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22 novembre 2010

Le calendrier nouveau est arrivé!

De temps en temps, une note positive, ça fait du bien! C'est pas que je ne veux pas (pour toutes les autres), mais les animaux subissant ce qu'on leur fait endurer, il faut bien en parler ! Ca me rappelle la remarque insidieuse de cette femme qui, feuilletant le livre Végétarielles, paroles de femmes autour du végétarisme, en relevait les illustrations d'animaux abattus, enfermés, enfin que le banal de la vie des animaux qui finissent en viandes : "Mais vous, les végétariens, c'est fou comme vous aimez le sang et les images sanglantes !" Ha ! La brave dame ! Cette parole étourdie (mais loin d'être innocente) est-elle la preuve que le déni des viandardEs peut être fort à ce point ?
Enfin passons.
Une note positive, disions-nous.
Je vais donc passer pour silence le projet d'inscrire à l'Unesco la gastronomie française (canards torturés, cochons pareillement torturés, vaches massacrées - pardon, je reprends: foie gras, saucissons, steak et fromages... ). Pas un mot non plus sur les 120 000 poules pondeuses abandonnées à leur sort par une société en faillite, mourant de faim après une lente et horrible agonie (pas joli joli tout ça). Et je reviendrai une prochaine fois sur le scandale de la récupération de saint Martin, un pauvre hère dont des profiteurs manipulent éhonteusement la charité pour vendre leurs sales produits de la souffrance (du foie gras).
Non, non, aujourd'hui, rien de tout ça: aujourd'hui, on fait du positif!
Bonne nouvelle, donc: L214 vient de sotir un très beau calendrier! Vraiment joli, bien fait, et même pas cher (12 ridicules petits euros pour un, 10 à partir de deux, 9 à partir de 3, etc). Et comme, heureuse coïncidence, il semblerait que Noël approche, ce chouette calendrier semble vraiment un cadeau tout indiqué!
On peut même le regarder en entier - et voir par soi-même à quel point il est classe.
Et je garde même le sens critique: le seul tout petit bémol à ce très beau calendrier, c'est, à mon goût, peut-être une redondance quelque peu dommage des dessins de la même auteure, à savoir Insolente Veggie - j'ai rien du tout contre elle hein, je la connais même pas d'ailleurs (son dessin du mois de mars me fait bien marrer; mais j'aime pas celui d'octobre, on s'en fout mais comme ça vous savez tout).
Bon, tant qu'on y est, pour bien préparer Noël, profitez-en pour commander quelques affiches contre le foie gras (à coller près de chez vous), des livres, de la musique, etc. Bref, ne pas hésiter à se ruiner  et à faire des commandes groupées pour acheter des cadeaux jolis, intéressants, instructifs et bénéfiques aux animaux, ou pour alimenter votre table de presse.

L214-calendrier2010.jpg
Bon, vivement fin 2011 qu'on voie le prochain !

15 novembre 2010

ESB: une seule solution, le véganisme

Tandis que je feuilletais le n°1104 de Sciences et vie de septembre 2009, je suis tombée sur un encart portant sur la maladie de l'encéphalopathie spongiforme bovin (ESB), transmissible aux humainEs carnassierEs et plus connue, peut-être, sous le nom de "vache folle". C'était il y a peine dix ans. En illustration de cet encart, une photo de carnage: des vaches abattues en masse suite à l'ESB. Une photo bien réaliste: un amas de cadavres de vaches ensanglantées et entremêlés de cordes. On n'y comprend pas grand chose, et pourquoi tout ce sang? Mais le plus hallucinant c'est la légende de la photo:
La maladie de la "vache folle" n'aura causé "que" 180 décès sur les milliers prévus.
Parons tout de suite d'éventuelles critiques et disons-le clairement: bien sûr, on est heureux qu'il n'y ait eu "que" 180 décès du côté humain - c'est même 180 morts de trop.
Mais soulignons tout aussi clairement l'ironie de cette phrase sur une photo de corps ensanglantés de vaches. Sachant (qui l'ignore?) que ce sont plus des millions d'animaux qui ont été massacrés (2,4 millions rien qu'au Royaume-Uni), on appréciera d'autant plus la subtile combinaison de la photo et de sa légende.

vache-folle.jpg

farines animales.jpgDes millions de tonnes de farines animales:
combien d'animaux assassinées pour un tel volume?

Combien de millions, de milliards, de centaines de milliards d'animaux devront encore périr pour qdevenir seulement visibles aux yeux des humains, engorgés d'arrogance, persuadés d'être le centre de l'univers?
Combien de programme hérodotes encore planifiés par les Saigneurs du monde?
Je me répète, je radote, mais je pense que c'est pas encore l'âge  - c'est hélas seulement le reflet du perpétuel massacre dont sont toujours, tous les jours, victimes les animaux, tout simplement objéifiés. Quand un objet est cassé on le jette, quand un animal est malade, ou tout simplement différent, on l'abat.
Soulignons au passage que d'un point de vue "sanitaire" (pour les humains) l'abattage systématique des troupeaux n'était pas utile (l'ESB n'étant pas une maladie très contagieuse) et que son seul but était de rassurer le consommateur par son côté radical et impressionnant. Des millions d'euros ont été débloqués pour aider les éleveurs. Beaucoup d'autres animaux que les vaches ont été abattus par peur de l'ESB, par exemple des animaux sauvages : le ministère de l'agriculture des États-Unis a organisé de gigantesques battues au cours desquelles 10 000 cervidés ont été tués dans le Colorado, en 2004...

00:05 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : esb

05 novembre 2010

La France, le foie gras, la Chine, la honte

Tout en mangeant une excellente soupe de potiron, j'écoutais d'une oreille distraite France Inter. 19h20, c'est Partout ailleurs. Après un court reportage qui associe pouvoir des Talibans en Afghanistan et culture de pavots (pour l'héroïne, donc encore un de ses inombrables méfaits), c'est un bref compte-rendu de l'exposition universelle qui s'achève à Shanghaï. Le sujet est loin de me passionner, mais mon attention est attirée par le fait que des milliers de visiteurs ont pu avoir un aperçu de la culture française.
J'ai tout de suite imaginé le pire : ça l'a dépassé.
Dans cet aperçu de notre cultureux françaiseux, bien sûr : un restaurant. La Grande Gastronomie française. Et je vous le donne dans le mille : le foie gras.
D'une main fébrile, je note : Euralis, géant de l'agro-alimentaire et gros producteur français de foie gras, et Rougié (idem), s'implantent solidement en Chine. Grâce à l'aide logistique de la France, le foie gras est désormais produit en Chine, où les élevages sont si immenses que les nôtres font figures de chiures de mouches à côté. Maïté en pâlirait d'envie. 60 000 canards torturés et tués par an en Chine. Une Mme Wang, associée chinoise de ce commerce sordide. Un marché en plein expansion, une demande insasiable. Le ton enjoué et enthousiaste du commentateur. Et les Chinois qui s'avèrent de grands consommateurs de viandes rouges.
Je crois que je vais vomir.
Surtout que, quelques instants auparavant, dans les dernières minutes du journal Inter soir , on a eu droit à l'annonce de la fin de la 29ème foire aux livres de Brie dans un train gastronomique - et on l'aura compris, en France gastronomie rime avec torture et assassinat des animaux. Donc, foie gras et veau au menu, ce qui fait s'exclamer un crétin une personnalité du monde littéraire, sans vergogne  et le coeur léger, que : "Tout le monde à bu, tout le monde s'est goinfré".
Bon, c'est pas tout ça, mais qui peut traduire les docs de Stop Gavage en chinois? Viiiiite!
Et aussi: envoyer de la doc aux responsables de la foie aux livres de Brive, pour que culture n'aille plus avec torture.

canard-stop-gavage.jpg

Canard chinois ou français ?
Le foie gras: toujours la honte (pour nous)
et la souffrance (pour eux) !

25 octobre 2010

Lectures: L214 et Revue française d'ethnologie

L214Mag-couv.jpgExcellente nouvelle: l'association L214 publie désormais un bulletin. Edité trois fois par an, il présente les enquêtes, les actions et détaille les dossiers développés par l'association. Les adhérentEs le reçoivent dans leur boîte aux lettres, et tout le monde peut le télécharger gratos - faut pas s'en priver, et faut le diffuser ! D'ailleurs, ce bulletin est à prix libre, toujours dans une optique de diffusion la plus large possible pour aider les animaux (et l'association aussi au passage, pourquoi pas).
Il est à mettre entre toute les mains. Laissez-le traîner dans les salles d'attente que vous fréquentez, proposez-le sur vos tables d'info, glissez-le dans les boîtes aux lettres de vos voisins : c'est un bon moyen pour faire connaître le sort des animaux et l'association.
Quand même, cette L214, quel dynamisme!

ethnologiefrançaise-antispécisme-couv.jpgEt puis, autre lecture, moins fraîche (ça date de janvier 2009) mais je suis tombée dessus hier à la bibliothèque : un numéro d'Ethnologie française ayant pour thème "Les animaux de la discorde". Je n'ai pas lu tous les articles, mais ça a l'air bien intéressant, et il y en a surtout un qui a retenu toute mon attention : L'antispécisme, un mouvement de libération animale. L'auteure, Catherine-Marie Dubreuil, ethnologue, est attachée à la facultée de Limoges. Sa thèse a d'ailleurs porté sur l'Ethnologie de l'antispécisme, mouvement de libération des animaux et lutte globale contre toutes les formes de domination (2001).
Cet article, dont je vous propose la lecture, est plutôt bien, sauf la première page où sa typologie des antispécistes est bien trop réductrice. Elle les décrit comme ayant entre 16 et 30 ans (j'en connais qui ont la trentaine bien tassée, voire même 40 ou 50 ans), célibataires ou vivant en union libre (y'en a qui sont mariés et/ou sont en relation de couple tout ce qu'il y a de plus ordinaire et ont des enfants), "ils traversent et partagent squats et appartements", oui, mais elle aurait pu ajouter aussi que certains (ils se reconnaîtront ici s'ils croisent ce blog) sont propriétaires de leur appartement.
Enfin bref, une fois la vérité rétablie sur ces broutilles, l'article est vraiment bien, et ça fait du bien de trouver un texte de cette qualité sur ce thème dans une revue comme l'Ethnologie française. Ca prouve que le mouvement pour la libération des animaux se démocratise.
La route est encore bien longue, mais on avance, on progresse...

11 octobre 2010

N°101 d'Alternatives Végétariennes

AVFn°101-couv.jpgDécidément, la revue trimestrielle de l'Association Végétarienne de France me surprend toujours aussi positivement! Dans ce numéro 101 (septembre-novembre 2010), j'ai relevé un excellent article intitulé "Le véganisme ou rien?" de Cristi, suivi du non moins bon article d'André Méry "L'utopie végétarienne". Deux articles clairs et bien argumentés, qui valorisent à son juste titre et de façon constructive le véganisme.
C'est rare de lire un bon article sur le véganisme, d'entendre enfin librement ce mot et de ne pas le cacher - par exemple derrière le mot "végétal" ou "100% végétal", ce qui est tellement le cas actuellement en France... A ce propos, le passage suivant est particulièrement appréciable:
Si le véganisme passe pour un extrémisme c'est aussi à cause de la nouveauté du terme et de cette pudeur que certains végans ont à parler de ce mouvement. Suivant l'idée qu'il ne faut pas bousculer les gens, on les prend pour des enfants incapables de supporter la vérité du spécisrne. Tous les hommes affirment être des adultes mûrs et prêts à entendre la vérité. Faisons-leur plaisir, ils le deman­dent. Il n'y a pas à cacher le véganlsme, c'est une belle phi­losophie qui, bien exposée, ne peut pas faire peur puisque, Justement, elle combat la peur. Le meilleur espoir pour voir le véganisme appliqué à plus grande échelle, c'est de répandre le concept le plus vite et le plus loin possible. Nous ne pouvons pas attendre des gens qu'ils changent s'ils n'ont en vue aucun changement possible ou souhaitable. N'oublions pas non plus qu'en cachant ce terme, on cache l'idée d'un monde meilleur et ainsi nous faisons le jeu de ceux qui, par intérêt économique, politique, religieux, scientifique ou philosophique, ne veulent pas voir le véganisme prendre de l'ampleur. Cacher le terme c'est cacher le concept (pourquoi croyez-vous que dans certaines dictatures des termes tels que « liberté », « droits de l'homme» etc. sont censurés ?). Ne censurons pas le véganisme. Dédramatisons-le ! Il n'y a aucune raison valable pour que les gens ne soient pas préparés à entendre un discours qui exige un monde plus juste. Le problème, c'est qu'en cachant le terme, nous le faisons nous-mêmes passer pour occulte et dangereux. Le terme « véganisme » doit devenir banal et courant, c'est la seule chance des animaux !
L'AVF, j'en suis sure, ne m'en voudra pas de vous proposer de télécharger et lire en entier cet excellent article - en attendant, si ce n'est déjà fait, que vous adhériez à l'association, ne fut-ce que pour la rendre plus forte et lire ses publications !

04 octobre 2010

La guerre est déclarée

Ils agissent le plus souvent en bandes organisées et selon des plans stratégiques.  Ils sont armés. Leur objectif : tuer. Leurs armes sont sophistiquées. Ils sont équipés pour se déplacer rapidement sur tous terrains grâce à leurs grosses bagnoles qui puent et qui polluent. Ils sont assistés des meilleures technologies : GPS, téléphones portables, jumelles, voire lunettes infrarouges. Ils ont des vêtements confortables et camouflés qui les dissimulent aux regards et les abritent du froid, du vent et de la pluie. Parfois, ils se planquent dans des caches soigneusement préparées. Au petit matin, ils boivent du café brûlant et de la gnôle. Ils sont endurants à l'attente et impatients de tuer.

chasse.jpgLeur victimes sont exposées aux intempéries. Si elles ont un abri, elles en sont violemment délogées. En hiver, elles sont affamées et affaiblies - d'autant plus faciles à tuer. Certaines ont grandi au contact des tueurs et ne s'en méfient pas, elles paieront leur confiance de leur vie. D'autres reviennent de très longs voyages, elles ont fait des milliers de kilomètres, ont traversé des mers et des déserts, mais des balles les abattront avant qu'elles aient pu seulement se reposer. Elles ne disposent d'aucune technologie, n'ont aucun moyen de fuir plus vite que leur anatomie le leur permet. Elles n'ont aucun moyen de se défendre ; elles ne peuvent que fuir. Certaines fuient jusqu'à en mourir d'épuisement. Moins intelligentes que leurs bourreaux, elles souffrent néanmoins le martyr. Des mois d'affilé, elles vivent dans la terreur d'être trouvées et abattues. Chaque mouvement peut les trahir et les faire mourir. Rien qu'en France, des millions sont conscienceusement tuées, souvent après une longue et douloureuse agonie.
Mais les tueurs aiment le goût du sang (et souvent celui de l'alcool, qui augmente le courage d'assassiner des êtres faibles et sans défense). La guerre est déclarée, ils vont pouvoir se régaler.
La brutalité, la violence et la barbarie sont de nouveau à l'ordre du jour, cautionnées par une société qui n'en semble jamais rassasiée. Comme toutes les guerres, celle-ci est officiellement validée, approuvée et sacralisée. Les troupes de tueurs sont parfois bénites, comme le furent les garnisons nazies autrefois. Les corps des victimes sont alignés et comptés : plus on tue, plus on est admiré par ses compatriotes. Les corps des victimes sont exposés, déchiquetés, transpercés, dépecés. Des tripes sont répandues par terre, des yeux se révulsent, des râles n'en finissent pas. Le sang qui coule fait saliver et baver. On s'en délecte. On s'exite. On se congratule. Le monde est à eux,  qui ont le droit de vie et de mort absolu sur tant d'individus. Trop de bonheur. Ils choisissent la mort.
Leurs coups de fusils me vrillent les tympans et transpercent des crânes. Ils me crispent tandis que leurs victimes agonisent dans des spasmes.
Pour justifier pareil carnage, insensé, ils avancent des chiffres et retranchent des vies. La guerre est déclarée, la guerre a commencé, une guerre qui, finalement, ne s'est jamais arrêtée. Une guerre honteuse et lamentable comme toutes les autres ; justifiable uniquement par l'arrogance, la connerie et le profit.

chasse 1.jpg
Ils se trouvent excellents, ils seraient simplement pitoyables s'ils n'étaient des assassins.

27 septembre 2010

MacCaca

Bonne nouvelle: une pub anti-mac Do et pro-végétarisme vient de sortir aux States! Même si elle est basée uniquement sur la santé des humains et fait totalement l'impasse sur le fait que manger de la viande est bien pire pour la santé des animaux, on est content quand même.
"Financée par une association de médecins, le Physicians Committee for Responsible Medicine, la publicité a commencé à être diffusée [vendredi 18 septembre 2010] à la télévision américaine, en commençant par la capitale Washington où le nombre de fast-food est particulièrement important. McDonald’s prétend avoir un menu « diététique », et dépense « des milliards de dollars pour nous convaincre que c’est vrai » souligne Susan Levin, diététicienne en chef de l’association, qui visiblement n'est pas encore convaincue."
Bien sûr, Mac Do n'est pas très content et, plein de mauvaise foi, s'acharne contre ce spot de 39 secondes! A la limite, c'est l'inverse qui eut été inquiétant (au moins là, tout est normal).
"Pour mémoire, en 2003, le journaliste Morgan Spurlock avait aussi expérimenté sur lui les effets de l’alimentation McDonald’s. Dans le documentaire Super Size Me*, il a décrit comment, en 30 jours seulement de menus McDo, il avait pris 11 kilos, déréglé son foie, détraqué sa libido, accru son taux de cholestérol et commençait à sombrer dans la dépression. Il n'avait pas prolongé l'expérience jusqu'à voir si elle le conduirait vraiment à la morgue."
* Super Size Me est un documentaire à voir ou à revoir!!!

macdo.jpg