Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

24 juillet 2007

Visite à l'ASBL Fabienne

18ca6a48ef5487c40e57ca2627261e4d.jpgHé bien, depuis le temps que le projet était dans l'air, le voici enfin réalisé : avec une amie et ses deux enfants nous visité l'ASBL Fabienne, en Belgique. Et les quelques jours passés sur place ont été vraiment extraordinaires ! Il y a tellement de choses à raconter que c'est dur de savoir par où commencer... peut-être par la gentillesse et l'investissement énormes de Marie-Jeanne, la présidente de l'association ; ou bien faut-il souligner tout de suite les attentions incroyables dont font l'objet les animaux - tous les animaux présents au centre : chaque poule est aussi bien soignée que Lola la truie ou que Chanel la bouledogue...
b38b344013b061c48e6c93340a43703f.jpg La grande prairie verdoyante dans laquelle évoluent les pensionnaires de l'association est judicieusement clôturée, de telle sorte qu'un animal malade peut être facilement et rapidement isolé si nécessaire. Les poules ont libre accès à leur poulailler, dans lequel chacune s'est octroyé un espace personnel pour dormir (autrement dit, chaque poulette s'est attribué son bout de perchoir !). Les chèvres disposent de cabanes en bois pour s'abriter des intempéries, et Lola dort dans un abri au sol couvert d'une épaisse couche de paille. Dans la maison, Craquotte, le perroquet, vit au chaud dans une grande volière et grignotte avec plaisir frites, rondelles de carottes et biscuits, tout en échangeant quelques mots avec les visiteurs-euses.
128d3a18637f67fba22c536cddb798fd.jpg J'ai beaucoup aimé partager des moments avec Lola, parce que c'est vraiment pas tous les jours qu'on côtoie un cochon (qui est d'ailleurs ici une truie). Lola a été trouvée errante dans une ferme, sans doute abandonnée après avoir donné naissance à une multitude de petits porcelets, mais devenue vieille donc à la viande trop dure. On dit souvent que les cochons sont "au moins aussi intelligents que les chiens", et je pense que c'est vrai - mais je trouve aussi que ce n'est peut-être pas si important que cela, l'intelligence ! Au bout de trois jours, Lola répondait au son de ma voix et venait vers moi quand je l'appelais. J'avoue que j'ai eu tendance à la gâter particulièrement, notamment avec de bonnes carottes craquantes et juteuses (sur la photo, c'est pas moi, c'est Marie-Jeanne et Lola !)
Les animaux qui se retrouvent dans ce "centre de revitalisation et de soins pour animaux en détresse" ont quasiment tous un passé lourd - Chanel a été si maltraitée qu'elle en garde à vie des séquelles physiques, toutes les poules issues des élevages industriels ont connu l'enfer. Des animaux ont été abandonnés, d'autres ont été placés là à la demande de leur maître-sse qui ne pouvait plus les garder.
e599c7e63e5b21a9c8303d13e233ebe0.jpg Le petit agneau Pâquerette, dernier arrivé, a été sauvé de l'abattoir cette année : il devait servir de repas pour Pâques - c'est tout simplement ignoble...
L'association compte aujourd'hui plus de 200 adhérent-e-s et plusieurs dizaines de parrains et marraines, qui permettent à tous ces animaux de vivre paisibles avec toute l'attention possible. Tous sont végans, car Marie-Jeanne (végane elle aussi) estime à juste titre qu'il n'y a aucune raison de nourrir ces animaux avec des cadavres d'autres animaux. Même les tortues de Floride se régalent de croquettes veg... pour chiens - et s'en portent très bien !
e20b482f429f1353b9de174a4f3a8a3c.jpg Avoir partagé quelques journées avec Marie-Jeanne m'a permis de voir à quel point son travail était courageux et nécessaire, et humainement la rencontre a été formidable. J'en suis repartie très émue, la tête pleine de toutes les histoires (tragiques ou heureuses) 5bdce6b130e66f0ecf134a94016622bb.jpgtraversées par l'association et animée d'un sincère désir de promouvoir l'association - peut-il en être autement ? Pour aider Marie-Jeanne à sauver des animaux, vous pouvez tout simplement adhérer à l'association (10€ par an) et/ou parrainer un animal (de 1,5 à 4€/mois), ou faire un don.
Et comme dit mon amie : ça fait tellement du bien de voir des animaux heureux ! Et de savoir qu'ils vivent leur vie pour eux et non pour le profit que les humain-es peuvent en retirer. Des centres comme l'ASBL Fabienne, il en faudrait tant pour sauver les animaux des abattoirs, et aussi pour montrer qu'un animal peut vivre pour lui-même... et être vegan-e, comme Marie-Jeanne, sauve aussi beaucoup d'animaux !

 

03 juillet 2007

Alliance végétarienne: l'union fait la force!

66484550657c1d404fb68b9f63f7fb68.png
Le numéro estival d'Alliance végétarienne vient de paraître. Au sommaire de cette revue vraiment toujours aussi riche (même si la dernière couv n'est pas une réussite), des articles de fond, un article adressé aux ados et un aux étudiant-e-s, un autre sur l'allaitement maternel, un reportage sur des Tibétain-e-s en Inde qui luttent pour les animaux via l'association TVA, une présentation de l'association parisienne Food not bombs, une galerie de quelque un-e-s de nos contemportain-e-s célèbres et veg (bien sûr), la chronique du film Notre pain quotidien (faudrait que j'écrive une note sur ce film !), plein de news et de petites rubriques...
Quand la revue arrive dans ma boîte aux lettres, je suis toute contente et j'attends toujours quelques instants avant d'ouvrir l'enveloppe et de découvrir le numéro. Et puis surtout, derrière la revue, y'a l'association !
Et l'Association Végétarienne de France est là pour porter sur la place publique le végétarisme ; les aider, c'est faire avancer le végétarisme en France. Une association qui compte plusieurs milliers d'adhérent-e-s n'a-t-elle pas plus de poids qu'une assos d'un millier ? André Mery, le président, écrit en toute sincérité :
"Je ne pousse pas à l'adhésion pour la seule fierté de former une association importante. C'est tout simplement une nécessité pour que nous soyons acceptés, reconnus, entendus. (...) N'oubliez jamais que plus nous serons nombreux, plus fortement nous pourrons peser sur le cours des choses."
J'ajouterai : plus nous serons nombreux, mais aussi mieux nous saurons nous allier, nous organiser, et en effet mieux nous pourrons faire entendre ! Bref, ça vaut le coup d'adhérer à l'association - en plus, on reçoit comme ça leur revue (4 numéros par an). Trop bien :)
ASSOCIATION VÉGÉTARIENNE DE FRANCE
11 bis, rue Gallier
77390 Chaumes en Brie
et on peut aussi les contacter par mail

28 juin 2007

Infos de l'ASBL Fabienne

179066a3c0565c95a0219bcedeb6fc6f.jpgL'association belge ASBL Fabienne envoie à ses adhérent-e-s des nouvelles virtuelles - mais de leurs actions bien concrètes - et je viens de recevoir les dernières, que je partage avec plaisir avec vous :

Il faudra changer de menus si vous désirez protéger notre planète.
Dans les informations on nous demande de changer nos habitudes afin  de polluer moins. Changer quoi ? Les vacances sont là et nos voitures deviendraient pour certains un problème de réflexion. Il en est de même pour l'emploi du climatiseur ou du chauffage qui sont des polluants incontestés. On veut donc nous culpabiliser. Pourquoi ne pas dénoncer aussi nos traditions néfastes qui consistent à se gaver de la souffrance intolérable que nous faisons subir aux animaux d'abattoir, car il est connu que l'élevage industriel est responsable de production de gaz à effet de serre sur une bien plus grande échelle.

Les végétariens savent respectent l'environnement, ils en sont conscients et fiers.
Voici donc reproduit avec autorisation de « Touring explorer » l'article édifiant de février 2007.

Bouses nuisibles

L'Organisation mondiale pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) estime que l'élevage de bovins produit plus de gaz à effet de serre que le trafic automobile. Nos "steaks sur pattes" sont responsables de l'émission de 62 % d'un gaz (à effet de serre) 296 fois plus néfaste que le CO² pour le réchauffement planétaire. Cet élevage est en outre à l'origine de 37% de la production de méthane due aux « activités humaines », le méthane étant 23 fois plus nuisible que le CO². Il faudra penser à changer de menus !

Respecter l'animal, remplacer le menu journalier par des protéines végétales, c'est un pas énorme pour le bien-être de chacun de nous, de nos enfants et de nos animaux.

Lors des fêtes sanglantes de Pâques, nous avons tenté de sauver deux brebis de l'abattoir mais bien malheureusement la maman est morte quelques jours après son sauvetage. Le manque de soins avant son arrivée a été la raison de sa mort prématurée. Le bonheur a été de courte durée. Nous lui avions donné le nom de Marguerite. A 15 jours, son petit était déjà orphelin. Son petit agneau Pâquerette sera parmi nous le symbole vivant …d'une âme de lumière qui jouit pleinement du bonheur d'être sur terre à l'encontre de ses frères et sœurs d'infortune qui pour un plaisir gustatif et festif sont tués par milliers.
Pâquerette, les poules, coqs, oies, Lola notre truie, nos tortues, les chèvres vous remercient d'être grâce à vous épargnés au même titre que nos chiens, chats et oiseaux. Chacun d'entre eux sont des hôtes de choix.

Soutenir l'association :

En devenant membre de l'Asbl Fabienne, vous soutenez directement ses activités et vous rendez l'Asbl plus forte. En tant que membre, vous recevrez leur lettre d'information.

La cotisation est de 9€ par an.

Tél. et fax: 00 32 (0)54/32.81.40

Compte bancaire: 293-0582437-07

Vous pouvez aussi devenir parrain/marraine d'un pensionnaire du centre !

Enfin, toute forme de dons sont évidemment les bienvenus. N'hésitez pas à les contacter à ce sujet. Cependant, vous devez dès à présent savoir que l'association refuse tous les dons de produits issus de l'exploitation des animaux.

08 juin 2007

Les meurtres de baleines peuvent recommencer

 

850c562abd93c74455cea7e2a1b01923.jpgC'est reparti : la Norvège, le Japon, le Groënland et l'Islande peuvent recommencer à assassiner des baleines. Les quotas ont même été revus à la hausse, avec 1.052 petits rorquals à tuer pour la seule Norvège. Le Groënland a été autorisé à tuer 200 petits rorqual par an jusqu'en 2012, au lieu de 175. Quant au Japon, il n'hésite pas à déclarer qu'il envisage de quitter la CBI pour créer sa propre organisation et/ou reprendre la chasse commerciale aux baleines. Pourquoi se gêner, après tout, et il y a sûrement un tas de fric à se faire sur le dos et dans le sang des cétacés, et comme "personne" ne se donne les moyens de neutraliser ces serial killers...
Quelques liens pour en savoir plus :

01 juin 2007

Chasse aux baleines, encore et encore...

6be318ea8a617dae08074e08183fc5f5.jpgDepuis lundi (28 mai 2007), en Alaska, 75 pays sont réunis pour débattre de l’opportunité, ou non, d’une levée du moratoire sur la chasse aux baleines. En effet depuis 1986, les baleines ne peuvent plus faire l’objet d’une chasse commerciale, mais si certaines espèces ont vu leur population se reconstituer, la plupart des grands cétacés ne se sont toujours pas remis de l’exploitation abusive dont ils ont été victimes. Ces animaux souffrent de plus de la pollution chimique (stérilité, cancer…) et sonore (échouage) des océans, et la pêche intensive décime également leurs populations (accidents liés aux filets dérivants notamment).
L’Islande, le Japon et la Norvège continuent chaque année de tuer des centaines de cétacés, que cela soit pour de pseudo-raisons scientifiques ou pour des raisons commerciales. Malcolm Turnbull, ministre australien de l'Environnement, a d'ailleurs appelé le Japon à cesser de prétendre que ses prises ont un objectif scientifique, ce qui permet de contourner le moratoire sur la chasse commerciale en vigueur depuis 1986.
Le Fonds international pour les animaux estime que le Japon a tué plus de 6 800 baleines de l'espèce Minke, sous couvert de recherche scientifique. Non content de tuer des milliers de baleines, le Japon souhaite obtenir l'autorisation de chasser 50 baleines à bosse, très protégées, à des fins "scientifiques" dans un sanctuaire proche de l'Antarctique. Cette demande sera l'un des sujets de la réunion de la CBI (Commission baleinière internationale), qui a donc lieu actuellement.
Les grands quotidiens français -  Libération, Le Monde - ont publié des articles à ce sujet. Sujet qui suscite les passions, comme en témoignent les dizaines de réactions des lecteurs de Libération, qui se déchaînent sur le sujet (cf. en bas de l'article du journal en question).
Et ces réactions sont très révélatrices, comme toujours, des préoccupations mesquines des humain-e-s, qui n'ont vraiment aucune honte à se demander si oui ou non la chair de baleine c'est bon, si c'est une tradition justifiée, qui polémiquent sans fin sur le danger que cette chasse représente pour l'espèce baleine...
Mais "l'espèce" se compose d'individus sensibles, pacifiques, vulnérables, dont nous autres, humain-e-s, devrions prendre le plus grand soin. Polémiquer sur le goût de leur chair, sur l'importance de nos traditions, ou même sur le nombre de baleines, c'est vraiment pitoyable. Bref.
Parmi les réactions des lecteurs, celles-ci sont vraiment pas mal:

d1e0475fbc0be01e8666c51f6fbad75f.jpgMeg, après avoir argumenté que les baleines ne sont pas vraiment en voie de disparition, conclue: "Mais comme n'importe quel sujet, il serait plus équitable de se renseigner au minimum avant de sortir bêtement "ah, c'est méchant de tuer les animaux gentils!"
En fait, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas dire que c'est méchant, je dirais même dégueulasse, de tuer des "animaux gentils". C'est comme si on disait, à propos de l'exploitation des enfants dans les usines des pays pauvres : "c'est bête de dire : "c'est méchant d'exploiter des petits enfants". Dans les deux cas, oui, c'est méchant, injuste, et ce n'est pas stupide de le dire.

sanatorin nous donne enfin une bonne justification de la "pêche scientifique" des Japonais :
"En ce qui concerne les programmes de recherche japonais, si certes, ils permettent de contourner le moratoire (c'est à dire de continuer la chasse a la baleine), ils apportent également d'importantes données sur les populations de cétacés. Certaines de ces données ne peuvent pas être obtenus, ou alors avec moins de précision, sans tuer quelques individus. Actuellement, seul le prélèvement de l'os de l'oreille interne permet de déterminer l'âge des mysticètes (cétaces à fanons)."

et voici la réponse de Pierre à isanatori :
"Actuellement, seul le prélèvement de l'os de l'oreille interne permet de déterminer l'âge des mysticètes (cétaces à fanons)."! Mais voilà de la recherche pointue et passionnante qui justifie bcp de choses!. Et si on coupe les arbres c'est bien évidemment pour connaitre leur âge grace aux nombre de cercles dans le tronc! Dis moi ISANATORI, te moquerais-tu du monde?"

Et pour conclure, le message d'iggy :
""La France, de son côté, a clairement réitéré son «opposition à la chasse scientifique pratiquée par certains pays comme le Japon" En revanche en France la corrida est autorisée. Où est la difference ?"

Tu as raison, Iggyet, il n'y a pas de différence. Tuer un a animal est toujours bête et méchant. Le sang des taureaux et des baleines coule au nom des traditions - et du fric bien sûr ! C'est pourquoi je dénonce autant la chasse aux baleines que la tauromachie comme étant des barbaries et c'est pourquoi je suis végane.

 

26 mai 2007

The Oxford Centre for Animal Ethics

28557b97a5705f8e728fa9868f4d74bd.jpgGrande découverte en lisant le premier des trois grands articles du dernier numéro des Cahiers antispécistes (n°28, mai 2007) : la création de The Oxford Centre for Animal Ethics. Kézako? C'est un centre de hautes études sur l’éthique et les animaux, créé et dirigé par le grand théologien anglais et défenseur des animaux, Andrew Linzey. Ce théologien remarquable s’élève contre l’interprétation anthropocentrique du message évangélique. Il est un acteur de premier plan du mouvement pour les droits des animaux et un homme qui œuvre en faveur d’un nouveau christianisme, dans lequel les humains se donneraient pour mission de relayer l’amour de Dieu pour toutes les créatures.
Le numéro 28 des Cahiers antispécistes (CA) contient la traduction de larges extraits de son livre Animal Gospel : un moyen de découvrir la dimension théologique de son œuvre, et l’évolution des Églises et des chrétiens qu’il s’efforce de promouvoir.
Vraiment, Andrew Linzey délivre un message d'amour et de paix remarquable. L'article des CA est à lire ! Par exemple, Andrew Linzey explique qu'il est gêné sur un point avec le philosophe Peter Singer : "la libération animale [selon Singer] consiste à accepter une "considération égale des intérêts" des animaux et des humains. A mon sens, ce que nous devons aux animaux est plus qu'une égalité de considération, d'attention ou de traitement. Les pauvres, les sans pouvoirs, les défavorisés, les opprimés, ne devraient pas avoir une égale priorité morale mais une plus grande priorité morale."
Et j'ai beaucoup aimé le passage où il explique qu'un de ses ouvrages d'officine pour le bien-être animal est utilisé par d'innombrables paroisses, lesquelles organisent maintenant une fois par an une célébration avec des animaux, les invitant littéralement dans l'église ! Il raconte : "Parfois bien sûr, ces animaux mettent la pagaille. Mais là encore c'est une pagaille symbolique. Les animaux peuvent mettre la pagaille, et la mettent effectivement, dans notre culte centré sur nous-mêmes."
Personnellement, je trouve que c'est un message intéressant, fort, révolutionnaire (pour la religion chrétienne), et qu'il est important de connaître, qu'on soit chrétien ou non.
Tout ceci me rappelle la prise de tête que j'ai eu à Noël dernier avec ma famille (chrétienne), qui n'admettait absolument pas qu'un repas de Noël puisse avoir lieu sans cadavre sur la table... Et ça m'évoque encore ma belle-soeur (chrétienne), pour qui Dieu aurait créé les animaux uniquement pour que les humains les mangent et les dominent. Un beau cadeau pour le prochain Noël de toutes et tous : un livre d'Andrew Linzey - quel dommage qu'il ne soit pas (encore ?) traduit en français ! Alors, en attendant, peut-être une photocopie de cet article des CA? (et il reste deux autres articles à lire dans ce numéro 28 !)
c/o Gothière
19, rue de la Chèvre - 57000 Metz
Un article trouvé sur internet*, reprenant des écrits et des pensées d'Andrew Linzey à propos de la chasse :
LA CHASSE COMPARÉE AU VIOL ET À LA TORTURE
AHIMSA - PRINTEMPS 2004


Dans un communiqué du Christian Socialist Movement (2003), ce chrétien [
Andrew Linzey] a déclaré qu'en tant que sport, la chasse est indéfendable moralement et qu'elle doit être complètement interdite : "imposer de la souffrance lors d'un sport est mal. Ainsi, la chasse se classe parmi ces actes moralement inaceptables tels que le viol, l'abus des enfants et la torture. Nous ne parlons pas, par exemple, de la "nécessité du viol" ou de la "nécessité de la torture" ou de la "nécessité de l'abus des enfants", pourquoi le ferions nous quand on inflige délibérément de la souffrance aux animaux ? C'est tout à fait mal de causer délibérément de la souffrance pour des raisons d'amusement ou de sport. Tous les actes de cruauté envers les animaux diminuent notre humanité. Certain actes sur des êtres vulnérables, innocents et sans défense, humains comme animaux, sont moralement inaceptables. Il y a quelques chose de spécialement odieux dans le fait de se réjouir de la souffrance d'êtres sensibles comme les animaux. La chasse est d'une violence extrême et donc indéfendable moralement".
* Un truc assez délirant : sur la même page web, il y a une pub pour... des lunettes de tir de chasse !

19 mai 2007

Vous reprendrez bien du kangourou?

medium_kangourou.jpgTant qu'on ne considérera que les animaux du point de vue de leur espèce, et non individuellement, leur massacre continuera - non seulement dans les abattoirs, mais aussi en pleine nature. Pour preuve, cet article paru aujourd'hui dans le journal Libération, qui traite de la viande de kangourou. Article où on apprend qu'abattre les kangourous d'une balle en pleine tête ne serait, finalement, pas trop criticable - parce qu'évidemment, sur des millions de kangourous ainsi abattus, tous sont tués sur le coup par des tireurs d'élite ultra compétents. Et les kangourous n'étant que des bestiaux, leur vie ne compte pas, on ne parle donc pas de meurtre - au mieux, on se demande si cette espèce-là de kangourou est menacée, non elle ne l'est pas (encore), alors allons-y franchement, tuons allègrement.
Vraiment, cet article est riche d'informations sur la façon dont notre société considère les animaux. Mais mieux encore: les réactions des lecteurs! Là, c'est vraiment du délire. On y rencontre des phrases comme:
L'homme doit gérer les ressources avec intelligence, les kangourous ne sont donc pas des animaux, encore moins des individus sensibles, ce sont des ressources, comme du charbon ou du pétrole.
Un autre s'exclame: La viande de kangourou est tres bonne , cela change du boeuf, agneau ,etc etc et que l'on ne me dise pas que cela est barbare. Ha ba si, je vais pas me gêner: justement si, tout cela est extrèmement barbare et cruel.
Vraiment, ça vaut le coup de lire tout cela, c'est tellement révélateur - du coup, pour en garder la trace (et j'ai pas corrigé les fautes), j'ai tout passé (article + commentaires) en PDF: Le_kangourou_au_gout_du_jour.pdf. Quelques voix s'élèvent quand même en faveur des animaux, mais vraiment pas beaucoup! Heureusement qu'elles sont là quand même.
Par ailleurs, des gens et des assos se mobilisent en faveur des kangourous, par exemple qui appellent au boycott du cuir de kangourou (et du cuir en général), ou Peta qui est de la partie (l'article est en anglais, j'ai trouvé un texte en français sur un blog, et il doit en exister d'autres).
Et puis, parmi les lecteurs-trices qui écrivent à Libé, je voudrais citer Solaire:
Arrêtons tous ces massacres d'animaux innocents destinés à la consommation !...
Je ne saurais mieux dire...