Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

30 septembre 2005

Lisbonne

Ha, Lisbonne! Cette ville mythique ne faillit pas à sa réputation, c'est vraiment un lieu à découvrir ! Du moins si on aime la grande ville et son animation, son brassage, ses aventures ! Plein de rues sinueuses où se perdre, les fameuses 7 collines qui font grimper et descendre toute la journée, les rues pavées de noir et de blanc aux motifs étonnants, la mer et les palmiers... les clochard-e-s, les camé-e-s... et pour une fin septembre encore une chaleur très estivale, les vendeurs de châtaignes ambulants me font souvenir qu'en France on se pèle peut-être...
Le midi on mange super bien dans des petits restaus végétariens, presque ou même 100% végétaliens ! Ce sont de petites cafétariats simples et agréables, calmes, ou pour quelques euros on a un repas très correct : seitan ou tempeh ou tofu, plusieurs légumes de saisons, crudités, riz complet, pommes de terres et desserts fameux (genre Charlottes à la pomme et à l'agar-agard... ).
Et dire que dans le guide Lonely Planet ils écrivent un truc du genre : Végétariens, au Portugal vous êtes loin de chez vous! Ben c'est tellement archi faux que je prendrai le temps de leur écrire et de leur donner les bonnes adresses ! Seul bémol : ici les gens sont veg prioritairement pour leur santé et l'environnement, très peu pour les animaux. Alors d'accord, on peut dire que les animaux ça leur est égal, ce qui compte c'est surtout qu'ils ne soient pas exploités et tués pour être mangés. Mais le risque, lorsque les gens pensent seulement à leur santé et pas du tout aux animaux, c'est de voir des choses aussi ahurissantes que des végétariens dans le public d'une corrida - si si, ça existe ! C'est très difficile dans notre société ultra anthropocentrique de penser aux animaux, même un tout petit peu... C'est pourtant vital pour eux.
A propos de corrida, le Portugal ne faillit pas à sa réputation et elles se succèdent sans cesse du printemps à l'automne. Des dizaines d'affiches géantes en couleur annonçant celles à venir placardent les rues, c'est très triste. Ici les taureaux ne sont pas tués pendant la corrida, ils sont juste torturés à la limite de la mort, puis celle-ci survient hors de l'arène. Je ne sais pas si ils achèvent les taureaux ou les laissent agoniser... La corrida ici c'est la fête, la musique qui gueule, les cris de la foule, on s'interpelle et on rigole, pourtant deux secondes de recul et on voit qu'il n'y a vraiment pas de quoi être fier ! Allez, avant de partir du Portugal, j'essaierai de faire un page sur la corrida.
Et je donnerai l'adresse d'une association portugaise anti-corrida - dont il paraît qu'elle a bien du mal à se développer !