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28 avril 2010

Inde, la fin des montreurs d'ours!

Excellente nouvelle ! La fin de 400 ans de tradition barbare en Inde: il n’y aura plus d’ours danseurs dans les rues pour amuser les touristes.
En janvier 2003, lorsque le premier ours a été accueilli dans le sanctuaire d’Agra et que One Voice et Wildlife SOS ont créé la cellule antibraconnage, Forestwatch, il y avait 1200 ours «danseurs» en Inde.
babies.jpgLes oursons capturés par les trafiquants étaient revendus aux Kalandars, une tribu nomade qui les dressait pour des spectacles de rue. Les oursons capturés étaient transportés dans un sac en toile de jute, parfois après avoir été drogué à l’opium pour que ses cris n’alertent pas les autorités, et remis à aux Kalandars contre 600 roupies. En toute illégalité, ceux-ci dressaient l’animal par la douleur et la terreur.


Iours danseur.jpgls perçaient le museau des ours avec une aiguille chauffée à blanc et y passait une corde sur laquelle il suffisait de tirer pour se faire obéir, le museau des ours étant un organe extrêment sensible. Ces ours n’avaient jamais aucune liberté de mouvement, chacun de leur geste étant en permanence sous le contrôle et la volonté de leur dresseur via la fameuse corde qui meurtrissait leur museau. Ils vivaient dans un état de souffrance et de soumission permanent et total.
Les ours lippu sont une espèce endémique classée en annexe I de la CITES. En Inde, l’exploitation des animaux sauvages menacés est condamnée par la loi de 1972, de même que le dressage pour les spectacles qui est considéré comme un acte de cruauté.
bear performance.jpgAujourd’hui, grâce à une approche globale de la problématique, tous les ours ont pu être sauvés de l’esclavage. Si le braconnage des oursons pour la danse a considérablement diminué, ces ours sont malheureusement toujours recherchés : ils sont désormais vendus en Chine, où ils sont exploités dans des conditions épouvantables pour la production de leur bile. Outre le travail de Forestwatch, réalisé en étroite collaboration avec les agences gouvernementales et le département faune sauvage de la police, le projet – également soutenu par les associations anglophones IAR et Free The Bears – inclut un programme de reconversion pour les Kalandars en échange de leur ours. C’est pour eux une opportunité unique d’améliorer leur qualité de vie avec un travail légal et de s’intégrer à la société indienne. L’existence des sanctuaires, où les ours sont accueillis et évoluent en semi-liberté, a également été déterminante. Elle a permis de proposer aux autorités une solution pour les ours saisis.
refuge ours Agra.jpgours dans refuge.jpgCette victoire historique (curieusement peu relayée en Occident?) est la preuve que la volonté politique alliée à l’action des ONG peut venir à bout de toutes les traditions barbares, même les plus ancrées.
Avec la fin des montreurs d'ours en Inde, c'est la fin d'une tradition cruelle. Une de moins, une!
Restent à abolir par chez nous en France tout un tas de tradition au moins aussi ignobles, et souvent pires d'ailleurs: la corrida, le foie gras, les combats de coqs, le déterrage des blaireaux, la chasse à courre et la chasse tout court. Liste non exhaustive, bien entendu. Ces traditions cruelles, preuves de la barbarie de notre soit-disant civilisation, sont bâties dans le sang et sur le cadavre des animaux. Beurk.

Images, de haut en bas: bébés ours rescapés des trafiquants; ours danseur avec la corde passée dans le museau; dessin indien de lutte dénonçant les ours danseurs; pancarte à l'entrée du refuge d'Agra (Inde); ancien ours danseur enfin libre dans un refuge indien.

Sources: One Voice et Maïcha
feuillinfo-maicha-4.pdf

19 octobre 2006

foie gras: une tradition à abattre

medium_gavage.jpgEnfin !!! Nous allons tout savoir sur le foie gras, sa vraie saveur cachée et les lobbies qui s'y cachent ! Le numéro 27 des Cahiers antispécistes, quasi entièrement consacré au sujet, vient de paraître : il est essentiellement axé autour d'une expertise "foie gras" de l'INRA (Institut National de la Recherche Agronomique). Sous son aspect scientifique et objectif (quand même, c'est l'INRA !), cette expertise publique a été commandée par des filières viande, avec le soutien du ministère de l'agriculture, et elle en arrive donc en toute logique aux conclusions désirées par les commanditaires ! A savoir que le gavage n'occasionne pas de stress ou de douleur, que les poules pondeuses ont des cages de taille suffisante, que les cochons se sentent bien sur les sols en caillebotis, etc. Voilà les absurdités que l'INRA cherche à nous faire avaler ! Qui va sincèrement  croire cela ?! toutes les personnes qui y ont un intérêt, soit financier (les éleveurs, les producteurs, les vendeurs... ), soit gustatif (plein de gens !)... En tout cas, voici une expertise ahurissante qui a quand même eu son utilité : elle a servi de point d'appui pour faire voter la loi qui a inclus le foie gras dans le "patrimoine culturel et gastronomique protégé de la France" (ben oui, c'est l'INRA... ).
Le numéro 27 des Cahiers antispécistes nous aide à comprendre comment fonctionne cette "science" de la négation de la souffrance animale. Et il n'est qu'un premier (mais déjà bon !) élément, qui précède le livre L'INRA au secours du foie gras, qui sera entièrement consacré au sujet : ses 272 pages ne seront sans doute pas de trop pour démonter tant de mauvaise foi.
C'est une véritable enquête que nous proposera ce livre, menée majoritairement par l'équipe Stop Gavage. S'appuyant sur des textes réglementaires, des analyses sociologiques et économiques, des articles journalistiques, elle montrera de manière incontestable l'ampleur des biais dont souffre l'expertise, comment elle a été manipulée et dans quels buts.
En attendant (avec impatience !) la sortie du livre, vous pouvez déjà commander pour 5€ (frais de port compris) le numéro 27 des Cahiers, qui en prime contient un bon de réduction de 8€ sur l'achat du livre + un bon de 10€ sur l'achat du livre et du DVD Enquête au pays du foie gras.
Les commandes et paiements sont à adresser à :
Cahiers antispécistes
c/o Reus, Kerallan, 29810 Plouarzel France - France (chèques à l'ordre des Cahiers antispécistes)
Pour des commandes pour diffusion à des tables de presse ou autres, vous pouvez les contacter par e.mail.
 
Les articles contenus dans ce numéro 27 sont :
-> textes de l'expertise de INRA
-> expertises biaisées et autres et autres petits rouages de la maltraitance de masse
-> comment la politique française de défense du gavage s'appuie sur les études de l'INRA
-> "le gavage exploite une faculté naturelle ?"
-> poules pondeuses en batterie : rien ne manque à leur bonheur
-> des bouts de ficelles pour occuper les dindes
-> la remise en cause du projet de directive sur les poulets
-> des problèmes structurels de l'INRA affectent l'expertise en bien-être animal
    autres textes (ceux consacrés à d'autres thèmes) :
-> l'expertise en bien-être animal en question (par la Rédaction des Cahiers)
-> Protection légale du gavage et du foie gras : le débat au Parlement français (Nozélu)
-> Copain comme cochon (Marie-Jeanne Frédéric)
    + des dessins de Bhopal
 
Bonne lecture à tou-te-s ! Et un grand merci à toutes les personnes qui nous font connaître la vraie signification du foie gras.