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31 octobre 2009

Une prise de conscience

En terminant de lire Le cri de l'espoir de Jane Goodall (un bouquin dont il y aurait beaucoup de choses à retenir et à dire), une anecdote m'a particulièrement touchée. Alors, je cite:

" Je croise énormément de gens qui vouent leur existence à l'amélioration des conditions de vie des plus défavorisés. Sans oublier ceux qui viennent en aide aux animaux, bien sûr. Prenez par exemple Jon Stocking, qui travaillait autrefois comme cuisinier sur un chalutier pêchant le thon. Horrifié, il voyait les dauphins se faire piéger dans les filets et périr noyés. Un jour, quand il entendit un petit crier alors que sa mère le regardait droit dans les yeux comme pour le supplier de les secourir, il sauta dans le chalut, où se débattaient thons, requins et dauphins terrifiés. Tout aussi affolé que les pauvres bêtes, Jon prit le bébé dauphin dans ses bras et le rendit à la mer. Sans trop savoir comment, il parvint également à faire passer la mère par-dessus la nasse. Puis, sortant son couteau, il trancha les mailles du filet et libéra tous les animaux captifs. Bien entendu, il fut imméditament licencié." (p.217)
Franchement, cette histoire de sauvetage est assez extraordinaire: cet homme a perdu son travail parce qu'il a eu assez de cran pour sauver des animaux en détresse. Si au départ ce sont les dauphins, plus à même d'éveiller que les poissons en nous la sympathie (ce sont des mammifères, en plus très bien côtés dans l'immaginaire humain), et notamment un bébé et à mère, Jon a finalement libéré tous les animaux prisonniers - dauphins, poissons, requins, etc. Peut-être par ce geste salvateur s'est-il défoulé d'une frustration et d'une peine longtemps contenues - celles d'assister, habituellement impuissant, à l'asphyxie des dauphins dans les filets de pêche.

esc_mark.gifL'histoire de Jon ne s'arrête pas là. Suite à cette aventure, il a décidé d'agir pour des animaux. Il s'est lancé dans la fabrication de chocolats, dont un pourcentage des ventes est reversée à une association luttant pour des espèces d'animaux en danger.
Comme tant de personnes, Jon Stocking a limité son aide à certains animaux, ici ceux dont l'espèce est en danger. Il notamment est particulièrement dommage que son entreprise, Chocolat Endangered Species, fabrique du chocolat au lait, contribuant ainsi à l'exploitation des vaches laitières et à l'assassinat des petits veaux mâles, ainsi que des vaches devenues trop peu rentables, etc. Quel dommage pour les vaches qu'elles ne fassent pas partie d'une espèce en voie de disparition! Mais vu tous les bénéfices qu'elles nous rapportent, leur espèce ne risque pas de s'éteindre...

 

28 mai 2009

Au pays des pharaons

sardines.JPGJ'aurais aimé ne jamais écrire ces lignes, parce que j'aurais aimé que cela n'existe pas. Encore un massacre en masse de plus. Mais dans le fond, pourquoi dire "encore un", alors que chaque aurore se lève sur un nouveau bain de sang, perpétuel assassinat en masse des animaux dans les abattoirs du monde entier. S'il y a bien une chose sur laquelle les humains sont internationalement d'accord, c'est bien tuer les animaux.
Mais parfois ils en tuent encore plus. On aurait envie de dire que finalement ça ne change pas grand chose, quand on en est à des millions d'animaux abattus par jour, 10 000 de plus ou de moins, pffff... Et on ne parle même pas des poissons  tués, qu'on ne sait compter qu'en tonnes (une sardine adulte pèse environ 100grs). Et pourtant, pour chacun d'entre eux, être tué ou non, c'est toute la différence.
Alors même si on ne peut en sauver qu'un, dix ou cent, pour ce un-là, ces dix-là ou ces cent-là, c'est la chose la plus importante au monde. Pour un humain, la vie d'un animal ne vaut vraiment pas grand chose, quelques euros ou rien du tout - sauf s'il s'agit, parfois, d'un animal domestique auquel il s'est sentimentalement attaché. La vie d'un poulet vaut le prix du kg de poulet. La vie d'une dizaine de sardines le prix d'une boîte de sardines. La vie d'un chevreau vaut deux fois le prix d'un demi-chevreau. La vie d'un taureau vaut le prix des billets de corrida. Finalement, c'est aussi simple que cela.

Et puis il y a tous ces animaux dont la vie ne vaut même pas ça. Ceux dont le coût (de la vie ou de la mort ?) est prise en charge par les assurances, ou par rien du tout. Tous ceux morts de faim, d'épuisement, persécuté, gratuitement, comme ça. Il y a les déclarés nuisibles  ou  encombrants (chatons, souris, chats errants... ) dont on se débarrasse par noyade, poison, abondon.
Et tous ceux qui feraient perdre trop d'argent à la société si on les soignait, qui prendraient trop de temps à trop d'honnêtes gens pour qu'on s'en occupe, les mettre en quarantaine, les observer, les guérir, les sauver. Les sauver, alors que de toutes façons ils sont condamnés ? Plutôt, sauver le temps et le fric qu'on a investit dans leur croissance! Abattre ces centaines de milliers bovins lors de l'épidémie d'encéphalopathie spongiforme bovine (qui n'est désormais pas considérée comme une maladie contagieuse, à moins de manger du cadavre infecté), quel gâchis quand même. Et tous ces caprins malades de la fièvre aphteuse (qui se guérit bien), idem! Et les poulets aussi y sont passés (c'était quoi déjà? Ha oui, je me souviens, la grippe aviaire). Combien de centaines de milliers à chaque fois, je ne sais pas si quelqu'un a perdu son temps à compter.
Cochons_Egypte.jpgHé bien, en ce moment c'est le tour des cochons d'y passer. Et comme pour les autres avant -bovins, caprins, poulets- le massacre en masse (encore plus en masse que d'habitude), c'est pas du joli joli. Il faut aller vite, très vite, et surtout que ça coûte le moins cher possible. Je crois qu'on a à peu près tout essayé pour économiser nos précieux sous. On a fait des trous dans le sol qu'on a remplit d'animaux vivants puis on a refermé au buldozer. Peut-être qu'on a tassé un peu après, histoire de faire propre. On a fait des tas d'animaux vivants puis on y a mis le feu. Ou alors, comme en ce moment en Egypte, on fait des tas de cochons au tractopelle dans des camions remorques. Tout aussi dégueulasse que les massacres précédents. Vous pouvez vérifier par vous-mêmes : cauchemar assuré.
La vie de milliers de cochons en ce moment au pays des pharaons vaut là peine le prix de quelques litres de gazoil. De toutes façons, la vie des cochons ne vaut jamais rien - sauf pour eux bien-sûr, mais alors qu'est-ce qu'on s'en fout!
Tout ça rappelle étrangement un extrait d'un article qui était paru dans Libération en 2003 :
Lors de la récente épidémie de fièvre aphteuse, les troupeaux ont été abattus à une telle cadence que l’abattage était devenu très approximatif : « Certains étaient allés jusqu’à creuser d’énormes fosses où ils jetaient les animaux vivants, puis les recouvraient de terre. Les voisins disaient entendre des cris étouffés la nuit et voir la terre bouger par endroits. »

Les végétaliens, des animaux comme les autres, paru dans Libération du samedi 17 et dimanche 18 mai 2003, pp. 46-47.
Six ans plus tard, et toujours les mêmes horreurs. Mais après tout, ces atrocités n'ont-elles pas commencé il y a déjà des milliers d'années?  Aujourd'hui, en Egypte, hier chez nous, en fait, partout. Tout le temps. Il y a des traditions dont on n'a vraiment pas de quoi être fiers. Et celles des massacres ignobles, des tueries (de masse ou individuelles), des boucheries (à grande ou à petite échelle, industrielle ou artisanale) je ne serais vraiment pas fâchée de les voir disparaître. Mais temps s'écoule, et je ne suis pas sure que l'humanité beaucoup, à part sur le chemin de la barbarie.
Mais quand bien même on ne pourrait sauver qu'un seul cochon, une vache, un poulet ou une souris, pour celui-là il faut le faire, il ne faut pas baisser les bras.

18 mai 2009

Les poissons

a group of fishes.jpg"Ce n'est pas parce que les poissons sont incapables de crier que leur mort est moins violente. Ramasser des oiseaux sauvages dans un filet et les noyer lentement, en les plongeant dans l'eau, semble difficilement acceptable et pourtant c'est l'équivalent de la pêche commerciale. Que dirait-on aussi d'une industrie qui installerait verticalement des filets mesurant plusieurs centaines de mètres de hauteur et s'étendant sur plusieurs kilomètres à travers champs et forêts, dans le but d'accrocher au passage tous les oiseaux sauvages, migrateurs ou autres, et les laisserait mourir là ? Ce n'est pas parce que cette pratique a lieu sous les mers qu'elle devient acceptable."
Je viens de découvrir cette comparaison via la lettre d'infos virtuelle de l'Association Végétarienne de France, et oui, c'est tellement exact que je la mets moi aussi sur mon blog. C'est une citation d'Albert Simon, présenté sur le site de l'Association Végétarienne de Montréal comme un "activiste et conférencier intéressé à la motivation morale appliquée aux rapports humains/nonhumains." Perso, je n'ai pas trouvé son site très activiste, mais c'est peut-être son site professionnel.
Les poissons sont des animaux méconnus, mystérieux et massacrés d'une façon effroyable. Contrairement à ce que nous croyions jusqu'à peu, les poissons sont dotés d'un système nerveux très sophistiqué, et - malheureusement pour eux - ils ressentent la douleur, comme nous ; non, d'une façon plus aiguë que nous !
poissons TP.gifPoissons, le carnage est une brochure à lire absolument (eds. Tahin Party, 2004). Vous pouvez d'ailleurs télécharger gratuitement cette "brochure poissons". Ce texte de 40 pages en couleurs lève le voile sur un monde très largement ignoré : ce que vivent les poissons, ce qu'ils éprouvent et ce qu'ils subissent de notre fait (pêches, élevages, aquariums, etc.).
On y trouvera les dernières informations en date sur la sensibilité des poissons à la douleur et au plaisir, sur leurs différents sens également, mais aussi sur l'immensité et l'atrocité des pêches et des élevages, des captivités en aquariums, etc.
Il est toujours étonnant de constater que des gens qui s'offusquent de la chasse considèrent la pêche comme étant une activité paisible, un sport tranquille. Partout, la propagande spéciste nous conforte dans cette idée. Il y a la "Journée nationale de la pêche", des "concours de pêche", des stages découverte de pêche pour petits et grands...
Et en plus, sous prétexte d'alimentation saine et d'oméga trois, le leitmotiv est désormais de manger toujours plus de poissons. Pour la petite histoire, les omégas trois que l'on trouve dans les poissons proviennent en réalité des algues qui sont ingurgitées par les poissons - il suffirait donc de manger directement les algues (nori, dulce, wakamé... ), - et quand on mange des algues, on se rend carrément compte que les poissons... sentent les algues (et non pas l'inverse!). On trouve aussi plein d'oméga trois dans l'huile de colza, de chanvre, de noix, les graines de lin, dans le pourpier, etc.
Avant-hier, c'était la Veggie Pride, et j'ai été très heureuse d'y trouver cette magnifique banderole pour les poissons :
Photo 098.jpg

poissons VP 09.jpg

06 février 2008

CA n°29 : abolition de la viande

106a11fa36507850feef48e7ac6d2791.jpgUn superbe numéro, ce n°29 des Cahiers antispécistes ! A peine reçu, déjà lu et blogué, notamment l'article principal sur l'abolition de la viande, d'Estiva Reus et Antoine Comiti. Clair, direct, bien argumenté, c'est vraiment un bon texte qui explique en toute logique en quoi l'abolition de la viande est la réponse la plus directe et la plus efficace pour en finir avec les souffrances énormes que subissent des millions (milliards...) d'animaux dévorés par les humain-e-s - et de façon absolument inutile, puisqu'on peut très bien vivre sans viande.
Bref, j'attends avec impatience le jour où la viande sera abolie. Mais c'est vrai que ça risque quand même d'être long... alors je me dis que je suis déjà très heureuse d'avoir, de mon vivant, connu ce mouvement (ceci dit, j'aurais été incomparablement plus heureuse de vivre dans un monde où l'abolition de la viande serait effective).
Jusqu'où l'horreur ira-t-elle avant que les consciences collectives se prononcent en faveur de l'abolition de la viande? Il y a longtemps que toutes les bornes ont été dépassées...
Les autres articles sont très bons aussi, et celui sur Albert Schweitzer donne bien envie de découvrir plus avant cet auteur. C'est clair qu'en France ses pensées envers les animaux n'ont pas forcément été les plus relayées, mais ce n'est pas très étonnant : j'ai déjà lu des articles entiers, des dossiers même, consacrés par exemple à Gandhi, sans la moindre référence à son végétarisme ou à son engagement pour les animaux. Et ces "oublis" (incroyables quand on connaît à quel point Gandhi s'est préocuppé du sort réservé aux animaux) contribue à maintenir la toute puissante exploitation des animaux...
Bref, le CA n°29 est très bien, félicitation, et à vos commandes !
Ci-dessous, le sommaire et la présentation (merci L214).

Sommaire

p. 2 Présentation du numéro 29
La Rédaction

Dossier « abolition de la viande »

p. 3 Abolir la viande
Estiva Reus et Antoine Comiti

p. 33 La réglementation protégeant les animaux dans les élevages
Sebastien Arsac

p. 37 Ma journée
Ingrid Newkirk

Hors dossier

p. 39 Le principe d'égale considération et l'intérêt des animaux nonhumains à rester en vie : réponse au professeur Sunstein
Gary Francione

p. 63 Albert Schweitzer et l'éthique envers les animaux
Jean Nakos

p. 71 Trois livres et un colloque
La Rédaction

Présentation du numéro 29

Et si l'abolition de la viande devenait un objectif fédérateur du mouvement animaliste mondial ? Certes, il faut continuer de décrire, de faire sentir et de dénoncer les souffrances et les privations endurées par les animaux. Il faut continuer de demander l'interdiction des pratiques jugées les plus atroces. Continuer de faire valoir la réalité et l'importance de la sentience. De remettre en cause le spécisme. De promouvoir le végétalisme. Mais cela ne suffit pas. Il est devenu maintenant incohérent de ne pas exprimer clairement la revendication politique d'interdiction de la viande. On a eu tort de supposer – sans savoir – que la société ne serait pas encore prête à l'entendre.

C'est à cette revendication qu'est consacré le dossier du numéro 29 des Cahiers. Tout d'abord à travers un article d'Antoine Comiti et Estiva Reus. Les auteurs y exposent en quoi, selon eux, la demande d'abolition de la viande est à la fois nécessaire et recevable dans le monde tel qu'il est aujourd'hui. Deux textes plus courts complètent ce dossier. Dans le premier, Sébastien Arsac fait le point sur la réglementation concernant les animaux d'élevage en Europe. Dans le second, Ingrid Newkirk nous transporte dans le monde futur d'où les abattoirs auront disparu.

Hors-dossier, Jean Nakos nous initie à la vie et à l'œuvre d'Albert Schweitzer.

Nous publions également, de Gary Francione, « Le principe d'égale considération et l'intérêt des animaux nonhumains à rester en vie » : un texte qui offre une bonne vision d'ensemble de la pensée de cet auteur.

Enfin, un court article fait état de publications récentes et d'un colloque parisien qui tout quatre témoignent de l'attention croissante portée à la question animale.

03 juillet 2007

Alliance végétarienne: l'union fait la force!

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Le numéro estival d'Alliance végétarienne vient de paraître. Au sommaire de cette revue vraiment toujours aussi riche (même si la dernière couv n'est pas une réussite), des articles de fond, un article adressé aux ados et un aux étudiant-e-s, un autre sur l'allaitement maternel, un reportage sur des Tibétain-e-s en Inde qui luttent pour les animaux via l'association TVA, une présentation de l'association parisienne Food not bombs, une galerie de quelque un-e-s de nos contemportain-e-s célèbres et veg (bien sûr), la chronique du film Notre pain quotidien (faudrait que j'écrive une note sur ce film !), plein de news et de petites rubriques...
Quand la revue arrive dans ma boîte aux lettres, je suis toute contente et j'attends toujours quelques instants avant d'ouvrir l'enveloppe et de découvrir le numéro. Et puis surtout, derrière la revue, y'a l'association !
Et l'Association Végétarienne de France est là pour porter sur la place publique le végétarisme ; les aider, c'est faire avancer le végétarisme en France. Une association qui compte plusieurs milliers d'adhérent-e-s n'a-t-elle pas plus de poids qu'une assos d'un millier ? André Mery, le président, écrit en toute sincérité :
"Je ne pousse pas à l'adhésion pour la seule fierté de former une association importante. C'est tout simplement une nécessité pour que nous soyons acceptés, reconnus, entendus. (...) N'oubliez jamais que plus nous serons nombreux, plus fortement nous pourrons peser sur le cours des choses."
J'ajouterai : plus nous serons nombreux, mais aussi mieux nous saurons nous allier, nous organiser, et en effet mieux nous pourrons faire entendre ! Bref, ça vaut le coup d'adhérer à l'association - en plus, on reçoit comme ça leur revue (4 numéros par an). Trop bien :)
ASSOCIATION VÉGÉTARIENNE DE FRANCE
11 bis, rue Gallier
77390 Chaumes en Brie
et on peut aussi les contacter par mail

24 janvier 2007

mauvaise nouvelle pour les poissons

medium_hamecons_torture.jpgLe Monde nous l'apprend : le gouvernement français, qui décidémment ne sait pas quoi faire de son fric, a décidé d'augmenter le budget alloué à la Fédération nationale de la pêche, qui envisage de mettre en place à partir de 2008 une grande campagne de communication destinée à la promotion de ses activités (tuer des poissons) et à la modernisation de son image (qu'elle cherche avec succès à ne pas associer à une tuerie de poissons). Parmi les autres nouvelles, la baisse du prix du permis de pêche. Bref, tout sera mis en oeuvre pour augmenter le massacre de ces animaux !
La chasse, plein de gens trouvent ça pas bien, mais la pêche ! Allons, un sport si paisible ! Dans la pêche, le sang ne coule (presque) pas, les poissons ne crient pas (pratique), on ne tue pas des humains (pas comme les stupides "accidents de chasse")...
Mais, fait étrange, il semblerait que les poissons soient des animaux, pas des objets, ni des trucs ou des machins destinés à divertir les humains ? Etonnant !... Comme les autres animaux, ils ressentiraient du plaisir et de la douleur - peut-être même qu'être sorti de l'eau brutalement accroché par la mâchoire leur ferait mal ! Les poissons communiqueraient entre eux et ils auraient même un système social...
Et on ne nous dit rien, et on nous incite à les massacrer ?
Ha si, pendant que j'y pense, y'a une chouette brochure très instructive sur le thème, qui s'appelle : Poissons, une sensibilité hors de portée des pêcheurs (tu m'étonnes !), c'est un texte de  Joan Dunayer, vous pouvez consulter en ligne un excellent résumé ou même commander la brochure.
Et si on suggérait au gouvernement d'investir notre argent dans la découverte des poissons et de leur univers ?