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03 octobre 2008

JMV !!!

JMV - décryptage : Journées Mondiales Végétariennes - c'est parti ! Comme tous les ans, pour la première semaine d'octobre, c'est la fête ! Les JMV ont été créées en 1977 par la North American Vegetarian, et sont aujourd'hui célébrées à travers le monde entier (ceci dit, j'aimerais bien en savoir plus sur ce qui se passe hors de la France ! si vous avez des infos... ). En France, c'est l'Association Végétarienne de France qui organise l'événement. Outre la multitude de repas veg, de rencontres, de débats et de projections qui ont lieu pour l'occasion, c'est aussi le moment de réfléchir aux répercussions positives du végétarisme : la seule façon efficace de ne pas commanditer le meurtre programmé en abattoir, et une des façons d'agir positivement pour l'environnement et contre la faim dans le monde. Si vous êtes intéressé-e, renseignez-vous : ce week-end, il serait étonnant qu'il ne se passe rien près de chez vous. Et si jamais c'était le cas, pourquoi ne pas organiser quelque chose vous-même ? Ne fut-ce que ne pas manger des animaux pendant un repas ou une journée, et se documenter sur le sujet !

10 septembre 2008

En vrac...

Houlà, ça fait vraiment longtemps que j'ai pas écrit sur le blog ! J'invoquerai l'excuse des vacances, du séjour prolongé au Portugal - la mer, les geckos, les restos veg, les paysages magnifiques... autant de choses qui emènent loin des ordinateurs, il faut bien avouer. Mais la rentrée approche, tiens voici un ordi connecté, et si j'en profitais pour écrire quelques lignes - histoire de me remettre dans l'ambiance ?
Et je découvre une nouvelle de grande importance ! Les 10 militants autrichiens, incarcérés sans preuve aucune, ont  enfin été libérés ! Enfin ! Même si, apparemment, le matériel saisi (ordinateurs, fichiers, listings) ne leur a toujours pas été rendu, cette libération est un grand soulagement. Mais nous devons rester vigilant-e-s, et mobilisé-e-s, car il est certain que ces arrestations, fouilles, incarcérations, commises avec tant de violences, ne sont dues ni au hasard ni à des erreurs. Il s'agit bel et bien de tentatives d'intimidations envers ce mouvement qui lutte pour les animaux, et qui commence à être trop actif, trop bien organisé, bref, qui commence à déranger l'ordre établi - lequel ne se laissera certainement pas chambouler sans réagir, nous en avons d'ores et déjà une preuve cuisante.
Sinon, le Portugal (pour y revenir), c'est toujours aussi classe pour les végés : plein de restos vegans et/ou végétariens, et puis dans tous les supermarchés (même des petits dans des bleds), on trouve tofu, seitan, parfois du tempeh (en bocal), protéines de soja, yaourts au soja, boissons de soja (plusieurs arômes), parfois boissons de riz et d'avoine aussi, et plein d'autres choses encore - levure de bière, sauce soja, biscuits vegans, etc. Sur les marchés, les fruits et légumes sont bien moins chers qu'en France (mais le fameux "pouvoir d'achat" est aussi bien plus faible), et l'abondance est de mise.
On peut acheter ici du seitan en blocs de 250, 500 et même 1kg ! et à 4,5€ le kilo, c'est vraiment super accessible. même pour les Portugais-e-s. Les blocs se coupent en tranches, en cubes ou en lamelles, à faire mariner, frire, dorer, hacher, etc. C'est vraiment un produit qui manque en France. Et le tofu aussi se trouve en gros blocs (là aussi, jusqu'à 1kg) pas chers.
Côté restos, nos préférés de tous sont Tao* à Lisbonne, et Paradoxo** à Cascais, surtout pour la fabuleuse tarte au chocolat (2€ la part) et le fromage vegan. Comme la plupart des restos veg, ils fonctionnent sur le mode du self-service, et on peut manger pour 5€ (petite assiette), compter 8 à 10€ pour un repas vraiment conséquent, avec dessert et boisson (tous les deux offrent de la tisane gratuitement et à volonté). A lisbonne, il faut aussi noter Oriente, un resto 100% vegan avec buffet à volonté à partir de 9,70€ - et très bon, en plus. Mais comme je suis goinfre, les restos à volonté c'est pas mon truc, parce qu'à chaque fois je m'en suis rendue presque malade - de tant bouffer, pour bien "en profiter" ! Bon, à chaque fois, ça reste correct, vu que je n'y suis allée que deux fois.
J'apprécie énormément le côté simple et relativement populaire de la plupart des restos veg au Portugal, ça rend la nourriture veg plus accessible à toutes et tous, ça ne reste pas réserver aux grandes occasions. A quand des selfs-services vegans en France???

 

* Tao
Restaurant quasi macrobiotique et presque végétarien
à vue de nez, 90% vegan, parfois un peu de fromage ou de lait; mais prudence et méfiance: parfois il y a du poisson dans une sorte de purée de manioc...
10, Rua dos Douradores - Lisboa
/ tél : 218850045
ouvert de 12h à 16h, du lundi au vendredi (fermé samedi et dimanche)

** Paradoxo
100% vegan, avec une tourte de légume couverte de fromage vegan
91, av. Costa Pinto, 2750 Cascais
Tel : 214 843 004
Ouvert du lundi au samedi, de 12h à 16h




21 juillet 2008

Austria Solidarity

Austria Solidarity.jpgToujours pas libres. Les dix militants autrichiens violemment arrêtés à leur domicile - flingue posé sur la tempe à 6h du matin par des policiers-rambos-suréquipés entrés après avoir démoli la porte d'entrée - sont toujours emprisonnés. Depuis le 21 mai dernier, ils croupissent en prison. Accusés d’appartenir à une « organisation criminelle » au sens de l’article 278a du Code pénal autrichien. Mais à ce jour, aucune accusation précise n’a été portée contre les détenus, aucun interrogatoire n’a eu lieu, et l’accès à une grande partie des preuves prétendument réunies contre eux leur est toujours refusé, ainsi qu’à leurs avocats. L’article 278 a été promulgué en 2002 pour lutter contre le trafic de drogue, le trafic d’êtres humains et d’autres formes graves de crime organisé. Et il est actuellement utilisé pour détenir ces dix personnes contre lesquelles aucune accusation de ce type n’a jamais été portée. En plus, l'ensemble du matériel informatique, les fichiers, des associations dans lesquelles ils étaient impliquées a été saisi, paralysant du même coup leur travail.
Rien ne leur est reproché, en fait. Rien ne justifie ni leur arrestation, ni leur emprisonnement, ni la reconduite de ce dernier. Sauf le fait qu'ils aient pris la parole pour les plus exploités. Qu'ils aient été des animaux solidaires actifs d'autres animaux - mais d'animaux non humains. Et qu'ils aient réussi à obtenir des avancées conséquentes en Autriche contre la maltraitance de ces animaux. Quelque industriel a dû se sentir menacé, des profits pécuniers risquaient sans doute de ne pas être obtenus. Franchement, je ne vois pas d'autre explication... Je manque peut-être d'imagination.
Pour en savoir plus, allez sur le site de Austria Solidarity (en français aussi) et celui de L214.
Vous pouvez aussi écrire aux dix inculpés -> tous les détails pratiques sont ici.

06 juillet 2008

Tour lapins : c'est parti !

lapin-L214.jpgÇa y est, la première partie du tour (qui pour l'instant concerne uniquement le nord de la France) de L214 pour les lapins est commencé ! Un tour engagé que l'on peut suivre pas à pas via le blog de l'association, et à l'heure où j'écris ces lignes, les deux premières étapes, Amiens et Lille, ont déjà été passées, Paris est en ce moment, et la suite des événements se déroulera comme suit :

  • Rennes : lundi 7 juillet et mardi 8 juillet 2008
  • Angers : mercredi 9 juillet 2008
  • Tours : jeudi 10 juillet 2008
  • Orléans : vendredi 11 juillet 2008
Oui, tout cela est bien joli, mais pourquoi diable un tour de France pour les lapins ? Hé bien, pour que le calvaire des lapins d'élevage cesse. Parce que la vie d'un lapin d'élevage, ce n'est pas du joli joli. Sur le site de L214, on apprend d'ailleurs des choses étranges. Par exemple, on lit qu'en France plus de 40 millions de lapins vivent en cage sur un sol grillagé, source d’inconfort permanent et de blessures aux pattes. Que les élevages comptent en moyenne plus de 6 000 animaux, et qu'en conséquent un éleveur consacre moins de 5 min pour un lapin sur toute sa vie. Dans ces cinq minutes, sont en plus inclut le temps passé au nettoyage du bâtiment,  la distribution de nourriture, etc. Comme les lapins sont très craintifs, la plupart des éleveurs sont obligés de diffuser en permanence le son d'une radio dans leurs bâtiments pour couvrir les bruits soudains (bruits de cages, mise en route des ventilateurs, etc.). Mais quelle émission de radio va masquer le manque d'espace vital des animaux, qui disposent d'une surface d’une feuille de papier A4 chacun durant leur vie entière ? Les cages sont tellement exiguës qu'aucun lapin ne peut se dresser, se cacher, bondir, ronger, fouiner, creuser... Les lapines reproductrices vivent isolées les unes des autres et sont inséminées artificiellement (véritable viol) 10 jours après chaque mise bas. Elles donnent naissance à plus d’une soixantaine de lapereaux par an. Dans leurs petites cages, elles souffrent en outre de lésions aux pattes et de déformations du squelette.
lapin-cage-GF.jpgCe n'est pas tout.
Dès la naissance, les petits sont triés : ils sont répartis en fonction de leur taille et de leur poids. Les malades, les plus petits et ceux en surnombre sont assommés sur le rebord d'une caisse ; ils agonisent ensuite au milieu des morts-nés. Les autres sont placés avec leur mère. La nourriture des lapins est supplémentée en vitamines, minéraux, antibiotiques et autres médicaments. Pourtant, un quart des lapins meurent avant d’atteindre l’âge où ils sont abattus. Vers deux mois et demi, enfin la délivrance, mais pas sans souffrance : les lapins sont entassés (sans ménagement) dans des caisses et conduits à l’abattoir, où ils sont étourdis, saignés, dépecés, éviscérés. Il arrive fréquemment que des lapins se réveillent avant d'être tués, et ils sont saignés conscients.
Et tout ceci dans le stric respect de nos belles normes européennes, qui sont là pour servir les intérêts pécuniers des éleveurs. C'est d'ailleurs ce que s'écrit - avec raison - un éleveur de lapin face à un stand de L214 : "Au nom de quoi ces gens s'insurgent contre la production du lapin? Tout est fait dans les règles de l'art dans les élevages de lapins, il y a des normes que tous les éleveurs respectent."
"Au nom de quoi" ? (de qui plutôt) : au nom des millions de lapins qui ne peuvent pas se défendre, pardi !
Cet éleveur tient finalement un discours classique, subtil mélange d'indignation, de bonne conscience et de propagande - à laquelle il n'a peut-être tout simplement jamais réfléchi. Sans doute devrais-je être rassurée : "Ha bon, les normes permettent de torturer les lapins ? Ouf, tout va bien !" Mais si les éleveurs et ceux qui les ont conçues savaient ce que je pense de leurs normes, ils ne seraient sans doute pas déçus.
Bref, comme d'habitude, si vous ne voulez pas participer à la souffrance des animaux, il n'y a pas 36 solutions : arrêtez de les manger ! Et soutenez L214 dans ses actions et ses campagnes!

15 juin 2008

Répression policière en Autriche

singe labo.jpgLes médias français n'en parlent pas, et pourtant il y a de quoi frémir : le 21 mai 2008, des forces policières armées et cagoulées ont fait irruption par la force à 6h du matin aux domiciles de plusieurs personnes luttant pour les animaux.
Au total, 24 domiciles et bureaux ont été fouillés et du matériel saisi : ordinateurs, fichiers, livres, DVD, tracts, etc.
Le tout avec une violence et un acharnement rares. L'une des personnes arrêtée témoigne : "Des policiers cagoulés de noir se sont précipités à travers la porte brisée et ont couru arme au poing jusqu’à nos lits. Ils ont pointé leurs pistolets sur ma tête et m’ont jeté nu hors de mon lit. Mon frère a été plaqué contre un mur, un pistolet pointé sur le cou." Un autre raconte : « J’ai été réveillé par le bruit de la porte brisée, immédiatement, un groupe de personnes armées et masquées ont entouré le lit où je dormais avec ma compagne et ont pointé leurs armes sur nous. Ils m’ont crié qu’ils allaient tirer si je bougeais. Nous avons deux chiens âgés que nous avons adoptés dans un refuge ; ils ont été malmenés. Comme vous pouvez l’imaginer, nous étions tous les quatre absolument terrifiés. »
De quoi sont accusées les 10 personnes arrêtées et placées en garde à vue ?
De rien, de tout. De rien, car aucune charge précise n'est établie à leur encontre, aucune preuve n'a pu être établie.
De tout, puisque l'accusation porte sur le délit général d'appartenance à une organisation criminelle, mais sans aucune preuve, nous l'avons dit. Et pourtant, ce n'est pas faute d'avoir voulu en trouver : "La police a aussi mis nos téléphones sur écoute, nous a mis sous surveillance, a placé des caméras pointant sur nos portes, a introduit des taupes dans nos groupes et a lu nos courriels. Tout cela deux ans durant ! Et ils n’ont rien trouvé" explique Martin Balluch dans sa lettre ouverte écrite depuis l’hôpital de la prison de Vienne (9 juin 2008), où il a été transféré suite à sa grève de la faim.
Alors ? L'hypothèse la plus vraisemblable est tout simplement que des industriels s'engraissant sur le dos des animaux ont fini par avoir les chocottes, puisque les amélioration de la condition des animaux obtenues en Autriche on été un exemple pour le monde entier :
"Le mouvement pour le bien-être animal en Autriche a obtenu de grandes avancées ces dernières années. Parmi ses succès : l’interdiction des fermes produisant de la fourrure, l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques, l’interdiction des cages pour les lapins utilisés pour leur viande, l’interdiction des cages en batterie pour les poules pondeuses. L’Autriche est considérée dans le monde entier comme l’un des pays les plus progressistes en matière de bien-être animal." (communiqué de presse de l'association Verein Gegen Tierfabriken - version allemande / traduction française).
Et Amnesty International de dénoncer le manque d'impartialité, et de faire remarquer avec justesse "que des associations écologistes bien connues, telles que Greenpeace, pourraient entreprendre des actions telles que l’occupation d’une centrale nucléaire, que dans ce cas, elles pourraient être considérées comme ayant enfreint la loi, et qu’alors les personnes qui font des dons à ces associations pourraient, selon le code pénal, être accusées de financer le terrorisme."
Détentions arbritraires, accusations infondées, perquisitions abusives... L'idéologie fasciste n'est peut-être pas très loin. En tout cas, ça pue et ça fait peur - ça sert à ça, d'ailleurs. Alors on va pas se laisser intimider. Les avancées pour les animaux sont réelles, et la répression brutale que subissent à l'heure actuelle dix personnes toujours emprisonnées et plusieurs associations autrichiennes atteste aussi de l'efficacité de ces avancées. Car hélas, le système d'oppression et d'exploitation des animaux sévissant actuellement ne va pas se laisser démonter sans réagir - les animaux rapportent bien trop d'argent.
Face à ces arrestations, et passé l'état de choc, petit à petit la solidarité internationale s'organise.
Les informations disponibles en langue française ont été rassemblées ici par l'association L214.
Plusieurs collectifs et associations en France relaient le mouvement de protestation sur leur site (par exemple, DDA, CLAM, AVF... ).
Mais pas mal de gens à l'intérieur du mouvement pour les animaux ignorent toujours la gravité de ce qui se passe en Autriche, voire ignorent qu'il s'y passe quelque chose. Or il faut s'unir dans un au mouvement de protestation, par exemple en signant la pétition, ou en écrivant aux autorités influentes.
Et si vous avez un site de collectif ou d'association, un site personnel, un blog, si vous fréquentez des forum... vous pouvez aidez à faire circuler l'information en y publiant les textes déjà disponibles concernant les arrestations de personnes et saisies de matériel an Autriche, où en donnant les liens vers des site où ils sont déjà publiés.
Il est possible aussi écrire directement aux personnes détenues :
Leurs prénoms sont : Sabine, Jan, Martin, Jürgen, Christoph, Chis, Elmar, Felix, Leo, Kevin. L'association végane autrichienne se propose comme intermédiaire pour la transmission des courriers.
Vous pouvez :
-> soit écrire des lettres en papier et les envoyer à : Vegane Gesellschaft Österreich, Waidhausen Strasse 13/1, 1140, Vienna, Austria.
-> soit envoyer des courriels. L'association se chargera de transmettre ces courriers aux détenu-e-s.
Dans tous les cas, ne restons pas les bras croisés, et plus que jamais, il est essentiel de devenir vegan ou vegetarien pour refuser de cautionner un système d'exploitation et de répression nuisible à tous les animaux, humains et non humains.

09 juin 2008

Un refuge vegan

asbl poule batterie.jpgL'ASBL Fabienne, centre vegan de revitalisation et de soins pour animaux, vient d'accueillir cent poulettes sauvées in extremis de l'abattoir. Marie-Jeanne, la présidente de l'association, les a achetées à un éleveur qui allait faire tuer toutes ses poules pondeuses, devenues moins rentables : alors qu'une poule heureuse peut vivre plus de quinze ans, les poules pondeuses âgées de deux ans sont vues comme des poules usées et moins rentables dont il faut se débarasser. Marie-Jeanne raconte que l'éleveur "est donc venu me livrer cent fois une poule qui a souffert le martyre pour la production. Le bec coupé et très déplumées car parquées dans des cages scandaleusement petites elles passent leur temps à se piquer et à pondre". La photo ci-contre prise environ deux semaines après l'arrivée des petites poules parle d'elle-même...
  ASBL Fabienne poule.jpgD'un côté, ça peut sembler bizarre de filer des thunes à un éleveur, même si c'est pour sauver des poules. Je ne peut pas m'empêcher de penser que ça l'enrichit, et qu'avec cet argent il va continuer à faire souffrir des animaux. D'un autre côté, c'est sûr que du point de vue des poulettes, le plus important est de ne pas être tué. Cent poules ont eu la vie sauve, et elles profitent maintenant enfin d'espace pour se dégourdir les pattes, de calme pour se reposer, d'herbe à picorer, de terre pour prendre des bains de poussière (les poules ont un besoin vital de prendre des bains de poussière) et de lumière et de soleil. Une belle vie de poule donc ! Autre chose, c'est qu'en accueillant ces poules, l'ASBL Fabienne fait prendre conscience à ses adhérent-e-s et à bien d'autres personnes quel est la vie misérable des poules exploitées pour leurs oeufs - jaimerais que tout le monde voit la photo de cette poule écorchée. A noter au passage que la chair de ces poulettes finit aussi dans nos assiettes (bon appétit à tous ceux qui ne sont pas veg).
En avril, avec mon compagnon, nous avons eu la chance et la joie d'à nouveau passer quelques jours à l'ASBL Fabienne (merci pour ton si gentil accueil, Marie-Jeanne !). Nous avons pu apprécier la compagnie de la truie Lola, de la brebis Pâquerette, des chèvres, nous avons admiré les paons, câliné les chiens... et vu à quel point les poules vivant au refuge depuis des années sont heureuses ! Et dans quelques temps, les poules qui viennent d'être sauvées et qui survivront à leurs mauvais traitements passés, ressembleront à cette "ancienne".
Pour que l'ASBL Fabienne continue à aider les animaux, vous pouvez lui adresser des dons, adhérer à l'association et/ou parrainer un animal. Le parrainage d'une poulette revient à 2,5 euros par mois, et là, il y en a cent à parrainer !

04 mai 2008

Le championnat de la barbarie

260304471.jpg« Les 16, 17 et 18 mai 2008 est programmé à Cluny (Saône-et-Loire, 71) un « championnat de France » de déterrage. Il s’agit d’un concours de chiens de chasse, dont les terrains de jeu seront les milieux naturels, et les « cibles » des animaux sauvages, en particulier des blaireaux ». Le déterrage, ça consiste à forcer le blaireau à sortir de son terrier (enfumage, chiens) à côté duquel on a creusé une sorte de fosse (au tractopelle si possible). L'animal terrorisé s'y réfugie, et y lutte contre les chiens pendant des heures. Finalement, si possible avant qu'il ne meurre, de courageux chasseurs le saisissent avec des pinces métalliques et le relâche un peu plus loin. Alors le blaireau comprend : c'était juste pour de rire ! Et soulagé, il reprend sa petite vie comme si de rien n'était. D'ailleurs, pour preuve que ça comptait pour du beurre, les chasseurs reconstruisent son terrier, qui a été à peine détruit par la meute en furie et le tractopelle.
870476063.jpg Vous ne me croyez pas ? Pourtant, c'est écrit noir sur blanc dans Libération : « Le préfet de Saöne-et-Loire, Michel Lalande, rassurant, [...] précise que tuer les blaireaux est "strictement interdit" et que "leurs terriers seront reconstitués par les participants" ». Ha, vous voyez que je n'invente rien, c'est même le préfet qui le dit. Et bien sûr, un préfet, non seulement ça ne dit pas n'importe quoi, mais ça reste insensible au lobby des chasseurs.
Bien sûr, ce sera la pleine période de reproduction et les petits seront peut-être un peu malmenés au fond des terriers.
Bien sûr, des écologistes (ceux de l'association Meles, par exemple) disent que des blaireaux meurent suite au stress dans les heures qui suivent le relâcher, mais les écologistes ont les connaît, tous des empêcheurs de tourner en rond, et puis on ne peut quand même pas accuser les chasseurs de les avoir tuer - totalement innocents, les pauvres chasseurs.
Bien sûr, ce genre de chasse est interdite dans la plupart des autres pays européens, où les blaireaux font aussi parfois partie des espèces protégées (Belgique, Grande-Bretagne, Italie, Irlande, Espagne, Grèce, Pays-Bas et Luxembourg).
Etrangement, des associations s'émeuvent et grondent. Un temps, le préfet a même failli tout annuler, au cas où les blaireaux feraient appel à quelques partisans pour les défendre.
Hé quoi, de braves chasseurs, appuyés par un tout aussi courageux préfet, organisent une petite party et des enquiquineurs crient au scandale ? Heureusement, de bons citoyens, des gens intelligents et qui réfléchissent fort, réagissent. Par exemple, Monsieur Ben, qui écrit suite à l'article de Libération et à propos de la chasse sous terre : " La vénerie sous terre est un mode de chasse à part entière qui par ses usages et ses coutumes appartient à la culture rurale, au patrimoine commun. C'est un art qui se cultive, se perpétue dans des règles strictes et qui nécessite donc comme n'importe quel autre le respect ". Sans doute comme la corrida, l'esclavage, l'excision, le gavage des oies et des canards : tout ça aussi ce sont de bonnes vieilles traditions à part entière qui font partie du patrimoine commun, donc à "respecter" sans aucune doute. Bravo, brave Monsieur Ben. Et puis, d'une part, tout le monde sait que les blaireaux français (contrairement aux belges, anglais, italiens irlandais, espagnols, grecs... ) sont particulièrement dangereux et qu'ils constituent une menace très inquiétante pour notre beau pays (ouf, de vaillants chasseurs nous défendent contre les hordes de blaireaux, alors qu'innocemment nous ne soupçonnions rien), d'autre part la France a une réputation de pays complètement arriéré qu'il faut maintenir, alors ne croyez pas qu'ils font ce championnat uniquement pour le défoulement sadique : c'est aussi pour maintenir la France dans sa tradition de pays rétrograde (puisque les traditions, ça se respecte).
Mais j'écris, j'écris, et ça me fatigue. Si vous voulez en savoir plus, je vous laisse le soin de lire le communiqué de Cyberacteurs, celui de l'ASPAS, lire (et télécharger) la fiche sur le déterrage, et n'hésitez surtout pas à signer leurs pétitions. Si vous voulez écrire aux intéressés, il n'est peut-être pas encore trop tard. Et puis,  pourquoi ne pas aller faire un petit tour sur place les 15, 16 et 17 mai 2008, histoire que nos amis les blaireaux se sentent un peu moins abandonnés aux mains des brutes ?

Envoyez sans tarder votre prose à (vous pouvez vous inspirer du communiqué de l'Aspas ou de celui de Cyberacteurs) :

christian.chassaing@saone-et-loire.pref.gouv.fr.
ministere@ecologie.gouv.fr.
mairie@cluny.fr.
DDAF71@agriculture.gouv.f