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20 septembre 2010

Une surprise à Madrid : deux magasins végans!

blog-magasin2.jpgDe passage à Madrid, ô surprise et joie : nous découvrons une boutique 100% végane, au nom d'ailleurs éloquent, Planeta Vegano. Située au coeur de la ville, dans le quartier Lavapiés, vous y trouverez un choix remarquable d'aliments végans secs, frais et surgelés, mais aussi quelques chaussures, des cosmétiques, des aliments pour chats et chiens, des T-shirts, des livres et des badges. Les vendeurs (un couple) sont du genre très sympas, à répondre aux questions les plus stupides avec un gentil sourire. Mais ce qu'on a aussi beaucoup aimé dans cet espace, ce sont les affiches dénonçant l'exploitation des animaux ou en faveur du véganisme. Bref, un espace certes commercial, mais dont l'esprit est positivement en faveur de la libération animale.

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Parmi les aliments, la gamme complète des céréales et des graines, des huiles, beaucoup de sucreries (confitures, chocolats - dont du chocolat blanc vegan -, glaces (vendues par boîte ou à l'unité), pâtes à tartiner... ), des pâtés et boissons végétaux, mais aussi beaucoup de "fausses viandes" et de fromages végétaux, non seulement délicieux, mais dont l'aspect aide sans doute les viandards à franchir le pas vers une alimentation non sanglante.
Bref, on est fan et, vous l'aurez compris, on vous recommande d'aller dépenser des sous à Planeta Vegano si vous êtes de passage à Madrid !

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Affiche à (et de) Planeta Vegano

Une autre boutique végane, Vegan Store (pas trouvé de site), existe aussi à Madrid, mais nous devons reconnaître que l'accueil pas hyper sympa du personnel nous a un peu refroidit... Le lieu était aussi plus commercial (pas d'affiches), et on y trouvait plus d'encens, de tisanes, etc... Bref, c'était moins bien.

Mais quand même, quelle surprise! Et tout ça au pays de la corrida et du jambon.
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Ces deux boutiques sont récentes (moins d'un an chacune) et prouvent que les mentalités changent. Il y a d'ailleurs eu pas mal de passage lors de notre visite, et j'espère vraiment qu'elles sont vouées à perdurer et à se développer, parce que ne pas cautionner l'exploitation des animaux est quand même vraiment plus facile quand, pratiquement, on peut trouver des produits végans.

 vegan-store.jpgPlaneta Vegano
Lavapies Ave María 42, Madrid, 28012 Madrid - Espagne
+34 91 250 2002
Ouverture:
Lun - Sam: 10:00 - 21:30
Dim: Fermé

Vegan Store
Calle San Vicente Ferrer, 21, 28004 Madrid - Espagne

915-213-914

13 septembre 2010

De passage à Evora, en route pour l'Afrique

hirondelles-5847244d19.jpgLe nez en l'air, nous sommes restés ce soir scotchés un bon moment à observer les dizaines de milliers de petits passereaux en train de se regrouper sur les grands platanes d'Evora, au Portugal. Beaucoup arrivaient encore, et leur petite silhouette se découpait vivement sur le ciel déjà sombre et agrémenté d'un croissant de lune. Etonnament, nous avons  beaucoup hésité à les identifier: mis à part les énormes vols d'étourneaux bien connus, quels oiseaux se regroupent ainsi en dortoir énormes pour migrer? J'ai eu la réponse au retour sur Internet : l'hirondelle. Pas si étonnant que nous ne l'ayions pas reconnue, car lors de ses déplacements migratoires, elle vole en battant continuellement des ailes, alors que d'ordinaire elle effectue beaucoup de vols planés. Son cri aussi diffère: elle ne chante plus ni ne gazouille, mais pousse de petits cris stridents un peu à la façon des moineaux (c'est son cri de contact).
Ces oiseaux de 20grammes commencent leur long voyage jusqu'en Afrique. C'est tout simplement hallucinant! Outre la distance, ils vont traverser la Méditerranée et le Sahara!
hirondelle.trajet.migratoire.jpg"Le Cameroun, le Congo, le Gabon, le Centrafrique; sont les pays que choisissent les hirondelles qui nichent en France (soit des distances de 5 à 7000Kms) contrairement aux hirondelles russes et anglaises qui préfèreront les pays au sud de l'équateur (soit des distances souvent supérieures à 10000Kms). Dans ces pays, elles profiteront des nombreux insectes présents (si toutefois on n'aura pas décidé de tout anéantir par des pesticides dévastateurs)." (source: oiseaux.net) Pour rigoler, souvenons-nous que "pendant des siècles, les scientifiques ont cru les hirondelles capables de passer la période hivernale, sous l'eau ou enfouie dans la vase." Un peu à la façon des tortues donc!
Pour rappel, les hirondelles sont toutes protégées, et leur nombre ne cesse de chuter depuis les années 70 - à priori, ce serait lié aux pesticides et à la destruction de leurs habitats. Elles ont aussi de plus en plus de mal à trouver de la boue dans notre environnement aseptisé, et ne peuvent donc plus construire leurs nids.
La destruction d'une nichée d'hirondelle peut valoir une amende allant jusqu'à 12 000€ mais beaucoup de gens les détruise quand même, par angoisse de la grippe aviaire ou pour garder le mur propre sous le nid. Très important ça, le mur propre!  Car vous savez: une hirondelle, ça chie, comme vous et moi. Mais les oiseaux ne se cachent pas, ni ne polluent des litres d'eau potables pour diluer toute leur merde, et ça leur est fatal. Ce qui est sûr, c'est que dans un monde complètement vidé de tous ses habitants, il n'y aura plus de maladies et que les murs resteront nickels pour toujours.
En attendant ce monde qu'on n'est pas pressé de voir venir, nous avons savouré avec délices la présence de ces milliers d'oiseaux vigoureux ce soir à Evora, mais en nous éloignant un petit peu quand même : les trottoirs étaient couverts de cacas d'hirondelles, et ça continuait de tomber dru!

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Champa, l'éléphante esclave sauvée

champa 1.jpg"L'histoire de Champa ressemble tristement à celle des autres éléphants esclaves. Lorsqu’elle été repérée par WSOS, elle avait 38 ans. Elle promenait des touristes depuis le parking d’un hôtel très fréquenté, situé sur l’autoroute qui relie Delhi à Agra. C’est sur cette route aussi que des dizaines d’ours dansaient… Champa boitait et gémissait à chaque pas. Une blessure à sa patte avait été camouflée sous des dessins colorés, comme le font tous les propriétaires d’éléphants. Les touristes ne se rendaient compte de rien. Son propriétaire a expliqué qu’un morceau de métal lui avait pénétré dans le pied, entre deux ongles, peu de temps auparavant. La blessure était profonde, brûlante et enflée. L’éléphante a donc été tout de suite mise sous antibiotiques. (...) Malheureusement, ses propriétaires sont loin de tels sentiments. Ils ont donc continué à la faire travailler dans les rues polluées de Agra au lieu de lui accorder le repos qui seul aurait permis la guérison de sa blessure… Aujourd’hui, 9 ans après, sa blessure la fait toujours souffrir et a pris des proportions inquiétantes. L’abcès a enflé jusqu’au genou et a largement rempli un seau de pu lorsqu’il a été drainé…"
Emue par tant de détresse, l'association One Voice s'est mobilisée non seulement pour sauver Champa, mais a le projet d'élargir ce sauvetage à d'autres éléphants. Ainsi, l'association souhaite créer un sanctuaire dédié au sauvetage des éléphants esclaves, où "les éléphants bénéficieraient de soins vétérinaires adaptés et de toute l’affection dont ils ont besoin. Ils pourraient y prendre le temps de jouer, de se reposer et manger à leur faim…" Après un appel à dons, Champa a effectivement pu être sauvée, et enfin libérée de son martyr. Désormais, elle se repose et est  soignée dans un espace loué, en attendant que le sanctuaire soit effectif. Vu son état de santé pitoyable, il était vraiment temps que son cauchemar cesse: pieds infectés, ensanglantés en permanence, douloureux, mais aussi - et plus grave - elle souffre de sénilité précoce, conséquence directe d’avoir été constamment obligée de travailler, et d’avoir travaillé trop dur.
Cette histoire est terriblement émouvante. C'est dommage que la façon dont les éléphants sont dressés n'est pas décrite: j'avais lu (il faut que je retrouve dans quel livre - j'ajouterai la citation plus tard) que les bébés éléphants sont isolés, battus sévèrement, affamés et terrorisés par un homme pendant plusieurs semaines, jusqu'à ce qu'un autre homme - leur futur cornac (ou maître) - les libère. Leur cornac les câlinera, apaisera et nourrira enfin, et les éléphanteaux lui voueront alors jusqu'à leur mort un amour infaillible. C'est leur sauveur. Ce dont ils ne se rendent pas compte, c'est que l'homme qui leur a fait tant de mal était payé par leur futur cornac. Hé oui, c'est par ce système particulièrement sordide que le cornac s'assure de la soumission et de l'amour de "son" (ou de "ses") éléphantE(s)!
On ne peut que saluer le projet de One Voice de créer un sanctuaire pour sauver des éléphants de l'esclavage :
"Selon les statistiques officielles, ils seraient également 4 000 à y vivre en captivité. Mais en réalité, leur chiffre est plutôt de l’ordre de 5 000 tant ils sont nombreux à être détenus illégalement. Considérés comme du bétail, ils sont exploités pour divers travaux, tels que le déplacement des rondins de bois, le transport de charges, celui des touristes, ou la publicité. Les éléphants sont obligés de marcher de longues heures sur le goudron brûlant (50°C en été), dans des rues noires de monde et de voitures et même sur les autoroutes, sous la contrainte souvent d’un ankush (sorte de crochet utilisé par les cornacs)… Leurs pieds sensibles, inadaptés à une marche prolongée sur du bitume, se fissurent, sont brûlés, se blessent, s’infectent, mais ils doivent continuer à travailler. Là où ils doivent porter du bois, c’est leur trompe qui s’abîme. Elle devient douloureuse, saigne et parfois ses terminaisons nerveuses sont mises à nues. Quand on sait l’importance que joue cet organe dans la vie sociale des éléphants, on comprend que leur souffrance va bien au-delà des blessures physiques."
En espérant que ce sanctuaire sera le point de départ de la fin de l'esclavage des éléphants en Inde. Après tout, pourquoi cela serait-il impossible? Le fait que ce soit une tradition (arghhh) rendra sans doute la tâche plus ardue, mais certainement pas illégitime! Souvenons-nous qu'il n'y a désormais plus "d'ours danseurs" en Inde!
Outre l'obstacle que peut représenter le poids des traditions, il faut aussi penser à la reconversion des cornacs - comme celle des Kalandars, les propriétaires des ours danseurs, fut prise en compte, ce qui représente un point crucial de la réussite de ce genre de projets. Mais il y a aussi le coût assez phénoménale de la prise en charge d'un éléphant : entre la nourriture (jusqu'à 100kg/jour), les soins, le sanctuaire à louer ou à acheter, en tous cas à entretenir, et le personnel à payer = 60€/jour. C'est quand même beaucoup et ça me laisse toujours un peu perplexe ces sauvetages qui coûtent de petites fortunes. Mais bien sûr, si j'étais Champa je trouverais que ma vie n'a pas de prix!

Champa 2.jpg
Champa sauvée

Et au passage, je ne salue pas les touristes (occidentaux ou indiens) qui profitent de leur séjour en Inde pour s'offrir une tite ballade à dos d'éléphant (ou de chameau, de cheval, d'âne, de vache ou de buffle)*, et tellement indifférent au sort de l'animal qui les véhicule. L'article de One Voice nous informe que, aussi incroyable que cela paraisse, ils ne se rendaient même pas compte de la souffrance de Champa, qui pourtant boitait et gémissait à chaque pas! Mais du moment que la ballade est sympa et exotique, hein, l'éléphant, on s'en fout non?

 

* et qui veulent manger de la viande, banalisant ainsi sa consommation dans un pays favorable au végétarisme, et qui s'offrent parfois bien d'autres ravages autour d'eux, vis-à-vis des humains ou des animaux non humains.

Photos One Voice. Champa au travail et Champa sauvée.

10 septembre 2010

Regard animal

regard animal couv.pngUn nouveau magazine vient de paraître!  Ça s'appelle Regard Animal, et ça l'air bien intéressant - en tout cas, toute initiative qui oeuvre à changer la façon dont les humainEs considèrent les animaux est la bienvenue.
J'écris "à l'air" parce que je dois bien avouer que je ne l'ai pas encore eu entre les mains. Le premier numéro est paru en septembre 2010, avec un sommaire varié: un dossier sur l'histoire des rapports homme/animal par Marc-Alain Descamps, une interview de l'Alliance Anticorrida, un article sur le respect de l’animal, vers un changement culturel en Chine ? par Emmanuelle Klei, plus, entre autres articles, des nouvelles associatives, une rubrique adoption, etc.
Regard Animal se trouve par correspondance (6 mois (3 n°) pour 14€, 1 an (6 n°) pour 28€) ou dans les boutiques qui le relaient (j'imagine que pour l'instant, il ne doit pas encore y en avoir des centaines).

Regard Animal se veut le média porte-parole de la condition animale auprès du grand public. Il relaiera le travail des associations. Il encouragera les initiatives solidaires et partagera les bonnes nouvelles, les avancées et les solutions. Il partira à la recherche de toutes les réflexions actuelles sur l’intelligence, la sensibilité et la beauté animale, nous aidera à comprendre les liens entre bien-être humain et animal, entre respect de la planète et respect de ses habitants.
Et tout cela sur un ton ouvert et positif. Nulle image de souffrance dans nos pages, nous voulons être lus par tous, respecter la sensibilité de chacun.

Il ne reste qu'à espérer que  Regard Animal a un bel avenir devant lui, et que toutes les formes d'exploitation des animaux seront prises en compte dans ses colonnes.
A suivre et à soutenir donc, et merci d'avance à toutes les personnes qui l'ont eu entre les mains de laisser ici un commentaire par rapport à ce magazine qui semble innovateur et prometteur!

30 août 2010

Des poules indemnisées?

"Après le passage des deux avions de chasse qui a surpris les habitants mardi midi à Pléguien, un éleveur a découvert ses poules entassées les unes sur les autres dans ses bâtiments d'élevage qui accueillent 68.000 volailles. Le bilan est selon l'éleveur de 4.800 animaux morts, a rapporté la gendarmerie. L'éleveur a déposé plainte auprès de la gendarmerie et une enquête est en cours, a précisé le Service d'information et de relations publiques de l'Armée de l'Air (Sirpa Air). Le commandant Frédéric Solano du Sirpa Air a confirmé jeudi le passage de deux avions du ministère de la Défense sur la zone, mardi à 12H00, dans le cadre d'un "vol programmé, à une altitude conforme au règlement en vigueur". Mais si l'enquête détermine qu'il y a eu une relation de cause à effet entre le décès des volailles et le passage des avions, "nous avons un service contentieux qui est habilité à indemniser les personnes et les biens", a souligné le commandant."
Cet article paru dans LibéRennes laisse donc entendre que ces milliers de poules pourraient être indemnisées, puisque ce sont elles les vraies victimes et que le service contentieux indemnise les personnes ! Hé oui, les poules sont des personnes sentientes, qui ont chacune leur personnalité, leur caractère, leurs préférences, qui peuvent être affectueuses et qui sont fort curieuses. Bien sûr, ce n'est pas très facile de s'en rendre compte quand le rapport qu'on a avec elles se restreint à manger des morceaux de leur cadavre.
On imagine aussi le taux énorme de stress de ces poulettes pour s'affoler ainsi à un bruit inconnu. Le taux de stress, et aussi l'absence d'endroit où se réfugier pour se sentir en sécurité en cas de danger. La surpopulation et le stress sont toujours générateurs d'empilement en cas de sensation de danger, qu'il s'agisse des poules ou des humains. Un dramatique mouvement de panique (sans aucune cause réelle!) a ainsi fait plus de 500 blessés et causé la mort de 19 personnes humaines lors de la Love Parade 2010.

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L'article nous dit que les poules étaient "accueillies", alors qu'en réalité elle étaient "exploitées". Ce sont aussi des petites tournures de phrases, anodines, qui cachent la réalité de l'exploitation des animaux et leur calvaire quotidien.
photo : poule "pondeuse" issue d'un élevage intensif et sauvée par l'ASBL Fabienne. Son bec a été coupé.

23 août 2010

La corrida inscrite à l'Unesco, et puis quoi encore?

Il ne faut absolument pas laisser passer une telle horreur ! Des responsables du monde (très restreint) de la tauromachie française voudraient que la corrida soit reconnue comme un patrimoine immatériel de l'humanité par l'Unesco. Si ça passe, la corrida aura en effet un bel avenir assuré devant elle! Et pour les taureaux, l'avenir sera une succession sans fin de souffrances, de stress et de mise à mort.
Pour mieux répondre à sa mission culturelle, l'Unesco a en effet promulgué en 2005 une Convention destinée à préserver des "trésors immatériels" de l'humanité, de nature diverse. Fêtes de carnavals, danses ou musique, fabrication d'objets typiques ont été jugées dignes par la Commission "d'être transmises de génération en génération". Aujourd'hui, les amateurs de corrida demandent aux 54 villes taurines françaises (54 ? Il y en a tant que ça ?!!!) de soutenir leur demande à l'Unesco pour y obtenir le classement de la corrida comme "bien immatériel". Or ce "trésor de l'humanité" (hahaha) consiste à enfoncer successivement dans un taureau une quinzaine d'armes blanches, puis à transpercer son thorax à l'épée, pour le faire tomber, encore vivant, et longuement agoniser au sol. Des coups de poignard répétés dans la nuque utilisent la méthode inhumaine des abattoirs du XVIIIe siècle, à l'époque où la corrida apparaît en Espagne. Un tel spectacle constitue une torture, au sens de la définition donnée par Michel Foucault : "maintenir la vie dans la souffrance". Un éminent journaliste énumère de manière ironique les arguments des partisans de la corrida : "La mise à mort rituelle d'un bovin ne procure-t-elle pas un sentiment d'identité (peut-être nationale) et de continuité" ? Ne contribue-t-elle pas à "promouvoir la créativité humaine" (voire humanitaire) ? N'est-elle pas "conforme aux droits de l'homme" (sinon de l'animal) ? La conclusion est terrible : "Bien sûr, on pourrait aller plus loin : faire homologuer la violence et la cruauté en général. Mais elles sont depuis longtemps inscrites au patrimoine mondial. En lettres de sang." (1)

Il est très important de savoir que ce sont les états membres de l'Unesco qui proposent une liste de "trésors" potentiels. Pour la France, cette liste est préparée par le ministère de la Culture. Il est donc capital de sensibiliser en amont nos élus, nos gouvernements pour éviter que la corrida ne soit proposée. En signant la pétition contre l'inscription de la corrida à l'Unesco, vous demandez donc au gouvernement français de ne pas inclure la corrida sur cette liste. Cette pétition fait partie d'un ensemble de démarches que le CRAC est en train de mettre en place au niveau international. SeulEs les citoyenNEs françaisEs peuvent signer la pétition, mais l'objectif est de proposer, dans les semaines qui viennent, une pétition pour chaque pays. L'ensemble de ces pétitions sera présenté sous forme de liens sur notre site. Chacun pourra alors signer la pétition pour sensibiliser son propre gouvernement. Dans la mesure où d'autres États sont susceptibles de proposer à l'Unesco le classement de la corrida, les différentes pétitions permettront de montrer aux responsables de l'Unesco que de très nombreux citoyens des pays "tauromachiques" sont totalement opposés à cette pratique d'un autre temps.

On se bouge, on laisse pas passer ça, on signe et on fait circuler la pétition contre l'inscription de la corrida à l'Unesco !!!

 

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Source: CRAC
(1) Robert Solé, Identité animale, Le Monde, 17/12/2009.

09:56 Publié dans animaux | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : corrida, unesco, crac

09 juin 2010

Alternatives végétariennes: 100!!!

revue-AVF-100.jpgC'est toujours un plaisir de le recevoir dans la boîte aux lettres: l'exemplaire d'Alternative végétarienne, revue trimestrielle de l'Association Végétarienne de France. Et puis, quand même, le numéro 100 - une petite émotion particulière !
Recevoir la revue me fait toujours plaisir car, même si je suis entourée de nombreux amiEs veg - plus mon compagnon, végan comme moi - hé bien, ça me fait sentir que ça bouge pour les animaux en France. C'est lent, c'est difficile, surtout dans ce pays si attaché à ses traditions si morbides soit-elles (foie gras, corrida, chasse, rillettes, jambon-beurre, steak frites - bon, les frites, ça va). Quand je vois comment ça bouge dans les autres pays (montreurs d'ours désormais interdit en Inde, animaux sauvages dans des cirques interdit au Portugal... ), je ne peux pas m'empêcher de trouver la France statique, froussarde et bien tristement conservatrice.
Bref, Alternative végétarienne nous fais sentir moins seulE, et c'est bien appréciable.

Dans le dernier numéro paru - pas encore entièrement lu - l'entretien avec Michèle Sharapan est par exemple bien intéressant. Ce nom m'était familier, et pour cause: c'est elle qui a donné un concert de soutien à L214. Cette artiste de talent (enfin, j'imagine car je n'y connais rien) a toujours été veg : "J'ai toujours refusé de manger de la viande, j'ai toujours refusé d'aller dans une boucherie. (...) Avec le recul, je ne peux pas dire que j'avais l'idée qu'il était incohérent d'aimer les animaux tout en les mangeant. Je crois que je ne pensais rien ; c'était tout simplement impossible, voilà tout." Elle explique aussi comment elle se sent seule dans le monde de la musique, par rapport aux animaux en tout cas. Au-delà de son végétalisme, elle s'est récemment engagée dans la lutte pour les animaux : "Mon souhait le plus cher est qu'un jour cette Terre ne soit plus l'enfer des animaux, et que chacun se pose la question : Qui est cet autre?"

chevreau-L214.jpg

C'est une question particulièrement touchante, et souvent je pense qu'il y a quelque chose de vraiment monstrueux à manger des individus dont on ignore tout et qu'on a réduit à n'être que de la viande. Dans un supermarché, une vitrine, ou chez des gens non veg, il m'arrive de regarder les morceaux de cadavres et de me poser silencieusement la question : "Qui étais-tu ?" Peut-être étais-tu un cochon curieux, facécieux, ou une vache timide, ou une poule qui aurait pu être affectueuse, ou encore un agneau joueur et insouciant.
Qui est ce fluet chevreau à la bouche blessée ? Il ne sera pas soigné, mais tué pour satisfaire des humainEs carnassiers.
Dans la série des entretiens, j'ai moins accroché sur celle de Kristof et Kecily, deux sportifs véganEs, peut-être simplement parce que nulle part il est fait mention des animaux. Peut-être qu'on en saura plus en lisant leur blog, metagama. On peut aussi se plonger dans le blog des Vegans Runners.
Quant à l'entretien avec Nicolino, pas encore lu. Pas encore lu non plus l'article sur les chimpanzés, l'agriculture végane, ni celui intitulé "Le droit européen au secours de la protection animale: un volontarisme ambivalent". Plus les brèves, les recettes, le compte-rendu de l'AG de l'association... Tout ceci paraît bien prometteur!
Bref, si vous n'êtes pas encore adhérentE à l'AVF et/ou à sa revue, il n'est pas encore trop tard pour le faire et recevoir chez vous les 100 prochains numéros. Et en plus, vous renforcerez cette structure et le végéta*isme en France.

Photographie: L214.