Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

19 novembre 2009

Le fond de l'horreur?

Aujourd'hui, je tombe sur une petite vidéo. Atroce, totale cruauté, est-ce que ça y est, on atteint le fond de l'horreur?
En Chine, des restaurants servent des poissons à moitié cuits, à moitié vivants.
C'est absolument atroce. Les Chinois sont décidemment des barbares! Alors qu'en France, en Europe, n'est-ce pas... nous sommes des gens ci-vi-li-sés! Tenez, par exemple, les homards ébouillantés vivants par millions, les grenouilles aux cuisses arrachées alors qu'elles sont vivantes, c'est bien plus propre ! Tiens, tout ça me rappelle un article paru il y a quelques années, dans Courrier international :

homard-bleu.jpgLes homards peuvent vivre plus d'un siècle et ont une vie sociale complexe. Leur système nerveux sophistiqué les rend sensibles à la douleur : les nœuds neuraux sont dispersés sur tout le corps et ne sont pas centralisés dans le cerveau, ce qui signifie qu'ils sont condamnés à souffrir jusqu'à ce que leur système nerveux soit complètement détruit. Séparer la moelle épinière et le cerveau en coupant l'animal en deux fait même sentir la douleur à chacune des parties encore vivante ! De plus, le homard ne dispose pas du mécanisme dont disposent par contre les humains (entre autres), qui fait qu'en cas de douleur extrême, le choc intervient pour court-circuiter la sensation. Or, d'après le Dr Robb, de l'Université de Bristol, un homard plongé directement dans l'eau bouillante reste vivant quelques quarante secondes - quarante secondes de souffrance. Placé dans de l'eau froide portée à ébullition, il peut survivre pendant cinq minutes. Tué par la méthode industrielle qui consiste à l'immerger tout simplement dans de l'eau douce [les homards vivent dans l’eau salée], il agonise pendant deux heures... De leur capture jusqu'à la fin de leurs misères, ils doivent aussi endurer une privation quasi totale de mouvements pendant des semaines dans de minuscules cages métalliques dans les entrepots, dans les aéroports, puis dans les chambres frigorifiques, puis dans les aquariums, les grands magasins et les restaurants. Par facilité, mais aussi pour éviter qu'ils ne salissent leur cage de leurs déjections, on les laisse jeûner pendant tout ce temps ; pour cette raison, de crainte que, affamés, ils ne s'en prennent les uns aux autres, on les laisse tout ce temps avec les pinces liées avec un ruban adhésif. Plus de 80 millions de homards vivent ce calvaire chaque année de par le monde. (infos Gaïa, et S. O'Neil, Courrier international, n°474, déc. 1999, et C. Gericke, Tierrechte n°22, nov. 2002)

D'ailleurs, c'est en voyant des homards vivants enfermés dans des boîtes en plastique, au rayon frais d'un supermarché, à l'époque de Noël, que j'ai la première fois de ma vie pris conscience que quelque chose n'allait pas dans la façon dont les humains traitent les animaux. J'avais moins de dix ans, mais je me souviens parfaitement de la violence que j'ai alors ressentie.
Cependant, les homards, quand ils arrivent sur la table, sont morts. Tenue à distance, la mise à mort semble ne pas concerner le brave consommateur, qui s'en tire facilement par quelque vaseux argument de mauvaise foi, banal à pleurer (genre : "De toutes façons, on l'aurait tué", etc.)
foie gras.jpgMais ces gens, qui mangent des poissons suffoquants, ils les voient agoniser. Ceci dit, il parait qu'en Chine et en Corée, un autre met est la cervelle de singe vivant. Il paraît aussi qu'en France, on consomme même des d'oiseaux torturés pendant des semaines: ils sont totalement immobilisés dans des cages sales et minuscules (ils ne peuvent même pas étirer une aile, ni se retourner, ni nettoyer leur plumes), et plusieurs fois par jour, pendant tout ce temps, on les force à avaler brutalement, en quelques secondes, des quantités effroyables de nourriture grasse et immode. Puis, vite vite avant qu'ils ne meurent d'etouffement ou de stress (enfin, on essaie mais il y en a plein qui en meurent quand même), on les pend la tête en bas et avec un  couteau on leur tranche la gorge. Il paraît que c'est surtout leur foie que les gens s'arrachent, et c'est un met qui est particulièrement recherché à Noël (cette période de l'année dont la légende dit que c'est un moment privilégié pour l'amour).
Finalement, le comble de l'horreur se trouve aussi à l'épicerie, au traiteur en bas de chez nous, au restaurant au coin de la rue, et parfois jusque dans nos frigos... Et je ne parle même pas des laboratoires qui dissèquent et tuent à petit feu des millions d'animaux, la plupart du temps même pas "au nom de la science" (lol), mais bel et bien pour tester des cosmétiques (on en manque, c'est sûr), des nettoyants ménagers, des solvants, etc., et surtout faire du fric.
Les humains, quelque soit l'endroit où ils vivent, sont tous gagnants dans le grand concours de cruauté envers les animaux. Enfin, presque tous : les végans sont les grands perdants (les végétariens sont moins perdants, mais pas les grands gagnants non plus, même si la séparation forcée des bébés et des mères allaitantes n'est pas triste non plus, le broyage des poussins pour la production d'oeufs c'est assez bon aussi).
Quoi qu'il en soit, pour chaque carpe brûlée/dévorée vivante, pour chaque homard ébouillanté vivant, pour chaque poussin broyé, pour chaque canard gavé, pour chaque truie immobilisée, pour chaque lapin aux yeux brûlés, c'est le fond de l'horreur.
A chaque fois, pour chaque animal souffrant, un nombre infini de fois.

07 novembre 2009

La photo du jour

- TÊTES DE VACHES -

Des fermiers hongrois ont déposé des têtes de vache devant
le ministère de l'Agriculture, ce jeudi à Budapest.
Ils protestent contre la baisse des prix de leur production.
(photo : Libération)

hongrie.jpg

" Pendant qu'au loin le bourreau tranche
Horreur travestie en banal
Vous reprendrez bien une tranche
De ce qui fut un animal."


Le Jour se lève, Tribunal Animal.

31 octobre 2009

Une prise de conscience

En terminant de lire Le cri de l'espoir de Jane Goodall (un bouquin dont il y aurait beaucoup de choses à retenir et à dire), une anecdote m'a particulièrement touchée. Alors, je cite:

" Je croise énormément de gens qui vouent leur existence à l'amélioration des conditions de vie des plus défavorisés. Sans oublier ceux qui viennent en aide aux animaux, bien sûr. Prenez par exemple Jon Stocking, qui travaillait autrefois comme cuisinier sur un chalutier pêchant le thon. Horrifié, il voyait les dauphins se faire piéger dans les filets et périr noyés. Un jour, quand il entendit un petit crier alors que sa mère le regardait droit dans les yeux comme pour le supplier de les secourir, il sauta dans le chalut, où se débattaient thons, requins et dauphins terrifiés. Tout aussi affolé que les pauvres bêtes, Jon prit le bébé dauphin dans ses bras et le rendit à la mer. Sans trop savoir comment, il parvint également à faire passer la mère par-dessus la nasse. Puis, sortant son couteau, il trancha les mailles du filet et libéra tous les animaux captifs. Bien entendu, il fut imméditament licencié." (p.217)
Franchement, cette histoire de sauvetage est assez extraordinaire: cet homme a perdu son travail parce qu'il a eu assez de cran pour sauver des animaux en détresse. Si au départ ce sont les dauphins, plus à même d'éveiller que les poissons en nous la sympathie (ce sont des mammifères, en plus très bien côtés dans l'immaginaire humain), et notamment un bébé et à mère, Jon a finalement libéré tous les animaux prisonniers - dauphins, poissons, requins, etc. Peut-être par ce geste salvateur s'est-il défoulé d'une frustration et d'une peine longtemps contenues - celles d'assister, habituellement impuissant, à l'asphyxie des dauphins dans les filets de pêche.

esc_mark.gifL'histoire de Jon ne s'arrête pas là. Suite à cette aventure, il a décidé d'agir pour des animaux. Il s'est lancé dans la fabrication de chocolats, dont un pourcentage des ventes est reversée à une association luttant pour des espèces d'animaux en danger.
Comme tant de personnes, Jon Stocking a limité son aide à certains animaux, ici ceux dont l'espèce est en danger. Il notamment est particulièrement dommage que son entreprise, Chocolat Endangered Species, fabrique du chocolat au lait, contribuant ainsi à l'exploitation des vaches laitières et à l'assassinat des petits veaux mâles, ainsi que des vaches devenues trop peu rentables, etc. Quel dommage pour les vaches qu'elles ne fassent pas partie d'une espèce en voie de disparition! Mais vu tous les bénéfices qu'elles nous rapportent, leur espèce ne risque pas de s'éteindre...

 

21 septembre 2009

Charal 3ème, entre autres

Les deux dernières notes ont été simplement des reprises de l'actualité concernant les animaux, à savoir l'affaire Charal et la menace d'expulsion de la forêt de Léa. Et bien, aujourd'hui, je vais encore relayer l'actu ;-)
Comme je suis toujours au Portugal et que je ne peux que me connecter de façon épisodique, je regarde de loin en loin, mais à chaque fois je découvre de nouvelles actions. En fait, j'ai vraiment l'impression que ces dernnières années la mobilisation pour les animaux est grandissante, mieux organisée, plus rapide - et je suppose sans prendre de grands risques que le développement d'Internet est loin de n'y être pour rien. C'est classe (même si ça montre à quel point le spécisme règne en maître, et il reste encore tant de choses à dénoncer et contre lesquelles lutter)!
Une des grosses actualités du moment est l'affaire Charal, avec une nouvelle vidéo mise en ligne par L214, sur l'abattage des moutons cette fois (la première vidéo concernait l'abattage des vaches). Ces images montrent que l'abattoir de Charal "dispose d’un piège pour les ovins. Ce piège est refermé autour de l’animal qui est ainsi immobilisé. La tête et le cou dépassent. Le piège se retourne. L’opérateur tranche la gorge, ouvre le piège à contention, attache une des pattes arrière et suspend l’animal. Ces opérations se succèdent rapidement. L’immobilisation ne dure que le temps de trancher la gorge. L’animal saigne encore abondamment lors de l’ouverture du piège et de sa suspension."
Des images dures, qui montrent l'atroce réalité de l'abattage des animaux pour leur chair, pour fournir en viande aseptisée et silencieuse les étals des boucheries et des supermarchés. Là, nous avons l'exemple de Charal, mais combien d'abattoirs massacrent ainsi littéralement les animaux, animaux qui de toutes façons ne veulent pas être tués, désirent vivre, et dont rien ne justifie leur mise à mort - sinon la gourmandise des viandard-e-s et notre force absolue. Charal, la cruauté c'est son métier, et les viandard-e-s sont ses complices.
Bonne nouvelle, l'affaire Charal est largement médiatisée, malgré les pressions du lobby Charal.

Autre action, mobilisation pour les pigeons à Cachan, où ces oiseaux sont capturés par une société sur ordre de la mairie, puis exécutés par décompression explosive : "Les oiseaux sont enfermés dans un caisson étanche, puis une pompe puissante fait le vide (comme à 12000 ou 16000 m d'altitude) en moins de 5 secondes. Par les effets physiologiques de cette décompression explosive, les animaux meurent après une agonie de 30 secondes à 2 minutes. Mais beaucoup d'appareils utilisés sont vieux, bricolés et rafistolés : s’ensuit alors une agonie qui peut durer plus de 2 minutes. Les oiseaux possèdent des cavités remplies d'air, un peu comme les vessies natatoires des poissons. Quand l'oiseau, placé en conteneur étanche, subit cette décompression hyper-rapide, les gaz emprisonnés dans ces cavités se détendent en raison de la sous-pression extérieure, une sorte d'explosion... Nous pouvons imaginer la souffrance des oiseaux encore conscients." Charlie Hebdo nous propose un entretien avec Stéphane Lamart, président de l’association «Pour la défense des droits des animaux», au cours duquel on apprend les détails de cette histoire lamentable. En gros, la municipalité est tenue par un fief de chasseurs qui ont d'autres priorités que l'installation d'un pigeonnier, qui est un moyen pacifique de contrôler les populations de pigeons. Pour rappel, les pigeons ressentent le stress et la douleur comme vous et moi, imaginons donc ce qu'ils ressentent lorsqu'ils se font capturer brutalement dans des filets, transporter tout aussi brutalement, pour terminer leur vie par une lente agonie.
Stéphane Lamart croit "que en la mobilisation de nos concitoyens contre la violence que nous, les humains, nous exerçons à l'encontre des animaux. Une mobilisation pour faire pression sur nos responsables. D'ailleurs, une étude a démontré que la plupart des dispositions prises en faveur des animaux l’ont été grâce à la pression qu'exercent les associations sur nos dirigeants, à la suite, notamment, de pétitions." Alors à nos plumes, et écrivons dès maintenant à la mairie de Cachan pour exiger que cesse ce massacre! Des associations se mobilisent déjà (SNDA (Société nationale pour la défense des animaux), de la LPO (Ligue pour la protection des oiseaux) et de la SPOV (Société protectrice des oiseaux des villes)), joignons nos forces aux leurs.
L'association Stéphane Lamart propose un dossier bien complet sur les pigeons des villes.

lait dans champ, italie, 20 09 09.jpgDans un tout autre style, la colère des agriculteurs "producteurs de lait", que nous devrions bien plus justement appeler "exploitants de vaches productrices de lait", ou "exploitants de vaches laitières", qui répandent à tout va le lait pour exprimer leur ressentiment.
Libération en ligne a publié récemment la photo ci-contre assortie de cette légende : "VENDREDI BLANC - La colère des producteurs de lait frappe aussi l'Italie. A Castenedolo dans la région de Brescia des agriculteurs en ont déversé ce vendredi, plus de 200.000 litres dans les champs."
lait dans champ, France.jpgIl y a quelques jours, toujours selon Libération, "à Tanis (Manche), les tracteurs étaient de 250 (gendarmes) à 300 (organisateurs), et ont épandu «de 1 à 2 millions de litres» selon les gendarmes, plus de 3 millions selon les organisateurs", en Loire-Atlantique, environ 500 producteurs de laitont déversé un million de litres de lait dans un champ, dans le Finistère, 1.000 agriculteurs ont répandu 1,5 million de litres de lait, en Seine-Maritime, des éleveurs soutenus par la Coordination rurale ont épandu 150.000 litres de lait dans un champ, etc etc.
lait lac de lait 21 09 09.jpgAujourd'hui, une nouvelle photo pour illustrer ce scandale : "UN LAC DE LAIT - Des agriculteurs de la Confédération européenne des producteurs laitiers (EMB) ont déversé symboliquement ce lundi un "lac de lait" devant la Commission européenne pour attirer l'attention de son président José Manuel Barroso sur la crise que traverse leur secteur."
Ce qui attire mon attention, c'est surtout le fait que des milliers de vaches ont été inséminées de force, séparées de leur bébé dès les premières heures après la naissance, que les veaux mâles ont été engraissés pour être abattus à quelques mois et que les veaux les femelles suivront la triste voie de leur mère, exploitée jusqu'à sa fin précoce l'abattoir, tout ça pour prendre leur lait qui servira à exprimer la frustration de leurs exploitants !!! Alors oui, la situation de ces producteurs exploitants des vaches laitières est dramatique (il y a des suicides), mais c'est intolérable que des animaux soient pris en otage du désespoir des humains, et j'opte ouvertement pour la reconversion rapide et aidée de toutes les personnes qui vivent aux crochets des animaux (exploitants des vaches laitières, mais aussi exploitants des poules, des cochons, etc) dans la voie pacifique de leur choix - choix qui est vaste.
Hélas, les vaches comme tous les animaux, sont considérées comme des objets (ici, des barriques à lait) dont on dispose selon notre bon vouloir, pour se nourrir, se divertir ou s'habiller.
une vache dans le bus RATP 1950.jpgJ'ai ainsi trouvé cette photo qui se voulait sans doute rigolote, qui est triste à pleurer sur la sottise humaine : des hommes illares, forçant une vache à entrer dans un bus, qui plus est visiblement trop étroit, et sans doute en l'honneur de Yoplait (célèbre tortionnaire de vaches). C'était en 1950, à Paris, et la photo a été ressortie pour faire partie d'une exposition censée être à l'honneur du 60ème anniversaire de la RATP. Beurk, vraiment pas de quoi être fier.

Pour finir avec cette note à tiroirs, et un peu tard par contre pour agir (j'avoue c'est de ma faute je relaie trop tard l'info puisque c'était il y a quelques jours), une autre municipalité que Cachan mais toujours en région parisienne - décidemment -, celle du Krémlin Bicêtre, a organisé le 19 septembre un « stupéfiant numéro donné par un véritable ours brun de 200 kg, accompagné de son dresseur et complice ». Ce qui stupéfiant, c'est la bêtise et l'inconséquence des gens qui ont commandité ce spectacle.
Ci-dessous, un modèle de lettre de contestation ; c'est bien ce genre de lettres : d'abord dénoncer le fait, puis expliquer en quoi l'action contestée génère stress, souffrances, et est parfaitement inutile. C'est mieux de rester poli, même si c'est pas facile, ce sera plus positif pour les animaux (et ce sont pour eux qu'on écrit, pas pour pour passer nos nerfs). Là aussi, des associations se mobilisent : l'AVES, Code Animal, Griffes d'Ours, ne les laissons pas seules.

        Monsieur le Maire,

Je viens de lire dans le journal de la ville l'annonce d'un « stupéfiant numéro
donné par un véritable ours brun de 200 kg, accompagné de son dresseur et complice »
et vous écris pour vous faire part de ma plus vive réprobation concernant ce
spectacle qui doit avoir lieu samedi 19 septembre à 12h et 15h45.

Comme beaucoup de kremlinois, je suis totalement opposée à l'utilisation d'animaux
sauvages dans les spectacles.

Les ours utilisés dans les spectacles sont réduits à une vie de stress et de misère.
Leurs besoins physiologiques et comportementaux élémentaires ne sont pas respectés:
cages exiguës dont ils ne sortent que quelques minutes par jour, impossibilité
d'hiberner, stress occasionné continuellement par le transport et l'impossibilité de
se protéger des regards du public alors que les ours sont des animaux discrets et
solitaires.

Contrairement à l'apparence, il n'y a pas de complicité entre l'ours et le dompteur
mais une relation de domination forçant l'animal à exécuter des numéros sous la peur
et la cruauté du dressage.

Les spectacles de montreurs d'ours appartiennent à une époque révolue. Nous ne
sommes plus au Moyen Age. A cette époque il était parfaitement légal de supplicier
des êtres humains et la population était friande de spectacles basés sur le
non-respect et l'humiliation de l'animal considéré comme un objet de divertissement.
Aujourd'hui notre regard sur les animaux a changé.

Je vous demande donc d'avoir le courage d'interdire ce spectacle et de rejoindre
certaines communes (Montreuil par exemple) qui se sont engagées à interdire la venue
d'animaux sauvages dans leur commune.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Maire, l'expression de mes sentiments distingués.

Comme quoi, on peut être en vadrouille au Portugal (hé oui, j'y suis encore :-) et arriver à suivre ce qui se passe en France.

10 septembre 2009

Sauvons la Forêt de Léa !

8.jpgEncore une info copiée telle quelle, mais que dire de plus?

La justice a décrété que d’accorder à des cochons le même égard que l’on peut avoir pour des chiens ou des chats , est condamnable et exige l’expulsion de LA FORET DE LEA.

La Forêt De Léa, association en faveur des bêtes à groins et des animaux de la forêt, est expulsée parce que quelques uns de ses protégés dorment dans la maison d’habitation !! Et les cochons ont très mauvaise réputation…
On a le droit de maltraiter son animal en toute discrétion chez soi, on a le droit de torturer, de tuer des animaux mais on n’a pas le droit d’élever dans l’amour des animaux de ferme même si ca ne cause aucun tort à autrui. C’est la justice française !
Le tribunal n’a pas retenu la demande formulée par mon avocat : une expertise par huissier prouvant qu’il n’ y aucune dégradation
Non ! le tribunal s’est uniquement retranché derrière la loi « du bon de père de famille » ! Pas besoin de preuve de non dégradations, un cochon n’a pas sa place dans une maison !
Pauvres groins , vous n’avez vraiment pas de place dans notre société. Vous êtes juste des « biens- meuble » consommables.
Des émissions animalières montrent souvent des cochons vivant dans les maisons, on voit même des sangliers. En vain , aux yeux de la justice , je suis la fada qui vit avec des porcs !
Je garderai des enfants en bas âge, rentrant dans la maison avec des bottes gadoueuses , écrivant sur les murs ou autre…on ne m’aurait rien dit !
Mais là , je sauve des mal aimés victimes des souffrances des humains ..donc DEHORS !

Ce n’est pas tout .

Le tribunal a condamné le propriétaire à me verser la somme de 2700 € à titre d’indemnité pour avoir manqué d’eau chaque année de juillet à novembre soit 3.10 € par jour à titre d’indemnité ! ( la maison est alimentée par un puits récupérant l’eau de pluie mais ce puits est fissuré de toute part et non-fermé donc les bactéries se propagent. Ce puits tarissait en juillet , il nous fallait attendre la saison des pluies pour qu’il se remplisse et alimente la maison)
Non ! le tribunal ne s’est pas attardé sur le fait que l’eau ne soit pas potable ! (l’analyse de l’eau par la DDASS en 2007 a révélé la présence de matières fécales …..nous buvions cette eau ! )
Que depuis que nous vivons dans cette maison , ma fille est malade : bactéries et parasites dans le sang ! Elle a eu le escherichia coli , s’est rendue à plusieurs reprises aux urgences…mais ca ce n est pas grave , n’est ce pas ? Elle a rendez-vous le 23 septembre chez un hématologue…
Le tribunal émet quand même l’hypothèse, (suite à la suggestion de mon propriétaire et de son avocat), que les excréments de cochons s’infiltrant dans la terre, devaient y être pour quelque chose .. La DDASS m’a confirmée de vive voix que ce ne pouvait être le cas.
Je ne fais quand même pas d’élevage intensif !!!
Une plainte pour atteinte à la santé a été déposée en 2008 mais aucune suite n’est donnée !
Bref, notre santé , la mienne et celle de ma fille, est donc estimée à 3.10 € par jour et ceci si on se base uniquement sur les 10 mois où nous avons manqué d’eau.
Mais sur les 29 mois où l’eau n’était pas potable, le tribunal ne se prononce pas !
Je me demande si Monsieur le Juge aurait apprécié de se lever chaque matin pour faire 40km aller et retour pour remplir une centaine de bouteilles d’eau à la source d’un village afin de se laver , de cuisiner, laver le linge , s’abreuver etc etc
Est-ce que Monsieur Le Juge aurait bu de l’eau contenant de minuscules particules de merde ?
Aurait il aimé, Monsieur Le Juge , d’aller faire ses besoins dans la forêt de juillet à novembre pendant 2 ans ? Parce que lorsque l’on n’a plus d’eau , la chasse d’eau des WC ne fonctionne pas, évidemment.
Le tribunal ne se préoccupe pas de savoir si pendant 29 mois dont 10 mois sans une goutte d’eau, nous avons bu , nous nous sommes lavés, nous avons cuisiné avec de l’eau contenant des particules de merde !
Petite parenthèse pour l’environnement : en manquant d’eau , j’ai réalisé ô combien c’était une richesse et qu’il ne fallait sous aucun prétexte la gaspiller . Expérience non souhaitée mais prise de conscience formidable.
Le propriétaire , n’ayant pas fait les travaux réclamés par le Préfet, la DDASS a ordonné l’exécution d’office de ces travaux. Nous avons donc l’eau potable depuis seulement mai 2009.

Ce n’est pas tout !

En mai 2008, la porte d’entrée,porte fermière à 2 battants, fissurée sur le haut , donnant sur la pièce principale , cède lorsqu’on l’ouvre. Plus de porte !
Nous avons traversé une partie de l’hiver dans le froid, à l’indifférence de tous, atteignant certaines nuits à moins10°. Malgré mes mails, mes courriers à répétition le propriétaire n’a fait le nécessaire pour réparer cette porte, que fin décembre 2008, c’était son cadeau de Noël ! Il a bien sûr pris pour coupables les cochons.
Je vous assure que je n’héberge pas de girafes … la fissure de la porte était à 1.70m du sol

Entre temps, le propriétaire ayant des problèmes avec le Trésor Public, met la maison et les 16 hectares de forêt en vente (352 000 euros , elle ne les vaut pas : poutres de soutien grignotées par les vers et s’effritant, murs non isolés, maison inondée lorsqu’il pleut plusieurs jours de suite, chauffage non adapté, électricité défaillante !!!). Seulement son congé pour vente n’est pas en conformité ! Là non plus , la justice ferme les yeux et me condamne à 1000 € d’indemnité à titre d’occupation sans titre (le bail s’est terminé en février 2009)

Pour toutes ces raisons , nous serons expulsés avec les animaux ,mi-octobre (2009) !
Rien n’a été retenu par la Justice pour ma défense parce que sauver et aimer des êtres vivants comme les cochons est condamnable.
Je rédige cette lettre -pétition, les larmes aux yeux, écoeurée devant tant d’injustice. Notre seule préoccupation actuelle est le sort de nos bébés, tous ceux que l’on a sauvé sont nos petits. Notre grande famille. Je ne peux baisser les bras , je dois me battre pour eux et uniquement pour eux et ma fille.
Je décide donc d’entamer une grève de la faim pour que Justice nous soit rendue.
Si l’on décide de m’enlever nos protégés , j’en crèverai.
Je décide donc de mettre en place cette pétition pour sauver LA FORÊT DE LEA et ses protégés : Non à l’expulsion !


Valérie
Présidente de LA FORET DE LEA

08 septembre 2009

Charal, deuxième épisode

Je copie tel que l'article de L214, qui en dit long non seulement sur les lobbies de la viande, mais aussi sur leurs peurs (donc leurs points faibles!) :

Charal veut faire disparaître le dossier

Pourquoi le dossier Charal a disparu momentanément du site L214.com

Charal a fait pression auprès notre hébergeur (Gandi) via la loi LCEN (Loi pour la confiance dans l'économie numérique).
Soit nous retirions nos informations et images dévoilant les pratiques d'abattage des bovins dans l'abattoir Charal de Metz, soit Gandi nous coupait l'intégralité du site pour se protéger lui-même de Charal.

Nous avons donc été contraints de retirer les pages et vidéos concernant notre enquête chez Charal. Bien évidemment, nous n'en sommes pas restés là. Après consultation juridique et discussion avec GANDI, nous allons remettre en ligne le dossier Charal d'ici peu.

A l'heure qu'il est, vous pouvez toujours visionner notre enquête vidéo sur Youtube, vous y verrez ce que Charal veut cacher.


Les relais de cette enquête

Le Républicain Lorrain, Charlie Hebdo, France 3 Lorraine et France 3 National, RTL, RMC, LePost, Arrêt sur Images et de nombreux autres sites ont relayé ce dossier repris dans les zappings de Canal + et de Morandini. Les vidéos ont été vues plus de 80 000 fois sur Internet en une semaine.
Plusieurs médias ont reçu de Charal une mise en demeure de retirer les vidéos de l'enquête de L214. Lire l'article sur Le Post "Charal fait enlever la vidéo choc."

Le site Internet de Charal et l'OABA

Charal a bouleversé son site Internet pour répondre à notre enquête. Jusqu'à hier, la dénonciation de l'enquête publiée par L214 figurait en page d'accueil. Charal se prévalait de la caution morale des services vétérinaires et de l'OABA. L'OABA a rapidement réagi et "mis en demeure la société Charal de retirer de son site les propos relatifs à une coopération avec l'OABA, dans la mesure où de tels propos sont mensongers." Aujourd'hui, la réaction à l'enquête de L214 a été transférée vers une page "actualité" du site de Charal, la référence à l'OABA a disparu, remplacée par la mention des efforts de protection animale internes à la société Charal.
Contrairement à ce qui est affirmé sur cette page, L214 maintient que son enquêteur a bien constaté des infractions à la réglementation dans la procédure d'abattage.

04 septembre 2009

Si vous mangez des oeufs... et Charal

poussins benne.jpgSi vous mangez des oeufs, alors ces images vous concernent: celles qui montrent des poussins se faire hacher vivants. Ces poussins sont le revers de la production d'oeufs, la face cachée des omelettes et autres oeufs mollets : les poussins mâles, qui ne ne peuvent pas pondre d'oeufs et ne grandissent pas assez vite pour qu'on puisse exploiter leur viande (les poulets à viande proviennent d'autres espèces de poulets) sont détruit au moyen d'un gros hâchoir. Chaque jour, 150 000 seraient tués de la sorte. Certes, ça se passe aux USA. Mais en Europe, en France, c'est pareil, ou bien plus subtiles: entassés vivants dans des sacs passés au rouleau compresseur, ou simplement mis à la disposition du temps qui se charge de les faire mourir d'étouffement, de chaud, de stress (photo ci-contre). A noter que les poussins femelles des canards mâles (qui subiront le supplice du gavage) connaissent eux aussi hachoirs ou écrasement.
Petite remarque: on en fait quoi, du poussin haché, écrabouillé ou suffoqué? sans doute du cosmétique, de l'engrais (bio ou conventionnel) et/ou de la boîte pour chats et chiens...
Refuser de consommer des oeufs - et bien entendu des aliments qui en contiennent - épargne non seulement la vie des poules pondeuses (tuées au bout d'un ou deux ans, dès que leur production baisse (une poule peut vivre environ 18 ans... )), mais aussi la vie des poussins. Refuser de consommer des oeufs est facile: des milliers de vegans y parviennent parfaitement !
Des images de ce reportage, réalisé par Mercy for Animals, ont été passées jeudi 3 septembre 09 au journal de 20h sur TF1, images commentées par L214. Elles auront donc été vues par des dizaines de milliers de personnes, combien auront décidé de remettre en question leur consommation d'oeufs? Et la journaliste, qui a qualifié ce reportage de "difficilement soutenable" (ou autre commentaire du style)? Je soupçonne que malheureusement bien peu de personnes aient eu le cran de se montrer cohérentes... Je suis peut-être pessimiste, je ne sais pas. Mais quoi qu'il en soit, bien sûr qu'il faut diffuser ces images, et le plus largement possible !

video-charal.jpgEt à propos de film, le reportage qui montre le vrai visage de Charal est lui aussi insoutenable - dans les abattoirs Charal, les vaches sont écorchées encore vivante. Rentabilité oblige, n'est-ce pas. Et la réponse de Charal, franchement, c'est pas très élaboré ! En vrac :
"Charal est très pro-actif et cherche au maximum le respect de l'animal." Hahaha! Dommage que la mauvaise foi, le mensonge ne fassent pas disparaître illico ceux qui les pratiquent sans retenu...
"La scène que vous voyez dans la vidéo est beaucoup plus soft que ce qui se pratiquait dans le passé." Bon sang, on n'ose même pas imaginer...
"Internet permet des choses fantastiques mais imaginez que vos enfants puissent voir ces images..." Hé bien, ils refuseraient sans aucun doute de continuer à consommer la viande dont les adultes leur cachent soigneusement la provenance (à savoir : des animaux massacrés). Sûr, ça ferait perdre des sous à Charal, pas bon ça.
Pour en savoir plus sur la propagande d'une boîte qui tente de sauver son image, plongez-vous dans le site de L214.
Un dossier à suivre.

 

00:06 Publié dans animaux | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : oeufs, poussins, charal