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30 août 2010

Des poules indemnisées?

"Après le passage des deux avions de chasse qui a surpris les habitants mardi midi à Pléguien, un éleveur a découvert ses poules entassées les unes sur les autres dans ses bâtiments d'élevage qui accueillent 68.000 volailles. Le bilan est selon l'éleveur de 4.800 animaux morts, a rapporté la gendarmerie. L'éleveur a déposé plainte auprès de la gendarmerie et une enquête est en cours, a précisé le Service d'information et de relations publiques de l'Armée de l'Air (Sirpa Air). Le commandant Frédéric Solano du Sirpa Air a confirmé jeudi le passage de deux avions du ministère de la Défense sur la zone, mardi à 12H00, dans le cadre d'un "vol programmé, à une altitude conforme au règlement en vigueur". Mais si l'enquête détermine qu'il y a eu une relation de cause à effet entre le décès des volailles et le passage des avions, "nous avons un service contentieux qui est habilité à indemniser les personnes et les biens", a souligné le commandant."
Cet article paru dans LibéRennes laisse donc entendre que ces milliers de poules pourraient être indemnisées, puisque ce sont elles les vraies victimes et que le service contentieux indemnise les personnes ! Hé oui, les poules sont des personnes sentientes, qui ont chacune leur personnalité, leur caractère, leurs préférences, qui peuvent être affectueuses et qui sont fort curieuses. Bien sûr, ce n'est pas très facile de s'en rendre compte quand le rapport qu'on a avec elles se restreint à manger des morceaux de leur cadavre.
On imagine aussi le taux énorme de stress de ces poulettes pour s'affoler ainsi à un bruit inconnu. Le taux de stress, et aussi l'absence d'endroit où se réfugier pour se sentir en sécurité en cas de danger. La surpopulation et le stress sont toujours générateurs d'empilement en cas de sensation de danger, qu'il s'agisse des poules ou des humains. Un dramatique mouvement de panique (sans aucune cause réelle!) a ainsi fait plus de 500 blessés et causé la mort de 19 personnes humaines lors de la Love Parade 2010.

poulette-ASBL-Fabienne.jpg

L'article nous dit que les poules étaient "accueillies", alors qu'en réalité elle étaient "exploitées". Ce sont aussi des petites tournures de phrases, anodines, qui cachent la réalité de l'exploitation des animaux et leur calvaire quotidien.
photo : poule "pondeuse" issue d'un élevage intensif et sauvée par l'ASBL Fabienne. Son bec a été coupé.

09 juin 2008

Un refuge vegan

asbl poule batterie.jpgL'ASBL Fabienne, centre vegan de revitalisation et de soins pour animaux, vient d'accueillir cent poulettes sauvées in extremis de l'abattoir. Marie-Jeanne, la présidente de l'association, les a achetées à un éleveur qui allait faire tuer toutes ses poules pondeuses, devenues moins rentables : alors qu'une poule heureuse peut vivre plus de quinze ans, les poules pondeuses âgées de deux ans sont vues comme des poules usées et moins rentables dont il faut se débarasser. Marie-Jeanne raconte que l'éleveur "est donc venu me livrer cent fois une poule qui a souffert le martyre pour la production. Le bec coupé et très déplumées car parquées dans des cages scandaleusement petites elles passent leur temps à se piquer et à pondre". La photo ci-contre prise environ deux semaines après l'arrivée des petites poules parle d'elle-même...
  ASBL Fabienne poule.jpgD'un côté, ça peut sembler bizarre de filer des thunes à un éleveur, même si c'est pour sauver des poules. Je ne peut pas m'empêcher de penser que ça l'enrichit, et qu'avec cet argent il va continuer à faire souffrir des animaux. D'un autre côté, c'est sûr que du point de vue des poulettes, le plus important est de ne pas être tué. Cent poules ont eu la vie sauve, et elles profitent maintenant enfin d'espace pour se dégourdir les pattes, de calme pour se reposer, d'herbe à picorer, de terre pour prendre des bains de poussière (les poules ont un besoin vital de prendre des bains de poussière) et de lumière et de soleil. Une belle vie de poule donc ! Autre chose, c'est qu'en accueillant ces poules, l'ASBL Fabienne fait prendre conscience à ses adhérent-e-s et à bien d'autres personnes quel est la vie misérable des poules exploitées pour leurs oeufs - jaimerais que tout le monde voit la photo de cette poule écorchée. A noter au passage que la chair de ces poulettes finit aussi dans nos assiettes (bon appétit à tous ceux qui ne sont pas veg).
En avril, avec mon compagnon, nous avons eu la chance et la joie d'à nouveau passer quelques jours à l'ASBL Fabienne (merci pour ton si gentil accueil, Marie-Jeanne !). Nous avons pu apprécier la compagnie de la truie Lola, de la brebis Pâquerette, des chèvres, nous avons admiré les paons, câliné les chiens... et vu à quel point les poules vivant au refuge depuis des années sont heureuses ! Et dans quelques temps, les poules qui viennent d'être sauvées et qui survivront à leurs mauvais traitements passés, ressembleront à cette "ancienne".
Pour que l'ASBL Fabienne continue à aider les animaux, vous pouvez lui adresser des dons, adhérer à l'association et/ou parrainer un animal. Le parrainage d'une poulette revient à 2,5 euros par mois, et là, il y en a cent à parrainer !

22 octobre 2007

Écolo... pour les animaux

6d06b4b20267e7292de2eca6a785b612.jpgHier, en revenant en train d'un we chez des ami-e-s qui habitent en Savoie, mon amie et moi avons voyagé dans le compartiment du contrôleur et avec le contrôleur (ce qui est quand même bien improbable) : le train étant pas mal rempli et le contrôleur sympa, il a accepté qu'on partage avec lui le compartiment qui d'ordinaire lui est réservé. Inévitablement, la discussion a fini par s'établir et - chose encore plus improbable - il s'est avéré que notre homme était tout acquis à l'écologie ! S'en est suivie une discussion intéressante autour des méfaits de la télé, de l'énergie nucléaire, de la bagnole, bref des splendeurs de notre société de consommation actuelle. Juste avant d'arriver (du coup, le voyage a paru rapide), je lui ai dit que nous étions véganes, et mon amie a bien précisé : "pour les animaux", car il est clair que notre homme avait associé notre refus de manger de la viande à une volonté écologique, ce qui se comprend aussi : l'élevage est dévoreur d'énergie, d'eau, d'espace, de terres, et producteur de multiples pollutions, nuisances, disparités - et bien entendu d'infinies souffrances. Les gens qui mangent de la viande sont donc dévoreurs d'énergie, d'eau, d'espace, de terres et producteurs de nuisances, pollutions, disparités et sources d'une multitude de souffrances. Bref, toute personne un peu soucieuse de l'environnement ne devrait pas consommer de viande - ça semble une évidence et un minimum.
De plus, quand on sauvegarde l'environnement, ça préserve l'habitat des animaux - non pas que la nature soit le top (genre, les lapins dévorés par les renards, bof bof!), mais on n'a vraiment rien de mieux à proposer en fait (les lapins et les renards trottants sur le bitume au milieu des immeubles et des bagnoles, pas vraiment ça non plus... ).
Mais pour être clair, même si l'élevage ne produisait ni nuisances ni pollution, le seul fait d'impliquer l'assassinat des animaux est inacceptable.
Et il l'a tout de suite compris, ce contrôleur  décidemment hors-normes, qui a conclut juste au moment où nous quittions le train : "Perso, j'ai la chance de connaître un éleveur et de savoir que les animaux qui produisent la viande que je mange ont eu une vie pas trop mauvaise, mais il reste toujours le problème de devoir les tuer... " C'est le moins qu'on puisse dire.
sur la photo: une des plus vieilles poules au monde: 18 ans! sauvée par l'ASBL Fabienne.

24 juillet 2007

Visite à l'ASBL Fabienne

18ca6a48ef5487c40e57ca2627261e4d.jpgHé bien, depuis le temps que le projet était dans l'air, le voici enfin réalisé : avec une amie et ses deux enfants nous visité l'ASBL Fabienne, en Belgique. Et les quelques jours passés sur place ont été vraiment extraordinaires ! Il y a tellement de choses à raconter que c'est dur de savoir par où commencer... peut-être par la gentillesse et l'investissement énormes de Marie-Jeanne, la présidente de l'association ; ou bien faut-il souligner tout de suite les attentions incroyables dont font l'objet les animaux - tous les animaux présents au centre : chaque poule est aussi bien soignée que Lola la truie ou que Chanel la bouledogue...
b38b344013b061c48e6c93340a43703f.jpg La grande prairie verdoyante dans laquelle évoluent les pensionnaires de l'association est judicieusement clôturée, de telle sorte qu'un animal malade peut être facilement et rapidement isolé si nécessaire. Les poules ont libre accès à leur poulailler, dans lequel chacune s'est octroyé un espace personnel pour dormir (autrement dit, chaque poulette s'est attribué son bout de perchoir !). Les chèvres disposent de cabanes en bois pour s'abriter des intempéries, et Lola dort dans un abri au sol couvert d'une épaisse couche de paille. Dans la maison, Craquotte, le perroquet, vit au chaud dans une grande volière et grignotte avec plaisir frites, rondelles de carottes et biscuits, tout en échangeant quelques mots avec les visiteurs-euses.
128d3a18637f67fba22c536cddb798fd.jpg J'ai beaucoup aimé partager des moments avec Lola, parce que c'est vraiment pas tous les jours qu'on côtoie un cochon (qui est d'ailleurs ici une truie). Lola a été trouvée errante dans une ferme, sans doute abandonnée après avoir donné naissance à une multitude de petits porcelets, mais devenue vieille donc à la viande trop dure. On dit souvent que les cochons sont "au moins aussi intelligents que les chiens", et je pense que c'est vrai - mais je trouve aussi que ce n'est peut-être pas si important que cela, l'intelligence ! Au bout de trois jours, Lola répondait au son de ma voix et venait vers moi quand je l'appelais. J'avoue que j'ai eu tendance à la gâter particulièrement, notamment avec de bonnes carottes craquantes et juteuses (sur la photo, c'est pas moi, c'est Marie-Jeanne et Lola !)
Les animaux qui se retrouvent dans ce "centre de revitalisation et de soins pour animaux en détresse" ont quasiment tous un passé lourd - Chanel a été si maltraitée qu'elle en garde à vie des séquelles physiques, toutes les poules issues des élevages industriels ont connu l'enfer. Des animaux ont été abandonnés, d'autres ont été placés là à la demande de leur maître-sse qui ne pouvait plus les garder.
e599c7e63e5b21a9c8303d13e233ebe0.jpg Le petit agneau Pâquerette, dernier arrivé, a été sauvé de l'abattoir cette année : il devait servir de repas pour Pâques - c'est tout simplement ignoble...
L'association compte aujourd'hui plus de 200 adhérent-e-s et plusieurs dizaines de parrains et marraines, qui permettent à tous ces animaux de vivre paisibles avec toute l'attention possible. Tous sont végans, car Marie-Jeanne (végane elle aussi) estime à juste titre qu'il n'y a aucune raison de nourrir ces animaux avec des cadavres d'autres animaux. Même les tortues de Floride se régalent de croquettes veg... pour chiens - et s'en portent très bien !
e20b482f429f1353b9de174a4f3a8a3c.jpg Avoir partagé quelques journées avec Marie-Jeanne m'a permis de voir à quel point son travail était courageux et nécessaire, et humainement la rencontre a été formidable. J'en suis repartie très émue, la tête pleine de toutes les histoires (tragiques ou heureuses) 5bdce6b130e66f0ecf134a94016622bb.jpgtraversées par l'association et animée d'un sincère désir de promouvoir l'association - peut-il en être autement ? Pour aider Marie-Jeanne à sauver des animaux, vous pouvez tout simplement adhérer à l'association (10€ par an) et/ou parrainer un animal (de 1,5 à 4€/mois), ou faire un don.
Et comme dit mon amie : ça fait tellement du bien de voir des animaux heureux ! Et de savoir qu'ils vivent leur vie pour eux et non pour le profit que les humain-es peuvent en retirer. Des centres comme l'ASBL Fabienne, il en faudrait tant pour sauver les animaux des abattoirs, et aussi pour montrer qu'un animal peut vivre pour lui-même... et être vegan-e, comme Marie-Jeanne, sauve aussi beaucoup d'animaux !

 

28 juin 2007

Infos de l'ASBL Fabienne

179066a3c0565c95a0219bcedeb6fc6f.jpgL'association belge ASBL Fabienne envoie à ses adhérent-e-s des nouvelles virtuelles - mais de leurs actions bien concrètes - et je viens de recevoir les dernières, que je partage avec plaisir avec vous :

Il faudra changer de menus si vous désirez protéger notre planète.
Dans les informations on nous demande de changer nos habitudes afin  de polluer moins. Changer quoi ? Les vacances sont là et nos voitures deviendraient pour certains un problème de réflexion. Il en est de même pour l'emploi du climatiseur ou du chauffage qui sont des polluants incontestés. On veut donc nous culpabiliser. Pourquoi ne pas dénoncer aussi nos traditions néfastes qui consistent à se gaver de la souffrance intolérable que nous faisons subir aux animaux d'abattoir, car il est connu que l'élevage industriel est responsable de production de gaz à effet de serre sur une bien plus grande échelle.

Les végétariens savent respectent l'environnement, ils en sont conscients et fiers.
Voici donc reproduit avec autorisation de « Touring explorer » l'article édifiant de février 2007.

Bouses nuisibles

L'Organisation mondiale pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) estime que l'élevage de bovins produit plus de gaz à effet de serre que le trafic automobile. Nos "steaks sur pattes" sont responsables de l'émission de 62 % d'un gaz (à effet de serre) 296 fois plus néfaste que le CO² pour le réchauffement planétaire. Cet élevage est en outre à l'origine de 37% de la production de méthane due aux « activités humaines », le méthane étant 23 fois plus nuisible que le CO². Il faudra penser à changer de menus !

Respecter l'animal, remplacer le menu journalier par des protéines végétales, c'est un pas énorme pour le bien-être de chacun de nous, de nos enfants et de nos animaux.

Lors des fêtes sanglantes de Pâques, nous avons tenté de sauver deux brebis de l'abattoir mais bien malheureusement la maman est morte quelques jours après son sauvetage. Le manque de soins avant son arrivée a été la raison de sa mort prématurée. Le bonheur a été de courte durée. Nous lui avions donné le nom de Marguerite. A 15 jours, son petit était déjà orphelin. Son petit agneau Pâquerette sera parmi nous le symbole vivant …d'une âme de lumière qui jouit pleinement du bonheur d'être sur terre à l'encontre de ses frères et sœurs d'infortune qui pour un plaisir gustatif et festif sont tués par milliers.
Pâquerette, les poules, coqs, oies, Lola notre truie, nos tortues, les chèvres vous remercient d'être grâce à vous épargnés au même titre que nos chiens, chats et oiseaux. Chacun d'entre eux sont des hôtes de choix.

Soutenir l'association :

En devenant membre de l'Asbl Fabienne, vous soutenez directement ses activités et vous rendez l'Asbl plus forte. En tant que membre, vous recevrez leur lettre d'information.

La cotisation est de 9€ par an.

Tél. et fax: 00 32 (0)54/32.81.40

Compte bancaire: 293-0582437-07

Vous pouvez aussi devenir parrain/marraine d'un pensionnaire du centre !

Enfin, toute forme de dons sont évidemment les bienvenus. N'hésitez pas à les contacter à ce sujet. Cependant, vous devez dès à présent savoir que l'association refuse tous les dons de produits issus de l'exploitation des animaux.