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21 juillet 2008

Austria Solidarity

Austria Solidarity.jpgToujours pas libres. Les dix militants autrichiens violemment arrêtés à leur domicile - flingue posé sur la tempe à 6h du matin par des policiers-rambos-suréquipés entrés après avoir démoli la porte d'entrée - sont toujours emprisonnés. Depuis le 21 mai dernier, ils croupissent en prison. Accusés d’appartenir à une « organisation criminelle » au sens de l’article 278a du Code pénal autrichien. Mais à ce jour, aucune accusation précise n’a été portée contre les détenus, aucun interrogatoire n’a eu lieu, et l’accès à une grande partie des preuves prétendument réunies contre eux leur est toujours refusé, ainsi qu’à leurs avocats. L’article 278 a été promulgué en 2002 pour lutter contre le trafic de drogue, le trafic d’êtres humains et d’autres formes graves de crime organisé. Et il est actuellement utilisé pour détenir ces dix personnes contre lesquelles aucune accusation de ce type n’a jamais été portée. En plus, l'ensemble du matériel informatique, les fichiers, des associations dans lesquelles ils étaient impliquées a été saisi, paralysant du même coup leur travail.
Rien ne leur est reproché, en fait. Rien ne justifie ni leur arrestation, ni leur emprisonnement, ni la reconduite de ce dernier. Sauf le fait qu'ils aient pris la parole pour les plus exploités. Qu'ils aient été des animaux solidaires actifs d'autres animaux - mais d'animaux non humains. Et qu'ils aient réussi à obtenir des avancées conséquentes en Autriche contre la maltraitance de ces animaux. Quelque industriel a dû se sentir menacé, des profits pécuniers risquaient sans doute de ne pas être obtenus. Franchement, je ne vois pas d'autre explication... Je manque peut-être d'imagination.
Pour en savoir plus, allez sur le site de Austria Solidarity (en français aussi) et celui de L214.
Vous pouvez aussi écrire aux dix inculpés -> tous les détails pratiques sont ici.

15 juin 2008

Répression policière en Autriche

singe labo.jpgLes médias français n'en parlent pas, et pourtant il y a de quoi frémir : le 21 mai 2008, des forces policières armées et cagoulées ont fait irruption par la force à 6h du matin aux domiciles de plusieurs personnes luttant pour les animaux.
Au total, 24 domiciles et bureaux ont été fouillés et du matériel saisi : ordinateurs, fichiers, livres, DVD, tracts, etc.
Le tout avec une violence et un acharnement rares. L'une des personnes arrêtée témoigne : "Des policiers cagoulés de noir se sont précipités à travers la porte brisée et ont couru arme au poing jusqu’à nos lits. Ils ont pointé leurs pistolets sur ma tête et m’ont jeté nu hors de mon lit. Mon frère a été plaqué contre un mur, un pistolet pointé sur le cou." Un autre raconte : « J’ai été réveillé par le bruit de la porte brisée, immédiatement, un groupe de personnes armées et masquées ont entouré le lit où je dormais avec ma compagne et ont pointé leurs armes sur nous. Ils m’ont crié qu’ils allaient tirer si je bougeais. Nous avons deux chiens âgés que nous avons adoptés dans un refuge ; ils ont été malmenés. Comme vous pouvez l’imaginer, nous étions tous les quatre absolument terrifiés. »
De quoi sont accusées les 10 personnes arrêtées et placées en garde à vue ?
De rien, de tout. De rien, car aucune charge précise n'est établie à leur encontre, aucune preuve n'a pu être établie.
De tout, puisque l'accusation porte sur le délit général d'appartenance à une organisation criminelle, mais sans aucune preuve, nous l'avons dit. Et pourtant, ce n'est pas faute d'avoir voulu en trouver : "La police a aussi mis nos téléphones sur écoute, nous a mis sous surveillance, a placé des caméras pointant sur nos portes, a introduit des taupes dans nos groupes et a lu nos courriels. Tout cela deux ans durant ! Et ils n’ont rien trouvé" explique Martin Balluch dans sa lettre ouverte écrite depuis l’hôpital de la prison de Vienne (9 juin 2008), où il a été transféré suite à sa grève de la faim.
Alors ? L'hypothèse la plus vraisemblable est tout simplement que des industriels s'engraissant sur le dos des animaux ont fini par avoir les chocottes, puisque les amélioration de la condition des animaux obtenues en Autriche on été un exemple pour le monde entier :
"Le mouvement pour le bien-être animal en Autriche a obtenu de grandes avancées ces dernières années. Parmi ses succès : l’interdiction des fermes produisant de la fourrure, l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques, l’interdiction des cages pour les lapins utilisés pour leur viande, l’interdiction des cages en batterie pour les poules pondeuses. L’Autriche est considérée dans le monde entier comme l’un des pays les plus progressistes en matière de bien-être animal." (communiqué de presse de l'association Verein Gegen Tierfabriken - version allemande / traduction française).
Et Amnesty International de dénoncer le manque d'impartialité, et de faire remarquer avec justesse "que des associations écologistes bien connues, telles que Greenpeace, pourraient entreprendre des actions telles que l’occupation d’une centrale nucléaire, que dans ce cas, elles pourraient être considérées comme ayant enfreint la loi, et qu’alors les personnes qui font des dons à ces associations pourraient, selon le code pénal, être accusées de financer le terrorisme."
Détentions arbritraires, accusations infondées, perquisitions abusives... L'idéologie fasciste n'est peut-être pas très loin. En tout cas, ça pue et ça fait peur - ça sert à ça, d'ailleurs. Alors on va pas se laisser intimider. Les avancées pour les animaux sont réelles, et la répression brutale que subissent à l'heure actuelle dix personnes toujours emprisonnées et plusieurs associations autrichiennes atteste aussi de l'efficacité de ces avancées. Car hélas, le système d'oppression et d'exploitation des animaux sévissant actuellement ne va pas se laisser démonter sans réagir - les animaux rapportent bien trop d'argent.
Face à ces arrestations, et passé l'état de choc, petit à petit la solidarité internationale s'organise.
Les informations disponibles en langue française ont été rassemblées ici par l'association L214.
Plusieurs collectifs et associations en France relaient le mouvement de protestation sur leur site (par exemple, DDA, CLAM, AVF... ).
Mais pas mal de gens à l'intérieur du mouvement pour les animaux ignorent toujours la gravité de ce qui se passe en Autriche, voire ignorent qu'il s'y passe quelque chose. Or il faut s'unir dans un au mouvement de protestation, par exemple en signant la pétition, ou en écrivant aux autorités influentes.
Et si vous avez un site de collectif ou d'association, un site personnel, un blog, si vous fréquentez des forum... vous pouvez aidez à faire circuler l'information en y publiant les textes déjà disponibles concernant les arrestations de personnes et saisies de matériel an Autriche, où en donnant les liens vers des site où ils sont déjà publiés.
Il est possible aussi écrire directement aux personnes détenues :
Leurs prénoms sont : Sabine, Jan, Martin, Jürgen, Christoph, Chis, Elmar, Felix, Leo, Kevin. L'association végane autrichienne se propose comme intermédiaire pour la transmission des courriers.
Vous pouvez :
-> soit écrire des lettres en papier et les envoyer à : Vegane Gesellschaft Österreich, Waidhausen Strasse 13/1, 1140, Vienna, Austria.
-> soit envoyer des courriels. L'association se chargera de transmettre ces courriers aux détenu-e-s.
Dans tous les cas, ne restons pas les bras croisés, et plus que jamais, il est essentiel de devenir vegan ou vegetarien pour refuser de cautionner un système d'exploitation et de répression nuisible à tous les animaux, humains et non humains.