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10 septembre 2009

Sauvons la Forêt de Léa !

8.jpgEncore une info copiée telle quelle, mais que dire de plus?

La justice a décrété que d’accorder à des cochons le même égard que l’on peut avoir pour des chiens ou des chats , est condamnable et exige l’expulsion de LA FORET DE LEA.

La Forêt De Léa, association en faveur des bêtes à groins et des animaux de la forêt, est expulsée parce que quelques uns de ses protégés dorment dans la maison d’habitation !! Et les cochons ont très mauvaise réputation…
On a le droit de maltraiter son animal en toute discrétion chez soi, on a le droit de torturer, de tuer des animaux mais on n’a pas le droit d’élever dans l’amour des animaux de ferme même si ca ne cause aucun tort à autrui. C’est la justice française !
Le tribunal n’a pas retenu la demande formulée par mon avocat : une expertise par huissier prouvant qu’il n’ y aucune dégradation
Non ! le tribunal s’est uniquement retranché derrière la loi « du bon de père de famille » ! Pas besoin de preuve de non dégradations, un cochon n’a pas sa place dans une maison !
Pauvres groins , vous n’avez vraiment pas de place dans notre société. Vous êtes juste des « biens- meuble » consommables.
Des émissions animalières montrent souvent des cochons vivant dans les maisons, on voit même des sangliers. En vain , aux yeux de la justice , je suis la fada qui vit avec des porcs !
Je garderai des enfants en bas âge, rentrant dans la maison avec des bottes gadoueuses , écrivant sur les murs ou autre…on ne m’aurait rien dit !
Mais là , je sauve des mal aimés victimes des souffrances des humains ..donc DEHORS !

Ce n’est pas tout .

Le tribunal a condamné le propriétaire à me verser la somme de 2700 € à titre d’indemnité pour avoir manqué d’eau chaque année de juillet à novembre soit 3.10 € par jour à titre d’indemnité ! ( la maison est alimentée par un puits récupérant l’eau de pluie mais ce puits est fissuré de toute part et non-fermé donc les bactéries se propagent. Ce puits tarissait en juillet , il nous fallait attendre la saison des pluies pour qu’il se remplisse et alimente la maison)
Non ! le tribunal ne s’est pas attardé sur le fait que l’eau ne soit pas potable ! (l’analyse de l’eau par la DDASS en 2007 a révélé la présence de matières fécales …..nous buvions cette eau ! )
Que depuis que nous vivons dans cette maison , ma fille est malade : bactéries et parasites dans le sang ! Elle a eu le escherichia coli , s’est rendue à plusieurs reprises aux urgences…mais ca ce n est pas grave , n’est ce pas ? Elle a rendez-vous le 23 septembre chez un hématologue…
Le tribunal émet quand même l’hypothèse, (suite à la suggestion de mon propriétaire et de son avocat), que les excréments de cochons s’infiltrant dans la terre, devaient y être pour quelque chose .. La DDASS m’a confirmée de vive voix que ce ne pouvait être le cas.
Je ne fais quand même pas d’élevage intensif !!!
Une plainte pour atteinte à la santé a été déposée en 2008 mais aucune suite n’est donnée !
Bref, notre santé , la mienne et celle de ma fille, est donc estimée à 3.10 € par jour et ceci si on se base uniquement sur les 10 mois où nous avons manqué d’eau.
Mais sur les 29 mois où l’eau n’était pas potable, le tribunal ne se prononce pas !
Je me demande si Monsieur le Juge aurait apprécié de se lever chaque matin pour faire 40km aller et retour pour remplir une centaine de bouteilles d’eau à la source d’un village afin de se laver , de cuisiner, laver le linge , s’abreuver etc etc
Est-ce que Monsieur Le Juge aurait bu de l’eau contenant de minuscules particules de merde ?
Aurait il aimé, Monsieur Le Juge , d’aller faire ses besoins dans la forêt de juillet à novembre pendant 2 ans ? Parce que lorsque l’on n’a plus d’eau , la chasse d’eau des WC ne fonctionne pas, évidemment.
Le tribunal ne se préoccupe pas de savoir si pendant 29 mois dont 10 mois sans une goutte d’eau, nous avons bu , nous nous sommes lavés, nous avons cuisiné avec de l’eau contenant des particules de merde !
Petite parenthèse pour l’environnement : en manquant d’eau , j’ai réalisé ô combien c’était une richesse et qu’il ne fallait sous aucun prétexte la gaspiller . Expérience non souhaitée mais prise de conscience formidable.
Le propriétaire , n’ayant pas fait les travaux réclamés par le Préfet, la DDASS a ordonné l’exécution d’office de ces travaux. Nous avons donc l’eau potable depuis seulement mai 2009.

Ce n’est pas tout !

En mai 2008, la porte d’entrée,porte fermière à 2 battants, fissurée sur le haut , donnant sur la pièce principale , cède lorsqu’on l’ouvre. Plus de porte !
Nous avons traversé une partie de l’hiver dans le froid, à l’indifférence de tous, atteignant certaines nuits à moins10°. Malgré mes mails, mes courriers à répétition le propriétaire n’a fait le nécessaire pour réparer cette porte, que fin décembre 2008, c’était son cadeau de Noël ! Il a bien sûr pris pour coupables les cochons.
Je vous assure que je n’héberge pas de girafes … la fissure de la porte était à 1.70m du sol

Entre temps, le propriétaire ayant des problèmes avec le Trésor Public, met la maison et les 16 hectares de forêt en vente (352 000 euros , elle ne les vaut pas : poutres de soutien grignotées par les vers et s’effritant, murs non isolés, maison inondée lorsqu’il pleut plusieurs jours de suite, chauffage non adapté, électricité défaillante !!!). Seulement son congé pour vente n’est pas en conformité ! Là non plus , la justice ferme les yeux et me condamne à 1000 € d’indemnité à titre d’occupation sans titre (le bail s’est terminé en février 2009)

Pour toutes ces raisons , nous serons expulsés avec les animaux ,mi-octobre (2009) !
Rien n’a été retenu par la Justice pour ma défense parce que sauver et aimer des êtres vivants comme les cochons est condamnable.
Je rédige cette lettre -pétition, les larmes aux yeux, écoeurée devant tant d’injustice. Notre seule préoccupation actuelle est le sort de nos bébés, tous ceux que l’on a sauvé sont nos petits. Notre grande famille. Je ne peux baisser les bras , je dois me battre pour eux et uniquement pour eux et ma fille.
Je décide donc d’entamer une grève de la faim pour que Justice nous soit rendue.
Si l’on décide de m’enlever nos protégés , j’en crèverai.
Je décide donc de mettre en place cette pétition pour sauver LA FORÊT DE LEA et ses protégés : Non à l’expulsion !


Valérie
Présidente de LA FORET DE LEA

08 septembre 2009

Charal, deuxième épisode

Je copie tel que l'article de L214, qui en dit long non seulement sur les lobbies de la viande, mais aussi sur leurs peurs (donc leurs points faibles!) :

Charal veut faire disparaître le dossier

Pourquoi le dossier Charal a disparu momentanément du site L214.com

Charal a fait pression auprès notre hébergeur (Gandi) via la loi LCEN (Loi pour la confiance dans l'économie numérique).
Soit nous retirions nos informations et images dévoilant les pratiques d'abattage des bovins dans l'abattoir Charal de Metz, soit Gandi nous coupait l'intégralité du site pour se protéger lui-même de Charal.

Nous avons donc été contraints de retirer les pages et vidéos concernant notre enquête chez Charal. Bien évidemment, nous n'en sommes pas restés là. Après consultation juridique et discussion avec GANDI, nous allons remettre en ligne le dossier Charal d'ici peu.

A l'heure qu'il est, vous pouvez toujours visionner notre enquête vidéo sur Youtube, vous y verrez ce que Charal veut cacher.


Les relais de cette enquête

Le Républicain Lorrain, Charlie Hebdo, France 3 Lorraine et France 3 National, RTL, RMC, LePost, Arrêt sur Images et de nombreux autres sites ont relayé ce dossier repris dans les zappings de Canal + et de Morandini. Les vidéos ont été vues plus de 80 000 fois sur Internet en une semaine.
Plusieurs médias ont reçu de Charal une mise en demeure de retirer les vidéos de l'enquête de L214. Lire l'article sur Le Post "Charal fait enlever la vidéo choc."

Le site Internet de Charal et l'OABA

Charal a bouleversé son site Internet pour répondre à notre enquête. Jusqu'à hier, la dénonciation de l'enquête publiée par L214 figurait en page d'accueil. Charal se prévalait de la caution morale des services vétérinaires et de l'OABA. L'OABA a rapidement réagi et "mis en demeure la société Charal de retirer de son site les propos relatifs à une coopération avec l'OABA, dans la mesure où de tels propos sont mensongers." Aujourd'hui, la réaction à l'enquête de L214 a été transférée vers une page "actualité" du site de Charal, la référence à l'OABA a disparu, remplacée par la mention des efforts de protection animale internes à la société Charal.
Contrairement à ce qui est affirmé sur cette page, L214 maintient que son enquêteur a bien constaté des infractions à la réglementation dans la procédure d'abattage.

04 septembre 2009

Si vous mangez des oeufs... et Charal

poussins benne.jpgSi vous mangez des oeufs, alors ces images vous concernent: celles qui montrent des poussins se faire hacher vivants. Ces poussins sont le revers de la production d'oeufs, la face cachée des omelettes et autres oeufs mollets : les poussins mâles, qui ne ne peuvent pas pondre d'oeufs et ne grandissent pas assez vite pour qu'on puisse exploiter leur viande (les poulets à viande proviennent d'autres espèces de poulets) sont détruit au moyen d'un gros hâchoir. Chaque jour, 150 000 seraient tués de la sorte. Certes, ça se passe aux USA. Mais en Europe, en France, c'est pareil, ou bien plus subtiles: entassés vivants dans des sacs passés au rouleau compresseur, ou simplement mis à la disposition du temps qui se charge de les faire mourir d'étouffement, de chaud, de stress (photo ci-contre). A noter que les poussins femelles des canards mâles (qui subiront le supplice du gavage) connaissent eux aussi hachoirs ou écrasement.
Petite remarque: on en fait quoi, du poussin haché, écrabouillé ou suffoqué? sans doute du cosmétique, de l'engrais (bio ou conventionnel) et/ou de la boîte pour chats et chiens...
Refuser de consommer des oeufs - et bien entendu des aliments qui en contiennent - épargne non seulement la vie des poules pondeuses (tuées au bout d'un ou deux ans, dès que leur production baisse (une poule peut vivre environ 18 ans... )), mais aussi la vie des poussins. Refuser de consommer des oeufs est facile: des milliers de vegans y parviennent parfaitement !
Des images de ce reportage, réalisé par Mercy for Animals, ont été passées jeudi 3 septembre 09 au journal de 20h sur TF1, images commentées par L214. Elles auront donc été vues par des dizaines de milliers de personnes, combien auront décidé de remettre en question leur consommation d'oeufs? Et la journaliste, qui a qualifié ce reportage de "difficilement soutenable" (ou autre commentaire du style)? Je soupçonne que malheureusement bien peu de personnes aient eu le cran de se montrer cohérentes... Je suis peut-être pessimiste, je ne sais pas. Mais quoi qu'il en soit, bien sûr qu'il faut diffuser ces images, et le plus largement possible !

video-charal.jpgEt à propos de film, le reportage qui montre le vrai visage de Charal est lui aussi insoutenable - dans les abattoirs Charal, les vaches sont écorchées encore vivante. Rentabilité oblige, n'est-ce pas. Et la réponse de Charal, franchement, c'est pas très élaboré ! En vrac :
"Charal est très pro-actif et cherche au maximum le respect de l'animal." Hahaha! Dommage que la mauvaise foi, le mensonge ne fassent pas disparaître illico ceux qui les pratiquent sans retenu...
"La scène que vous voyez dans la vidéo est beaucoup plus soft que ce qui se pratiquait dans le passé." Bon sang, on n'ose même pas imaginer...
"Internet permet des choses fantastiques mais imaginez que vos enfants puissent voir ces images..." Hé bien, ils refuseraient sans aucun doute de continuer à consommer la viande dont les adultes leur cachent soigneusement la provenance (à savoir : des animaux massacrés). Sûr, ça ferait perdre des sous à Charal, pas bon ça.
Pour en savoir plus sur la propagande d'une boîte qui tente de sauver son image, plongez-vous dans le site de L214.
Un dossier à suivre.

 

00:06 Publié dans animaux | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : oeufs, poussins, charal

30 août 2009

Végétarisme et poissons

IMG_8246.jpgMa virée au Portugal se poursuit (doucettement, à vrai dire!). De passage à Cascais, anciennement village de pêcheur devenu petite ville balnéaire huppée - beauté du paysage, bord de mer, proximité de Lisbonne, moi et mon portugais de compagnon (comme tu dis, Seb ;-) avons le plaisir de retrouver le restaurant végétarien Paradoxe, toujours fidèle au poste. Sur une assiète "découverte" à 6€, le chef nous met du tofu pané, du seitan et sa délicieuse sauce, une petite part de tarte aux asperges gratinée de fromage vegan, du riz complet, des brocolis vapeur, un petit mélange de légumes cuits et de crudités avec leur sauce cacahuète-citron... et en dessert, l'incontournable tarte choco-chataîgnes-carroube (parfois, en France, j'y pense à cette tarte si bonne). Nous nous régalons, et nous réjouissons que ce resto en soit déjà à sa 8ème année d'existence (photo ci-contre)!
Mais nous découvrons, avec déplaisir, que désormais le lundi ils servent du poisson (de la morue, évidemment), soit-disant "pour les macrobiotiques" (la cuisine macrobiotique est bien implantée au Portugal, pas comme en France où elle est totalement inconnue -et mal perçue, l'un allant souvent avec l'autre). Alors déjà, un restaurant qui s'affiche comme végétarien et qui ne l'est pas, ou plus, c'est pas très honnête. Ensuite, les gens qui veulent manger des cadavres de poissons (qu'ils soient macrobiotiques ou non) peuvent -hélas- en manger ailleurs, je ne vois pas en quoi c'est un argument valable pour leur en proposer.
Je constate avec colère que, de plus en plus, il est courant d'associer au végétarisme le fait de manger du poisson. La définition du végétarisme est pourtant claire: c'est le fait de ne pas consommer de chair animale. Les poissons sont des animaux (mais oui). Donc, un-e végétarien-ne ne mange pas de poisson, ni de crustacés ou de mollusques (crabes, crevettes, huîtres, moules, escargots... sont donc également laissés en paix). Une personne qui se dit végétarienne et qui consomme du poisson ne l'est pas.
Avant de partir, j'avais jeté un coup d'oeil en librairie au dernier Lonely Planet publié sur le Portugal, et au chapitre "végétarisme", j'avais été effarée de lire: "pour les végétariens qui mangent du poisson... " Un végétarien qui mange du poisson, ça n'existe pas!!! (faudra vraiment que je leur écrive à mon retour).
Ce matin, je suis tombée sur cet article d'AVF concernant les poissons, et vraiment il faut le relire. Tout comme il convient de garder en mémoire la brochure poisson de Tahin Party (qui peut être téléchargée gratuitement à partir dudit site).

Dans un autre restaurant végétarien, à Villa Nova de Gaia dans la banlieue de Porto, la patronne a eu le don de nous exaspérer en insistant outre mesure sur le fait que certains plats contenaient "un tout petit peu de lait". Est-ce qu'elle veut dire par là que "les vaches ont été un tout petit peu exploitées?". Qu'on leu a "un tout petit peu tué leurs bébés (pour leur prendre leur lait)"? (je sais bien qu'elle pensait uniquement à la santé des humains, et qu'en conséquent, consommer un peu de produits laitiers n'est pas grave).
IMG_8210.jpgMalgré ces déceptions, Paradoxe reste un restaurant incontournable avec 95% de bouffe végane, et le Portugal un pays où l'inspiration pour la cuisine végane est grande, par exemple au niveau des desserts. Parfois, le menu (comme à Yin-Yang, Lisbonne) se compose tout simplement de riz complet, de haricots avec des légumes et de seitan: pas cher, délicieux, nourrissant. Un bémol, le veg est développé ici pour la santé des humains, mais après tout, c'est aussi positif pour la santé des animaux.
Bref, je vous laisse déguster les photos.
Et après, on me demande ce que je mange (en tant que vegane): de la paille et des cailloux, bien sûr!

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Desserts vegans: tartes à la carottes et aux raisins secs, tartes à la crème de soja et aux fraises (hyper hyper bon), tartes à la crème de soja et aux fruits rouges, coupes de soja-chocolat-caroube.

* A propos de la macrobiotique, s'il y a des recettes très intéressantes et qui permettent de découvrir plein d'aliments peu connus en Occident (comme les algues, le tempeh... ), la philosophie est à peu près n'importe quoi. Par exemple, sous couvert "d'harmonie" (un des maîtres mots de la macrobiotique), les poissons sont allègrement massacrés et consommés. Je vois pas bien où est l'harmonie pour eux...

18 juillet 2009

Les lectures de l'été 09

l'animal-personne-1.jpgYves Christen, L'animal est-il une personne? Paris, Flammation, juillet 2009.
Autant vous l'avouer tout de suite : je ne l'ai pas encore lu, sauf les trois premières pages (je m'en réserve la lecture pour le voyage de vacances, bientôt). Mais je suis sure que ce sera le best-seller de cet été ! A défaut (pourrais-je me tromper?), c'est à coup sûr un livre qui fera avancer la lutte en faveur des animaux, même si je n'ai pas l'impression que les animaux domestiques y soient mentionnés. Dailymontion propose un entretien intéressant avec l'auteur, Yves Christen, dont voici deux courts extraits :
l'animal-personne-2.jpg"L'animal, c'est une autre personne, c'est quelqu'un qui a une personnalité, une richesse intérieure, et je pense que notre relation à lui ne peut pas ne pas tenir compte de ce paramètre."
"Nous devons traiter les animaux non pas sur la base de leur appartenance à un espèce, à un groupe ou à un autre, mais sur la base de leur individualité propre."

La lecture nous dira si oui ou non l'auteur en tire les conclusions qui s'imposent quant à la remise en question de l'exploitation actuelle et atroce de milliards d'animaux à travers le monde. Mais dans tous les cas, ce livre contribuera sans doute à briser le tabou qui pèse sur les animauxl'animal-personne-3.jpg (ça reste toujours un peu ridicule de lutter pour les animaux, non?), et c'est une composante essentielle pour tous les animaux.

 

 

Une autre nouveauté d'importance, est la parution du numéro 1 de la Revue semestrielle de droit animalier. Ce numéro compte 230 pages. Cette revue est à conseiller tant à ceux qui travaillent sur des campagnes/thèmes dans des associations animalistes qu'à ceux qui s'intéressent à la question animale dans le cadre de travaux universitaires ou d'un travail d'édition, ainsi qu'à toutes les personnes intéressées par la question. Cette revue, éditée par l'université de Limoges (faculté de droit et des sciences économiques) et dirigée par le professeur Jean-Pierre Marguénaud, va dans le même sens que le livre de Christen sur au moins un point : la levée du tabou concernant les animaux. Comme son nom l'indique, la RSDA est une revue principalement juridique et est très instructive, y compris pour les non juristes.
Ce premier numéro contient un gros dossier thématique (pages 161 à 230) sur l'expérimentation animale, dirigé par Florence Burgat (par ailleurs auteure d'un des articles), dossier qui aborde le sujet sous l'angle éthique, scientifique, juridique, historique.
A noter également dans la revue :
- Suzanne Antoine fait le point sur un nouveau projet de réforme du droit des biens en France (plus protecteur pour les animaux), dont rien ne prouve qu'il ait plus de chances d'aboutir que celui qu'elle avait proposé elle-même. Page 11.
- En comparaison, la nouvelle législation Suisse (présentée dans un article page 109) parait incroyablement progressiste, tant sur la plan des principes (l'animal être vivant et sensible dont la dignité et le bien-être doivent être protégés)  que des dispositions concrètes d'application qui ont été prises dans divers domaines (pour une fois sans oublier les poissons)
- A signaler aussi (en particulier pour les recherches que fait actuellement Lausanimaliste) le CR très complet rédigé par JP Marguénaud (page 21) de la victoire historique pour la liberté d'expression de la défense animale obtenue par VGT (Suisse toujours) grâce à son double recours à Cour européenne des Droits de l'Homme (l'affaire du clip télévisé sur l'élevage de cochons en batterie avec analogie avec les camps de concentration dont la diffusion avait été refusée)
- Plein de chroniques de jurisprudence dont certaines peuvent vous concerner en fonction du secteur dans lequel vous travaillez : animaux de compagnie, transport des animaux, droit communautaire, droit de l'environnement (dont relèvent les animaux sauvages), etc.
- Page 133 et suivantes un guide bibliographique des publications sur la question animale...
On ne pourra que regretter la présence d'Elisabeth de Fontenay dans le comité scientifique ("philosophe"-viandarde).

 

Et n'hésitez pas à vous plonger dans la lecture de du texte qui présente l’intervention intitulée "végétarisme, Inde et Tibet", réalisée par l’association Maïcha, invitée au VegFestival de Turin en Italie, 5-6 juin 2009. Ce document d'une trentaine de pages aborde cette thématique peu développée, après une présentation de l'association Maïcha (parrainages d'enfants tibétains en Inde, via une école végétarienne) - ou comment briser les tabous sur une Inde où les animaux vivraient paisiblement, tout savoir (ou presque) sur les fameuses vaches sacrées, etc.

 

Allez, bonnes lectures, et bon été - vegan bien sûr, d'autant qu'en été, y'a plein de super bons fruits et légumes, ça change des cailloux...

28 mai 2009

Au pays des pharaons

sardines.JPGJ'aurais aimé ne jamais écrire ces lignes, parce que j'aurais aimé que cela n'existe pas. Encore un massacre en masse de plus. Mais dans le fond, pourquoi dire "encore un", alors que chaque aurore se lève sur un nouveau bain de sang, perpétuel assassinat en masse des animaux dans les abattoirs du monde entier. S'il y a bien une chose sur laquelle les humains sont internationalement d'accord, c'est bien tuer les animaux.
Mais parfois ils en tuent encore plus. On aurait envie de dire que finalement ça ne change pas grand chose, quand on en est à des millions d'animaux abattus par jour, 10 000 de plus ou de moins, pffff... Et on ne parle même pas des poissons  tués, qu'on ne sait compter qu'en tonnes (une sardine adulte pèse environ 100grs). Et pourtant, pour chacun d'entre eux, être tué ou non, c'est toute la différence.
Alors même si on ne peut en sauver qu'un, dix ou cent, pour ce un-là, ces dix-là ou ces cent-là, c'est la chose la plus importante au monde. Pour un humain, la vie d'un animal ne vaut vraiment pas grand chose, quelques euros ou rien du tout - sauf s'il s'agit, parfois, d'un animal domestique auquel il s'est sentimentalement attaché. La vie d'un poulet vaut le prix du kg de poulet. La vie d'une dizaine de sardines le prix d'une boîte de sardines. La vie d'un chevreau vaut deux fois le prix d'un demi-chevreau. La vie d'un taureau vaut le prix des billets de corrida. Finalement, c'est aussi simple que cela.

Et puis il y a tous ces animaux dont la vie ne vaut même pas ça. Ceux dont le coût (de la vie ou de la mort ?) est prise en charge par les assurances, ou par rien du tout. Tous ceux morts de faim, d'épuisement, persécuté, gratuitement, comme ça. Il y a les déclarés nuisibles  ou  encombrants (chatons, souris, chats errants... ) dont on se débarrasse par noyade, poison, abondon.
Et tous ceux qui feraient perdre trop d'argent à la société si on les soignait, qui prendraient trop de temps à trop d'honnêtes gens pour qu'on s'en occupe, les mettre en quarantaine, les observer, les guérir, les sauver. Les sauver, alors que de toutes façons ils sont condamnés ? Plutôt, sauver le temps et le fric qu'on a investit dans leur croissance! Abattre ces centaines de milliers bovins lors de l'épidémie d'encéphalopathie spongiforme bovine (qui n'est désormais pas considérée comme une maladie contagieuse, à moins de manger du cadavre infecté), quel gâchis quand même. Et tous ces caprins malades de la fièvre aphteuse (qui se guérit bien), idem! Et les poulets aussi y sont passés (c'était quoi déjà? Ha oui, je me souviens, la grippe aviaire). Combien de centaines de milliers à chaque fois, je ne sais pas si quelqu'un a perdu son temps à compter.
Cochons_Egypte.jpgHé bien, en ce moment c'est le tour des cochons d'y passer. Et comme pour les autres avant -bovins, caprins, poulets- le massacre en masse (encore plus en masse que d'habitude), c'est pas du joli joli. Il faut aller vite, très vite, et surtout que ça coûte le moins cher possible. Je crois qu'on a à peu près tout essayé pour économiser nos précieux sous. On a fait des trous dans le sol qu'on a remplit d'animaux vivants puis on a refermé au buldozer. Peut-être qu'on a tassé un peu après, histoire de faire propre. On a fait des tas d'animaux vivants puis on y a mis le feu. Ou alors, comme en ce moment en Egypte, on fait des tas de cochons au tractopelle dans des camions remorques. Tout aussi dégueulasse que les massacres précédents. Vous pouvez vérifier par vous-mêmes : cauchemar assuré.
La vie de milliers de cochons en ce moment au pays des pharaons vaut là peine le prix de quelques litres de gazoil. De toutes façons, la vie des cochons ne vaut jamais rien - sauf pour eux bien-sûr, mais alors qu'est-ce qu'on s'en fout!
Tout ça rappelle étrangement un extrait d'un article qui était paru dans Libération en 2003 :
Lors de la récente épidémie de fièvre aphteuse, les troupeaux ont été abattus à une telle cadence que l’abattage était devenu très approximatif : « Certains étaient allés jusqu’à creuser d’énormes fosses où ils jetaient les animaux vivants, puis les recouvraient de terre. Les voisins disaient entendre des cris étouffés la nuit et voir la terre bouger par endroits. »

Les végétaliens, des animaux comme les autres, paru dans Libération du samedi 17 et dimanche 18 mai 2003, pp. 46-47.
Six ans plus tard, et toujours les mêmes horreurs. Mais après tout, ces atrocités n'ont-elles pas commencé il y a déjà des milliers d'années?  Aujourd'hui, en Egypte, hier chez nous, en fait, partout. Tout le temps. Il y a des traditions dont on n'a vraiment pas de quoi être fiers. Et celles des massacres ignobles, des tueries (de masse ou individuelles), des boucheries (à grande ou à petite échelle, industrielle ou artisanale) je ne serais vraiment pas fâchée de les voir disparaître. Mais temps s'écoule, et je ne suis pas sure que l'humanité beaucoup, à part sur le chemin de la barbarie.
Mais quand bien même on ne pourrait sauver qu'un seul cochon, une vache, un poulet ou une souris, pour celui-là il faut le faire, il ne faut pas baisser les bras.

18 mai 2009

Les poissons

a group of fishes.jpg"Ce n'est pas parce que les poissons sont incapables de crier que leur mort est moins violente. Ramasser des oiseaux sauvages dans un filet et les noyer lentement, en les plongeant dans l'eau, semble difficilement acceptable et pourtant c'est l'équivalent de la pêche commerciale. Que dirait-on aussi d'une industrie qui installerait verticalement des filets mesurant plusieurs centaines de mètres de hauteur et s'étendant sur plusieurs kilomètres à travers champs et forêts, dans le but d'accrocher au passage tous les oiseaux sauvages, migrateurs ou autres, et les laisserait mourir là ? Ce n'est pas parce que cette pratique a lieu sous les mers qu'elle devient acceptable."
Je viens de découvrir cette comparaison via la lettre d'infos virtuelle de l'Association Végétarienne de France, et oui, c'est tellement exact que je la mets moi aussi sur mon blog. C'est une citation d'Albert Simon, présenté sur le site de l'Association Végétarienne de Montréal comme un "activiste et conférencier intéressé à la motivation morale appliquée aux rapports humains/nonhumains." Perso, je n'ai pas trouvé son site très activiste, mais c'est peut-être son site professionnel.
Les poissons sont des animaux méconnus, mystérieux et massacrés d'une façon effroyable. Contrairement à ce que nous croyions jusqu'à peu, les poissons sont dotés d'un système nerveux très sophistiqué, et - malheureusement pour eux - ils ressentent la douleur, comme nous ; non, d'une façon plus aiguë que nous !
poissons TP.gifPoissons, le carnage est une brochure à lire absolument (eds. Tahin Party, 2004). Vous pouvez d'ailleurs télécharger gratuitement cette "brochure poissons". Ce texte de 40 pages en couleurs lève le voile sur un monde très largement ignoré : ce que vivent les poissons, ce qu'ils éprouvent et ce qu'ils subissent de notre fait (pêches, élevages, aquariums, etc.).
On y trouvera les dernières informations en date sur la sensibilité des poissons à la douleur et au plaisir, sur leurs différents sens également, mais aussi sur l'immensité et l'atrocité des pêches et des élevages, des captivités en aquariums, etc.
Il est toujours étonnant de constater que des gens qui s'offusquent de la chasse considèrent la pêche comme étant une activité paisible, un sport tranquille. Partout, la propagande spéciste nous conforte dans cette idée. Il y a la "Journée nationale de la pêche", des "concours de pêche", des stages découverte de pêche pour petits et grands...
Et en plus, sous prétexte d'alimentation saine et d'oméga trois, le leitmotiv est désormais de manger toujours plus de poissons. Pour la petite histoire, les omégas trois que l'on trouve dans les poissons proviennent en réalité des algues qui sont ingurgitées par les poissons - il suffirait donc de manger directement les algues (nori, dulce, wakamé... ), - et quand on mange des algues, on se rend carrément compte que les poissons... sentent les algues (et non pas l'inverse!). On trouve aussi plein d'oméga trois dans l'huile de colza, de chanvre, de noix, les graines de lin, dans le pourpier, etc.
Avant-hier, c'était la Veggie Pride, et j'ai été très heureuse d'y trouver cette magnifique banderole pour les poissons :
Photo 098.jpg

poissons VP 09.jpg