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15 janvier 2012

Les joies de la fourrure

En 2008, plus de 65 millions d'animaux ont été massacrés pour leur fourrure. La cible préférée de l'industrie de la fourrure est aujourd'hui la clientèle jeune et peu informée de la souffrance des animaux due à cette industrie. La fourrure se retrouve essentiellement sur les cols et accessoires bon marchés.
La fourrure n'est pas un produit anodin :
c'est la peau d'un animal qui a eu une vie de merde
et qui est mort dans d'atroces souffrances
uniquement pour rapporter du fric aux industriels
(qui font croire que c'est un produit anodin).

fourrure

fourrure

fourrure

http://insolente0veggie.over-blog.com/categorie-11752439.html

21:23 Publié dans animaux | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : fourrure

06 décembre 2008

Libé perd un point

astrakan agneau.jpgEn lisant Libération sur Internet, je tombe sur le titre d'article : "Ma tante", la crise et les manteaux en astrakan - et là je me dis qu'il faut lire l'article. A la lecture, je m'aperçois qu'à priori ça n'a pas grand chose à voir avec les animaux, il s'agit des gens riches qui le sont moins à cause de la récente crise économique et qui se séparent, à gage, de quelque objet de valeur -  qui une montre rolex,  qui des bijoux de valeur, qui un manteau en astrakan. Nulle part n'est mentionné ce qu'est l'astrakan, mais après tout, l'article ne parle pas non plus des  odieux trafics qui se cachent sous l'extraction de l'or ou des diamants. M'y connaissant mieux en astrakan qu'en trafic de diamants, je décide de joindre un commentaire à l'article, pour expliquer ce qu'est l'astrakan.
Quand même, ça fait le titre de l'article, rarissimes sont les personnes qui savent à quoi s'en tenir, alors autant ne pas rater cette occasion d'instruire les lecteurs/trices.
Bref, j'écris mon commentaire, soit quelque chose comme :
astrakan sang.jpg"Sans vouloir minimiser les conséquences dramatiques que la récente crise économique a pu ou peut avoir sur certaines personnes, j'estime intéressant d'expliquer ce qu'est exactement l'astrakan. L'astrakan est de la fourrure d'agneaux abattus dès leur naissance ou, ce qui est encore plus prisé, c'est la fourrure des foetus extraits du ventre de leur mère les derniers jours de gestation. Dans ce dernier cas, la mort des agneaux est soit-disant "inconnue" - en réalité, les brebis enceintes sont égorgées (sans être étourdies) et les petits s'asphyxient lentement à l'intérieur de l'utérus. Il suffit ensuite d'éventrer la mère et de dépouiller le petit de sa précieuse fourrure. La surface obtenue étant très petite, il faut beaucoup d'agneaux pour confectionner un vêtement (cela peut atteintre 30 agneaux pour un manteau). Au total, ce sont 4 000 000 à 5 000 000 agneaux qui sont tués chaque année pour réaliser ces produits, et ce chiffre ne prend pas en compte le nombre de brebis tuées. Bref, l'astrakan c'est du sang."
Allez donc savoir pourquoi, mais ces informations n'ont pas plus au modérateur de Libération et mon commentaire a été censuré, ce dont je ne félicite vriament pas le journal. Peut-être y a-t-il quelque part quelque business en jeu ? Car ce sont évidemment des millions d'euros qui sont dégagés dans le sang des agneaux et des brebis. Permettez-moi de le dire : c'est tout simplement dégueulasse.
Tout ceci me fait penser que ma propre grand-mère (qui n'aurait pas fait de mal à une mouche... ) possédait un manteau en astrakan. A sa mort, ma mère m'a demandé si je le voulais, et je me revois encore le toucher, inconsciente de l'immense souffrance qu'il contenait. C'était simplement le manteau de ma grand-mère, et je la revoyais le porter... Je savais quand même qu'il s'agissait de fourrure, mais là aussi j'ignorais tout de la fabrication de la fourrure - une sorte de confiance aveugle et délirante en l'humanité, que quelque pasrtje ne soupçonnais absolument pas d'être capable de telles atrocités. Et je me souviens encore parfaitement de l'effroi immense que j'avais ressenti lorsque des années plus tard, par curiosité, j'avais recherché ce qu'était réellement l'astrakan.
L'astrakan, c'est donc violer des brebis (ça s'appelle de l'insémination artificielle), puis les égorger, les éventrer, et écorcher les petits bébés. Un commerce tout aussi juteux que sanglant.
Le jour où j'ai appris ce qu'étais l'astrakan, j'ai découvert une facette de l'humanité que j'ignorais et qui n'est vraiment pas belle à voir...

Les informations sont extraites du cite Réseau Libre, consultez également celui de Fourrure torture.

29 mars 2008

Arrêter Aretha Franklin

840472472.jpgLe titre de Libération Peta propose d'éponger les dettes d'Aretha Franklin ne pouvait pas ne pas retenir mon attention. Je lis donc l'article :
"L'association américaine s'engage à payer les dettes de la chanteuse si cette dernière fait preuve de R-E-S-P-E-C-T pour les animaux en arrêtant de porter de la fourrure.
Aretha Franklin risque de voir son domicile vendu aux enchères publiques si elle ne règle pas ses dettes. À la suite de négligences de son avocat, la Reine de la Soul a un arriéré d'impôts de dix-neuf mille dollars. Depuis 2005, la chanteuse, qui a vendu des millions d'album, n'aurait pas réglé les taxes locales de sa maison de Detroit dans le Michigan. La Peta a proposé un marché à Aretha Franklin : si la chanteuse arrête de porter de la fourrure, l'association pour le traitement éthique des animaux épongera ses dettes.

La Reine de la Soul a reçu des militants le titre peu envié de "Personnalité la moins bien habillée de l'année 2007" à cause de ses tenues en fourrure. Ingrid Newkirk, la présidente de la Peta a écrit une lettre ouverte à Aretha Franklin : "Notre offre est donnant donnant : vous gardez votre maison et les animaux gardent leurs vies". En 2007, la chanteuse Mariah Carey et l'actrice Kim Cattrall avaient donné tous leurs manteaux à l'association et s'étaient engagées à ne plus porter de fourrure. Aretha Franklin n'a pas répondu à l'offre de la Peta."

1765039764.jpgJ'avoue, j'en reste bouche bée, car même si Peta nous a plus ou moins habitué à des actions étonnament peu conventionnelles et qu'on sait que cette structure est attachée au monde du show bizz, là je vois pas du tout l'intéret de cette action. A mon avis, ça risque vraiment de susciter des jalousies, des rancoeurs et surtout l'incompréhension (d'ailleurs, je comprends pas), car comme l'écrit Timo, un Internaut, en commentaire : "Si j'enlève mon perfecto et mes santiags, est-ce que la Peta règle mon découvert à la banque?" Pourquoi celle-là (pas capable de gérer sa fortune en plus) et pas moi? Et puis, le fameux R-E-S-P-E-C-T qui lui est réclamé, et acheté, ça consisterait seulement à ne pas porter de fourrure (même si elle en porte tout le temps)? Et qu'en est-il de manger les animaux? Ben dis donc, si PETA veut payer chaque star pour qu'elle respecte pour de vrai les animaux, c'est-à-dire ne pas porter de fourrure bien sûr, mais aussi ne pas les manger, ne pas porter de cuir, ni de laine, bref, devenir vegan, ça va vite les ruiner cette affaire. Sans compter tous les malins qui vont dire : "Si on me file pas du fric, je vais porter de la fourrure !" (ou se mettre à remanger de la viande, ou manger plus de viande, etc). Bref, la porte ouverte à tout et n'importe quoi.
Il y a vraiment plein d'actions vraiment constructives à financer pour sauver des milliers d'animaux, je ne vois mais alors pas du tout l'intérêt de donner 19 000$ à Aretha Franklin pour quelque chose qu'elle devrait être fière de faire, et que des milliers de personnes choisissent heureusement de faire.
Quite à vouloir agir contre la fourrure, ça aurait été plus malin de financer une campagne sur la fourrure et les énormes souffrances que cela implique. Quant je vois toutes ces atrocités, j'ai vraiment envie de badigeonner à la peinture puante rouge les Aretha Franklin, plutôt que de leur filer de la thune.
A noter que le 28 mars, la tuerie annuelle des phoques pour leur fourrure a commencé sur la banquise. Via le site de Fourrure-Torture, on apprend que la chasse aux phoques au Canada est le plus grand massacre de mammifères marins dans le monde. Elle s’est clôturée en 2007 avec plus de 224000 phoques tués. Près d’un million de phoques ont été abattus sur la banquise canadienne lors de ces 3 dernières années...

07 décembre 2007

Fourrure de chats et chiens bientôt interdite en Europe, à quand les autres aussi?

52018d42c08f9634c6e4769648d37d1f.jpgJe me réjouissais déjà, j'avais commencé à écrire : la date approche! plus que quelques semaines et la fourrure de chiens et de chats sera interdite en Europe. Je relis une dernière fois le communiqué, et là déception: ce sera le 31 décembre 2008! Mais bon sang, pourquoi autant de temps pour appliquer un décret aussi simple? C'est une bonne nouvelle malgré tout, mais c'est un peu du délire aussi. On voit bien que c'est pas eux (qui ont décidé la date butoire) qui se font écorcher pour leur peau. Apparemment, la fourrure de chiens et de chats est déjà interdite aux USA et en Australie, ce qui est bien (et insuffisant, évidemment). Mais pour en revenir à l'Europe, je lis ensuite: "les députés ont accepté que 'par dérogation exceptionnelle', la Commission européenne puisse adopter des dispositions autorisant la fourrure de chat et de chien sur le marché européen 'à des fins éducatives ou d'empaillage'".
2593fd59187fc2c43693c5460e2959bc.jpgMais qu'est-ce que c'est que cette connerie? De la fourrure à des fins éducatives? d'empaillage? Mais c'est crétin, d'une stupidité sans fond! Qu'est-ce que la peau d'un cadavre peut avoir d'éducatif? Je ne comprends pas. Ce qui serait éducatif, ce serait de faire savoir que les animaux non-humains sont eux aussi sentients, c'est-à-dire capables d'avoir, comme nous, des perceptions, des émotions, et que par conséquent la plupart d'entre eux (tous ?) ont des désirs, des buts, une volonté qui leur sont propres.
Ce qui serait vraiment intelligent, ce serait de faire appliquer ce décret au plus vite (et pourquoi pas tout de suite?) et, bien entendu, de l'étendre à l'ensemble des animaux concernés : l'interdiction pure et simple de la fourrure, voilà une sage décision. Sauvés, enfin, tous les renards, lapins, visons, loups, ratons-laveurs, hermines, phoques, chinchillas, moutons (pour leur douce fourrure, appelée Astrakan, les petits de certaines races de mouton sont tués juste avant leur naissance - la mère avec), lynx, coyotes, ragondins et j'en passe.
Car comme le précise l'association Fourrure-torture:

22f9263a6e9401ae942f0054a0db3403.jpg

Les personnes qui s’émeuvent, à juste titre, sur les conditions d’élevage et d’abattage des chats et des chiens tués pour leur fourrure, ne réalisent pas toujours que les autres animaux subissent les mêmes traitements. Cinquante millions d’animaux sont tués chaque année pour l’industrie de la fourrure. Entassés dans des élevages ou capturés par des pièges à mâchoires, ils sont ensuite gazés, électrocutés ou battus à mort.
Vous ne souhaiteriez probablement pas porter votre chien sur un col de vêtement ou le retrouver sur votre sac à main. Alors pourquoi porter la fourrure des autres animaux ?

Et j'ajouterai même: vous ne voudriez pas non plus trouver votre chien, votre chat ou votre poisson rouge cuisiné et servi pour votre repas? Alors, pourquoi manger les autres autres animaux?

17 janvier 2007

Journée sans fourrure

Deux brèves du journal gratuit Lyon Plus de lundi
(15 janvier 07) :

Dans plusieurs villes, première édition de la Journée sans Fourrure ! ça aurait dû faire la Une, mais bon, un encard en haut de page c'est déjà un début. Même si pour beaucoup (heureusement) c'est tous les jours sans fourrure, ça vaut le coup de se concentrer un jour entier dans cette lutte, qui signifie chaque année la mort de 50 millions d'animaux ! Y'avait même un contact, celui de l'association fourrure-torture. Un site à visiter pour voir la vraie face du monde de la fourrure, maintenue bien cachée par une bonne propagande.
 
Et puis encore une brève : cette année 2007, ça fait 100 ans que la chasse à courre existe en France. Beurk ! Voici un bel exemple de "patrimoine vivant" (sic. du site officiel de la société de vénerie) qu'on aimerait plutôt savoir mort ! L'esclavage aussi, à son époque, ça a été un "patrimoine vivant" ! Pas de quoi en être bien fier... Heureusement, là aussi, on apprend que cette pratique est "de plus en plus attaquée par les association de défence des animaux".
Peut-être que bientôt on célèbrera le premier anniversaire de la fin de la chasse à courre en France (qui a été interdite au Royaume-Uni l'an dernier !), puis de la chasse tout court, puis de la fourrure - et puis, tant qu'on y est à être utopiste, l'anniversaire de la naissance d'un monde végétarien!
Pour rendre ces précieuses et mémorables dates concrètes au plus vite, on va pas baisser les bras, y'a un bon programme pour 2007 pour rendre libres des millions d'animaux !
 
 
 

11 octobre 2006

Le gang des fourreurs passe à la télé !

medium_PETAgaultier.jpgEt bien, ça faisait longtemps qu'il n'y avait pas eu de débat télévisé en direct portant sur les animaux ! Mais hier soir (mardi 10 oct.), M6 a invité l'association PETA à discuter de la fourrure, en présence du célèbre fourreur Yves Salomon, qui travaille pour la haute-couture. Ce débat a été programmé dans l'émission T'empêche tout le monde dormir suite à l'action anti-fourrure de PETA du 2 octobre contre la boutique Jean-Paul Gaultier à Paris (ce modeliste utilise de la fourrure). L'actrice porte-parole de PETA, Stéphanie Rebato, s'est retrouvée dans un bref face à face d'un quard d'heure avec Yves Salomon, mais aussi avec Jean-Pierre Coffe, invité de l'émission, animée par Fogiel. Avant même que la discussion débute, Fogiel promettait un débat animé - et bien entendu, ça a été le cas.
L'émission a commencé par une petite vidéo retraçant d'une part l'action de PETA contre la boutique Jean-Paul Gauthier, et consacrée d'autre part à l'industrie de la fourrure... principalement en Chine. On y apprenait qu'en Chine, 2 millions de chiens et de chats sont chaque année massacrés (le plus souvent, dépecés vivants) pour répondre à la demande en fourrure, notamment occidentale : on voyait par exemple un manteau en fourrure de chats sans aucune étiquette vendu en Belgique. Pour le côté occidental, la vidéo insistait sur le fait qu'aujourd'hui des méthodes permettent d'imiter parfaitement des fourrures rares (léopard... ) avec du lapin ; d'ailleurs Jean-Paul Gauthier y assure ne pas utiliser des fourrures d'animaux d'espèces en voie de disparition. Mais rien, pas une image, pas un mot, sur l'élevage ou l'abattage des fameux lapins...
Puis Fogiel, soit-disant impartial, a lancé le débat autour des méthodes utilisées - non pas par les fourreurs - par PETA pour lutter contre la fourrure, méthodes qu'il qualifie de musclées, contestées, d'un peu barrées et d'extrèmement violentes : la preuve, ces gangs anti-fourrure utilisent des tartes à la crème (sic) ! Aussitôt, Stéphanie Rebato tente de recadrer le débat et de replacer la violence à sa juste place : qui est violent ? PETA et ses tartes à la crème, ou l'industrie de la fourrure qui massacre 70 millions d'animaux par an dans le monde ? Mais dès la première seconde des 17 minutes qu'a duré ce sujet, sous des semblants de débat, ça a été une véritable quincaphonie de phrases entremêlées, coupées, pas terminées, de ricanements, moqueries et sarcasmes. La question de Stéphanie est restée sans réponse.  Fogiel a continué : Les animaux, on les abat pas que pour la fourrure, aussi pour les manger, mais on peut pas... Et de cette phrase pas finie et pas relevée, on devine la suite : on peut pas arrêter de les exploiter - et pourquoi pas ? Et là se trouvait le vrai débat, la vraie question, mais bien sûr toute la "discussion" est passée à côté, même si Stéphanie Rebato a parfois tenté de l'y amener.
Seconde intervention de Fogiel : Est-ce que les animaux sont maltraités pour l'industrie de la fourrure, ou bien tout ceci se fait de façon douce comme pour l'alimentation ? Quelle phrase fantastiquement révélatrice du mythe des animaux d'abattoir tués "humainement", "dans le respect" (de quoi ?) ! Phrase pas relevée non plus...
Là-dessus, Yves Salomon dit à Stéphanie Rebato cette phrase super énigmatique et hallucinante : On a un point commun : on cherche le bien-être des animaux, mais [nous] on n'utilise pas de méthodes terroristes ni violentes pour défendre notre point de vue, avant de se retrancher derrière les cadres juridiques et législatifs de sa profession, genre : mais je vous assure, on ne fait pas souffrir les animaux, la loi nous l'interdit ! Il vante les mérites de son métier organisé, structuré, qui vend des produits labellisés et pourvus de traçabilité (alors que le reportage du début nous avait bien montré que la fourrure n'est pas forcément traçable). Et d'ajouter : Nous ne sommes pas comme vous, nous ne payons pas pour faire d'énormes campagnes publicitaires pour défendre nos thèses ! Mais de quoi parle-t-il ? Quelles thèses, quelles idéologies un fourreur pourrait-il bien défendre auprès du grand public ? Que la fourrure c'est bon pour la santé, l'environnement, les animaux ? Il a au contraire intérêt à rester discret, à faire oublier d'où provient la fourrure, à ce que personne ne se pose trop de questions et à vendre un produit lisse et rassurant. Tout va bien, la loi est de son côté. Fogiel tente alors d'en savoir plus sur le monde de la fourrure et interroge : Mais comment ça se passe concrètement pour tuer un animal pour la fourrure ? Là encore, pas de réponse : Yves Salomon commence comme s'il allait répondre à la question, il reprend : concrètement ; mais il s'arrête là et tout de suite il se retranche de nouveau derrière les généralités, le froid et lointain glacis législatif pour argumenter qu'il existe des cadres pour (soit-disant) tuer sans douleur. Et, rassurant : Les choses se font absolument dans les règles. Quelles règles ? Mystère total... Stéphanie Rebato rebondit : a-t-il des preuves que les animaux sont bien traités ? Jean-Pierre Coffe lance son grain de sel : qui dit que les animaux souffrent ? Quelles preuves apporte-elle ? Elle mentionne alors les vidéos terrifiantes, les reportages effectués en caméras cachés... Mais la contre-attaque ne tarde pas : ces images montreraient en réalité un disfonctionnement de l'industrie de la fourrure, et non ce qui s'y passe réellement. Bref, l'exception qui confirmerait la règle...
Stéphanie Rebato parvient alors à placer : De toutes façons, les animaux ne nous appartiennent pas. Fogiel enchaîne : Vous seriez pour l'interdiction totale de la fourrure ? Comme s'il découvrait d'un seul coup la position de PETA ! Malheureusement, cette phrase est évincée comme la plupart des autres dans le tourbillon furieux de la "discussion", et Stéphanie Rebato lance bientôt le sujet de la fausse fourrure : pourquoi Yves Salomon n'en utilise-t-il pas ? La question semble bonne, mais le fourreur s'en accapare aussitôt pour la détourner, et voilà que maintenant il accuse PETA d'être à la solde des lobbies pétroliers - car  la fausse fourrure est un produit de synthèse à base de pétrole. Vraiment, cet homme-là ne répugne à utiliser aucun argument pour d'une part tenter de décridibiliser son adversaire, d'autre part pour occulter le vrai débat ! Il n'expliquera donc pas, alors qu'il se vante publiquement de se préoccuper du bien-être des animaux, pourquoi il n'utilise pas de fausse fourrure.
Là-dessus, Fogiel détourne lui-aussi le sujet : Vous dénoncez les barbaries, mais s'il était prouvé que comme quand on tue un animal pour le manger... par exemple... vous êtes végétarienne ? et, l'air incrédule : Vous voulez absolument qu'on fasse rien du tout aux animaux ? Hey, notre homme commencerait-il à comprendre ce qu'elle a voulu dire par : les animaux ne sont pas à notre disposition ? Donc oui, elle est végétarienne. Mais là, elle a commis l'erreur de dire : Sinon, vous m'auriez reprochée de ne pas l'être ! Erreur, car si bien sûr elle a raison (tous lui seraient tombés dessus en criant à l'incohérence), le dire c'était aussi dire que ce débat ressemblait plutôt à une sorte de lynchage, de tribunal, ce qui, pour être vrai, n'en était pas moins acceptable : voyons chère madame, nous vous avons invitée à une émission posée, à un débat ! Jean-Pierre Coffe lui-même dira un peu plus tard : Vous allez voir qu'on peut s'entendre (sur quoi ? Comment ? Il n'en dira pas plus... ). Le problème, c'était de toutes façons en grande partie le décallage énorme entre cette femme venue défendre des animaux subissants mille tortures et mille morts à cause de la fourrure, et des personnes bien-pensantes défendant leur industrie, leur travail, leur fortune et les valeurs du terroir et des traditions. D'un côté une femme versée dans l'empathie et l'émotionnel, de l'autre des hommes sarcastiques et solidaires, prêts à défendre n'importe quel énorme mensonge pourvu qu'il occulte la vérité de la souffrance animale... et ce d'autant plus dans une ambiance de plateau télé, ponctuée de dessins humoristiques, de SMS plus ou moins sérieux, des applaudissements du public...
Après s'être embourbée quelque peu autour du végétarisme, la discussion repart tant bien que mal sur le sujet de la fourrure grâce à Stéphanie Rebato qui tente de recadrer le sujet. Tant bien que mal, car Jean-Pierre Coffe, grand amateur de bouffe, ne veut pas laisser partir un sujet qui lui tient à coeur ; il reproche à Stéphanie Rebato de ne pas mélanger les deux sujets, sous-entendu : ça aurait été super intéressant et constructif, de parler de la fourrure et du végétarisme ensemble ! Alors que depuis le début, visiblement, il se moque éperdument des animaux ! Mais il insiste : Je défends le même combat que vous ! Comme Yves Salomon alors ? C'est fou ça, tout le monde autour de la table a le même objectif, tout le monde pense aux animaux, et pourtant la discussion est ultra houleuse ! Et sans honte, Jean-Pierre Coffe continue dans son délire : Je me bats depuis 30 ans pour que les animaux de boucherie soient respectés avant de passer à l'abattoir, je n'ai pas de leçons à recevoir de vous dans ce domaine ! (là, je vous conseille d'aller faire un tour sur son site et de juger par vous-même de l'importance effective qu'il donne à ce combat : le "respect" des animaux pour mieux les bouffer !) et la seconde partie de sa phrase (le ton va avec) montre bien le comportement méprisant, arrogant, condescendant et paternaliste qu'il a adopté face à Stéphanie Rebato, qu'il n'hésite plus à agresser directement, l'accusant de sectarisme insupportable, allant jusqu'à clamer : Vous êtes excessive, on n'a pas le droit de vous laisser parler pour dire des sottises ! Quelle autorité ne se donne-il pas ! Une vraie star de la télé ! Qui se vante stupidement de ne pas se vanter (il ne cesse de dire : je fais ceci, je fais cela, je sais rester discret, moi, je... ), et de ne pas manger des chiens, ce qui n'est pas bien, moi j'ai des chiens chez moi ! Mais qu'est-ce que ça nous intéresse de savoir s'il fait ou non des pâtés de chiens, de chats ou de canards - de toutes façons, il mange les animaux et fait la promotion de la viande. Et Fogiel laisse passer, tandis que rapidement Yves Salomon en ajoute une couche : Je veux quand même dénoncer haut et fort vos méthodes, qui sont des méthodes de désinformation, de manipulation, et les images que vous montrez sont vraiment fausses ; on ne dépèce pas les animaux vivants, ça n'existe nul part, ces images que vous montrez, ce sont des constructions pures et simples (...) même en Chine ! Car depuis le départ, le fait qu'en Chine des animaux soient dépecés vivants pour leur fourrure était omniprésent dans le débat : c'est pratique, car ce fait incroyablement choquant, sensationnel, permet d'occulter les autres aspects atroces liés au commerce la fourrure ! En Europe, les animaux ne sont pas dépecés vivants, il a raison Yves Salomon, mais il s'est bien gardé de dire qu'ils sont gazés ou électrocutés - ce qui n'est pas joli joli non plus ! Il a aussi toujours évité la question de l'élevage, de parler des cages grillagées minuscules et exposées aux vents froids pour avoir une fourrure plus épaisse, au sol également grillagé pour un nettoyage plus rapide, pour ne citer que cela. Très fort, d'un côté il arrive à savamment occulter tout ce qui pourrait être dérangeant pour lui, et par contre il ne pas se gêne pour diffamer gravement son adversaire, l'accusant de manipulation et de mensonge, notamment via de faux documents. Mais ce n'est pas fini, voilà que maintenant il cherche encore à décridibiliser Stéphanie Rebato parce qu'elle-même n'a jamais visité d'élevage d'animaux pour la fourrure. (Mais faut-il avoir eu une jambe arrachée par une mine antipersonnelle ou connaître des gens qui en ont été victimes pour lutter contre ?) Ou peut-être l'accuse-t-il simplement de se faire manipuler par PETA ? D'ailleurs, il nous assure que Jean-Pierre Gauthier, lui, a été voir des fermes, a visité des élevages et s'est assuré de la fameuse traçabilité ! Et alors ? Jean-Pierre Gauthier s'intéresse-t-il au sort des lapins ou à la qualité de leur fourrure ? Est-il défenseur des animaux ou fait-il fortune sur leur dos ? Je ne vois pas du tout en quoi cet argument devrait rassurer quiconque sur les conditions d'élevage ou d'abattage des animaux pour la fourrure - de toute façon totalement illégitime, puisque tellement futile et inutile (sauf côté fric, on s'en doute). Mais il a l'air sûr de son coup, et ça continue : On ne peut pas discuter quand le mensonge et la manipulation sont des méthodes utilisées pour faire passer une message (...) : détruire une profession, des métiers artisanaux millénaires pour des raisons strictement financières et non pour des raisons idéologiques. Magnifique, c'est un magnifique exemple de la plus totale mauvaise foi et de pure manipulation. Ne voyons-nous pas un fourreur, c'est-à-dire un homme qui gagne des millions sur le dos des animaux, en train de se vanter de penser à leur bien-être et d'accuser, dans le même temps, PETA, une organisation mondialement reconnue pour ses positions idéologiques et ses luttes en faveur des animaux, d'être motivée uniquement par le gain ? C'est un retournement de situation vraiment incroyable. Et le mot de la fin de ce brave monsieur : Ces images sont absolument épouvantables, heureusement qu'elles sont fausses. Quelle impunité ! Comment est-ce seulement possible ? D'autant plus que si elles sont fausses, elles ont quand même l'air d'être vraies, est-ce qu'il est en train de dire que PETA a fait tuer et maltraiter des animaux uniquement pour en faire un film de propagande ? Je rêve...
Le débat touche à sa fin et voilà que Jean-Pierre Coffe a une idée de génie : il demande à Fogiel de mettre à sa disposition une caméra et un cadreur, et voilà que lui-même, accompagné de Yves Salomon et de Stéphanie Rebato, vont aller visiter un élevage et faire un reportage ! Sous-entendu, un vrai reportage cette fois. Ha, voilà une bonne idée ! Surtout pour noyer le poisson, comme on dit ! Le public applaudit, Yves Salomon et Fogiel sont ravis, tu m'étonnes, ça ne se fera jamais ! Stéphanie Rebato n'est pas dupe d'ailleurs, elle est la seule à ne pas acclamer la super idée. Tiens, ça me rappelle qu'ils nous avaient déjà fait le coup du vrai reportage dans une émission, il y a environ un an, qui tournait autour du foie gras avec Maïté et un représentant de la PMAF. On attend encore...
Le débat s'achève... On reproche gentillement à Stéphanie Rebato d'avoir été trop emportée (bien sûr, on s'attarde sur la forme et non sur le fond) et on lit un SMS reçu pendant l'émission : Quid de mon canapé en cuir, va-t-il falloir que je m'en sépare aussi ? Les gens rient, mais cette petite touche d'humour douteux n'est-elle pas censée montrer à quel point il est absurde de vouloir penser aux animaux ? Aujourd'hui on arrête la fourrure, demain la viande, et après quoi, le cuir ? Hahaha. Seulement voilà, ce serait bien, très bien même, si effectivement on arrêtait tout ça, et bien plus encore. Car les animaux ne sont effectivement pas là pour nous servir... Même si Jean-Pierre Coffe dit : Sur des sujets comme ceux-là, ne soyons pas excessifs, ce sujet-là ne mérite pas une telle énergie, un tel combat. Oui, bien sûr : car s'il lutte (soit-disant !) pour le "respect" des animaux, il cherche aussi et surtout à vendre ses pâtés et autres foies gras !
Quel débat révélateur de la puissante mauvaise foi et de la propagande que peuvent utiliser ceux qui vivent du commerce des animaux ! Il portait le titre racoleur : Le gang des anti-fourreurs, mais il aurait bien mieux fait de s'appeler : le gang des fourreurs !... En tout cas, un grand bravo à Stéphanie Rebato, parce que ce n'était vraiment pas facile d'être sur ce plateau où primait l'impunité de ceux qui tuent...