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07 décembre 2007

Fourrure de chats et chiens bientôt interdite en Europe, à quand les autres aussi?

52018d42c08f9634c6e4769648d37d1f.jpgJe me réjouissais déjà, j'avais commencé à écrire : la date approche! plus que quelques semaines et la fourrure de chiens et de chats sera interdite en Europe. Je relis une dernière fois le communiqué, et là déception: ce sera le 31 décembre 2008! Mais bon sang, pourquoi autant de temps pour appliquer un décret aussi simple? C'est une bonne nouvelle malgré tout, mais c'est un peu du délire aussi. On voit bien que c'est pas eux (qui ont décidé la date butoire) qui se font écorcher pour leur peau. Apparemment, la fourrure de chiens et de chats est déjà interdite aux USA et en Australie, ce qui est bien (et insuffisant, évidemment). Mais pour en revenir à l'Europe, je lis ensuite: "les députés ont accepté que 'par dérogation exceptionnelle', la Commission européenne puisse adopter des dispositions autorisant la fourrure de chat et de chien sur le marché européen 'à des fins éducatives ou d'empaillage'".
2593fd59187fc2c43693c5460e2959bc.jpgMais qu'est-ce que c'est que cette connerie? De la fourrure à des fins éducatives? d'empaillage? Mais c'est crétin, d'une stupidité sans fond! Qu'est-ce que la peau d'un cadavre peut avoir d'éducatif? Je ne comprends pas. Ce qui serait éducatif, ce serait de faire savoir que les animaux non-humains sont eux aussi sentients, c'est-à-dire capables d'avoir, comme nous, des perceptions, des émotions, et que par conséquent la plupart d'entre eux (tous ?) ont des désirs, des buts, une volonté qui leur sont propres.
Ce qui serait vraiment intelligent, ce serait de faire appliquer ce décret au plus vite (et pourquoi pas tout de suite?) et, bien entendu, de l'étendre à l'ensemble des animaux concernés : l'interdiction pure et simple de la fourrure, voilà une sage décision. Sauvés, enfin, tous les renards, lapins, visons, loups, ratons-laveurs, hermines, phoques, chinchillas, moutons (pour leur douce fourrure, appelée Astrakan, les petits de certaines races de mouton sont tués juste avant leur naissance - la mère avec), lynx, coyotes, ragondins et j'en passe.
Car comme le précise l'association Fourrure-torture:

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Les personnes qui s’émeuvent, à juste titre, sur les conditions d’élevage et d’abattage des chats et des chiens tués pour leur fourrure, ne réalisent pas toujours que les autres animaux subissent les mêmes traitements. Cinquante millions d’animaux sont tués chaque année pour l’industrie de la fourrure. Entassés dans des élevages ou capturés par des pièges à mâchoires, ils sont ensuite gazés, électrocutés ou battus à mort.
Vous ne souhaiteriez probablement pas porter votre chien sur un col de vêtement ou le retrouver sur votre sac à main. Alors pourquoi porter la fourrure des autres animaux ?

Et j'ajouterai même: vous ne voudriez pas non plus trouver votre chien, votre chat ou votre poisson rouge cuisiné et servi pour votre repas? Alors, pourquoi manger les autres autres animaux?

02 décembre 2007

Expo photo des animaux de la ferme

dc249b8a27b09a153172ce67600fea62.jpgAu parc de la Tête d'Or, à Lyon, se tient en ce moment une expo photo sur les animaux de la ferme. 52 photos géantes sur de grands panneaux en bois ornent les allées, offrants aux promeneurs des portraits de vaches, cochons, poules, coqs, chiens, brebis, canards, oies et même un âne. L'auteur, Thierry des Ouches, est reconnu pour ses photos d'animaux de la ferme, il a fait des bouquins (de photos), et n'en n'est pas à sa première expo
Au départ, j'ai été plutôt enthousiaste (relativement, mais quand même) par rapport à cette expo. Je pensais que montrer des photos d'animaux, qui plus est de la ferme (ce qui est moins fréquent que des photos d'animaux sauvages) pouvait renformer une sorte de proximité humains-animaux qui serait propice aux animaux ; un peu comme comme si voir un beau portrait de cochon, et non pas seulement une image sur un boîte de pâté, participerait à comprendre que les cochons sont des animaux sentients et que ça pourrait changer le statut des cochons. Je me disais que ça pouvait, un tout petit peu certes mais rien n'est négligeable, être positif pour les animaux non humains.
4753d818a1a9502b8998907a818c38c9.jpg Mais voilà que je remarque qu'il s'agit uniquement de belles photos d'animaux paisibles, la plupart des poules et des coqs font partie d'espèces dites "ornementales". Après tout, c'est bien aussi de montrer que les animaux de la ferme, comme tous les animaux, peuvent être contents de vivre... sauf que... ce n'est pas du tout, mais alors pas du tout, représentatif du sort des animaux de la ferme. Je vois alors qu'un texte vient illustrer l'exposition. Bien sûr, je ne m'attendais quand même pas à un texte engagé, genre : "Ces animaux photographiés ont la chance incroyable de vivre une vie heureuse dans une ferme, mais hélas n'oublions pas que tous seront quand même abattus dans des conditions effroyables pour être mangés". Je ne délirais pas non plus au point d'imaginer que ces animaux de la ferme aient pu être photographiés dans un refuge pour animaux, et que l'expo ait été créée en sa faveur (du pur délire). Non, je sais pas bien ce que j'espérais, peut-être une petite phrase, même quelque chose entre les lignes qui parlerait du sort des animaux de la ferme, et qui expliquerait que voilà, là on voit des animaux heureux mais des millions vivent dans des conditions atroces...
Je lis attentivement le panneau explicatif de l'expo : rien. Même pas une allusion, un entrefilet : portraits et tabous sur les animaux se mélangent ici intimement.
On lit la biographie de l'auteur, et on apprend "que ces photographies sont présentées en avant-première de l'exposition "Explorer et classer : la quête scientifique" pour montrer la diversité des espèces créées par l'Homme". Super. Et notez bien: Homme avec un grand H. Mais tout ceci n'est guère étonnant, après tout, pour une expo organisée par le Jardin botanique de la Ville de Lyon et l'Université Lyon I.
Et je me dis que tout ceci est finalement bien dommage, parce que les gens vont être renforcés dans l'idée que les animaux de la ferme ont une belle vie, et ça leur donne rudement bonne conscience pour continuer à bouffer les animaux. Tous, ceux et celles qui mangent de la viande, aiment imaginer que leur bout de barbake vient d'une vache-qui-n'a-pas-souffert, ou d'un cochon-qui-a-eu-une-belle-vie. L'inverse n'est en effet pas très plaisant. Déjà, penser qu'il y a eu un animal sentient derrière le bout de cadavre, pardon, de viande, c'est moyen, alors savoir en plus que cet animal a eu une vie de merde et une mort douloureuse... Cette belle expo aurait pu être un moyen d'éveiller quelques esprits, hélas, tout en conscensus de bonne conscience spéciste, son souriant auteur ne fait que bercer d'illusions les amateurs d'animaux morts... Dommage.
C'est sûr qu'on préfère tous voir des belles photos d'oies et de canards visiblement heureux que des animaux en souffrance, et c'est tout-à-fait normal. Ce qui l'est moins, c'est de laisser croire que ces quelques portraits représentent l'ensemble de ces oiseaux, et de sciemment complètement occulter le fait que des millions souffrent le martyr à cause de notre gourmandise - et notamment à cause du foie gras, très à l'honneur en ces fêtes de la goinfrerie de fin d'année. La moindre des choses aurait été de leur rendre hommage, mais que voulez-vous, l'auteur préfère ne pas s'engager - car il ne peut pas être naïf ou crétin au point d'ignorer la véritable vie des animaux de la ferme. Par contre, profiter des animaux, ça il sait bien faire, mais je ne l'en félicite pas.

22 novembre 2007

Le foie gras, facile de s'en passer !

f0e52a4e3aab7e279ea795267fd703e3.jpgCe week-end j'étais à Genève et, (bonne) surprise : sur des panneaux d'affichages municipaux étaient collées des affiches contre le foie gras ! Ce n'est pas tout : plus tard, j'ai trouvé dans un journal gratuit Le matin bleu un grand encart, toujours anti foie gras. C'est la SVPA (Société Vaudoise de Protection des Animaux) qui oeuvre pour cette campagne. L'an dernier, elle avait menée 82006f2956bd32bc1318ef4e9f651cff.jpgune campagne anti fourrure. Les affiches et les encarts sont bien faits. L'accent est d'abord mis sur le fait que le foie gras, cet "écoeurant concentré de cholestérol", est nuisible à la santé des humain-e-s : ne surestimons pas nos compatriotes humains, et puisque la plupart sont encore absolument incapables de s'intéresser à la détresse des animaux (même s'ils en sont responsables), c'est peut-être pas plus b0f42751f9c168aa39511816b8543144.jpgmal d'essayer de les toucher par leur point faible, c'est-à-dire leur santé.
Du coup, j'ai été faire un petit tour sur le site de la SVPA, et particulièrement sur leur campagne foie gras. Il y a des photos, à voir absolument si vous mangez encore du foie gras (si vous avez le courage de manger un tel concentré de souffrances - et de cholestérol - regardez donc d'où il provient).
Tout ceci nous amène bien évidemment à parler de la campagne foie gras française, organisée par Stopgavage. Cette année, une tournée nationale est organisée, avec au programme, pour dénoncer la brutalité extrême du gavage : projections de vidéos, signatures de pétition, distribution de tracts, dégustation de pâté végétal... Les médias seront conviés. D'ailleurs, si vous souhaitez participer à la tenue d'un stand, vous pouvez dès maintenant prendre contact avec leur équipe. Sur le site Stopgavage, on trouve plein d'infos, des reportages, des affiches, des tracts... J'aime beaucoup le tract intitulé : vous aussi vous pouvez sauver des oiseaux. Il me rapelle quand j'étais enfant et que j'avais été bouleversée par des images d'oiseaux mazoutés, et comme je me sentais impuissante à les sauver. Mais maintenant c'est différent : je refuse de manger des morceaux d'oiseaux et ça leur sauve la vie !

Calendrier

  • Metz : le 29 nov.
  • Lille : le 3 déc.
  • Paris : le 4 déc.
  • Rouen : le 5 déc.
  • Nantes : 6 déc.
  • Orléans : 7 déc.
  • Clermont : Ferrand le 10 déc.
  • Limoges : le 11 déc.
  • Bordeaux : le 12 déc.
  • Toulouse : le 13 déc.
  • Montpellier : le 14 déc.
  • Marseille : le 17 déc.
  • Lyon : le 18 déc.
  • Dijon : le 19 déc.
  • Strasbourg : le 20 déc.
  • Nancy : le 21 déc.

06 novembre 2007

L'alimentation végéta*ienne et votre santé

6538251d2f659e2665eea20455868cad.jpgQuelle chance! une magnifique brochure vient de paraître : L'alimentation végétarienne, végétalienne et votre santé. Le texte scientifique (mais vraiment abordable par tout le monde, rassurez-vous !) est la traduction fidèle de la position soutenue par l'Association américaine de diététique et des Diététiciens du Canada (le tout donne AADDC), à propos des alimentations végétarienne et végétalienne.
Alors d'accord, ça ne parle pas des animaux ni des raisons pour lesquelles on peut être veg, mais finalement on est en droit de penser que plus on sera informé-e qu'une alimentation veg est possible (et  mieux encore, saine et bénéfiques) mieux ce sera, non? La grande force de ce texte est justement d'être impartial : il s'appuie sur des faits établis et vérifiés et en tire les conclusions qui s'imposent. Coup de chance, elles sont positives pour l'alimentation veg, ce qui ne peut que rassurer toutes les personnes soucieuses avant tout de leur santé. (Personellement, s'il avait été avéré que l'alimentation veg n'est pas bénéfique à  la santé, je crois que je le serais quand même pour les animaux, mais c'est facile finalement de dire ça quand ce n'est pas le cas! De toutes façons, ça ne se pose pas et c'est tant mieux.)
La brochure, donc, présente de façon vraiment objective les conséquences des modes d'alimentation veg sur la santé humaine en les comparant systématiquement avec celles d'une alimentation omnivore.
Le sommaire est très fourni, et vous pouvez saisir le texte par une multitude d'entrées différentes, par exemple selon les périodes de la vie, les maladies, l'activité...
C'est vraiment un texte sérieux, complet : un outil de référence incontournable, indispensable pour toute personne concernée ou intéressée par le sujet. N'hésitez pas à le commander pour vous, votre entourage, et aussi pour offrir à votre médecin !
La brochure est diffusée par les éditions La Criée et par l'Association Végétarienne de France. Elle est en format A5, fait 55 pages (dont une bonne quinzaine de références diverses) et coûte 3€ frais de port compris. Si vous en voulez plusieurs, c'est moins cher. Contactez l'association La Criée pour en commander plein !
Et le texte en intégralité est également téléchargeable sur le site de La Criée, c'est bon à savoir aussi.

22 octobre 2007

Écolo... pour les animaux

6d06b4b20267e7292de2eca6a785b612.jpgHier, en revenant en train d'un we chez des ami-e-s qui habitent en Savoie, mon amie et moi avons voyagé dans le compartiment du contrôleur et avec le contrôleur (ce qui est quand même bien improbable) : le train étant pas mal rempli et le contrôleur sympa, il a accepté qu'on partage avec lui le compartiment qui d'ordinaire lui est réservé. Inévitablement, la discussion a fini par s'établir et - chose encore plus improbable - il s'est avéré que notre homme était tout acquis à l'écologie ! S'en est suivie une discussion intéressante autour des méfaits de la télé, de l'énergie nucléaire, de la bagnole, bref des splendeurs de notre société de consommation actuelle. Juste avant d'arriver (du coup, le voyage a paru rapide), je lui ai dit que nous étions véganes, et mon amie a bien précisé : "pour les animaux", car il est clair que notre homme avait associé notre refus de manger de la viande à une volonté écologique, ce qui se comprend aussi : l'élevage est dévoreur d'énergie, d'eau, d'espace, de terres, et producteur de multiples pollutions, nuisances, disparités - et bien entendu d'infinies souffrances. Les gens qui mangent de la viande sont donc dévoreurs d'énergie, d'eau, d'espace, de terres et producteurs de nuisances, pollutions, disparités et sources d'une multitude de souffrances. Bref, toute personne un peu soucieuse de l'environnement ne devrait pas consommer de viande - ça semble une évidence et un minimum.
De plus, quand on sauvegarde l'environnement, ça préserve l'habitat des animaux - non pas que la nature soit le top (genre, les lapins dévorés par les renards, bof bof!), mais on n'a vraiment rien de mieux à proposer en fait (les lapins et les renards trottants sur le bitume au milieu des immeubles et des bagnoles, pas vraiment ça non plus... ).
Mais pour être clair, même si l'élevage ne produisait ni nuisances ni pollution, le seul fait d'impliquer l'assassinat des animaux est inacceptable.
Et il l'a tout de suite compris, ce contrôleur  décidemment hors-normes, qui a conclut juste au moment où nous quittions le train : "Perso, j'ai la chance de connaître un éleveur et de savoir que les animaux qui produisent la viande que je mange ont eu une vie pas trop mauvaise, mais il reste toujours le problème de devoir les tuer... " C'est le moins qu'on puisse dire.
sur la photo: une des plus vieilles poules au monde: 18 ans! sauvée par l'ASBL Fabienne.

11 octobre 2007

Notre belle Bretagne

c437e63854f6470f7df36d1723f6c270.jpgCe matin, je lis sur le site d'Univers Nature la nouvelle suivante :

La Bretagne n'est pas réputée pour la qualité de ses eaux, sa première position en terme d'élevage de porc et de volaille en étant la cause essentielle. Si les autorités ont longtemps fermé les yeux, la pression des instances européennes pour parvenir au bon état écologique des eaux d'ici 2015 et la menace d'une amende record semble faire évoluer un peu les choses. C'est dans ce climat, que le président du marché du porc breton a été condamné jeudi dernier à Morlaix (Finistère) à six mois de prison avec sursis et 7 500 euros d'amende, pour pollution des eaux par déversement accidentel d'effluents de lisier.

Pour Jean-Claude Bévillard, en charge des questions agricoles et forestières à France Nature Environnement, cette affaire montre que '...les mesures partielles, comme la mise en place de stations de traitement de lisier, conduisent à l’impasse. Seule une diminution du cheptel est susceptible de résorber les excédents d’azote qui détériorent gravement presque l’ensemble des rivières et des eaux souterraines françaises'. Pour y parvenir, FNE considère qu'une remise en question profonde des modèles agricoles actuels est nécessaire, avec notamment une réorientation des modalités d’attribution des aides de la Politique Agricole Commune. (Alex Belvoit)

Peut-être est-ce enfin un début de prise en compte des pollutions liées à l'élevage ? Mais ce qui est le plus frappant dans cet article, c'est la conclusion : une remise en question profonde des modèles agricoles actuels est nécessaire. Et si on allait plus loin ? Allez, soyons fous et folles, osons écrire : une remise en question profonde des modèles alimentaire est nécessaire ; il faut arrêter de manger les animaux, et devenir végétalien.
Alors, toutes les histoires de pollutions liées à l'élevage seront réglées, en plus les animaux cesseront de souffrir, et la santé des humain-es s'en trouvera fort améliorée !
Tout ceci me rappelle que lors d'un petit séjour effectué en Bretagne il y a quelques années, je m'étais retrouvée avec une amie et ses potes dans un café pour fêter je ne sais plus quoi, et la patronne nous a gracieusement offert une collation : pâté de foie (de porc), jambon, beurre et pain blanc... D'ailleurs, en Bretagne, je n'ai jamais vu un seul cochon - normal, puisqu'ils sont tous enfermés dans des élevages concentrationnaires.

Illustration issue de la Vie Universelle

17 août 2007

Ecotopia, Earthlings

a51be6b3a3584ee6b71c95bedbf8f564.jpgEn voyage au Portugal, voilà que j'atteris à Ecotopia. C'est pas mal intéressant, même si j'avoue que je ne suis pas à fonds dedans - mais peut-être le fait que je sois malade depuis une semaine joue aussi ? Je vais pas vous parler de mes vomissements et de mes maux de ventre très longtemps, mais faut quand même savoir qu'une bonne moitié des gens ici sont malades - il doit comme y avoir un petit problème du côté de l'hygiène ;) Bon, depuis quelques jours on s'est ressaisi et on essaie d'améliorer ça, mais c'est pas encore au point et les gens ont encore, bizarrement, tendance à courrir vers les chiottes (secs en l'occurence). Il doit y avoir entre 200 et 300 personnes ici, le paysage est superbe et les nuits étoilées incroyablement belles - et froides, hier il faisait 12°c à minuit ! Les journées commencent avec le petit déjeuner vers 9h, puis le "morning circle" où tous les points essentiels et l'organisation de la journée sont débattus, ce qui peut durer deux bonnes heures. Puis commencent les ateliers : énergies renouvelables, massages, rouler à l'huile, théâtre et autres musiques se succèdent jusque tard le soir. Les deux repas sont végans, sauf le jour où il y a eu des tartines de fromage (entre nous, ils auraient pu mettre du sojami sur le pain)
Il y a deux jours, on a organisé un "Animal rights day", et ça s'est super bien passé ! Au programme : petit déjeuner végan (parfois il y a du yaourt et du miel), puis vers midi Owen a animé un atelier sur l'alimentation végane. Le but de cet atelier était de donner des conseils pratiques, pas de discuter du bien-fondé du véganisme, ce qui est une bonne idée. Une petite trentaine de personnes ont participé à ce workshop, ça a été un vrai succès. Malheureusement, l'atelier de discussion sur l'antispécisme prévu vers 17h a été décalé à cause d'une réu sur les OGM qui n'en finissait pas, et à force d'être repoussé (à 19h, puis au lendemain... ) il n'a pas eu lieu. Par contre, la soirée a été très importante pour les animaux parce qu'on a diffusé sour le dôme des films sur leur exploitation et sur le véganisme. Le premier film, Earthlings, a fait pleuré beaucoup de personnes - puissent-elles devenir veg si ce n'est déjà fait ! Puis nous avons projeté deux films d'animation : Meatrix et Cows with guns, ce qui a un peu détendu l'athmosphère sans pour autant quitter la thématique. Après il y a eu un petit documentaire sur un body-buider végan (un franc succès !) et La Terre dévorée de la Vegan Society, puis le tout petit film rigolo Steven the Vegan (que vous pouvez trouver sur Youtube), avant de clore la soirée à une heure du matin par quelques documentaires sur la libération concrète des animaux.
Pour en revenir à Earthlings, ce titre signifie " habitants de la terre ", et il porte sur les animaux humains et non-humains (surtout non-humains). Ce documentaire, narré par Joachim Phoenix (Gladiator), est un plaidoyer pour tous les animaux, dont il dénonce l'exploitation en suivant des thèmes précis : animaux domestiques, animaux dits de boucherie, fourrure, chasse, pêche, vivisection, animaux utilisés pour les loisirs et le sport... Ce film est interdit aux moins de 16 ans, c'est dire la violence que subissent les animaux !
C'est vraiment un film à faire connaître, et même si j'ai encore une fois été très bouleversée par les images (j'avoue que je n'ai pas réussi à regarder la moitié du film... ) je suis extrèmement contente que tant de personnes les aient vues - comme cette femme qui, juste avant la projection, nous a dit : "j'aime la viande", puis qui pleurait pendant le film, peut-être aura-t-elle compris que cette viande n'est pas un aliment anodin, mais une vie sacrifiée pour son seul plaisir?
Certaines personnes ont refusé de le voir en disant qu'on faisait de la propagande : mais diraient-elles la même chose à propos d'images contre la famine, la pauvreté ou la guerre ? Comme si souvent, parler des animaux dérange et ne plaît pas à tout le monde, mais au moins à Ecotopia c'est possible de le faire, et on le fait.