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23 août 2010

La corrida inscrite à l'Unesco, et puis quoi encore?

Il ne faut absolument pas laisser passer une telle horreur ! Des responsables du monde (très restreint) de la tauromachie française voudraient que la corrida soit reconnue comme un patrimoine immatériel de l'humanité par l'Unesco. Si ça passe, la corrida aura en effet un bel avenir assuré devant elle! Et pour les taureaux, l'avenir sera une succession sans fin de souffrances, de stress et de mise à mort.
Pour mieux répondre à sa mission culturelle, l'Unesco a en effet promulgué en 2005 une Convention destinée à préserver des "trésors immatériels" de l'humanité, de nature diverse. Fêtes de carnavals, danses ou musique, fabrication d'objets typiques ont été jugées dignes par la Commission "d'être transmises de génération en génération". Aujourd'hui, les amateurs de corrida demandent aux 54 villes taurines françaises (54 ? Il y en a tant que ça ?!!!) de soutenir leur demande à l'Unesco pour y obtenir le classement de la corrida comme "bien immatériel". Or ce "trésor de l'humanité" (hahaha) consiste à enfoncer successivement dans un taureau une quinzaine d'armes blanches, puis à transpercer son thorax à l'épée, pour le faire tomber, encore vivant, et longuement agoniser au sol. Des coups de poignard répétés dans la nuque utilisent la méthode inhumaine des abattoirs du XVIIIe siècle, à l'époque où la corrida apparaît en Espagne. Un tel spectacle constitue une torture, au sens de la définition donnée par Michel Foucault : "maintenir la vie dans la souffrance". Un éminent journaliste énumère de manière ironique les arguments des partisans de la corrida : "La mise à mort rituelle d'un bovin ne procure-t-elle pas un sentiment d'identité (peut-être nationale) et de continuité" ? Ne contribue-t-elle pas à "promouvoir la créativité humaine" (voire humanitaire) ? N'est-elle pas "conforme aux droits de l'homme" (sinon de l'animal) ? La conclusion est terrible : "Bien sûr, on pourrait aller plus loin : faire homologuer la violence et la cruauté en général. Mais elles sont depuis longtemps inscrites au patrimoine mondial. En lettres de sang." (1)

Il est très important de savoir que ce sont les états membres de l'Unesco qui proposent une liste de "trésors" potentiels. Pour la France, cette liste est préparée par le ministère de la Culture. Il est donc capital de sensibiliser en amont nos élus, nos gouvernements pour éviter que la corrida ne soit proposée. En signant la pétition contre l'inscription de la corrida à l'Unesco, vous demandez donc au gouvernement français de ne pas inclure la corrida sur cette liste. Cette pétition fait partie d'un ensemble de démarches que le CRAC est en train de mettre en place au niveau international. SeulEs les citoyenNEs françaisEs peuvent signer la pétition, mais l'objectif est de proposer, dans les semaines qui viennent, une pétition pour chaque pays. L'ensemble de ces pétitions sera présenté sous forme de liens sur notre site. Chacun pourra alors signer la pétition pour sensibiliser son propre gouvernement. Dans la mesure où d'autres États sont susceptibles de proposer à l'Unesco le classement de la corrida, les différentes pétitions permettront de montrer aux responsables de l'Unesco que de très nombreux citoyens des pays "tauromachiques" sont totalement opposés à cette pratique d'un autre temps.

On se bouge, on laisse pas passer ça, on signe et on fait circuler la pétition contre l'inscription de la corrida à l'Unesco !!!

 

taureau image CRAC.jpg

 

Source: CRAC
(1) Robert Solé, Identité animale, Le Monde, 17/12/2009.

09:56 Publié dans animaux | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : corrida, unesco, crac

17 août 2009

L'été au Portugal

Un bref instant à la bibliothèque municipale de Porto est l'occasion de partager quelques peu ce voyage (mais que d'efforts pour écrire avec un clavier portugais !!!). A l'aller, une halte à St Sebastian (Espagne) et le plaisir de voir de magnifiques affiches contre la corrida (promis, j'en mets une photo dès que je peux, pas tout de suite) collées en pleine rue.
A Porto, il existe toute une ribambelle de resto vegs (ou presque, mais où il est possible de manger vegan sans problème), ce qui nous promet une fois de plus un séjour gastronomique des plus chouettes. A midi, on a teste le Suribashi, vegan à 98% (y'avait des beignets de poisson, quelle horreur!) et excellent: seitan à l'ananas, tofu, haricots, légumes super bons, riz complet, jus de fruits frais, et en dessert on a choisi un simple gâteau de semoule au caramel et lait de soja hypra bon. Dans tous les magasins, on trouve toujours autant de produits vegans, et en grande surface il y a du tofu, seitan et tempeh, protéines de soja, miso, algues, et ici on trouve des laits de soja à la fraise, aux fruits des bois, à la banane, et du lait d'avoine à la mangue... Dire que le guide Lonely Planet persiste à dire que ce pays est hostile aux vegs! faudra vraiment que je leur écrive à mon retour.
Côté glauque, si on enlève tous les produits pas vegans (donc tous les produits qui sont issus, d'une façon ou d'une autre, de l'exploitation et de la souffrance des animaux), on ne garderait que quelque chose comme 10% du magasin - et encore, pas sûr que ce soit tant!
Hier, j'ai vu dans une boutique genre croissanterie des cochons de lait à la broche, c'est une spécialisté du Portugal (surtout d'Alentejo je crois) et c'est juste ignoble: les petits cochons (3 mois?) sont tout entiers, les yeux fermés, la peau brûlées, les pattes recroquevillées sous un ventre qui a été vidé de ses viscères puis recousu, une barre en métal enfoncée dans la bouche et sortant par l'anus (une "broche" ça s'appelle). Et les petits cochons sont là, leurs corps affreusement torturés, exibés en vitrine entre deux pains au laits et des biscuits à la crème, et les gens normaux ont envie de les manger... ça fait toujours un peu peur...
Ha, c'est quand que le monde devient paisible pour tous ses habitants?...
En attendant, on regarde les belles cigognes du Portugal, qui font leur nid sur les panneaux qui surplombent les autoroutes (photo promise là aussi) et tous les animaux heureux qu'on croise - il y en a...
Et mon temps à la bib est écoulé, il faut dèjà que je cède la place.

16:49 Publié dans voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : portugal, corrida, espagne

30 octobre 2005

Retour en France...

Pas hyper évident, le retour en France ! Le Portugal c'est pas le bout du monde même si c'est pas la porte d'à côté, c'est pas le super exotisme, mais c'est quand même bien différent. Voilà, le retour a été speed, et en ce moment j'ai pas forcément un accès facile à la Toile. Faut avouer que je vis en ce moment dans un camion, certes un chouette Mercedes 308 réhaussé et semi-rallongé, mais y'a pas l'ADSL dedans ! Enfin, j'écris "je", mais j'y vis avec mon compagnon.
Bref, je n'ai pas eu le temps du tout d'écrire quelque chose à propos des corridas avant de partir, c'est dommage. Je voulais photographier les affiches géantes et en couleur s'il vous plaît, placardées par séries sur les murs des villes. Elles annoncent les prochaines séances, le nombre de taureaux qui va y être torturés, et le nom des tortionnaires est écrit en gros - comme s'ils en étaient fiers ! Au Portugal, les taureaux ne sont pas tués dans l'arène mais en dehors, ce qui n'empêche pas bien sûr de faire couler le sang ni d'infliger la terreur. A la limite, je me demande si c'est pas encore pire, car ils souffrent sûrement encore plus longtemps du coup... (enfin, je parle aussi de tout cela dans la note précédente).
Mais je retiens aussi plein d'autres choses du Portugal, comme le nombre impressionnant de restaus vegs et la facilité étonnante à trouver des aliments et des plats vegs partout.
Maintenant c'est le retour en France, passage à Lyon, Grenoble, bientôt Paris... et sans doute plus encore !

30 septembre 2005

Lisbonne

Ha, Lisbonne! Cette ville mythique ne faillit pas à sa réputation, c'est vraiment un lieu à découvrir ! Du moins si on aime la grande ville et son animation, son brassage, ses aventures ! Plein de rues sinueuses où se perdre, les fameuses 7 collines qui font grimper et descendre toute la journée, les rues pavées de noir et de blanc aux motifs étonnants, la mer et les palmiers... les clochard-e-s, les camé-e-s... et pour une fin septembre encore une chaleur très estivale, les vendeurs de châtaignes ambulants me font souvenir qu'en France on se pèle peut-être...
Le midi on mange super bien dans des petits restaus végétariens, presque ou même 100% végétaliens ! Ce sont de petites cafétariats simples et agréables, calmes, ou pour quelques euros on a un repas très correct : seitan ou tempeh ou tofu, plusieurs légumes de saisons, crudités, riz complet, pommes de terres et desserts fameux (genre Charlottes à la pomme et à l'agar-agard... ).
Et dire que dans le guide Lonely Planet ils écrivent un truc du genre : Végétariens, au Portugal vous êtes loin de chez vous! Ben c'est tellement archi faux que je prendrai le temps de leur écrire et de leur donner les bonnes adresses ! Seul bémol : ici les gens sont veg prioritairement pour leur santé et l'environnement, très peu pour les animaux. Alors d'accord, on peut dire que les animaux ça leur est égal, ce qui compte c'est surtout qu'ils ne soient pas exploités et tués pour être mangés. Mais le risque, lorsque les gens pensent seulement à leur santé et pas du tout aux animaux, c'est de voir des choses aussi ahurissantes que des végétariens dans le public d'une corrida - si si, ça existe ! C'est très difficile dans notre société ultra anthropocentrique de penser aux animaux, même un tout petit peu... C'est pourtant vital pour eux.
A propos de corrida, le Portugal ne faillit pas à sa réputation et elles se succèdent sans cesse du printemps à l'automne. Des dizaines d'affiches géantes en couleur annonçant celles à venir placardent les rues, c'est très triste. Ici les taureaux ne sont pas tués pendant la corrida, ils sont juste torturés à la limite de la mort, puis celle-ci survient hors de l'arène. Je ne sais pas si ils achèvent les taureaux ou les laissent agoniser... La corrida ici c'est la fête, la musique qui gueule, les cris de la foule, on s'interpelle et on rigole, pourtant deux secondes de recul et on voit qu'il n'y a vraiment pas de quoi être fier ! Allez, avant de partir du Portugal, j'essaierai de faire un page sur la corrida.
Et je donnerai l'adresse d'une association portugaise anti-corrida - dont il paraît qu'elle a bien du mal à se développer !