de se faire embarquer pour l'abattoir, le tout dans l'indifférence quasi générale.
En plus de l'exploitation des vaches pour leur lait, l'Inde est le deuxième fabricant mondial de vêtements en cuir, après la Chine, avec une production de 18 millions de pièces par an sur un total de 120 millions de pièces. Si vous achetez du cuir, il a toutes les chances de provenir d'une vache tuée en Inde ou en Chine.

inde-abattoir-New-Delhi.jpgLes conditions d'abattage des vaches en Inde sont effroyables - on en voit, si je me souviens bien, quelques prises de vues dans Earthlings. Des milliers d'abattoirs clandestins existent à travers le pays, où les vaches sont égorgées en toute conscience, voire dépecées et découpées encore vivantes, pour leur cuir. De toutes façons, les abattoirs légaux ne valent guère bien mieux.
Le sort des autres animaux en Inde n'est guère plus brillant, qu'il s'agisse des chiens (victimes de la gale ou d'empoisonnements), des poulets (tués par millions pour être mangés), des chèvres et des moutons (également mangés en masse), des ânes (surexploités au travail jusqu'à finir, eux aussi, livrés à eux-mêmes à la rue), etc.
Mais en Inde comme ailleurs des milliers de gens s'organisent et luttent pour les animaux, pour les humains, bref, pour un monde meilleur. J'ai appris tout récemment que les ours danseurs n'existent plus en Inde. Des programmes de réorientation professionnelle intelligemment pensés ont été mis en place pour les propriétaires d'ours, qui y ont eu accès à la seule condition de donner leur ours à une structure apte à le recevoir et à s'engager à ne plus en exploiter d'autres.
Madhu&Vrinda.preview.jpgEt pour les vaches, il y a les "gaushalas". Ce mot sanskrit signifie littéralement : « la maison des vaches ». Il en existe des centaines à travers l’Inde et le Népal. Des vaches, des boeufs , des veaux et des taureaux abandonnés, victimes de mauvais traitements, blessés, accidentés ou en fin de vie sont recueillis dans ces refuges. Certains animaux sont rescapés des abattoirs, d'autres ont été trouvés agonisants en pleine rue.  Les gaushalas sont tenus par des hindous qui considèrent les vaches comme étant des êtres sacrés. Ces refuges possèdent donc tous une dimension fortement mystique. Certains sont corrompus, et les vaches y sont exploitées comme partout ailleurs. N'empêche, d'autres sont honnêtes, fiables et remarquables, ils sauvent des vaches pour de vrai - le gaushala Care for cows et Mahawir sont de ceux-là. Pourtant, ils ne prônent pas le véganisme - tenus par des hindous, le lait reste valorisé et  est donc (même si c'est très peu) consommé. Etonamment, les vaches se reproduisent également à l'intérieur des (certains?) gaushalas, alors que d'innombrables vaches, boeufs et taureaux sont à secourir à travers le pays. Enfin, je n'ai pas l'impression (mais je peux me tromper, toute info est la bienvenue) que les gaushalas aient une quelconque dimension informative - je veux dire par là que, par exemple, au lieux d'accepter la consommation de lait, il serait plus utile aux vaches  que les gens impliqués dans les Gaushalas informent leurs compatriotes sur ce que représente réellement cette consommation.
Que ce soit en France, en Inde ou ailleurs, épargnons les vaches en ne consommant pas de produits laitiers, en refusant de manger leur chair ou de porter leur peau - lait/viande/cuir étant les trois faces d'un même ignoble commerce lucratif.

blog kamal.preview.jpgblog yasoda.preview.jpg

Un excellent dossier pour en savoir plus :
"végétarisme, Inde et Tibet", réalisé par l'association Maïcha.

Vaches à leur arrivée au gaushala Care for cows, puis quelques mois plus tard.
Il est possible de soutenir financièrement les gaushalas, comme celui de Care for cows, et aussi de les visiter en Inde.

 

(1) L'Inde ne compte pas uniquement des hindous bien sûr, mais aussi des musulmans, des jaïns, des chrétiens, des bouddhistes, etc., peut-être même quelques personnes athées.

05 janvier 2010

Les émotions des animaux

Ce livre, sur lequel je suis tombée complètement par hasard, est tout simplement une merveille! Très accessible, clair, intelligemment engagé, étayé de nombreux exemples concrets et de solides références scientifiques, il se lit passionnément et apporte un souffre nouveau à l'éthologie : oui, les animaux éprouvent des émotions, et oui, à condition d’être assez attentifs, nous pouvons comprendre ce qu’ils ressentent. « Les animaux n’agissent pas simplement ‘comme s’ils’ éprouvaient des sentiments ; ils en ont vraiment. » (219), affirme l’auteur.

Et même si nous ne saurons peut-être jamais exactement ce qu’ils ressentent, tout comme nous ne pouvons jamais savoir exactement ce que ressent un autre être humain, aussi proche nous soit-il, cela ne constitue pas une raison valable pour nier l’évidence, à savoir les émotions des animaux « En tant qu’humains, nous ne pouvons décrire et expliquer le comportement des autres animaux qu’en employant des mots qui nous sont familiers d’un point de vue anthropocentrique. (...) Si nous refusons d’employer le langage anthropomorphique, nous n’avons qu’à plier bagage et rentrer chez nous, parce qu’il n’y a pas d’autre choix. » (223 et 224). « Autrement dit, nous sommes tous d’accord pour reconnaître que les animaux et les humains ont beaucoup de traits en commun, dont les émotions. Ainsi, nous ne prêtons pas aux animaux quelque chose d’humain ; nous identifions des similitudes et nous utilisons le langage humain pour traduire ce que nous observons. » (226)

bekoff les émotions des animaux.jpgbekoff_emotional-lives-animals.jpgLes animaux cités en exemple sont souvent des chiens, animaux proches des humains (et de l’auteur) s’il en est. Il y a aussi de nombreux exemples issus d’observations d’animaux sauvages (loups, renards, pies, jaguars, éléphants, cétacés, etc.), d’autres animaux domestiques comme les chats, les chevaux et les cochons, ou bien d’animaux vivants dans des zoos, des laboratoires, des centres d’observation, des réserves (primates, souris, rats, poissons... ).

Dans ce livre, il est question de jeux, d’amour, de mensonge, de justice, de colère, d’empathie, de jalousie, de la mort et des gestes que certains animaux effectuent vis-à-vis de leurs morts : « On sait que les gorilles veillent leurs amis défunts. C’est pourquoi certains zoos ont prévu un rituel lorsqu’un de leurs gorilles vient à mourir. » (131). Il est aussi question de la moralité et des maladies mentales chez les animaux. Avant de parler de ce dernier thème (principalement de l’autisme et de troubles bipolaires), Marc Bekoff précise : « Je tiens à poser ici une dernière question que l’on passe généralement sous silence : si les animaux éprouvent un grand nombre d’émotions humaines – et peut-être la plupart d’entre elles – peuvent-ils aussi être sujets aux maladies mentales ? » (159).

Marc Bekoff répond également progressivement tout au long de son ouvrage aux questions que soulève invariablement la prise en considération des animaux. Il explique ainsi que « respecter, protéger et aimer les animaux ne compromettrait pas la science. Cela ne veut pas dire non plus que les hommes seraient moins respectés, moins protégés et moins aimés. Faut-il nécessairement affamer ses enfants pour nourrir son chien ? Non, avec un minimum de prévenance et de prévoyance, on peut s’occuper de tout le monde. » (66)

Au passage, il remet en question les bases mêmes des interactions animales : « La ‘survie du plus fort’ est un concept dont la pensée et la réflexion théorique sont imprégnées. Mais la recherche actuelle n’en fait plus le principal moteur de l’évolution. Pendant longtemps, la coopération n’a pas été prise en compte en raison de ce parti pris idéologique. Mais le flot d’articles scientifiques et de parutions diverses sur la coopération nous signale aujourd’hui que le courant s’inverse. (...) Les animaux continuent bien sûr à se faire concurrence, mais la coopération occupe une place centrale dans l’évolution du comportement social, ce qui en fait une clé de la survie. » (198)

Il prône également la prise en considération de la morale dans les relations que nous entretenons avec les autres animaux : « Que faire une fois que l’on a reconnu l’existence et l’importance des émotions animales – ce dont énormément de gens sont déjà persuadés ? Nous devons considérer nos actes et voir s’ils s’accordent avec notre savoir et nos opinions. Je crois profondément que la morale devrait toujours éclairer la science. » (36).

Le travail Marc Bekoff ne se limite donc pas à des réflexions ou des théories : il prône clairement de passer à l’acte, de modifier en faveur des animaux la façon dont nous les traitons dans les élevages, les zoos, les laboratoires, les espaces sauvages, etc : « Même si nous connaissons bien les émotions animales, nous avons manifestement encore beaucoup à apprendre. Mais ce que nous savons déjà devrait suffire pour nous inciter à modifier notre manière de traiter les autres animaux. Forts de ces connaissances, il faut passer à l’action. Il n’y a aucune raison de prolonger le statu quo. Nos connaissances ont évolué et nos relations avec les animaux doivent en faire autant. » (238) « Nous savons qu’une ‘science objective et coupée des valeurs’ reflète elle-même un ensemble particulier de valeurs. Nous savons que les résultats de la recherche scientifique (tous ces faits) doivent influer sur notre manière d’agir au sein du monde ; la science, sinon, n’est plus qu’un exercice futile. Nous savons aussi que les animaux ont des émotions et, partout dans le monde, souffrent par notre faute. » 240).

Enfin, il s’attache à convaincre en faisant appel au principe de précaution : admettons qu’on ne puisse pas (encore ?) savoir exactement ce que ressentent les animaux, nous devrions d’autant plus prendre soin d’eux, car ils ressentent peut-être des émotions, la souffrance ou le plaisir, au-delà de tout ce que nous, humains, percevons et connaissons.

Les émotions des animaux est un livre passionné, passionnant, qui nous entraîne positivement à revoir nos interactions avec les autres animaux, sans illusions cependant : « Respecter cet engagement [prendre réellement en compte les animaux], si simple soit-il, n’est pas une tâche facile. Croyez-moi, j’en sais quelque chose. Il faut surmonter la peur : la peur d’aller à l’encontre des principes, la peur d’affirmer sa différence, la peur du ridicule, la peur de perdre des subventions ou d’irriter ses collègues, de reconnaître ce qu’on a fait, ou ce qu’on fait subir aujourd’hui encore aux autres animaux sensibles. Lorsque nous avons du mal à surmonter nos peurs, la honte peut parfois nous décourager et nous paralyser. Mais nous ne devons pas oublier que chaque jour offre de nouvelles opportunités. » (288)

Et ces opportunités, ne les laissons pas passer : apprenons à vivre avec les animaux, et surtout à laisser vivre les animaux !

bekoff and bessie.jpg
Marc Bekoff, Les émotions des animaux. Paris, Payot et Rivages, 2009.

isbn: 978-2-228-90401-8

311p / 20€

 

Marc Bekoff est professeur de biologie (Colorado) et cofondateur, avec Jane Goodall, de Ethologist for the Ethical Treatment of Animal.

 


21 novembre 2009

Mystère et boule de gomme

Quand j'étais au Portugal, cet été, je passais presque tous les jours devant une sorte de pâtisserie-traiteur. Cette boutique disposait d'une petite terrasse, où les gens pouvaient boire un café en mangeant quelque viennoiserie, et il y avait aussi un écran télé (plat et HD) où le même film passait en boucle, du matin jusqu'au soir, jour après jour.

Ça commençait par l'histoire de jolis petits cochons noirs (les cochons portugais sont traditionnellement noirs) qui vivaient en pleins champs. On les voyait donc s'ébattre sous des étendues boisées de beaux chênes, dans la brume matinale, de belles images paisibles. Une carte nous montrait où vivaient ces cochons heureux.
Et puis ça enchaînait avec des carcasses de cochons suspendues par les pattes arrières, toutes propres, roses et déjà vidées. Comme ça, paf, d'un coup on passait du cochon trottinant dans son pré au même cochon mort, sans entrailles, prêt à être découpé en morceaux. Total mystère entre les deux prises de vues.
Comment une telle transformation était-elle possible? Confusément, les gens un peu avertis devaient bien percevoir qu'il manquait quelque chose, là, on passe pas comme ça d'un animal vivant à un cadavre écorché. Ce quelque chose, réfléchissons, l'abattoir peut-être? abattoir cochon.jpg

Rendue totalement invisible, cette séquence manquante entre deux prises de vues tranquillement posées (l'une sur du vivant, la seconde sur du mort), était sans doute elle aussi tranquille. Les cris, la peur, le sang, ça fait désordre: tout ce cauchemar est tellement plus simple à esquiver, et inconsciemment on mettra à la place du savoir-faire, de la propreté, éventuellement quelque bruissement discret. Mais la plupart des gens ne mettaient sans doute simplement rien du tout - on ne va pas commencer à réfléchir sur la mise à mort des bêtes.
Le film continuait alors par le savant dépeçage d'une cuisse de cochon, geste après geste un homme expert maniant un grand couteau bien tranchant ôtait le gras jusqu'aux muscles. Ensuite, les cuisses roses étaient soigneusement empilées dans un énorme hangar plein de gigantesques tas de cuisses, que des costauds recouvraient largement de gros sel, à la pelle - geste encore souligné par un beau ralenti. Du sel plein les cadavres. Un hangar plein de bouts de cadavres. Indifférence totale des consommateurs, tandis que je m'interrogeais: combien de milliers de cochons pour obtenir une telle quantité? Écœurement, sentiment d'impuissance et non pas d'indifférence (nuance). D'un geste lent et sûr, un employé ferme la porte du hangar, plongeant dans le noir téléspectateur et milliers de cuisses salées. Et à chaque fois dans mon esprit se superposaient les images de monceaux de cheveux, de lunettes, de vêtements, mis de côtés par les nazis dans les camps de la mort.
jambon_d_auvergne_140.jpgPuis un petite phrase, j'ai un peu oublié mais c'était quelque chose comme : "Tout vient à point à qui sait attendre." Le hangar s'ouvre à nouveau et, magique alchimie, les bouts de cadavres qui devraient être puants, verdâtres et grouillants de vers, sont mangeables par l'humain! Et, encore plus miraculeux, voilà que des humains qui se pensent civilisés salivent devant des morceaux de cadavres, des parties de corps arrachées où sont encore visibles os, peau, tendons, etc.
On pourrait appeler cete petite vidéo de propagande spéciste : "La mystérieuse transformation des cochons"...
Et un autre point fort de ce film est de largement contribuer à entretenir le mythe des animaux d'élevage libres, alors que c'est juste un nombre totalement insignifiant de cochons qui ne souffre pas le martyr en élevage industriel.

o ciclo do leite.jpgPeu de temps après, je trouvais une autre merveille de la propagande spéciste : un livre pour enfants sur le cicle du lait (Ciclo do leite). Celui-ci, on pourrait le renommer : "La mystérieuse disparition des veaux". Parce que dans ce petit livre, aucune allusion aux veaux, juste de braves vavaches ravies de donner leur lait aux humains, sans doute qu'elles en ont trop, comme ça!
Pas d'insémination forcée, par de veaux arrachés à leur mère quelques heures après leur naissance, pas de vaches complètement affolées et angoissées par la disparition de leur bébé, pas de vaches traitées comme de simples pompes à lait et abattues dès que leur production baisse. Non, dans ce merveilleux conte pour enfants, il n'y a que de belles vaches souriantes contentes, des petits enfants émerveillés et quelques adultes bienveillants. C'est si simple.
On va quand même pas commencer à leur expliquer le vrai cycle du lait: il y a toutes les chances qu'ensuite les enfants ne voudraient plus en boire. Parce que la vie d'une vache laitière, c'est pas joli joli.
lait vache.jpg

19 novembre 2009

Le fond de l'horreur?

Aujourd'hui, je tombe sur une petite vidéo. Atroce, totale cruauté, est-ce que ça y est, on atteint le fond de l'horreur?
En Chine, des restaurants servent des poissons à moitié cuits, à moitié vivants.
C'est absolument atroce. Les Chinois sont décidemment des barbares! Alors qu'en France, en Europe, n'est-ce pas... nous sommes des gens ci-vi-li-sés! Tenez, par exemple, les homards ébouillantés vivants par millions, les grenouilles aux cuisses arrachées alors qu'elles sont vivantes, c'est bien plus propre ! Tiens, tout ça me rappelle un article paru il y a quelques années, dans Courrier international :

homard-bleu.jpgLes homards peuvent vivre plus d'un siècle et ont une vie sociale complexe. Leur système nerveux sophistiqué les rend sensibles à la douleur : les nœuds neuraux sont dispersés sur tout le corps et ne sont pas centralisés dans le cerveau, ce qui signifie qu'ils sont condamnés à souffrir jusqu'à ce que leur système nerveux soit complètement détruit. Séparer la moelle épinière et le cerveau en coupant l'animal en deux fait même sentir la douleur à chacune des parties encore vivante ! De plus, le homard ne dispose pas du mécanisme dont disposent par contre les humains (entre autres), qui fait qu'en cas de douleur extrême, le choc intervient pour court-circuiter la sensation. Or, d'après le Dr Robb, de l'Université de Bristol, un homard plongé directement dans l'eau bouillante reste vivant quelques quarante secondes - quarante secondes de souffrance. Placé dans de l'eau froide portée à ébullition, il peut survivre pendant cinq minutes. Tué par la méthode industrielle qui consiste à l'immerger tout simplement dans de l'eau douce [les homards vivent dans l’eau salée], il agonise pendant deux heures... De leur capture jusqu'à la fin de leurs misères, ils doivent aussi endurer une privation quasi totale de mouvements pendant des semaines dans de minuscules cages métalliques dans les entrepots, dans les aéroports, puis dans les chambres frigorifiques, puis dans les aquariums, les grands magasins et les restaurants. Par facilité, mais aussi pour éviter qu'ils ne salissent leur cage de leurs déjections, on les laisse jeûner pendant tout ce temps ; pour cette raison, de crainte que, affamés, ils ne s'en prennent les uns aux autres, on les laisse tout ce temps avec les pinces liées avec un ruban adhésif. Plus de 80 millions de homards vivent ce calvaire chaque année de par le monde. (infos Gaïa, et S. O'Neil, Courrier international, n°474, déc. 1999, et C. Gericke, Tierrechte n°22, nov. 2002)

D'ailleurs, c'est en voyant des homards vivants enfermés dans des boîtes en plastique, au rayon frais d'un supermarché, à l'époque de Noël, que j'ai la première fois de ma vie pris conscience que quelque chose n'allait pas dans la façon dont les humains traitent les animaux. J'avais moins de dix ans, mais je me souviens parfaitement de la violence que j'ai alors ressentie.
Cependant, les homards, quand ils arrivent sur la table, sont morts. Tenue à distance, la mise à mort semble ne pas concerner le brave consommateur, qui s'en tire facilement par quelque vaseux argument de mauvaise foi, banal à pleurer (genre : "De toutes façons, on l'aurait tué", etc.)
foie gras.jpgMais ces gens, qui mangent des poissons suffoquants, ils les voient agoniser. Ceci dit, il parait qu'en Chine et en Corée, un autre met est la cervelle de singe vivant. Il paraît aussi qu'en France, on consomme même des d'oiseaux torturés pendant des semaines: ils sont totalement immobilisés dans des cages sales et minuscules (ils ne peuvent même pas étirer une aile, ni se retourner, ni nettoyer leur plumes), et plusieurs fois par jour, pendant tout ce temps, on les force à avaler brutalement, en quelques secondes, des quantités effroyables de nourriture grasse et immode. Puis, vite vite avant qu'ils ne meurent d'etouffement ou de stress (enfin, on essaie mais il y en a plein qui en meurent quand même), on les pend la tête en bas et avec un  couteau on leur tranche la gorge. Il paraît que c'est surtout leur foie que les gens s'arrachent, et c'est un met qui est particulièrement recherché à Noël (cette période de l'année dont la légende dit que c'est un moment privilégié pour l'amour).
Finalement, le comble de l'horreur se trouve aussi à l'épicerie, au traiteur en bas de chez nous, au restaurant au coin de la rue, et parfois jusque dans nos frigos... Et je ne parle même pas des laboratoires qui dissèquent et tuent à petit feu des millions d'animaux, la plupart du temps même pas "au nom de la science" (lol), mais bel et bien pour tester des cosmétiques (on en manque, c'est sûr), des nettoyants ménagers, des solvants, etc., et surtout faire du fric.
Les humains, quelque soit l'endroit où ils vivent, sont tous gagnants dans le grand concours de cruauté envers les animaux. Enfin, presque tous : les végans sont les grands perdants (les végétariens sont moins perdants, mais pas les grands gagnants non plus, même si la séparation forcée des bébés et des mères allaitantes n'est pas triste non plus, le broyage des poussins pour la production d'oeufs c'est assez bon aussi).
Quoi qu'il en soit, pour chaque carpe brûlée/dévorée vivante, pour chaque homard ébouillanté vivant, pour chaque poussin broyé, pour chaque canard gavé, pour chaque truie immobilisée, pour chaque lapin aux yeux brûlés, c'est le fond de l'horreur.
A chaque fois, pour chaque animal souffrant, un nombre infini de fois.

07 novembre 2009

La photo du jour

- TÊTES DE VACHES -

Des fermiers hongrois ont déposé des têtes de vache devant
le ministère de l'Agriculture, ce jeudi à Budapest.
Ils protestent contre la baisse des prix de leur production.
(photo : Libération)

hongrie.jpg

" Pendant qu'au loin le bourreau tranche
Horreur travestie en banal
Vous reprendrez bien une tranche
De ce qui fut un animal."


Le Jour se lève, Tribunal Animal.

31 octobre 2009

Une prise de conscience

En terminant de lire Le cri de l'espoir de Jane Goodall (un bouquin dont il y aurait beaucoup de choses à retenir et à dire), une anecdote m'a particulièrement touchée. Alors, je cite:

" Je croise énormément de gens qui vouent leur existence à l'amélioration des conditions de vie des plus défavorisés. Sans oublier ceux qui viennent en aide aux animaux, bien sûr. Prenez par exemple Jon Stocking, qui travaillait autrefois comme cuisinier sur un chalutier pêchant le thon. Horrifié, il voyait les dauphins se faire piéger dans les filets et périr noyés. Un jour, quand il entendit un petit crier alors que sa mère le regardait droit dans les yeux comme pour le supplier de les secourir, il sauta dans le chalut, où se débattaient thons, requins et dauphins terrifiés. Tout aussi affolé que les pauvres bêtes, Jon prit le bébé dauphin dans ses bras et le rendit à la mer. Sans trop savoir comment, il parvint également à faire passer la mère par-dessus la nasse. Puis, sortant son couteau, il trancha les mailles du filet et libéra tous les animaux captifs. Bien entendu, il fut imméditament licencié." (p.217)
Franchement, cette histoire de sauvetage est assez extraordinaire: cet homme a perdu son travail parce qu'il a eu assez de cran pour sauver des animaux en détresse. Si au départ ce sont les dauphins, plus à même d'éveiller que les poissons en nous la sympathie (ce sont des mammifères, en plus très bien côtés dans l'immaginaire humain), et notamment un bébé et à mère, Jon a finalement libéré tous les animaux prisonniers - dauphins, poissons, requins, etc. Peut-être par ce geste salvateur s'est-il défoulé d'une frustration et d'une peine longtemps contenues - celles d'assister, habituellement impuissant, à l'asphyxie des dauphins dans les filets de pêche.

esc_mark.gifL'histoire de Jon ne s'arrête pas là. Suite à cette aventure, il a décidé d'agir pour des animaux. Il s'est lancé dans la fabrication de chocolats, dont un pourcentage des ventes est reversée à une association luttant pour des espèces d'animaux en danger.
Comme tant de personnes, Jon Stocking a limité son aide à certains animaux, ici ceux dont l'espèce est en danger. Il notamment est particulièrement dommage que son entreprise, Chocolat Endangered Species, fabrique du chocolat au lait, contribuant ainsi à l'exploitation des vaches laitières et à l'assassinat des petits veaux mâles, ainsi que des vaches devenues trop peu rentables, etc. Quel dommage pour les vaches qu'elles ne fassent pas partie d'une espèce en voie de disparition! Mais vu tous les bénéfices qu'elles nous rapportent, leur espèce ne risque pas de s'éteindre...

 

21 septembre 2009

Charal 3ème, entre autres

Les deux dernières notes ont été simplement des reprises de l'actualité concernant les animaux, à savoir l'affaire Charal et la menace d'expulsion de la forêt de Léa. Et bien, aujourd'hui, je vais encore relayer l'actu ;-)
Comme je suis toujours au Portugal et que je ne peux que me connecter de façon épisodique, je regarde de loin en loin, mais à chaque fois je découvre de nouvelles actions. En fait, j'ai vraiment l'impression que ces dernnières années la mobilisation pour les animaux est grandissante, mieux organisée, plus rapide - et je suppose sans prendre de grands risques que le développement d'Internet est loin de n'y être pour rien. C'est classe (même si ça montre à quel point le spécisme règne en maître, et il reste encore tant de choses à dénoncer et contre lesquelles lutter)!
Une des grosses actualités du moment est l'affaire Charal, avec une nouvelle vidéo mise en ligne par L214, sur l'abattage des moutons cette fois (la première vidéo concernait l'abattage des vaches). Ces images montrent que l'abattoir de Charal "dispose d’un piège pour les ovins. Ce piège est refermé autour de l’animal qui est ainsi immobilisé. La tête et le cou dépassent. Le piège se retourne. L’opérateur tranche la gorge, ouvre le piège à contention, attache une des pattes arrière et suspend l’animal. Ces opérations se succèdent rapidement. L’immobilisation ne dure que le temps de trancher la gorge. L’animal saigne encore abondamment lors de l’ouverture du piège et de sa suspension."
Des images dures, qui montrent l'atroce réalité de l'abattage des animaux pour leur chair, pour fournir en viande aseptisée et silencieuse les étals des boucheries et des supermarchés. Là, nous avons l'exemple de Charal, mais combien d'abattoirs massacrent ainsi littéralement les animaux, animaux qui de toutes façons ne veulent pas être tués, désirent vivre, et dont rien ne justifie leur mise à mort - sinon la gourmandise des viandard-e-s et notre force absolue. Charal, la cruauté c'est son métier, et les viandard-e-s sont ses complices.
Bonne nouvelle, l'affaire Charal est largement médiatisée, malgré les pressions du lobby Charal.

Autre action, mobilisation pour les pigeons à Cachan, où ces oiseaux sont capturés par une société sur ordre de la mairie, puis exécutés par décompression explosive : "Les oiseaux sont enfermés dans un caisson étanche, puis une pompe puissante fait le vide (comme à 12000 ou 16000 m d'altitude) en moins de 5 secondes. Par les effets physiologiques de cette décompression explosive, les animaux meurent après une agonie de 30 secondes à 2 minutes. Mais beaucoup d'appareils utilisés sont vieux, bricolés et rafistolés : s’ensuit alors une agonie qui peut durer plus de 2 minutes. Les oiseaux possèdent des cavités remplies d'air, un peu comme les vessies natatoires des poissons. Quand l'oiseau, placé en conteneur étanche, subit cette décompression hyper-rapide, les gaz emprisonnés dans ces cavités se détendent en raison de la sous-pression extérieure, une sorte d'explosion... Nous pouvons imaginer la souffrance des oiseaux encore conscients." Charlie Hebdo nous propose un entretien avec Stéphane Lamart, président de l’association «Pour la défense des droits des animaux», au cours duquel on apprend les détails de cette histoire lamentable. En gros, la municipalité est tenue par un fief de chasseurs qui ont d'autres priorités que l'installation d'un pigeonnier, qui est un moyen pacifique de contrôler les populations de pigeons. Pour rappel, les pigeons ressentent le stress et la douleur comme vous et moi, imaginons donc ce qu'ils ressentent lorsqu'ils se font capturer brutalement dans des filets, transporter tout aussi brutalement, pour terminer leur vie par une lente agonie.
Stéphane Lamart croit "que en la mobilisation de nos concitoyens contre la violence que nous, les humains, nous exerçons à l'encontre des animaux. Une mobilisation pour faire pression sur nos responsables. D'ailleurs, une étude a démontré que la plupart des dispositions prises en faveur des animaux l’ont été grâce à la pression qu'exercent les associations sur nos dirigeants, à la suite, notamment, de pétitions." Alors à nos plumes, et écrivons dès maintenant à la mairie de Cachan pour exiger que cesse ce massacre! Des associations se mobilisent déjà (SNDA (Société nationale pour la défense des animaux), de la LPO (Ligue pour la protection des oiseaux) et de la SPOV (Société protectrice des oiseaux des villes)), joignons nos forces aux leurs.
L'association Stéphane Lamart propose un dossier bien complet sur les pigeons des villes.

lait dans champ, italie, 20 09 09.jpgDans un tout autre style, la colère des agriculteurs "producteurs de lait", que nous devrions bien plus justement appeler "exploitants de vaches productrices de lait", ou "exploitants de vaches laitières", qui répandent à tout va le lait pour exprimer leur ressentiment.
Libération en ligne a publié récemment la photo ci-contre assortie de cette légende : "VENDREDI BLANC - La colère des producteurs de lait frappe aussi l'Italie. A Castenedolo dans la région de Brescia des agriculteurs en ont déversé ce vendredi, plus de 200.000 litres dans les champs."
lait dans champ, France.jpgIl y a quelques jours, toujours selon Libération, "à Tanis (Manche), les tracteurs étaient de 250 (gendarmes) à 300 (organisateurs), et ont épandu «de 1 à 2 millions de litres» selon les gendarmes, plus de 3 millions selon les organisateurs", en Loire-Atlantique, environ 500 producteurs de laitont déversé un million de litres de lait dans un champ, dans le Finistère, 1.000 agriculteurs ont répandu 1,5 million de litres de lait, en Seine-Maritime, des éleveurs soutenus par la Coordination rurale ont épandu 150.000 litres de lait dans un champ, etc etc.
lait lac de lait 21 09 09.jpgAujourd'hui, une nouvelle photo pour illustrer ce scandale : "UN LAC DE LAIT - Des agriculteurs de la Confédération européenne des producteurs laitiers (EMB) ont déversé symboliquement ce lundi un "lac de lait" devant la Commission européenne pour attirer l'attention de son président José Manuel Barroso sur la crise que traverse leur secteur."
Ce qui attire mon attention, c'est surtout le fait que des milliers de vaches ont été inséminées de force, séparées de leur bébé dès les premières heures après la naissance, que les veaux mâles ont été engraissés pour être abattus à quelques mois et que les veaux les femelles suivront la triste voie de leur mère, exploitée jusqu'à sa fin précoce l'abattoir, tout ça pour prendre leur lait qui servira à exprimer la frustration de leurs exploitants !!! Alors oui, la situation de ces producteurs exploitants des vaches laitières est dramatique (il y a des suicides), mais c'est intolérable que des animaux soient pris en otage du désespoir des humains, et j'opte ouvertement pour la reconversion rapide et aidée de toutes les personnes qui vivent aux crochets des animaux (exploitants des vaches laitières, mais aussi exploitants des poules, des cochons, etc) dans la voie pacifique de leur choix - choix qui est vaste.
Hélas, les vaches comme tous les animaux, sont considérées comme des objets (ici, des barriques à lait) dont on dispose selon notre bon vouloir, pour se nourrir, se divertir ou s'habiller.
une vache dans le bus RATP 1950.jpgJ'ai ainsi trouvé cette photo qui se voulait sans doute rigolote, qui est triste à pleurer sur la sottise humaine : des hommes illares, forçant une vache à entrer dans un bus, qui plus est visiblement trop étroit, et sans doute en l'honneur de Yoplait (célèbre tortionnaire de vaches). C'était en 1950, à Paris, et la photo a été ressortie pour faire partie d'une exposition censée être à l'honneur du 60ème anniversaire de la RATP. Beurk, vraiment pas de quoi être fier.

Pour finir avec cette note à tiroirs, et un peu tard par contre pour agir (j'avoue c'est de ma faute je relaie trop tard l'info puisque c'était il y a quelques jours), une autre municipalité que Cachan mais toujours en région parisienne - décidemment -, celle du Krémlin Bicêtre, a organisé le 19 septembre un « stupéfiant numéro donné par un véritable ours brun de 200 kg, accompagné de son dresseur et complice ». Ce qui stupéfiant, c'est la bêtise et l'inconséquence des gens qui ont commandité ce spectacle.
Ci-dessous, un modèle de lettre de contestation ; c'est bien ce genre de lettres : d'abord dénoncer le fait, puis expliquer en quoi l'action contestée génère stress, souffrances, et est parfaitement inutile. C'est mieux de rester poli, même si c'est pas facile, ce sera plus positif pour les animaux (et ce sont pour eux qu'on écrit, pas pour pour passer nos nerfs). Là aussi, des associations se mobilisent : l'AVES, Code Animal, Griffes d'Ours, ne les laissons pas seules.

        Monsieur le Maire,

Je viens de lire dans le journal de la ville l'annonce d'un « stupéfiant numéro
donné par un véritable ours brun de 200 kg, accompagné de son dresseur et complice »
et vous écris pour vous faire part de ma plus vive réprobation concernant ce
spectacle qui doit avoir lieu samedi 19 septembre à 12h et 15h45.

Comme beaucoup de kremlinois, je suis totalement opposée à l'utilisation d'animaux
sauvages dans les spectacles.

Les ours utilisés dans les spectacles sont réduits à une vie de stress et de misère.
Leurs besoins physiologiques et comportementaux élémentaires ne sont pas respectés:
cages exiguës dont ils ne sortent que quelques minutes par jour, impossibilité
d'hiberner, stress occasionné continuellement par le transport et l'impossibilité de
se protéger des regards du public alors que les ours sont des animaux discrets et
solitaires.

Contrairement à l'apparence, il n'y a pas de complicité entre l'ours et le dompteur
mais une relation de domination forçant l'animal à exécuter des numéros sous la peur
et la cruauté du dressage.

Les spectacles de montreurs d'ours appartiennent à une époque révolue. Nous ne
sommes plus au Moyen Age. A cette époque il était parfaitement légal de supplicier
des êtres humains et la population était friande de spectacles basés sur le
non-respect et l'humiliation de l'animal considéré comme un objet de divertissement.
Aujourd'hui notre regard sur les animaux a changé.

Je vous demande donc d'avoir le courage d'interdire ce spectacle et de rejoindre
certaines communes (Montreuil par exemple) qui se sont engagées à interdire la venue
d'animaux sauvages dans leur commune.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Maire, l'expression de mes sentiments distingués.

Comme quoi, on peut être en vadrouille au Portugal (hé oui, j'y suis encore :-) et arriver à suivre ce qui se passe en France.