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13 mars 2007

Association Végétarienne de France, n°87

medium_AV_n¦87.2.jpgLe numéro 87 d'Alliance Végétarienne vient de paraître ! Profitons-en pour noter que l'association a changé de nom et est devenue : Association Végétarienne de France, s'il-vous-plaît !
Déjà, la couverture de ce numéro, j'aime bien, elle est pleine de couleurs, ça fait printannier, le hasard fait bien les choses, dans une semaine c'est le printemps et les oiseaux s'en donnent déjà à coeur joie ! Mais le meilleur, ce sont quand même les articles: écologie, nutrition/santé, biotechnologies, témoignages, politique, actions... Une revue très riche, à savourer petit à petit. D'ailleurs, j'ai pas encore fini de la lire (et de la relire), mais je vous fais part de ce que j'ai lu:
-> un article écologique instructif "Ne laissez pas vos empreintes en partant"; où on apprend que "remplacer une fois par semaine la viande du repas par des protéines végétales équivaut à réduire son empreinte écologique de 1000m2 par an". Imaginez un peu ce que ça donne en positif pour les végétarien-nes et mieux encore, les végétalien-nes !
-> cet article est suivi de "L'ombre de l'élevage s'étend sur la Terre... ", parce qu'on ne le répètera jamais assez: l'élevage détruit l'environnement, pollue, créé des sécheresses, dégrade les sols...
-> j'aime beaucoup la justesse de la conclusion de "Que représente pour vous le végétarisme" : "Voilà pourquoi [tout est expliqué dans l'article] faire son jardin et manger autrement sont des devoirs politiques de très haute valeur, sinon la plus haute. Ce sujet, directement lié au  problème agricole  n'est jamais abordé [tellement vrai !]  Oser le dénoncer aujourd'hui est un défi car il suppose un autre aménagement du territoire, une remise en cause fondamentale de l'homme dans son milieu naturel."
-> ensuite, je me suis plongée avec beaucoup d'intérêt dans la rubrique Nutrition/santé. Dans ce numéro, il est question du végétarisme (mieux encore, du végétalisme) comme moyen de prévention de la maladie d'Alzheimer ; du soja, et des liens entre la consommation de viande et les cancer - thème récurrent mais, là encore, on ne le répètera jamais assez, et puis on en apprend toujours.
-> y'a un article prometteur sur les OGM, que je lirai très prochainement.
-> la rublique Info propose un très chouette article sur les oeuvres de Bernard Werber, ou : comment les humain-es sont-ils vus des extra-terrestres? (c'est de la SF, mais de la bonne !).
-> après y'a encore plein d'infos diverses et intéressantes dans cette rubrique.
-> la page Tranche de vie nous propose de partager un mariage végétarien ! Que cette initiative donne plein de bonnes idées !
-> puis on trouve a un Témoignage sur les abattoirs, et bien sûr là c'est pas la joie, mais les horreurs, le sang et la fureur... et dire que beaucoup pensent encore que les animaux sont abattus "humainement" ! Voilà l'article à leur faire lire.
-> quelques pages sur la vie de l'Association, incontournables.
-> enfin, la rublique Livres, dont un article très intéressant sur un philosophe à découvrir: Helmut Kaplan, pionnier en Allemagne du mouvement pour les droits des animaux. Bientôt et enfin, un de ses livres sera traduit en français.
Voilà, je vous ai donné un petit aperçu de ce que cette revue exceptionnelle propose ! Pour la lire, abonnez-vous au journal, c'est vraiment pas la ruine, et/ou adhérez à l'association !
abonnement au journal : 16 € par an
adhésion à l'association : 16 € par an (petits budgets : 12€)
(membre de l'Union Végétarienne Européenne)
11 bis rue Gallier - 77390 Chaumes-en-Brie

24 février 2007

Losing tomorrow

medium_losing_tomorrow.2.jpgAlors là, vraiment, si vous ne voulez plus vous voiler la face mais agir, n'hésitez pas une seconde : regardez le film Losing tomorrow de Patrick Rouxel. Ce documentaire absolument remarquable explique de façon claire et détaillée le fonctionnement de l'industrie du bois en Indonésie. Le comment, mais aussi le pourquoi.
medium_losing-tomorrow.jpg Comment ? en abattant totalement la forêt (coupes à blanc) soit avec un équipement perfectionné par de grosses entreprises, soit illégalement par des milliers d'hommes qui se tuent au travail autant qu'ils tuent leur patrimoine national. Et tous ces ouvriers travaillent dans des conditions épouvantables, sans aucune protection, pour un salaire de misère (3€/jour), au risque de se couper à tout moment un pied, une main, et de se ruiner définitivement la santé et le dos en quelques années...

Pourquoi ? bien sûr, pour le fric, pour quelques personnes qui s'enrichissent dans le court terme sur le dos de milliers de travailleurs et sur le massacre de la forêt, dont il ne restera peut-être bientôt plus rien... Mais aussi pour nous. Parce que la forêt et ses arbres magnifiques sont entièrement transformés et envoyés à travers le monde, et chez nous, sous la forme de meubles, de contre-plaqué, de papier et de papier toilette ! Alors, avant d'acheter une chaise de jardin, une porte ou une armoire en bois, il faut vraiment s'interroger sur la provenance de ce bois. Et être prêt-e à y renoncer si c'est du bois exotique (parce que le massacre des forêts, c'est aussi en Afrique, en Chine, partout dans le monde). Il faut réfléchir, comparer, exiger la provenance, et boycotter tout ce bois tropical. La demande créé l'offre, n'est-ce pas ! Refuser d'acheter du bois exotique n'est pas un sacrifice, c'est au contraire une chance unique de sauver les forêts tropicales, leurs écosystèmes et les milliers d'animaux qui y vivent. Des centaines d'Orang-Outang vivent en sursis dans la forêt Indonésienne, et leur sort est totalement lié au commerce du bois. L'association Walhi qui lutte sur le terrain appelle également au boycotte du bois exotique. Pour que nos loisirs, nos plaisirs, nos achats ne soient pas synonymes de massacre et d'exploitation ! Et nous devons aussi lutter pour que les collectivités, les municipalités, n'achètent pas du bois exotique ; nous organiser et lutter contre ce commerce.
Ce n'est ni simple ni facile, mais devons le savoir, en tenir compte, et le faire savoir.

Losing Tomorrow est un documentaire très fort, qui remue et ne laisse pas indifférent.
Ce film a été recompensé aux festivals : - 2 prix au Festival International du Film Ornithologique de Ménigoute
“PRIX DE LA PROTECTION DE LA NATURE”
PRIX DU JURY”
-International Wildlife Film Festival 2005, Missoula, Montana, USA.
-Japan Wildlife Film Festival, August 2005, Toyama, Japan.
-Festival International du Film Ecologique, Octobre 2005, Bourges, France.

04 février 2007

Veg mag février 07, n°5

medium_couv_VEGMAG_5.jpgAyé, le numéro 5 de février 07 de Vegétarien Magazine vient de paraître. A retenir, l'article concernant les tests sur les animaux et le dossier sur le zinc dans l'alimentation, les brèves sont souvent intéressantes aussi (on regrette même qu'il n'y en ait pas plus !). Le truc dommage, c'est la liste des cosmétiques non testés sur animaux, parce qu'elle n'est pas du tout exhaustive et que ça n'est marqué nul part ! Il y manque même des marques phares, comme Weleda. Ne pas hésiter à consulter la liste complète diffusée par One Voice !
Ce numéro 5 a été tiré à 21 000 exemplaires, diffusés en France (3,8€) et notamment en Belgique, Luxembourg et Suisse, n'hésitez pas à vous le procurer et à envoyer vos réactions à la revue.
Bonne lecture ! 

24 janvier 2007

mauvaise nouvelle pour les poissons

medium_hamecons_torture.jpgLe Monde nous l'apprend : le gouvernement français, qui décidémment ne sait pas quoi faire de son fric, a décidé d'augmenter le budget alloué à la Fédération nationale de la pêche, qui envisage de mettre en place à partir de 2008 une grande campagne de communication destinée à la promotion de ses activités (tuer des poissons) et à la modernisation de son image (qu'elle cherche avec succès à ne pas associer à une tuerie de poissons). Parmi les autres nouvelles, la baisse du prix du permis de pêche. Bref, tout sera mis en oeuvre pour augmenter le massacre de ces animaux !
La chasse, plein de gens trouvent ça pas bien, mais la pêche ! Allons, un sport si paisible ! Dans la pêche, le sang ne coule (presque) pas, les poissons ne crient pas (pratique), on ne tue pas des humains (pas comme les stupides "accidents de chasse")...
Mais, fait étrange, il semblerait que les poissons soient des animaux, pas des objets, ni des trucs ou des machins destinés à divertir les humains ? Etonnant !... Comme les autres animaux, ils ressentiraient du plaisir et de la douleur - peut-être même qu'être sorti de l'eau brutalement accroché par la mâchoire leur ferait mal ! Les poissons communiqueraient entre eux et ils auraient même un système social...
Et on ne nous dit rien, et on nous incite à les massacrer ?
Ha si, pendant que j'y pense, y'a une chouette brochure très instructive sur le thème, qui s'appelle : Poissons, une sensibilité hors de portée des pêcheurs (tu m'étonnes !), c'est un texte de  Joan Dunayer, vous pouvez consulter en ligne un excellent résumé ou même commander la brochure.
Et si on suggérait au gouvernement d'investir notre argent dans la découverte des poissons et de leur univers ?

07 novembre 2006

Végétariens Magazine en kiosque

medium_vege_magazine_n_1.2.jpgAyé, le premier numéro de Végétariens Magazine vient de paraître en kiosque* : un bon moyen de parler du végétarisme façon grand public... Le thème est abordé un peu par tous les biais (santé, environnement, interviews, actualité, etc.) et y'en a pour tous les goûts, mais avec toujours au centre la préoccupation des animaux - et il y en a tellement pour tous les goûts que, perso, je ne me retrouve pas forcément dans tout, évidemment !
L'essentiel, c'est Végétariens Magazine n'oublie pas que si le végétarisme est bon pour notre santé, ça l'est encore plus pour celle des animaux, d'ailleurs, "la revue Végétariens Magazine est réalisée par des végétariens qui ne sont motivés que par des objectifs éthiques". 
Le sommaire est varié, pour en juger par vous-même, achetez-le à votre marchand-e de journaux,  ça encouragera l'équipe à sortir un prochain numéro !
Dans ce numéro 2, j'ai retenu :
- l'interview de Janez Drnovsek, président de la Slovénie et végétarien (pour les animaux)
- la petite chronique sur la souffrance des homards et le Groupe pour la Libération des Homards
- l'article Quand le végétarisme devient un jeu d'enfant : un jeu vidéo où il est question de libérer des animaux des labos, des abattoirs, et de distribuer du tofu et du lait de soja !
- l'entretien avec le médecin Jérôme Bernard-Pellet
La revue coûte 3,8euros, l'abonnement (11 numéros par an) est de 39,6euros. Cette revue n'est soutenue par aucun grand groupe de presse : pour vivre, elle dépend de nous (et d'un peu de pub aussi) ! 
 
* plus exactement, c'est le numéro 2 de novembre 2006, le numéro 1 n'était apparemment pas sorti en kiosque : pour info, vous pouvez télécharger le numéro 1 en PDF (vegmag1.pdf)

19 août 2006

Du Portugal, pêle-mêle...

Oups, je n'ai vraiment pas un accès facile à Internet en fait ! Du coup, c'est seulement après trois semaines (déjà) que je trouve le temps et le moyen de partager un peu ce voyage ! Je ne peux pas mettre de photos aujourd'hui, mais si je pouvais, je mettrais : une photo d'un incendie de forêt et une photo de toute l'incroyable nourriture végane qu'on trouve si facilement ici.
Un journal a indiqué qu'en deux semaines (les deux premières semaines d'août) ce sont 36000ha, soit 14 fois la superficie de Lisbonne, qui sont partis en fumée... C'est vraiment énorme. Des routes que nous avons sillonnées, on voyait les énormes colonnes de fumée grises, et dans les terres entre Coimbra et Aveiro, il y avait tant de fumée depuis tant de jours que le ciel était entièrement couvert, on a même pensé au début que c'était une sorte de brume ! La nuit, près d'un village vers Viseu (nord) la sirène des pompiers a réveillé-e : nous sommes sorti-e pour voir, car la maison était un peu perdue dans la forêt et depuis plusieurs jours un incendie ravageait les environs. Et bien, de la maison on voyait les flammes ! Il était 4h du matin et le feu avait incroyablement progressé en quelques heures - le vent s'était levé. La veille, avec quelques ami-e-s, en voiture nous avions été voir de plus près le désastre : sur la colline d'en face il y avait des flammes hautes comme une maison, peut-être dix mètres de haut ?! et le front du feu faisait bien un km ! Et pour lutter contre cela, des pompiers volontaires, qui sacrifient leurs vacances, quand ce n'est pas leur vie, deux hélicoptères qui transportaient de l'eau dans une nacelle... Une goutte d'eau dans un enfer ! C'est vraiment terrible et triste, les arbres poussent lentement ici, et des milliers d'animaux meurent asphyxiés et brûlés, une maison brûle par ci et par là... Bon, pour en revenir a la pleine nuit, des voisin-e-s (dont un pompier) nous ont rassuré en disant que les flammes étaient de l'autre côté du vallon et qu'une rivière nous en séparait encore. A la radio, peu de temps après, un capitaine des pompiers déclarait que c'était un vrai scandale et qu'il fallait que tout le monde sache que les forêts qui brûlent sont très souvent des propriétés du gouvernement, qui les entretient si mal que les chemins sont inaccessibles aux camions-citernes, pas de coupe-feux, etc. Un autre article racontait aussi qu'un pyromane accusé d'avoir allumé plusieurs feux avait été arrêté - ben oui, presque tous les feux sont d'origine criminelle...
Nous avons fini par nous éloigner des campagnes en feu et par arriver à Lisbonne, Lisboa.  La ville est toujours aussi intéressante, même si en août on y entend presque plus de français que de portugais !
Je crois que je dois arrêter ici pour aujourd'hui...
alors pour la comida (la nourriture) à bientôt ! 

20 juin 2006

Difficile d'être vegane?

medium_roulotte_collective.jpgRécemment, je suis allée chez un ami qui vit en Allemagne, dans un Wagenburg. Les Wagenburg, ce sont des lieux assez répandus outre-Rhin mais complètement ignorés chez nous ; pourtant le concept est super intéressant ! Desmedium_gratin.jpg gens vivent ensemble sur un terrain dans des habitations mobiles : caravanes, camions, roulottes... Celui où j'étais compte une dizaine de vraies roulottes en bois, très belles, posées depuis une dizaine d'année sur un terrain boisé loué à la municipalité, en proche banlieue d'une petite ville. medium_ei_ersaz.jpgL'endroit est relié à la ville par le tram et une belle piste cyclable, dans le Wagenburg l'électricité est fournie par des panneaux photovoltaïques, l'eau vient d'une pompe, y'a un potager, des arbres, de la prairie, des vélos et des carioles à vélos, deux chats et la cuisine collective est végétarienne. Quelques personnes ne sont pas vegs et mangent des cadavres d'animaux hors du Wagenburg. Depuis mon arrivée les repas étaient vegans pour que puisse manger de tout avec les autres, ça s'est fait tout simplement, c'était très chouette. Et en Allemagne, il existe un produit appelé ei ertsatz, c'est du "faux oeuf" végétal !
Au bout de trois ou quatre jours, j'ai été étonnée que mon ami, pas veg, s'exclame : "ça doit être difficile d'être vegane, non ?" Sa question m'a vraiment prise au dépourvu, je me suis écriée : "Mais non, tu vois pas tout ce que je mange depuis que je suis là ? Regarde tout ce qu'il y a !" Et la discussion s'est arrêtée là.
Puis j'ai réfléchis. Et je me suis dit que ma réponse n'était pas exacte : c'est vrai qu'au Wagenburg c'est fastoche d'être vegane, tout comme chez moi où c'est hyper simple, vu que est prévu pour. Il y a des céréales, des légumes, du tofu, des protéines de soja, des légumes secs, des fruits, des noix, du seitan, du tempeh, etc. Et au Wagenburg, tout le monde était ok pour cuisiner vegan. Donc pas de problème.
Mais dans la vie de tous les jours, c'est pas vrai que c'est facile. J'ai fini par imaginer la réponse que j'aurais due faire : "Tu as raison, c'est difficile d'être vegane, même si ici ça va très bien parce que tout le monde veut bien organiser des repas vegans. Chez moi aussi c'est hyper simple, je n'y pense même pas. Mais dans la société, c'est souvent vraiment compliqué. Dans les restaurants, je dois me bagarrer pour ne rien manger qui vienne des animaux, et chez les gens c'est souvent difficile aussi. Je les préviens toujours à l'avance, mais après il faut faire gaffe qu'ils n'aient pas ajouté du beurre dans les pâtes, que les pâtes ne soient pas aux oeufs, bon après c'est normal les gens posent des questions, mais parfois ils sont malveillants, moqueurs et de mauvaise foi... Oui, c'est difficile : mais je sais exactement pourquoi je suis vegane, c'est parce que je refuse de participer à l'exploitation des animaux. Et même si je ne devais manger que du riz, des patates, des lentilles et des pommes, et bien je le ferai. Notre petit bien-être gustatif ne devrait jamais peser face à la vie des animaux ! En fait, ce qui est pénible, c'est pas d'être vegane, ça c'est même une force, mais c'est d'être vegane chez les viandistes !!! Si le monde était vegan, ce serait très simple... "

Tout ceci me donne envie de partager un extrait d'interview que j'ai découvert il y a quelques jours : c'est à propos d'une femme, Julia Butterfly, qui a passé deux ans au sommet d'un séquoïa géant aux USA pour le sauver de l'abattage. Son action, qui a été un succès, m'a vraiment touchée ; et en plus Julia est végane. Je lui laisse le mot de la fin :

Question : Julia, cela fait longtemps que tu as adopté une alimentation vegan, pourquoi?

Réponse de Julia: Parce que je sais très bien que ce que nous mettons dans nos assiettes a une très grande signification. Je ne comprends pas pourquoi ce sujet est toujours traité comme secondaire ou est carrément ignoré. Car c’est par ce que nous mangeons que nous prenons des décisions concernant ce qui est sur la terre et dans les mers, les lacs et les rivières, sur l’énergie, les animaux, la justice, et bien entendu notre propre corps. Ce qui va dans nos assiettes, c’est ce qui décide de la guerre ou de la paix, de tout, quoi! Je considère mon style de vie vegan comme révolutionnaire, mais une révolution pour la paix. J’aime vivre vegan, cela me rend fière et heureuse.