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19 mai 2007

Vous reprendrez bien du kangourou?

medium_kangourou.jpgTant qu'on ne considérera que les animaux du point de vue de leur espèce, et non individuellement, leur massacre continuera - non seulement dans les abattoirs, mais aussi en pleine nature. Pour preuve, cet article paru aujourd'hui dans le journal Libération, qui traite de la viande de kangourou. Article où on apprend qu'abattre les kangourous d'une balle en pleine tête ne serait, finalement, pas trop criticable - parce qu'évidemment, sur des millions de kangourous ainsi abattus, tous sont tués sur le coup par des tireurs d'élite ultra compétents. Et les kangourous n'étant que des bestiaux, leur vie ne compte pas, on ne parle donc pas de meurtre - au mieux, on se demande si cette espèce-là de kangourou est menacée, non elle ne l'est pas (encore), alors allons-y franchement, tuons allègrement.
Vraiment, cet article est riche d'informations sur la façon dont notre société considère les animaux. Mais mieux encore: les réactions des lecteurs! Là, c'est vraiment du délire. On y rencontre des phrases comme:
L'homme doit gérer les ressources avec intelligence, les kangourous ne sont donc pas des animaux, encore moins des individus sensibles, ce sont des ressources, comme du charbon ou du pétrole.
Un autre s'exclame: La viande de kangourou est tres bonne , cela change du boeuf, agneau ,etc etc et que l'on ne me dise pas que cela est barbare. Ha ba si, je vais pas me gêner: justement si, tout cela est extrèmement barbare et cruel.
Vraiment, ça vaut le coup de lire tout cela, c'est tellement révélateur - du coup, pour en garder la trace (et j'ai pas corrigé les fautes), j'ai tout passé (article + commentaires) en PDF: Le_kangourou_au_gout_du_jour.pdf. Quelques voix s'élèvent quand même en faveur des animaux, mais vraiment pas beaucoup! Heureusement qu'elles sont là quand même.
Par ailleurs, des gens et des assos se mobilisent en faveur des kangourous, par exemple qui appellent au boycott du cuir de kangourou (et du cuir en général), ou Peta qui est de la partie (l'article est en anglais, j'ai trouvé un texte en français sur un blog, et il doit en exister d'autres).
Et puis, parmi les lecteurs-trices qui écrivent à Libé, je voudrais citer Solaire:
Arrêtons tous ces massacres d'animaux innocents destinés à la consommation !...
Je ne saurais mieux dire...

05 mai 2007

Une chanson comme on aime

medium_lalabolduc.jpgBravo le concert de Lalabolduc hier soir ! Y'a une telle énergie qui se dégage de ces deux musiciennes (et créatrices, compositrices, actrices !) que ça emporte le public ! Perso, j'ai surtout retenu la chanson L'assiette, dont, joie, j'ai retrouvé les paroles sur leur site - juste dommage qu'il n'y ait pas cette chanson on line, comme d'autres le sont. En tout cas, bravo, et merci encore à Lalabolduc d'exister ! Sur leur site, y'a aussi moyen de voir tous leurs concerts à venir, ne les loupez pas si elles passent près de chez vous.

L'assiette

I- Mais qu’est-ce que t’as dans ton assiette,
T’as des bouts, t’as des miettes,
De gras, de peaux et de tuyaux,
Quel délice ton veau Marigot.

Mais qu’est-ce qui fond dans ta casserole,
Un cimetière, une nécropole,
Toi, tu te guides à la fourchette,
Sans penser que c’est un squelette.

C’est pourtant pas difficile,
D’manger sans être incivile,
D’aimer les goûts, les couleurs,
Sans que nos plats baignent dans l’horreur.

II- Mais qu’est-ce que t’as dans ton panier,
T’as des tranches, t’as des steaks
Des bouts de cadavres désossés,
Mon boucher les choisit sur pieds.

Mais que recèle ton emballage ?
Le résultat d’un charcutage,
Au terme d’une vie de batterie,
Tu assaisonnes la barbarie.

C’est pourtant pas difficile,
D’cuisiner sans être docile,
De n’plus associer à la fête,
La mise en plats des petites bêtes.

III- Mais qu’est-ce que t’as dans ton frigo,
Des intestins, des escargots,.
Qu’importe la mode ou la façon,
Sous le persil, morts, ils le sont.

Mais qu’est-ce qui pend au fond d’ta cave,
Une cuisse coupée, j’te croyais brave,
Oui, mais ici c’est d’tradition,
Tous les ans on tue le cochon.

C’est pourtant pas difficile,
D’manger sans être imbécile,
De comprendre que la douleur,
Se mange en sandwich à toute heure.

IV- Mais qu’est-ce que t’as au fond de loeil,
Une peau d’saucisson qui t’aveugle,
Essaye pour voir la peau d’oignon,
Ca fera moins pleurer l’mouton .

Mais qu’est-ce que t'as dans le gosier ?
Un foie gras qui veut pas passer,
Essaye avec un entonnoir,
Solidarité au canard.

C’est pourtant pas difficile,
D’inventer des mets subtiles,
Sans hacher, piquer, larder,
La chair de ceux qu’on a élevés.

V- Mais qu'est-ce que t’as dans l’estomac,
Pourquoi tu tolères encore ça ?
Le système concentrationnaire,
Ne nourrit pas la Terre entière.

Mais qu’est-ce que t’as dans la caboche,
Pour manger encore d’la bidoche ?
Tu défends l’état de nature,
Mais Cro Magnon n’a pas de voiture.

C’est pourtant pas difficile,
De n’pas rester des fossiles,
En arrêtant l’abattage,
De ceux qui n’ont pas notr’ langage.

Refrain coda
Je m’sens ma foi plus tranquille,
Quand je sens que j’n’annihile,
Pas les créatures sensibles,
Sous prétexte qu’elles sont digestibles.

22 avril 2007

Histoire de rire

D'abord, il y a eu ce texte intéressant paru dans le journal METRO (édition de Lyon) du 12 AVRIL 2007, dans le Courrier des lecteurs.

"Le mauvais impact écologique de nos assiettes - environnement.

Malgré le nombre d’articles consacrés à l’environnement, il est une chose que l’on ne cite jamais ou pas assez souvent : l’impact écologique du contenu de 120 millions d’assiettes quotidiennes rien qu’en France. Pourtant, pour produire un seul kilo de viande de boeuf, il a fallu 10 kilos de céréales et 15 000 litres d’eau. La production de viande aggrave la déforestation mondiale, nécessite l’utilisation d’énormes quantités d’engrais, de pesticides, d’antibiotiques, elle est très gourmande en énergie fossile et offre une formidable ouverture pour les OGM. Citons aussi la pollution liée aux déjections animales. Un régime végétarien bien mené n’est pas seulement un excellent choix pour la santé et une façon de lutter contre les souffrances des animaux dits “de boucherie”, c’est également un choix écologique de première importance." MAXENCE

Et puis, il y eu la réponse de Catherine dans le METRO (Lyon) du 16 AVRIL 2007, et c'est là qu'on rigole !

RÉPONSE. " Tous végétariens ? Mais que fait-on des élevages ?

Je souhaiterais répondre à Maxence qui dans votre journal du 12 avril appelle chacun d’entre nous à devenir végétarien. En fait, je souhaite lui poser une question. Admettons qu’on vous prenne au mot Maxence. Devenons tous végétariens. En dehors du désastre économique et social que créerait ce nouveau mode de vie (agriculture, industrie agroalimentaire, etc...) je voudrais savoir comment vous imaginez que nous pourrions gérer la phase transitoire à savoir que ferions-nous de ces millions d’animaux qui vivraient donc jusqu’à mort naturelle ? Il est difficile de croire que les éleveurs pourraient se permettre de continuer à les nourrir et les soigner puisque privés eux-mêmes de ressources… Pensez-vous que nous devrions les mettre en liberté. Cela engendrera de grands désastres car les animaux seront livrés à eux mêmes, ils se reproduiraient à tout va et chercheraient de la nourriture ? Imaginez vous de voire des troupeaux entiers errant, des volailles, des poissons asphyxiés, mourant un peu partout ?"

CATHERINE

Perso, je rigole à chaque fois que je lis la réponse - sans commentaire :)
Mais si vous êtes tenté-e pour répondre, n'hésitez pas!

13 mars 2007

Association Végétarienne de France, n°87

medium_AV_n¦87.2.jpgLe numéro 87 d'Alliance Végétarienne vient de paraître ! Profitons-en pour noter que l'association a changé de nom et est devenue : Association Végétarienne de France, s'il-vous-plaît !
Déjà, la couverture de ce numéro, j'aime bien, elle est pleine de couleurs, ça fait printannier, le hasard fait bien les choses, dans une semaine c'est le printemps et les oiseaux s'en donnent déjà à coeur joie ! Mais le meilleur, ce sont quand même les articles: écologie, nutrition/santé, biotechnologies, témoignages, politique, actions... Une revue très riche, à savourer petit à petit. D'ailleurs, j'ai pas encore fini de la lire (et de la relire), mais je vous fais part de ce que j'ai lu:
-> un article écologique instructif "Ne laissez pas vos empreintes en partant"; où on apprend que "remplacer une fois par semaine la viande du repas par des protéines végétales équivaut à réduire son empreinte écologique de 1000m2 par an". Imaginez un peu ce que ça donne en positif pour les végétarien-nes et mieux encore, les végétalien-nes !
-> cet article est suivi de "L'ombre de l'élevage s'étend sur la Terre... ", parce qu'on ne le répètera jamais assez: l'élevage détruit l'environnement, pollue, créé des sécheresses, dégrade les sols...
-> j'aime beaucoup la justesse de la conclusion de "Que représente pour vous le végétarisme" : "Voilà pourquoi [tout est expliqué dans l'article] faire son jardin et manger autrement sont des devoirs politiques de très haute valeur, sinon la plus haute. Ce sujet, directement lié au  problème agricole  n'est jamais abordé [tellement vrai !]  Oser le dénoncer aujourd'hui est un défi car il suppose un autre aménagement du territoire, une remise en cause fondamentale de l'homme dans son milieu naturel."
-> ensuite, je me suis plongée avec beaucoup d'intérêt dans la rubrique Nutrition/santé. Dans ce numéro, il est question du végétarisme (mieux encore, du végétalisme) comme moyen de prévention de la maladie d'Alzheimer ; du soja, et des liens entre la consommation de viande et les cancer - thème récurrent mais, là encore, on ne le répètera jamais assez, et puis on en apprend toujours.
-> y'a un article prometteur sur les OGM, que je lirai très prochainement.
-> la rublique Info propose un très chouette article sur les oeuvres de Bernard Werber, ou : comment les humain-es sont-ils vus des extra-terrestres? (c'est de la SF, mais de la bonne !).
-> après y'a encore plein d'infos diverses et intéressantes dans cette rubrique.
-> la page Tranche de vie nous propose de partager un mariage végétarien ! Que cette initiative donne plein de bonnes idées !
-> puis on trouve a un Témoignage sur les abattoirs, et bien sûr là c'est pas la joie, mais les horreurs, le sang et la fureur... et dire que beaucoup pensent encore que les animaux sont abattus "humainement" ! Voilà l'article à leur faire lire.
-> quelques pages sur la vie de l'Association, incontournables.
-> enfin, la rublique Livres, dont un article très intéressant sur un philosophe à découvrir: Helmut Kaplan, pionnier en Allemagne du mouvement pour les droits des animaux. Bientôt et enfin, un de ses livres sera traduit en français.
Voilà, je vous ai donné un petit aperçu de ce que cette revue exceptionnelle propose ! Pour la lire, abonnez-vous au journal, c'est vraiment pas la ruine, et/ou adhérez à l'association !
abonnement au journal : 16 € par an
adhésion à l'association : 16 € par an (petits budgets : 12€)
(membre de l'Union Végétarienne Européenne)
11 bis rue Gallier - 77390 Chaumes-en-Brie

24 février 2007

Losing tomorrow

medium_losing_tomorrow.2.jpgAlors là, vraiment, si vous ne voulez plus vous voiler la face mais agir, n'hésitez pas une seconde : regardez le film Losing tomorrow de Patrick Rouxel. Ce documentaire absolument remarquable explique de façon claire et détaillée le fonctionnement de l'industrie du bois en Indonésie. Le comment, mais aussi le pourquoi.
medium_losing-tomorrow.jpg Comment ? en abattant totalement la forêt (coupes à blanc) soit avec un équipement perfectionné par de grosses entreprises, soit illégalement par des milliers d'hommes qui se tuent au travail autant qu'ils tuent leur patrimoine national. Et tous ces ouvriers travaillent dans des conditions épouvantables, sans aucune protection, pour un salaire de misère (3€/jour), au risque de se couper à tout moment un pied, une main, et de se ruiner définitivement la santé et le dos en quelques années...

Pourquoi ? bien sûr, pour le fric, pour quelques personnes qui s'enrichissent dans le court terme sur le dos de milliers de travailleurs et sur le massacre de la forêt, dont il ne restera peut-être bientôt plus rien... Mais aussi pour nous. Parce que la forêt et ses arbres magnifiques sont entièrement transformés et envoyés à travers le monde, et chez nous, sous la forme de meubles, de contre-plaqué, de papier et de papier toilette ! Alors, avant d'acheter une chaise de jardin, une porte ou une armoire en bois, il faut vraiment s'interroger sur la provenance de ce bois. Et être prêt-e à y renoncer si c'est du bois exotique (parce que le massacre des forêts, c'est aussi en Afrique, en Chine, partout dans le monde). Il faut réfléchir, comparer, exiger la provenance, et boycotter tout ce bois tropical. La demande créé l'offre, n'est-ce pas ! Refuser d'acheter du bois exotique n'est pas un sacrifice, c'est au contraire une chance unique de sauver les forêts tropicales, leurs écosystèmes et les milliers d'animaux qui y vivent. Des centaines d'Orang-Outang vivent en sursis dans la forêt Indonésienne, et leur sort est totalement lié au commerce du bois. L'association Walhi qui lutte sur le terrain appelle également au boycotte du bois exotique. Pour que nos loisirs, nos plaisirs, nos achats ne soient pas synonymes de massacre et d'exploitation ! Et nous devons aussi lutter pour que les collectivités, les municipalités, n'achètent pas du bois exotique ; nous organiser et lutter contre ce commerce.
Ce n'est ni simple ni facile, mais devons le savoir, en tenir compte, et le faire savoir.

Losing Tomorrow est un documentaire très fort, qui remue et ne laisse pas indifférent.
Ce film a été recompensé aux festivals : - 2 prix au Festival International du Film Ornithologique de Ménigoute
“PRIX DE LA PROTECTION DE LA NATURE”
PRIX DU JURY”
-International Wildlife Film Festival 2005, Missoula, Montana, USA.
-Japan Wildlife Film Festival, August 2005, Toyama, Japan.
-Festival International du Film Ecologique, Octobre 2005, Bourges, France.

04 février 2007

Veg mag février 07, n°5

medium_couv_VEGMAG_5.jpgAyé, le numéro 5 de février 07 de Vegétarien Magazine vient de paraître. A retenir, l'article concernant les tests sur les animaux et le dossier sur le zinc dans l'alimentation, les brèves sont souvent intéressantes aussi (on regrette même qu'il n'y en ait pas plus !). Le truc dommage, c'est la liste des cosmétiques non testés sur animaux, parce qu'elle n'est pas du tout exhaustive et que ça n'est marqué nul part ! Il y manque même des marques phares, comme Weleda. Ne pas hésiter à consulter la liste complète diffusée par One Voice !
Ce numéro 5 a été tiré à 21 000 exemplaires, diffusés en France (3,8€) et notamment en Belgique, Luxembourg et Suisse, n'hésitez pas à vous le procurer et à envoyer vos réactions à la revue.
Bonne lecture ! 

24 janvier 2007

mauvaise nouvelle pour les poissons

medium_hamecons_torture.jpgLe Monde nous l'apprend : le gouvernement français, qui décidémment ne sait pas quoi faire de son fric, a décidé d'augmenter le budget alloué à la Fédération nationale de la pêche, qui envisage de mettre en place à partir de 2008 une grande campagne de communication destinée à la promotion de ses activités (tuer des poissons) et à la modernisation de son image (qu'elle cherche avec succès à ne pas associer à une tuerie de poissons). Parmi les autres nouvelles, la baisse du prix du permis de pêche. Bref, tout sera mis en oeuvre pour augmenter le massacre de ces animaux !
La chasse, plein de gens trouvent ça pas bien, mais la pêche ! Allons, un sport si paisible ! Dans la pêche, le sang ne coule (presque) pas, les poissons ne crient pas (pratique), on ne tue pas des humains (pas comme les stupides "accidents de chasse")...
Mais, fait étrange, il semblerait que les poissons soient des animaux, pas des objets, ni des trucs ou des machins destinés à divertir les humains ? Etonnant !... Comme les autres animaux, ils ressentiraient du plaisir et de la douleur - peut-être même qu'être sorti de l'eau brutalement accroché par la mâchoire leur ferait mal ! Les poissons communiqueraient entre eux et ils auraient même un système social...
Et on ne nous dit rien, et on nous incite à les massacrer ?
Ha si, pendant que j'y pense, y'a une chouette brochure très instructive sur le thème, qui s'appelle : Poissons, une sensibilité hors de portée des pêcheurs (tu m'étonnes !), c'est un texte de  Joan Dunayer, vous pouvez consulter en ligne un excellent résumé ou même commander la brochure.
Et si on suggérait au gouvernement d'investir notre argent dans la découverte des poissons et de leur univers ?