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08 septembre 2013

Guide de désintoxication à l’intention du chasseur

chasse, nature, chasseursPour désintoxiquer les chasseurs, Vegactu a mis au point un programme de désintoxication en plusieurs étapes. Les chasseurs peuvent s’arrêter à la deuxième étape, arriver à la 3ème est remarquable (quel plaisir d’appuyer sur la gâchette pour immortaliser un oiseau sans le tuer !), mais les plus courageux peuvent aller jusqu’à la quatrième.
Ce programme a été créé bénévolement, mais comme nous savons que pour avoir une crédibilité aujourd’hui, il faut faire payer assez cher les choses, nous avons décidé de faire acheter aux chasseurs des oiseaux radiocommandés.
Ce programme coûte approximativement 40€ (le prix d’un ebird hunter), soit le prix de 6 appelants femelles canards (canes) que vous utilisez pour chasser le canard.

1. Ebird hunter, votre première étape de désintox « pour tuer des "oiseaux" radiocommandés »

Comme la chasse est souvent un « sport » qui se pratique à plusieurs, l’ ebird hunter est conçu  pour deux personnes. Un chasseur pilote l’oiseau radiocommandé, tandis que l’autre utilise son pistolet à batterie (munitions LR6) pour abattre le faux oiseau.
Comme nous savons les chasseurs accros à leur arme, ce modèle de pistolet est particulièrement adapté car il vous permet de simuler le besoin de le charger. Pour ce faire, il vous faut tout simplement disposer de cartouches (qu’on appellera plus communément « batterie ») de LR6 que vous insérerez dans le chargeur.

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Pour les plus accros, le pistolet avec recharge en LR6 sera le bienvenu

2. Ebird, pour faire voler des oiseaux tout simplement

La deuxième étape est très simple, il suffit juste de se référer à la première étape… mais sans emporter le pistolet. Attention, pour les plus intoxiqués, vous pouvez toujours garder ce pistolet dans votre poche en cas de rechute à la vue de l’oiseau radiocommandé.
L’objectif ? Profiter des animaux sans les massacrer.
Pour ceux qui veulent aller plus loin, il est aussi possible de s'exercer à simplement regarder de vrais oiseaux voler. Faire cet exercice avec des oiseaux en ville peut s'avérer profitable, parce qu'il est de toutes façons interdit de tirer en ville (ce qui était une frustration avant devient ainsi un avantage maintenant).

3. Immortaliser l’animal

Comme les chasseurs aiment la nature (ce n’est pas pour rien que le ministre de l’écologie Philippe Martin défend la chasse), alors vous prendrez plaisir par la suite à appuyer sur un bouton pour immortaliser l’animal. Hola camarade, plus question de tuer l’animal et de l’empailler ! Nous vous conseillons d’acheter un appareil photo numérique, d’utiliser vos anciennes planques de chasse (oui elles peuvent toujours servir !), de vous camoufler (vous adorez ça), et d’attendre de voir la bête dans votre viseur pour capturer cet instant magique (et non plus tragique).
Si toutefois vous ne pouvez vous passer encore du fusil, deux modèles d’appareil photo ont été créés pour continuer à tirer sur les oiseaux sans les tuer.
L’avantage ? L’oiseau aperçu dans le viseur de l’appareil photo sera à vous pour l’éternité, pour peu que vous appuyiez sur le bouton, contrairement à celui abattu via le viseur d’un fusil.

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L’appareil photo type du chasseur en cure de désintoxication

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Le modèle longue portée

4. Dernière étape : combattre la chasse

Pour être sûr d'être totalement désintoxiqué, nous ne saurons trop vous conseiller de vous impliquer activement contre votre ancien vice.
Vous pouvez par exemple adhérer à une association anti-chasse, comme l'ASPAS ; participer à des manifestations (samedi 21 septembre 2013, manifestation contre la chasse à Paris, rendez-vous à 14h aux abords du Conseil Economique, Social et Environnemental. Organisé par le CNV).
Les initiatives personnes sont les bienvenues, comme témoigner des effets néfastes de la chasse, par exemple dans les écoles.

Article repris à 95% de Végéactu.

09 juin 2010

Alternatives végétariennes: 100!!!

revue-AVF-100.jpgC'est toujours un plaisir de le recevoir dans la boîte aux lettres: l'exemplaire d'Alternative végétarienne, revue trimestrielle de l'Association Végétarienne de France. Et puis, quand même, le numéro 100 - une petite émotion particulière !
Recevoir la revue me fait toujours plaisir car, même si je suis entourée de nombreux amiEs veg - plus mon compagnon, végan comme moi - hé bien, ça me fait sentir que ça bouge pour les animaux en France. C'est lent, c'est difficile, surtout dans ce pays si attaché à ses traditions si morbides soit-elles (foie gras, corrida, chasse, rillettes, jambon-beurre, steak frites - bon, les frites, ça va). Quand je vois comment ça bouge dans les autres pays (montreurs d'ours désormais interdit en Inde, animaux sauvages dans des cirques interdit au Portugal... ), je ne peux pas m'empêcher de trouver la France statique, froussarde et bien tristement conservatrice.
Bref, Alternative végétarienne nous fais sentir moins seulE, et c'est bien appréciable.

Dans le dernier numéro paru - pas encore entièrement lu - l'entretien avec Michèle Sharapan est par exemple bien intéressant. Ce nom m'était familier, et pour cause: c'est elle qui a donné un concert de soutien à L214. Cette artiste de talent (enfin, j'imagine car je n'y connais rien) a toujours été veg : "J'ai toujours refusé de manger de la viande, j'ai toujours refusé d'aller dans une boucherie. (...) Avec le recul, je ne peux pas dire que j'avais l'idée qu'il était incohérent d'aimer les animaux tout en les mangeant. Je crois que je ne pensais rien ; c'était tout simplement impossible, voilà tout." Elle explique aussi comment elle se sent seule dans le monde de la musique, par rapport aux animaux en tout cas. Au-delà de son végétalisme, elle s'est récemment engagée dans la lutte pour les animaux : "Mon souhait le plus cher est qu'un jour cette Terre ne soit plus l'enfer des animaux, et que chacun se pose la question : Qui est cet autre?"

chevreau-L214.jpg

C'est une question particulièrement touchante, et souvent je pense qu'il y a quelque chose de vraiment monstrueux à manger des individus dont on ignore tout et qu'on a réduit à n'être que de la viande. Dans un supermarché, une vitrine, ou chez des gens non veg, il m'arrive de regarder les morceaux de cadavres et de me poser silencieusement la question : "Qui étais-tu ?" Peut-être étais-tu un cochon curieux, facécieux, ou une vache timide, ou une poule qui aurait pu être affectueuse, ou encore un agneau joueur et insouciant.
Qui est ce fluet chevreau à la bouche blessée ? Il ne sera pas soigné, mais tué pour satisfaire des humainEs carnassiers.
Dans la série des entretiens, j'ai moins accroché sur celle de Kristof et Kecily, deux sportifs véganEs, peut-être simplement parce que nulle part il est fait mention des animaux. Peut-être qu'on en saura plus en lisant leur blog, metagama. On peut aussi se plonger dans le blog des Vegans Runners.
Quant à l'entretien avec Nicolino, pas encore lu. Pas encore lu non plus l'article sur les chimpanzés, l'agriculture végane, ni celui intitulé "Le droit européen au secours de la protection animale: un volontarisme ambivalent". Plus les brèves, les recettes, le compte-rendu de l'AG de l'association... Tout ceci paraît bien prometteur!
Bref, si vous n'êtes pas encore adhérentE à l'AVF et/ou à sa revue, il n'est pas encore trop tard pour le faire et recevoir chez vous les 100 prochains numéros. Et en plus, vous renforcerez cette structure et le végéta*isme en France.

Photographie: L214.

24 janvier 2007

mauvaise nouvelle pour les poissons

medium_hamecons_torture.jpgLe Monde nous l'apprend : le gouvernement français, qui décidémment ne sait pas quoi faire de son fric, a décidé d'augmenter le budget alloué à la Fédération nationale de la pêche, qui envisage de mettre en place à partir de 2008 une grande campagne de communication destinée à la promotion de ses activités (tuer des poissons) et à la modernisation de son image (qu'elle cherche avec succès à ne pas associer à une tuerie de poissons). Parmi les autres nouvelles, la baisse du prix du permis de pêche. Bref, tout sera mis en oeuvre pour augmenter le massacre de ces animaux !
La chasse, plein de gens trouvent ça pas bien, mais la pêche ! Allons, un sport si paisible ! Dans la pêche, le sang ne coule (presque) pas, les poissons ne crient pas (pratique), on ne tue pas des humains (pas comme les stupides "accidents de chasse")...
Mais, fait étrange, il semblerait que les poissons soient des animaux, pas des objets, ni des trucs ou des machins destinés à divertir les humains ? Etonnant !... Comme les autres animaux, ils ressentiraient du plaisir et de la douleur - peut-être même qu'être sorti de l'eau brutalement accroché par la mâchoire leur ferait mal ! Les poissons communiqueraient entre eux et ils auraient même un système social...
Et on ne nous dit rien, et on nous incite à les massacrer ?
Ha si, pendant que j'y pense, y'a une chouette brochure très instructive sur le thème, qui s'appelle : Poissons, une sensibilité hors de portée des pêcheurs (tu m'étonnes !), c'est un texte de  Joan Dunayer, vous pouvez consulter en ligne un excellent résumé ou même commander la brochure.
Et si on suggérait au gouvernement d'investir notre argent dans la découverte des poissons et de leur univers ?