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22 décembre 2014

Help, du foin pour les moutons !

Sauvé, le Domaine des Douages reste cependant dans le rouge (ou plutôt le orange).

Ce refuge, qui abrite plus de 750 moutons et quelques autres animaux (chevaux, âne, chiens, chats... ), tous sauvés de l'abattoir ou de maltraitances, a bien failli disparaître en 2014. Il a été sauvé in extremis lors d'une vente aux enchères, et un mouvement de solidarité avait vu le jour pour sauver les animaux et le lieu.

Mais les sous manquent aujourd'hui pour acheter du foin et des granulés, pourtant indispensables aux animaux.

Pour 35€/an, vous parrainez un mouton, et lui offrez de quoi manger à sa faim et de bénéficier de soins/vermifuges pour un an.

Par un don, vous contribuez à l'achat de foin ou de granulés. Il manque encore 40 tonnes de foin pour cet hiver, une tonne coûte environ 60€ : il suffirait de réunir 2400€ pour assurer le foin de tout l'hiver. Je sors ma calculette : si 100 personne donne 24€, la somme est trouvée !

Aider les moutons du Domaine des Douages c'est permettre à un petit paradis sur Terre d'exister. Un paradis pour les moutons (et ils en ont tellement besoin !).

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Tous les protégés du refuge vous disent merci !
(66% de votre don est déductible des impôts)

 

 

21 août 2005

Alentejo

Me voici dans l'Alentejo. Cette région du Portugal occupe 1/3 du pays, c'est la plus aride et paradoxalement la plus agricole. Le paysage de compose d'oliviers tordus et tellement vieux qu'on les croirait parfois fossilisés, de chênes lièges, de chaleur, de soleil, de poussiere, de vergers aussi : figuiers, orangers, citronniers, pruniers, poiriers, vignes... Les poires locales sont délicieuses, fondantes comme de la margarine ! La ville phare est Évora, à l'intéressante architecture arabisante, des murs blancs sous un ciel éclatant, des vestiges romains dedans et plein de vestiges paléolithiques alentours (Carnac peut bien se tenir !). Je ne les ai pas encore visités en fait...
L'Alentejo compte aussi beaucoup d'élevages. L'ancienne ferme où je loge, à quelques km d'Évora, se trouve dans un paysage typique de poussière et d'oliviers tordus. C'est un dédale de petites parcelles et de bâtisses, tout est complètement clôturé, pour moi c'est assez déprimant. Du grillage, des murets, des murs, du barbelé partout. Et derrière, des chiens souvent faméliques et encore enchaînés, des chats par dizaines, des oiseaux "de basse-cour" et des moutons.
Les moutons sont élevés pour leur viande, à petite échelle, du familial quoi. Le propriétaire de la ferme (quinta) où je loge en élève une vingtaine. En réalité ce sont des brebis et un bélier. Ils sont tous plus ou moins souffreteux, avec des problèmes de respiration, peut-être parce qu'ils ont toute la journée le nez dans la poussière à chercher de très hypothétiques touffes d'herbes - leur pré est complètement désertique - et j'en ai vu un qui boîtait. Le propriétaire vient les nourrir deux fois par jour.
Il nourrit aussi chaque soir tous les chats qui veulent venir manger, on en compte une vingtaine... Il dit "pas de problème", mais des problèmes j'en vois quand même, parce que même si ces chats-là ne meurent pas de faim, conbien de bébés chats meurent sans doute (de froid en hiver, tués par des chiens ou des humains... ) ? C'est généreux de sa part, mais ce serait peut-être pas mal de stériliser les chats ! L'adorable minoune de la maison a de la chance car elle est stérile. Elle a moins de chance car cette semaine elle s'est perforée la machoîre inférieure, une mauvaise chute apparement. Quatre jours plus tard on l'a emenée chez le vétérinaire (j'ai du insister), la plaie était alors trop infectée pour être recousue, bon, elle est sous antibiotiques et je lui mets de la bétadine...
Chez le vétérinaire, il y avait une feuille placardée avec des photos de chiens abandonnés et adoptables dans un refuge. On m'a expliqué que ce refuge se trouvait en plein désert, sans aucune ombre, qu'il y faisait une chaleur vraiment horrible.
Parfois je vais voir les moutons, je leur ai donné des pommes gâtées l'autre fois, ils ont tous accourus ! J'ai pu en toucher quelques uns par dessus leur clôture, mais ils étaient très craintifs. J'ai pris des photos, voilà, en hommage à ces brebis condamnées j'ai mis celle que je préfère en tête de ce blog.
Je suis sure qu'avec du temps et de la patience (et des trucs à manger !) ces brebis seraient de chouettes compagnes.
...
La prochaine fois, je raconterai peut-être les aliments vegans qu'on trouve au Portugal, ça diffère quand même de la France, c'est pas inintéressant !